5 innovations qui vont changer notre corps
Santé et ScienceLes 25 innovations qui vont changer nos vies

5 innovations qui vont changer notre corps

De récentes percées technologiques visent à rendre la plus belle machine qui soit — le corps humain, bien sûr ! — encore plus belle, plus solide, plus… éternelle. En voici cinq qui ont le pouvoir de changer des vies.

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 1. L’imprimante à peau

Les victimes de brûlures ou d’autres blessures pourraient voir les couches superficielles de leur peau rapidement reconstituées grâce à une imprimante 3D ! Des chercheurs de l’Université de Toronto ont en effet inventé une imprimante 3D portable, légère, que les médecins pourront utiliser. Leurs expériences, réalisées jusqu’à présent sur des échantillons de peau de souris et de cochons blessés, montrent que cette machine, qui ne pèse que 800 g, peut déposer une bio-encre faite de différentes cellules de peau dispersées dans un gel, qui forme en moins de deux minutes un feuillet assez solide pour couvrir la chair à vif.

La bio-impression de tissus à partir de liquides contenant des cellules progresse rapidement et bon nombre d’entreprises sont déjà capables d’imprimer des échantillons de peau destinés à la recherche dans l’industrie des cosmétiques. Mais les imprimantes existantes sont encore trop lourdes et trop peu maniables pour qu’on puisse les utiliser directement sur des patients.

2. L’attelle qui réduit le tremblement

Les personnes âgées ou atteintes de parkinson peuvent espérer une solution pour réduire le tremblement des mains. GyroGear, une société de Londres, a inventé une attelle d’un nouveau genre, dont la commercialisation est prévue en 2019 : elle rend les mouvements plus fermes grâce à un gyroscope, une sorte de toupie située sur le dessus de la main. Les chercheurs ont réussi à miniaturiser le dispositif de stabilisation pour qu’il ne soit pas encombrant. Le GyroGlove s’attache facilement autour de la main et diminue d’environ 90 % l’amplitude des tremblements, sans entraver la mobilité.

Photo : GyroGear

 3. Le correcteur de défaut génétique

Corriger un défaut génétique chez des bébés avant même leur naissance, en injectant directement dans leur liquide amniotique la protéine qui leur manque, voilà la première accomplie par des médecins allemands. Ils ont appliqué cette nouvelle procédure à deux bébés atteints de dysplasie ectodermique, une maladie rare qui engendre des malformations des dents et des glandes sudoripares et contre laquelle il n’existe aucun traitement.

En 2009, grâce au génie génétique, la société Edimer Pharmaceuticals avait réussi à fabriquer la protéine qui manque aux personnes touchées, mais l’élaboration du médicament avait été abandonnée, car celui-ci n’avait pas donné de résultats. En injectant la protéine in utero, à 21 semaines de développement, les médecins lui ont permis d’agir exactement au moment où elle était requise pour la formation des glandes sudoripares et des dents. À la naissance, les bébés ne montraient plus aucune trace de cette maladie génétique.

L’intervention, ni thérapie génique ni médicament traditionnel, pourrait être testée pour d’autres maladies génétiques qui affectent le développement avant la naissance.

4. Le cerveau éternel

Pourra-t-on un jour conserver les souvenirs d’une personne après sa mort, ou faire revivre son cerveau ? Cette idée risque de rester de la science-fiction pour encore des décennies, voire pour l’éternité. Mais les recherches sur le cerveau n’en sont pas moins vitales. Pour les faciliter, une jeune pousse issue du MIT a mis au point une technique d’embaumement qui permet de conserver le connectome, c’est-à-dire l’ensemble des connexions entre les neurones. La société 21CM (pour 21th Century Medicine) a remporté le prix de la Brain Preservation Foundation pour avoir démontré que son procédé de « vitrifixation » est capable de figer, pour au moins 100 ans, les connexions neuronales d’un cerveau de porc. Ce procédé vise avant tout à faciliter le travail des chercheurs qui étudient le cerveau, et non à permettre la conservation d’un cerveau fonctionnel après la mort.

Photo : Pixabay

5. Le moule à neurones

Bien des innovations ne font pas les bulletins de nouvelles et pourtant, d’innombrables découvertes leur sont attribuables, notamment dans le domaine de la santé. Pour comprendre le comportement des cellules cancéreuses ou tester des médicaments contre des maladies neurodégénératives, par exemple, les chercheurs sont souvent amenés à multiplier des cellules dans leurs laboratoires. Mais ils ont parfois du mal à voir clair dans les amas qui se forment, particulièrement avec les neurones, qui poussent tout en longueur. Alors qu’elle était chercheuse à l’Institut neurologique de Montréal, Margaret Magdesian a inventé toute une série de moules contenant des canaux en silicone de taille nanométrique (un milliardième de mètre !) qui permettent à chaque cellule de grandir individuellement. Les dispositifs d’Ananda, l’entreprise qu’elle a créée en 2015 à Montréal, facilitent de beaucoup le travail des chercheurs et accélèrent ainsi les découvertes en santé.