Véganisme : que disent les éleveurs ?
Santé et Science

Véganisme : que disent les éleveurs ?

Qu’ils élèvent des porcs ou des vaches laitières, par exemple, ils affirment avoir à cœur le bien-être de leurs animaux. Or, si les normes en cette matière ne cessent de s’améliorer au Canada, il reste encore du chemin à parcourir.

Les éleveurs de vaches laitières ne semblent pas trop s’inquiéter de la popularité du mouvement végane. Les sondages menés par leur organisation montrent que la confiance de la population à leur endroit demeure excellente, souligne François Dumontier, directeur adjoint et responsable des relations publiques et gouvernementales des Producteurs de lait du Québec (PLQ).

« Les éleveurs aiment leurs animaux, dit-il. Ils ont tout intérêt à ce que ceux-ci soient le plus en santé possible. C’est l’actif le plus important dont ils disposent. On n’a pas eu besoin du mouvement végane pour s’occuper de leur bien-être. » Les producteurs sont notamment actionnaires de Valacta, un centre d’expertise en production laitière qui vise l’amélioration des pratiques à la ferme, pour augmenter à la fois la rentabilité et le confort des animaux. Les fermes québécoises, qui comptent en moyenne 60 têtes, n’ont rien à voir avec les fermes industrielles de la Californie, qui en ont parfois jusqu’à 1 000, notent les PLQ.

Même son de cloche du côté des éleveurs de porcs. « On est très fiers de dire qu’on offre un produit de grande qualité, qui respecte les normes parmi les plus strictes au monde en matière de qualité et de bien-être animal. On vise toujours à s’améliorer. Quand il y a des critiques à propos de notre filière, on est les premiers à se remettre en question », dit Merlin Trottier-Picard, conseiller principal aux communications et relations publiques des Éleveurs de porcs du Québec.