30 inventions qui changeront nos vies

Nul besoin d’une boule de cristal pour savoir de quoi l’avenir sera fait. De Los Angeles à Toronto, du Japon à l’Afrique du Sud, les inventions qui bouleverseront notre quotidien sont déjà une réalité dans les laboratoires de recherche.


Toujours à l’occasion de son 30e anniversaire, L’actualité vous propose cette fois un tour du monde de demain, à la découverte des technologies les plus susceptibles de changer nos vies. Et on ne parle pas d’un futur lointain. Les prototypes de la plupart de ces inventions existent déjà, et certaines d’entre elles sont même commercialisées à l’heure qu’il est.

Commander les objets par la pensée, ça vous dirait ? Et pourquoi pas un exosquelette pour vos vieux jours ? Ou un trottoir qui filtre l’eau ?

Vous trouverez dans ce dossier des vidéos et des images de 10 des 30 inventions. Pour découvrir les autres inventions, rendez-vous à la page 23 de votre magazine.

 



 

 

Un cœur sans battement

L’être humain a-t-il besoin d’un cœur qui bat ? La question semblerait stupide… si elle n’était posée par l’éminent chirurgien cardiaque Bud Frazier, directeur du Centre de recherche sur la transplantation de l’Institut de cardiologie du Texas. Depuis deux ans,
il teste un cœur artificiel qui, au lieu de pomper le sang par à-coups, le fait circuler en continu, à la manière d’un turbopropulseur. Grâce à ce petit appareil de conception très simple, le Dr Frazier a maintenu en vie pendant trois semaines des veaux dont on avait retiré le cœur. On ne connaît pas les répercussions à plus long terme de cette technique, mais les animaux semblaient en forme lorsque la machine a été arrêtée.



Un bâillon pour les mauvais gènes

Quand ils évoquent l’acide ribonucléique interférent (ARNi), biologistes et généticiens ont les yeux brillants. Car cette molécule, à peine connue il y a cinq ans, est aujourd’hui considérée comme une des voies les plus prometteuses pour le traitement de multiples affections : cancers, sida, alzheimer, maladies infectieuses, diabète, alouette ! On sait que l’ADN, dont sont faits les gènes, donne ses instructions aux cellules sous forme de molécules appelées ARN messagers. Or, en 2002, les chercheurs américains Craig Mello et Andrew Fire ont découvert que l’un de ces ARN messagers, l’ARNi, pouvait contraindre les autres au silence et ainsi bloquer les instructions des gènes. En 2006, les deux chercheurs ont obtenu le Nobel de médecine. Des entreprises se sont déjà lancées dans des essais cliniques.

L´ARN INTERFÉRENT : une arme nouvelle contre les virus ?
Article paru le 24 octobre 2002 sur le site web de la Cité des sciences de La Villette, France.

NOVA ScienceNOW – RNAi,
Émission du 26 juillet 2005, diffusée à PBS. Extraits vidéo et animation. En anglais.



 

La vitre chauffe-eau

Après la vitre autonettoyante, voici la vitre écologique qui chauffe l’eau et rafraîchit la maison ! Conçue par des ingénieurs de la société Robin Sun et de l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg, elle comprend un double vitrage entre lequel des bandes obstruent les rayons du soleil, à la manière des lamelles d’un store vénitien. Ces bandes sont faites de capteurs solaires et de réflecteurs métalliques. Les capteurs concentrent la chaleur du soleil vers un long serpentin de cuivre, dans lequel de l’eau circule jusqu’au chauffe-eau ou au système de chauffage. Les réflecteurs, eux, bloquent une partie des rayons quand le soleil tape et qu’il fait trop chaud dans la pièce. Installée sur des fenêtres orientées au sud, cette vitre permet de diminuer la facture d’eau chaude et empêche la maison de se transformer en fournaise l’été.

« La vitre qui fabrique l’eau chaude »

Crédits vidéos : M6 – Ministère de la recherche, France

 






Crédits images : Robin Sun



 


Le silicium élastique

Après des décennies de rigidité forcée, les circuits imprimés ont commencé à ramollir depuis qu’on a découvert, il y a quelques années, des plastiques semi-conducteurs. Ce sont ces matériaux qui servent à fabriquer du papier électronique (voir Mon journal en plastique , 15 nov. 2006) et des écrans souples. Mais jusqu’à présent, le silicium, dont sont faits presque tous les composants électroniques, restait inflexible. À l’aide des nanotechnologies, John Rogers a réussi à fixer des atomes de silicium aux atomes d’un matériau élastique. Ainsi, plutôt que de former une structure rigide, le silicium peut être étiré et relâché, tout en restant semi-conducteur.

 


 

Traduction :
Le silicone extensible.
La plupart des circuits électroniques se présentent aujourd’hui sous la forme de puce de silicone rigide.

Cette rigidité vient de la friabilité du silicone utilisé pour les circuits.
Par conséquent, les appareils électroniques qui utilisent ces puces sont également rigides.
Regardons maintenant l’avenir de l’électronique.
Des scientifiques spécialistes des matériaux sont à fabriquer un silicone ultra-mince et « vagué » qui peut s’étirer, se plier, se tordre.
Qu’est-ce que ça signifie?

Des cellulaires qui s’enroulent et se mettent dans la poche.
Du papier-peint digital qui pourrait changer de couleurs ou montrer des films.
Des livres électroniques sont on peut tourner les pages. Des gants intelligents pour assister les chirurgiens pendant une opération.
Le silicone extensible, l’électronique qui peut aller partout et sur tout.

Crédits vidéo : J. Rogers/Univ. Of Illinois

 



 






Un exosquelette pour nos vieux jours

Quand la mécanique du corps humain commence à rouiller, le moindre geste peut devenir un calvaire. Pour pallier les déficiences des muscles et des articulations — et aider grand-mère à se relever de son fauteuil ! —, des chercheurs conçoivent des robots « exosquelettes » que l’on revêt comme une combinaison et qui permettent d’accomplir certains mouvements sans effort.


 

Légende : Démonstration du système Lokomat, qui aide les personnes partiellement paralysées ou atteintes de maladies neurologiques à réapprendre à marcher.



 



L’électricité sans fil

Déjà, certains appareils usuels, comme les chargeurs de brosses à dents, peuvent générer de l’électricité à quelques millimètres de distance par couplage inductif : dans une base branchée sur le secteur, un courant électrique crée un champ magnétique qui se propage dans l’air et produit à son tour un courant électrique dans un autre conducteur.

Takao Someya, de l’Université de Tokyo, a quant à lui fabriqué une plaque « à induction d’énergie » d’un millimètre d’épaisseur qui peut, par exemple, être cachée sous la moquette : on n’a qu’à placer une lampe dessus pour que celle-ci s’allume.

Payer avec son cellulaire

Depuis 2006, les Tokyoïtes peuvent prendre les trains d’East Japan Railway sans billet ni carte magnétique : dans les 900 gares de la capitale et de sa région, c’est leur cellulaire qui leur sert de titre de transport. Seule condition : utiliser un des 12 modèles de téléphones compatibles avec la technologie Suica. Le mobile Suica est le dernier d’une série de portables équipés d’une carte à puce, modèles courants au Japon et qui permettent de payer ses achats.



Des vêtements éclairants !

Un tissu qui mesure le rythme cardiaque ? Ou qui permet de jouer de la guitare en frottant ses doigts sur sa bedaine ? Combinant électronique, chimie et nanotechnologies, les designers et les fabricants de textiles rivalisent d’idées pour créer des vêtements « intelligents ».

Le chandail-tambourine
Le chandail-guitare
Pour visionner la vidéo, cliquer sur le lien « Low Bandwith » ou « Broadband » sur la page (en anglais).

Crédits vidéos : Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO)



 



 

La réalité synthétique

Un tas de petites billes posées sur la table du salon se transforment en répliques miniatures de joueurs de hockey et reproduisent le match en cours à des kilomètres de là. De la science-fiction ? Pour l’instant, oui. Mais une trentaine de chercheurs travaillent sur ce concept décoiffant de réalité synthétique.
Cette réplique serait faite d’un assemblage d’innombrables petites billes robotisées contenant chacune un microprocesseur, une source d’énergie, des capteurs, un moteur et un moyen d’adhérer aux autres billes. Elle pourrait être animée par un programme informatique, comme on donne vie à un hologramme, mais aussi être manipulée avec les mains, tel un objet en pâte à modeler.


 

Crédits : CMU/ETC (Carnegie Mellon University/Entertainment Technology Center)



 


Que la lumière entre !

Sur le toit du magasin Wal-Mart de McKinney, au Texas, une antenne parabolique capte les rayons du soleil depuis quelques mois. Grâce à un système de miroirs, elle concentre la lumière sur un faisceau de 127 fibres optiques serrées comme une poignée de spaghettis. Ces fibres débouchent au plafond du magasin par paquets d’une dizaine, répartis çà et là près des lampes.


 

Traduction :
Éclairage hybride avec des lampes fluorescentes de 3500°K
100% lumière électrique

20% lumière naturelle
80% lumière électrique (câble de fibre optique)

Crédits vidéo : Sunlight Direct



 



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