Autisme : le sirop de maïs en cause ?

Le sirop de maïs à teneur élevée en fructose, ou glucose-fructose, pourrait jouer un rôle dans l’augmentation fulgurante de l’incidence de l’autisme (+23% depuis 2009 aux États-Unis, selon les CDC), avance la chercheure indépendante Renee Dufault dans une étude publiée dans la revue Clinical Epigenetics.

Ces résultats sont toutefois à prendre avec beaucoup de précaution.

Même si le glucose-fructose, que l’on retrouve notamment dans les boissons gazeuses, les céréales ou les yogourts, est l’un des ingrédients alimentaires les plus étroitement liés à l’épidémie d’obésité et que certains chercheurs le considèrent comme hautement toxique, il est encore bien trop tôt pour l’accuser de causer l’autisme.

La toxicologue Renee Dufault fut longtemps à l’emploi de la Food and Drug Administration. Elle en est partie en 2008 après avoir refusé d’endosser un rapport de l’Agence sur les traces de mercure contenues dans le glucose-fructose. Elle travaille aujourd’hui à son compte.

Comme d’autres chercheurs, elle fait un lien entre l’exposition au mercure et la prévalence de l’autisme, mais n’accuse aucunement les vaccins d’être les responsables.

Selon elle, ce serait plutôt le mercure contenu dans le glucose-fructose qui serait en cause, et qui expliquerait notamment pourquoi l’incidence de l’autisme augmente aux États-Unis et pas en Italie.

Les Américains consomment 35,7 livres de glucose-fructose par an, alors que cet ingrédient est très peu utilisé en Italie, explique la chercheure dans son étude.

Il y a toutefois bien d’autres différences entre les régimes alimentaires de ces deux pays. Et le mécanisme par lequel les traces de mercure pourrait causer l’autisme est loin d’être clair.

Récemment, une autre étude publiée dans la revue Pediatrics a établi que les femmes enceintes obèses donnaient plus souvent naissance à des enfants autistes que les autres.

Les chercheurs semblent de plus en plus près de découvertes majeures sur les facteurs environnementaux qui pourraient intervenir dans le développement de l’autisme.

Il faudra toutefois encore du temps pour parvenir à des conclusions solides, d’autant plus qu’il est très difficile d’étudier l’impact d’un produit aussi largement consommé que le glucose-fructose.

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« … est l’un des ingrédients alimentaires les plus étroitement liés à l’épidémie d’obésité et que certains chercheurs le considèrent comme hautement toxique,… »

Juste ça, ne serait-ce pas suffisant pour y imposer de sévères restrictions?

Existe-t-il une réglementation quelconque sur l’utilisation industrielle de ce produit?

pas seulement le sirop de maÏs tout ce qui vient du mais
cela fait des années que je suis Montignac. j’ai sorti tout ce qui contient du mais.
les vaches mange du mais, les cochons, les poules,tout tout contient du mais.voila le résultat
ON EST PAS SORTIE DU BOIS
C.MICHAUD