Alzheimer : la mauvaise nouvelle de l’été

Eli Lilly a annoncé la semaine dernière qu’elle devait mettre fin prématurément à ses essais cliniques de phase 3 du semagacestat, un  médicament destiné aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer : non seulement l’état des malades ne s’est pas amélioré, mais le traitement a fait empirer leurs pertes de mémoire et diminuer leur capacité à s’occuper de leur quotidien.

C’est un coup dur pour les malades et la compagnie, mais aussi pour la principale théorie sur laquelle sont basés la plupart des traitements en développement.

Selon cette théorie, l’Alzheimer serait étroitement liée à une accumulation anormale dans le cerveau de protéines béta-amyloïdes, causées par des facteurs environnementaux ou héréditaires, qui formeraient des plaques «étouffant» peu à peu les neurones sains.

Les traitements en développement vise à détruire ces plaques pour ralentir la progression de la maladie, la stopper, voire éventuellement la prévenir.

Au cours de l’essai auprès de 2600 malades, les chercheurs d’Eli Lilly ont bien observé une régression des plaques amyloïdes. Mais aucun ralentissement dans la progression de la maladie… et même peut-être une accélération !

Selon le New York Times qui a obtenu la réaction de plusieurs experts à cette nouvelle, la plupart des quelques 100 médicaments en développement clinique agissent sur le même principe que le semagacestat: ils bloquent une enzyme, la gamma secrétase, qui intervient dans la formation des plaques amyloïdes.

Que s’est-il passé? Plusieurs hypothèses sont évoquées : il se pourrait par exemple que le blocage de la gamma secrétase perturbe la sécrétion d’autres protéines dans le cerveau, indépendamment de la production d’amyloïde. 

Il se pourrait aussi que le médicament bloque, en plus des plaques amyloïdes toxiques, d’autres plaques qui pourraient avoir un effet protecteur sur le cerveau.

«Le fait que l’état des malades se soit dégradé signifie qu’il y a quelque chose que nous ne comprenons pas dans la biologie », a déclaré Richard Mohs, chercheur principal pour l’Alzheimer chez Lilly.

Depuis plusieurs années, on croit que la maladie devient symptomatique quand la béta-amyloïde commence à s’accumuler.

Mais si ce phénomène était une simple conséquence, et non une cause, de ce qui affecte le cerveau des malades ?

Dans les dernières années, plusieurs autres compagnies ont dû mettre fin à des essais cliniques de médicaments sensés s’attaquer aux plaques d’amyloïdes, car ils n’ont pas amélioré l’état de santé des malades. Les détails chez Blomberg.

D’échec en échec, finira-t-on par devoir abandonner cette stratégie ?

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Si je vous dis que la maladie d’Alzheimer va bientôt cesser d’être incurable ?
Que tout a été vu et prévu pour que ce soit bientôt sur la table.
Bientôt ! Bientôt ! Bientôt !
Bientôt ce n’est pas le mot…
Pour les chercheurs c’est un indice
Pour les patients c’est un supplice
Pour les journalistes, c’est le moment propice pour nous faire un joli feu d’artifice.
Ce fut le cas en France, avec le vaccin et la grippe H1N1
Maintenant c’est au tour de la Belgique, de nous annoncer que les temps sont proches où l’on va enfin prendre le taureau par les cornes et non par la queue… comme l’ont fait les français.

Des analyses du liquide céphalo-rachidien obtenu par ponction lombaire permettrait soit disant de faire un diagnostic 10 ans avant l’apparition de premier symptôme… c’est à peine croyable !

Disons le clairement aux intéressés : Les intérêts qui sont en jeu ne sont pas les leurs mais ceux de l’industrie pharmaceutique qui dominent le marché.
Science sans concurrence, c’est la ruine de la conscience des plus fortunés. Retenez- le si vous voulez rester en bonne santé !

http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20Alzheimer

C’est triste en maudit et c’est peut-être une, je dis bien une des raisons pour laquelle cela validera les avancées de Michel Préville, chercheur au Centre de recherche sur le vieillissement de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke et professeur à l’Université. Voici le premier paragraphe de ce que l’on peut lire sur cette page parue en 2004: http://www.usherbrooke.ca/liaison_vol38/n12/a_suicide.html

Au Québec, le taux de décès par suicide des personnes âgées de 65 ans et plus a augmenté de 85,4 % entre 1977 et 1999. Cette croissance s’est produite malgré l’amélioration des conditions de vie et de santé des personnes âgées. Les experts estiment que le nombre de suicides augmentera de 248 % d’ici 2043!

Si nous ne trouvons pas de solution, je serai de cette cohorte. Et j’ai l’impression que ça ne peut qu’être salutaire pour tous les États d’une planète en déficit budgétaire lié à tous les problèmes à venir. Je suis persuadé que l’humain compte peu pour les États, peu importe qu’il soit capitaliste, socialiste ou communiste… Les gens qui régissent cette planète ne sont plus que des comptables à la solde des conglomérats, à la solde de quelques familles.
« …Il n’y aura plus de misère. Mais nous nous serons morts mon frère! » dixit vous savez qui.

« Les gens qui régissent cette planète ne sont plus que des comptables à la solde des conglomérats, à la solde de quelques familles. »(serge lemire)

Je vous suggère de remplacer le mot comptable par « greed » ou Séraphin Poudrier.

Ces entreprises cherchent le miracle à « patenter » pour encaisser.

Ils se foutent de notre santé du moment qu’ils encaissent.