Trop gros, trop petit

Une nomenclature déficiente pour exprimer le très grand et le très petit, des Américains qui ont de plus en plus de mal à rembourser leur emprunt automobile, et des pirates informatiques… rapides !

Photo : Pixabay

Les scientifiques ont un problème de taille : ils manqueront bientôt de mots pour décrire le très gros et le très petit. Le plus grand préfixe qui existe à l’heure actuelle est « yotta », soit 10 suivi de 24 zéros. C’est problématique pour l’industrie du stockage de données, dont la capacité mondiale devrait atteindre 1 yottaoctet en 2030. Du côté du minuscule, le préfixe « yocto », soit 10−24, est déjà utilisé dans le domaine de la physique, où des forces aussi infimes que 42 yoctonewtons ont été mesurées.

Afin de régler le problème, un chercheur britannique propose d’introduire les préfixes ronna et quecca — 1027 et 1030 — pour l’infiniment grand, ainsi que ronto et quecto — 10−27 et 10−30 — pour l’infiniment petit. Ne s’improvise toutefois pas « préfixeur » quiconque le désire. C’est le Bureau international des poids et mesures, l’Académie française du système métrique, qui déterminera si ces termes sont appropriés. La décision sera rendue d’ici 2022.

Vous trouvez ça long, trois ans pour prendre une décision ? Imaginez 1030 années ! (Marc-André Sabourin)

* * *

(Illustration : Stéphanie Aubin)

7 millions

C’est le nombre d’Américains qui ont plus de 90 jours de retard dans le remboursement de leur emprunt automobile, un record. Cela dépasse de 1,3 million de personnes le sommet observé en 2010 dans la foulée de la crise économique, révèle un rapport de la Banque centrale de New York.

Le phénomène préoccupe les experts, car l’automobile est habituellement la priorité financière des Américains, la plupart ayant besoin de leur voiture pour se rendre au travail. Celle-ci peut même servir d’endroit où dormir advenant le pire.

Selon les économistes, cette augmentation des défauts de paiement porte à croire que la reprise économique ne profite pas à tous aux États-Unis, malgré un taux de chômage de 4 %. (Marc-André Sabourin)

* * *

(Illustration : Stéphanie Aubin)

19 minutes

C’est le temps moyen nécessaire à un pirate informatique russe pour prendre le contrôle d’un réseau une fois l’intrusion réussie, affirme CrowdStrike, une entreprise américaine de cybersécurité qui a analysé 30 000 tentatives de brèches informatiques en 2018. (Annick Poitras)

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

Commentaires
Laisser un commentaire