Amiante: Québec veut-il «du sang sur les mains pour des générations»?

La revue savante The Lancet fustige les gouvernements de Québec et d’Ottawa pour leur politique d’encouragement à l’industrie de l’amiante, alors que Québec examine la possibilité de garantir un prêt de 58 millions de dollars pour permettre la réouverture de la mine Jeffrey.

L’article du Lancet est le dernier d’une longue série de publications scientifiques étrangères, canadiennes et québécoises qui dénoncent l’hypocrisie du Canada dans le dossier de l’amiante, que le pays reconnait comme dangereux pour son propre usage, mais qu’il continue d’exporter dans des pays où il cause des ravages.

Malheureusement, il n’y a rien de nouveau à l’horizon. L’article nous rappelle une fois de plus que les dangers de l’amiante sont bien connus au plan scientifique, quoi qu’en disent ses promoteurs dont les arguments sont toujours les mêmes: le chrysotile n’est pas si dangereux, l’amiante-ciment est sécuritaire et l’industrie fournit des emplois…

Comme d’habitude, les représentants des gouvernements ont préféré ne pas répondre aux questions du journaliste du Lancet.

En conclusion de cet article, une citation de Kathleen Ruff, militante anti-amiante:

“It’s not too late for the Quebec Government to change its mind and deny the loan guarantee”, concludes Ruff . “They must set an example to the other asbestos exporters worldwide. If this mine re-opens, the Canadian and Quebec Governments will have blood on their hands for generations to come.”

On reproche beaucoup de choses au premier ministre Jean Charest par les temps qui courent. Et si, en gage de bonne volonté, il nous montrait pour une fois qu’il sait écouter d’autres voix que celles des lobbies industriels, qu’ils soient de l’amiante ou du gaz de schiste?

Allez, Monsieur Charest, un bon geste. Si la mine Jeffrey ne rouvre pas, personne n’en mourra!

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D’accord, mais pourquoi les pays qui décident d’importer de l’amiante ne cessent-ils pas de le faire ?

1ère prudence, la revue Lancet est à double visage: elle contient des articles savants ainsi que des articles essentiellement politiques. Elle est à la fois « savante » et politique.

2ème prudence, il n’y a aucune ironie ou contradiction à vendre aux autres des produits qu’on n’utilise pas soi-même: 1) de l’amiante;
2) de l’uranium, que certains pays utilisent pour fabriquer des « objets » que nous ne fabriquons pas parce qu’on les considère trop dangereux au Canada;
3) ou encore nos déchets domestiques. Si un tiers pays veut acheter tous nos déchets domestiques parce que nous refusons de les entreposer au Canada pour des raisons esthétiques et environnementales où est le problème? Nous faisons 2 heureux: le Canada, qui se débarrasse de ses déchets; et celui qui nous les achète?
4) nos pneus usés.
5) nos vielles carosseries automobiles.
6) des cigarettes (j’imagine ici que le Canada passe une loi y interdisant de fumer des cigarettes; on aurait quand même le droit d’en fabriquer et d’en vendre à l’étranger, non?

Cessons donc de faire les belle-mères qui veulent imposer leur propre morale et leur propre manière de vivre à la Terre entière.

Nous n’avons pas le monopole de l’amiante. Si nous ne réactivaons pas la mine d’Asbestos, le Tiers-Monde va acheter son amiante ailleurs. Qui va s’enrichir en lui vendant? Nous ou nos compétiteurs? Qui va se tirer dans le pied? Nous ou nos compétiteurs

Croire que ne pas ouvrir la mine d’Asbestos contribue à la santé du Tiers-Monde est un voeu complètement pieux!

Il y a des limites, au Québec, à se spécialiser dans l’extraction de péréquations en provenance des provinces de l’Ouest. Il faudrait, à un moment donné, extraire quelque chose de notre sol, tout en sachant que toute mine, par définition, c’est plus sale et moins beau à voir qu’un bureau de fonctionnaire…

Ne pas ouvrir la mine ne soulage AUCUN problème de santé au Tiers-Monde.

Incroyable, on s’acharne encore sur l’amiante. Le smog ou la cigarette nuit bien plus que l’amiante.Pour information l’amiante est un produit naturel qui provient du sol.Depuis des générations ma famille vit sur des gisement d’amiante ou près des résidu d’amiante sans pour avoir des problèmes de santé.

Si on suivait ce faux moralisme, il faudrait empêcher tout non fumeur de travailler pour Imperial Tobacco!

Le non fumeur a-t-il du sang sur les mains parce qu’il travaille pour Imperial Tobacco? Non.

Produire une chose et le consommer sont deux choses complètement différente.

Laissons les Québécois qui le désirent travailler dans une mine d’amiante dans les conditions sécuritaires qu’on connait aujourd’hui, même si nous-même ne consommons pas le produit final.

Les militants du Lancet demandent en somme au Canada de ne pas vendre aux autres un produit qui ne correspond pas à nos normes de sécurité ou de protection.

Selon cette logique, on ne pourrait vendre d’automobiles, de bicyclettes, de chaises, de lit pour bébé, de nourriture, etc. à des pays dont les normes sécuritaires sont inférieures aux nôtres!

Si la Californie a les plus hautes normes antipollution au monde (pure hypothèse), on voudrait interdire à un manufacturier d’automobiles ou de pièces automobile californien de faire des ventes hors Californie ?

Parce que les USA n’ont pas de registre d’armes à feu, on voudrait empêcher les manufacturiers canadiens d’armes de faire des ventes aux USA?

Complètement totalitaire comme idée, n’est-ce pas? Alors soyez logique et admettez qu’il en va de même pour l’amiante.

Ce qui est ridicule pour des pièces automobile devrait l’être pour l’amiante. Si nos lois obligent les freins ABS et un système antipollution X dans nos autos (pure hypothèse), nous devrions avoir le droit de vendre des automobiles à des pays qui n’exigent aucun frein ABS ni aucun système X. Sinon, un autre manufacturier va vendre à notre place.

Il est indigne d’encaisser les chèques de l’Alberta tout en levant le nez sur ce qu’elle fait et en faisant la leçon. Si on continue à jouer les vertueux, j’ai l’impression que les Albertains vont se tanner de payer pour nous. Les chèques de péréquation seront conditionnels à ce qu’on se mettent nous aussi les mains dans la me!de un peu en extraction de nos ressources comme l’Amiante, le gaz « naturelle » de schiste, les barrages etc

C’est dramatique « Du sang sur les mains…. » svp arrêter de nous faire ch… on n’est pas des talibans. La dramatisation de ce dossier ne vous donne aucune crédibilité et vos réflexions je me les passe ou la poule a l’oeuf.

Encore et toujours la « culpabilisation » du Québec sur la péréquation oubliant de signaler que 25% de celle-ci vient des poches québécoises. Si le Québec n’était pas profitable économiquement au ROC, ne croyez-vous pas que le ROC lui aurait déjà montré la porte?
Les entreprises ne sont pas toutes insensibles aux besoins de leurs travailleurs/ses et de l’environnement… Suis-je trop naïf ou mal informé en croyant à la responsabilité sociale des compagnies en général. La loi du 20/80% vous connaissez?
Le joyeux retraité de Mazatlán

Cette idée que la droite fédéraliste utillise ad nauseum que nous ‘sucons la péréquation de l’ouest’ est un mythe prouvé faux, en passant.

On peut tuer ‘this old cannard’?

Le Québec contribue bien plus que l’Alberta à la péréquation.

De plus l’Alberta n’a jamais fait de chèque au Québec.

Aussi le Québec par l’entremise du fédéral, paye de riches subventions pour l’exploitation des sables bitumineux et aussi de grasse subventions pour l’agriculture depuis un demi siècle.

Il est a noter que l’Alberta ne contribue pas à subventionner l’exploitation du gaz du Québec comme le Québec le fait pour l’Alberta.

Comme EricV la grande famille maternelle de mes enfants a vécu pendant des générations autour de la mine. Leur grand père est mort de l’amiantose. Compréhensible, à cette époque ils ne se voyaient pas dans le moulin. Les autres travailleurs parents et amis y ont passés leur vie et n’ont pas encore de problèmes avec leurs poumons passé 70 et 75 ans certains à 80.

Je crois que ce dossier est complètement exagéré et très politique. Si je me souviens bien c’est la France qui à commencé le bal.

Si c’était aussi dangereux qu’on le prétend, il n’y aurait plus personne de vivant à Asbestos et à Thetford et depuis bien longtemps.

Nos aïeux tout comme nos pères et nos mères ont vécu des années de misères pour parvenir à voir un rayon de soleil prospère et stimulant. De leurs mains et de leur vie, ils ont travaillé d’arrache-pied pour creuser ce gigantesque trou minier. Combien de fois, ils souhaitaient que leur acharnement puisse nous assurer une qualité de vie exemplaire qui serait à la fois une aspiration, notre héritage bien gagné, notre avenir.

Il suffit d’une ou des campagnes de sensibilisation bien organisées et bien ciblées pour nous enfoncer dans la tombe des mal-aimés de la planète. Ces antagonistes tsunamis pernicieux et ces farouches pandémies médiatiques antiamiantes sont si dévastateurs qu’aujourd’hui, notre communauté est en état végétatif qui risque d’être engloutie, de disparaître.

En définitive, la détresse est si grande que l’économie, ma ville et sa population tout entière risquent d’être enterrées dans ce trou qui jadis, était notre fleuron, notre fierté et notre identité.

Un jour, j’espère que l’on discernera les bienfaits de cette matière naturelle de façon intelligente et responsable. Je rêve de l’instant où par respect pour notre environnement et pour notre santé, le monde se la réappropriera et y trouvera des applications encore plus que prometteuses.

Et je ne crois pas que Dieu dans sa bonne volonté a voulu lors de la création du monde, incorporer une matière naturelle nuisible pour l’homme…

Le marché de l’amiante est en sérieux déclin. Pourquoi subventionner un secteur voué à disparition quand le tiers-monde se réveillera et cessera d’acheter ce matériau ? pourquoi ne pas injecter ces millions pour attirer d’autres industries VIABLES dans cette ville ?

Il vient un moment où il faut reconnaitre la réalité. Le cheval agonise, changeons de monture. Cessons d’entretenir l’illusion, pour le bien de tous.

Ce que résume bien François Cardinal:
«On fait semblant d’ignorer que l’amiante est en sursis, on ferme les yeux sur ces victimes qui tombent loin de la Colline parlementaire et on rebranche l’industrie sur aspirateur artificiel, tout ça pour maintenir 450 jobs.

Or ce n’est pas du maintien d’un unique pôle d’emplois condamné dont Asbestos a besoin, mais bien d’une diversification de l’économie locale et d’un programme de transition professionnelle pour les travailleurs de l’amiante»

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/francois-cardinal/201012/14/01-4352388-dumping-toxique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS2

On se veut un peuple special et ouvert sur le monde. Ou est l’ouverture si l’on veux faire du capitaliste sauvage. On a pas le droit de vendre en Inde un produit dangereux pour la santé des gens.

Des produits dangereux il y en a beaucoup dans la nature. Tout est dans les procédés d,exploitation et son utilisation. Si on protège nons travailleur en ayant des normes sécuritaire pour leur santé, qu’il y ait ici ce sur quoi on a des responsabilités des règles sévères quand a son utilisation. On agit de manière responsable. On doit aviser par écrit ceux a qui on le vend les dangers et c,est leur responsabilité de s,en servir correctement. S’il sagissait de quelque chose qui met en danger les population des autres pays (que ceux qui l’achétent) comme par exemple de la rdioactivité ou de la poloution qui traverse les frontières alors on aurait une responsabilité plus large. Tout de même je pense que les producteurs de produits devraient pouvoir assumer leur recyclage et leur destruction. Donc en obligeant à l’essence les fabriquants a disposer des déchets de leur produits on limiterait naturellement la production de produits qui ne sont pas recyclable ou difficilement détériorable.

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