Soigner sous pression
Santé et ScienceChronique de Alain Vadeboncoeur

Soigner sous pression

Il n’est pas toujours facile de garder la tête froide quand les patients ne cessent de s’accumuler et que les heures s’allongent.

Rien ne me stresse trop dans le travail clinique à l’urgence. Ni la complexité, ni l’intensité, ni les maladies graves. Pas plus que les arrêts cardiaques, les arythmies instables ou les chocs septiques, d’ailleurs. Je sais alors quoi faire et je reste plutôt calme. Bien sûr, certains cas inhabituels, imprévisibles ou qui tournent moins bien font grimper l’adrénaline ou me bouleversent. Mais ça fait partie du métier.