Arctique : le diable est au pôle!

Ça chauffe dans l’Arctique. Dans tous les sens du terme.

Pendant que glaciers et banquises fondent encore plus vite que ce que prévoyaient les modèles climatiques, la région est prise d’assaut par les prospecteurs, à la recherche, entre autres, de plus du cinquième des réserves de carburants fossiles de la planète.

C’est la ruée vers les richesses du Nord, presque aussi sauvage que le fut en son temps la conquête du Far West.

Le gouvernement Harper joue les cowboys en tentant d’établir sa suprémacie sur la région à grand renfort de coûteuses démonstrations militaires comme l’opération Nanook. Mais son arme la plus efficace pour conquérir le Nord, c’est la science.

Impossible de revendiquer sa souveraineté sans une connaissance solide de la région ou d’encourager l’industrie sans pouvoir fournir aux prospecteurs des données de base sur le territoire !

Du coup, la recherche arctique connait un essor sans précédent. Pour les scientifiques, il s’agit surtout de collecter le plus grand nombre d’informations possibles sur cette région en plein bouleversement climatique, économique et social qu’on comprend encore très mal. Moins de 1% du fond de l’océan Arctique a été cartographié !

Cet été, j’ai passé une semaine dans l’Arctique à bord de l’Amundsen, le navire de recherche d’ArcticNet, en compagnie d’experts du Nord et de personnalités politiques venus discuter de l’avenir de cette région.

Les décisions prises aujourd’hui au sujet de l’océan Arctique, que bien des experts voient comme la Méditerranée du 22e siècle, auront un impact profond, sur toute la planète et pour longtemps.

Pour en savoir plus, voyez mon reportage Le diable est au pôle dans le numéro de L’actualité du 15 décembre, en kiosque ces jours-ci.

Ne manquez pas par ailleurs la série documentaire  Terres Arctiques des Productions Vic Pelletier, diffusée en ce moment sur APTN, et prenez le temps de visiter son site web multimédia. Un monde à découvrir!

https://www.youtube.com/watch?v=6fr1zPaiYmo

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On a pas les moyens d’exploiter les richesses de l’Arctique sans endetter les générations futures. On vas le faire pareil!
Vider les dernières richesses de la planète, c’est comme vivre à crédit sans possibilité de remboursement!

Halalala !!! C’est pathétique. Il faudrait peut-être se questionner sur la raison pour laquelle les glaces reculent depuis quelques années. L’homme pense exploiter les richesses de l’Arctique pour son avenir, alors même que son avenir est en péril, la fonte des glaces en étant une preuve accablante. Notre bonne vieille terre est dans un cycle de renouveau et l’être humain ne fait pas vraiment partie de ce renouveau. La terre va devenir de plus en plus inhospitalière (parlez-en aux japonais, australiens, turques, thailandais, etc.) Et, non, malgré le narcissisme de l’homme qui pense qu’il en est le responsable, le climat se dérègle sans son aide. 75% des éruptions volcaniques sont sous-marines, et se produisent à un rythme exponentiel. De ce fait, cela réchauffe les océans et ainsi le climat. Une seule éruption volcanique produit autant de gaz à effet de serre qu’une dizaine d’années par l’homme. Et les volcans se réveillent partout dans le monde. Au lieu de faire des recherches en Arctique, il faudrait investir dans des solutions nous permettant de survivre aux prochaines années. Tornades, inondations, tsunamis, séismes, éruptions volcaniques, sécheresses, épidémies sont au menu, préparons-nous.

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