Acfas : la science en fête vue par la relève en journalisme

Le 81e congrès de l’Acfas, la plus grande rencontre scientifique multidisciplinaire de la francophonie, se tient toute cette semaine à l’Université Laval, à Québec.

Environ 6 000 participants dont 500 conférenciers de l’étranger, 4 000 présentations sur des sujets d’une invraisemblable variété, une pléthore d’activités ouvertes au public… cette grande fête est surtout l’occasion de réaliser qu’au delà des débats sur la place de la recherche fondamentale, la gestion des universités ou les restrictions budgétaires, la science s’intéresse à tout et mérite donc qu’on s’y intéresse.

Cette année, j’ai le grand plaisir d’encadrer cinq étudiants en journalisme qui couvrent le congrès pour le compte du magazine en ligne Découvrir, publié par l’Acfas, avec le soutien de la Chaire en journalisme scientifique Bell Globemedia de l’Université Laval.

Objectif : aider ces jeunes à travailler dans le feu de l’action, leur donner des trucs pour suivre un événement aussi vaste… et susciter leur intérêt pour la couverture de la science, qui rebute encore nombre de journalistes jeunes et moins jeunes.

Les médias ont pourtant un rôle plus important que jamais à jouer pour la diffusion d’une information scientifique de qualité. L’influence des mouvements religieux, le poids des lobbies industriels et des organismes militants, couplés à l’explosion d’internet, ont décuplé la quantité d’informations scientifiques biaisées auxquelles peut accéder la population.

Cette désinformation scientifique dévalorise la recherche et les études supérieures, et décourage nombre de jeunes de se lancer alors même que cette relève est indispensable à la prospérité socioéconomique.

Plus grave encore, elle amène une partie de la population à adopter des comportements contre-productifs pour son propre bien-être et conduit les politiques à prendre de mauvaises décisions.

Les journalistes scientifiques jouent un rôle fondamental dans la construction d’une véritable société du savoir. Usant de leurs talents de vulgarisateurs, ils apportent sur la place publique des connaissances et des faits, décodent le discours des experts, dénoncent les démagogues ou les charlatans, permettant au public d’adopter une attitude ouverte et éclairée à l’égard des grands dossiers d’actualité de la science et de la technologie et de mieux comprendre comment se construit le savoir dans tous les domaines de la recherche.

Après deux jours de congrès, les étudiants en journalisme que j’encadre sont déjà ébahis par la diversité des sujets qu’ils ont couverts, et emballés par le métier. Voyez ce qu’ils ont découvert sur…

l’enseignement des sciences à l’école primaire

l’érosion des berges du Saint-Laurent

l’écologisation de la pêche à la crevette

la persévérance dans l’activité physique

le racisme envers les enfants immigrants

l’impact des nanoparticules sur la santé

les emballages antimicrobiens

les chasseurs de tornade

la maltraitante financière des personnes âgées

l’accès libre aux publications savantes.

À venir dans les prochains jours : le Commissariat aux langues officielles, le suicide chez les ados, les images de catastrophes captées par téléphone intelligent, la publicité sur les médias sociaux, la radio cognitive…

Bonne lecture!

Laisser un commentaire
Les plus populaires