Arctique : passer de la connaissance à l’action

2500 spécialistes des pôles sont réunis cette semaine à Montréal pour dresser le bilan des connaissances scientifiques sur l’Arctique et l’Antarctique, dans le cadre de la Conférence 2012 de l’Année polaire internationale.

Plusieurs des présentations sont webdiffusées et accessibles à tous.

Les organisateurs de la conférence ont aussi invité les participants à présenter leurs travaux dans des clips de moins de deux minutes – les Frostbytes, qui sont diffusés sur Youtube. Il y a 224 présentations à suivre.

Le thème de la conférence de cette année, de la connaissance à l’action, invite scientifiques, politiques et simples citoyens à réfléchir à la manière de mieux collaborer pour que la société dans son ensemble puisse tirer le meilleur parti de ces recherches :

Dans les dernières années, la connaissance de l’Arctique a fait des bonds de géant.

Mais la rapidité des changements en cours prend les scientifiques de vitesse. Leurs dernières observations montrent, dans bien des cas, que l’Arctique change plus vite que ce que l’on est capable d’anticiper.

Comment, dans ces circonstances, élaborer au plus vite  des politiques adéquates pour protéger la population, les milieux naturels et encadrer le développement industriel ? Jusqu’à quel point doit-on attendre que la science progresse ?

Comme l’explique Louis Fortier, chercheur à l’université Laval et directeur du réseau Arcticnet, nous vivons une époque critique pour les pôles.

À lire sur le même sujet, Le diable est au pôle, reportage que j’ai écrit l’automne dernier après avoir passé une semaine dans l’Arctique.

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Merci pour le lien vers la webdiffusion. C’est très utile et je t’encourage à nous faire connaître ces liens lors d’évènements importants.

On connait bien les pistes de solution mais auront nous le courage de passer à l’action? Pas très vendeurs pour n’importe quel parti politique. Parler s’en au PQ qui n’a pas fait de bond spectaculaire depuis la sortie de Pauline en mars 2011 (non au gaz de schiste, non aux mines d’uranium, non à la réfection de Gentilly-2 et changer le mandat d’Hydro-Québec pour abandonner la filière hydraulique pour les énergies vertes).

Contrairement à moi, ma femme est une militante environnementaliste (et elle ne lit pas ton bloque, ouf!) mais étrangement, quand j’installe par exemple des ampoules à faible consommation, elle est la première à se plaindre que l’éclairage prend du temps à atteindre sa pleine intensité et elle ré-installe des ampoules incandescentes. Plus surprenant, à la radio Première chaîne hier, il était mentionné que 2/3 des propriétaires de Prius ne rachèteraient pas une auto hybride.

J’ai beaucoup de misère à imaginer les québecois adoptés des attitudes réellement environnementales. On débat beaucoup au Québec (on accuse les albertains d’être à l’origine du plus grand désastre écologique de la planête alors que dans les faits elle émet moins de CO2 que certains états américains) et on se croit une société très écologique (une chance qu’on à l’hydro-électricité), mais je trouve que l’on est pas pressé pour passer à l’acte. Au fond, nous ne sommes pas très différents des autres sociétés, c’est juste le contexte qui nous favorise.

Même si le Québec devenait la première société à ne plus emettre de CO2, le bilan de la planête ne se sera pas amélioré pour autant. C’est triste mais cela va nécessité des solutions planétaires pour améliorer notre bilan et avec autant de disparité de richesse entre les peuples, je ne vois pas comment nous pourrons nous entendre sur des mesures qui auront pour effet de modifier nos styles de vie. L’exemple de l’île de Pâques me laisse songeur sur notre capacité réelle comme société d’éviter une catastrophe à l’échelle mondiale.

Dans tout ces plan du Grand Nord de Charest, je ne vois aucune mention au sujet de la récupération des cartons, plastics, verre durant les opérations…