Aux origines du sida : la vaccination en cause?

Dans son livre The origins of aids, le Dr Jacques Pépin, épidémiologiste à l’université de Sherbrooke, raconte comment, selon lui, le virus du sida s’est propagé dans le monde en partie à cause des campagnes de santé menées dans les colonies françaises et belges en Afrique noire.

Mais il ne faudrait surtout pas en déduire que ces campagnes ont fait plus de mal que de bien, ni s’en servir comme argument pour démontrer que la vaccination massive peut être hautement nuisible.

Selon Jacques Pépin, qui est aussi professeur en microbiologie et infectiologie et a longtemps travaillé en Afrique, le virus du sida existe depuis plusieurs centaines d’années.

Son premier porteur humain est probablement un chasseur de brousse du Congo, infecté en dépeçant un animal lui-même infecté. Ce chasseur est mort quelques années plus tard sans avoir été soigné, peut-être après avoir transmis le virus à sa femme. Pendant des années, le sida est ainsi resté confiné à des cas individuels.  

Tout a changé avec la colonisation, alors que les chasseurs malades ont commencé à être vus dans des cliniques de santé.

Comme les médicaments n’étaient pas toujours efficaces, on soignait les patients par voie intraveineuse avec des seringues et des aiguilles réutilisables. Objectif : faire reculer des maladies comme la lèpre, la tuberculose ou la syphilis, qui faisaient des ravages.

À cette époque, on doutait encore de l’existence même des virus et les médecins n’étaient pas conscients des risques de transmission de maladies d’une personne à une autre par voie intraveineuse.

Les seringues étaient nettoyées, mais probablement pas toujours bien stérilisées. Le virus s’est alors transmis d’une personne à l’autre comme cela se passe toujours aujourd’hui entre toxicomanes qui gèrent mal leurs seringues.

Dès lors, l’urbanisation, la prostitution et les guerres ont permis au virus de se propager. Selon Dr Pépin, il aurait été emmené aux États-Unis via Haïti.

Dans le Congo des années 1960, en pleine guerre de décolonisation, les fonctionnaires belges ont été remplacés en catastrophe par 4 500 Haïtiens envoyés par les Nations Unies.

L’un d’eux aurait contracté le VIH en Afrique pour le ramener en Haïti, destination prisée par les Américains pour le tourisme sexuel, qui l’auraient à leur tour ramené aux États-Unis.

Peut-être que l’épidémie de sida est un effet secondaire des campagnes de santé coloniales, mais celles-ci ont certainement permis à leur époque de faire reculer bien d’autres maladies.

Au bout du compte est-ce que ça a été bénéfique ou nuisible? Ça prendrait bien des études pour pouvoir répondre…

Au temps des colonies, les médecins croyaient certainement bien faire en soignant les malades avec des seringues pas très propres. Les critiquer en retournant à cette époque avec les connaissances scientifiques d’aujourd’hui n’aurait aucun sens.

En lisant le livre de Dr Pépin, certaines personnes risquent pourtant de penser que les campagnes de vaccination d’aujourd’hui transmettent peut-être toutes sortes de maladies inconnues par des moyens qu’on n’a pas encore découvert.

C’est très peu probable, mais possible. On s’en reparlera dans 50 ans.

En attendant, il ne fait aucun doute que la vaccination est aujourd’hui ce que l’on a trouvé de mieux pour prévenir une multitude de maladies infectieuses !

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Bonjour,
Votre approche sur l’origine de la pandemie du siecle m’a beaucoup interessée. Je me force a epouser votre theorie mais j’en doute avec raison de sa veracite. Comment expliquer que ces dits chasseurs, vivant en societe, laquelle societe tolerant l’adultaire des hommes generalement polygames comme il en est le cas en Afrique, n’ont pas ete a l’origine de foyers endemiques? Le colonisateur aurait du fait en cas.les interaction entre les hommes et animaux ne datent pas de maintenant, mais de plusieurs milliers d’annees, a l’origine de l’humanite quand ne vivait que de chasse et de cueillette. Je pense qu’il faut essayer de ratisser large qu’en a l’origine de la pendemie. S’il est vrai que l’ancetre du VIH a ete decouvert chez des primates en Afrique,il ne faut pas ecarter l’hypothese d’une intervention humaine. En rappel c’est a partir des annees cinquante que l’humanité decouvre les virus, annees marquées par la guerre froide et ses corrolaires avec la course folle a l’arme absolue,l’arme decisive:on a mis au point des armes nucleaires, biologiques …dans les laboratoires secrets,on a manipulé des virus, des bacteries dans l’espoir d’accroitre de façon diabolique des potentiels de nuisances. En afrique du sud apartheid,on a developpé des sources tres toxiques du bacille du charbon dans un but purement racial avec la collaboration surnoise des puissances telles que la France, Israel et les Etats-unis. Dans l’espoir de n’avoir pas trop ete distrayant, je vous prie de tenir compte de ces eventualités.
Merci

Les hypothèses fabriquées pour en faire des rumeurs n’expliquent pas la soudaineté de l’apparition de l’épidémie et de sa transmission sexuelle. le précédent commentaire insiste sur la liberté sexuelle courante en Afrique. Elle est ancienne, et si le virus du SIDA avait existé, l’épidémie aurait ravagé les populations d’Afrique subsaharienne.
Une fabrication du virus dans un laboratoire « colonialiste » dans une intention de guerre « bactériologique » ne pourrait reste secrète longtemps. La mutation d’un virus humain est plus vraisemblable malgré la difficulté de l’enquête. Nous voyons bien, chaque année, avec le virus de la grippe, la capacité des virus à muter.

Virus fabriqué en labo! C’est tout simplement du pur délire. On ne connaissait par les rétrovirus à l’époque où il est apparu. De plus, une telle manipulation génétique laisserait des traces dans le code générique. Or, il n’en est rien. Le docteur pépin montre clairement que l’intervention humaine à multiplier fortement les probabilités de transfert entre humain ce qui a permis au virus de s’adapter et de se propager plus facilement. Cette propagation étant quasiment impossible auparavant car les populations étaient isolées. Incidemment, l’introduction des armes à feu à grandement permis d’augmenter le nombre de chimpanzé tués ce qui a aussi augmenté les risques de propagation.

« Dans le Congo des années 1960, en pleine guerre de décolonisation, les fonctionnaires belges ont été remplacés en catastrophe par 4 500 Haïtiens envoyés par les Nations Unies. »

Auriez-vous des détails sur cette piste intéressante. Le SIDA a effectivement frappé Haiti de plein fouet. Si vraiment 4 500 Haitiens ont été envoyés au Congo par les Nations-Unies, cela peut effectivement expliquer beaucoup de choses.

Mystere H

Un virus créé en laboratoire? Ben oui. Et à quelle fin? Dans quel but? À qui profite le crime? Les labos américains et russes contiennent déjà assez de virus pour nous tuer tous.

@Yvan Dutil
La mort du porteur inactive rapidement le virus. Sans exclure absolument la possibilité de se contaminer en manipulant le cadavre encore chaud du singe, la probabilité doit en être très faible (les contaminations de chirurgiens observées dans la phase d’ignorance de la maladie et du statut viral, se sont produites à partir de porteurs du virus vivants).

«L’un d’eux aurait contracté le VIH en Afrique pour le ramener en Haïti, destination prisée par les Américains pour le tourisme sexuel, qui l’auraient à leur tour ramené aux États-Unis.»

Vous oubliez les Québécoises! Pendant les années 80, le Québec comptait le plus haut taux de femmes ayant le sida en Amérique du nord. L’explication, plus ou moins dite publiquement mais connue des experts, était l’héritage du tourisme sexuel des années 70.

Bien des Québécoises allaient se « divertir » sur les plages haitiennes (Laferrière le raconte dans l’un de ses romans dont on a fait un film). Les épidémiologistes le savaient mais, dans les années 80, à l’apogée du féminisme, ils n’osaient pas le crier très fort. Plus facile de parler des drogués et des gays, que de parler des madames Tremblay, de 49 ans, poignées avec un VIH contracté en Haiti avec de jeunes étalons noirs…

Aujourd’hui, à l’ère d’internet et des pédophiles, on a oublié tout cela. Les monstres sont nos vieux pédos derrière l’écran, pas les premières féministes qui s’envoyaient en l’air en Haiti.

Autre temps, autres moeurs…

http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/livres/2006/02/27/001-vers-le-sud.asp
«Sensualités croisées

«Vers le sud s’inscrit dans le projet d’Autobiographie américaine de l’auteur. On rencontre ici une galaxie de protagonistes (certains connus) dont les destins et les sensualités s’entrecroisent, le temps d’une nuit, d’une sieste sur la plage, le temps d’une vie et d’une mort parfois.

Il y a Fanfan, Denz et Chico, de jeunes hommes troubles et durs et sensibles, en ombres et en lumière. Il y a aussi toutes ces femmes, dont ces blanches vieillissantes venues puiser leur jouvence aux lèvres des éphèbes qui leur prêtent leur corps, tout en scellant soigneusement leur coeur.»

On peut mettre sa sur le dos de certains peuples africains,sur leur mode de sexualité ou leur goût alimentaite qui ne nous parait pas commode,mais une chose est certaine,si un mystére perdure c’est qu’il y’a des questions à se poser, la vraie raison de l’appariton subite de cette étrange épidémie resterait toujours mystérieuse tant que ceux qui détiennent la réponse ou qui étaient la cause de l’apparition pour ne pas dire la fabrication de se virus n’aient pas la volonté et une conscience pour se l’avouer et donner la main aux scientifiques et aux chercheurs pour qu’ensemble on essaye de trouver la solution tant attendue qui metterait fin à un génocyde dont l’ennemi ne veux jamais se manifester pour venir chercher le trophée de sa victoire.

Aziz Aachati

@Sceptique Le docteur Pépin explique dans son livre qu’une bonne partie de la population de ces régions possède des antigènes du SIV, version simiesque du virus. Les risques de contamination sont possibles. Tout ce qu’il faut c’est un cas et un facteur qui permette au virus de se propager rapidement. Les seringues souillées, les prostitués de misère combiné au MTS et la contamination des produits sanguins ont fait le reste.

La cause est toujours la même: l’arrogance de Homo sapiens qui se croit tout permis, partout sur la planète sans penser aux conséquences. L’ignorance fait le reste…et ce, depuis la nuit des Temps.

La Québécoise qui est menacée d’être expulsée de France parce qu’elle est étire son doctorat à l’infini, fait sa thèse sur…le sida!
(à noter que 44 ans après le cri du Général, le Nouvel Observateur parle de Canadienne plutot que de Québécoise!!!!!!)

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111209.OBS6352/emilie-doctorante-canadienne-a-paris-menacee-d-expulsion.html
«Emilie est arrivée en France en 2005.

« Elle entame un doctorat d’anthropo-sociologie à l’Université Paris 7 Denis-Diderot. Intitulé de sa thèse : « les trajectoires migratoires et thérapeutiques de migrantes africaines en France et au Canada, atteintes du VIH-sida ».

En réponse à doc
Jusqu’à preuve du contraire je suis toujours Canadien même si j’habite au Québec.
Le cri du général! J’aurais bien aimé entendre le cri du général si un premier ministre canadien avait été crié vive le pays basque libre en France.
Le général tant qu’à moi aurait été mieux de se la fermer. Et, avoir été débarassé des français par les anglais était la meilleure chose qui pouvait arriver aux Canadiens.
Ça vaut la peine de connaître un peu mieux notre histoire.
Relisez ce qui suit par Pierre Fortin:
« Après la cession du pays à l’Angleterre, en 1763, les Canadiens ressentirent un profond écœurement à l’endroit de la France et des Français. Au cours des années 1750, ils furent scandalisés par le faste dans lequel vivait l’administration de la Nouvelle-France, au moment où la colonie subissait l’assaut simultané de la guerre, de la famine, de la maladie, de l’inflation, des incendies et de la tordeuse de bourgeons.

Nos ancêtres voyaient bien que l’armée et la marine françaises ne faisaient le poids ni en nombre ni en compétence contre l’armée et la marine anglaises. Cela les fit soupçonner que la France ne s’intéressait pas du tout à la défense de la colonie. Le traité de Paris de 1763 leur en donna la preuve : les Français s’empressèrent d’acquérir la Guadeloupe plutôt que de conserver le Canada, ce pays « couvert de glace huit mois par année, habité par des barbares, des ours et des castors », comme disait le philosophe Voltaire.

Pour comble, la France remboursa moins de la moitié de sa dette financière envers les Canadiens. La perte pour les nôtres fut astronomique. En proportion, c’est comme si, aujourd’hui, 250 milliards de dollars – je dis bien milliards – s’envolaient soudainement en fumée de l’économie du Québec. L’équivalent économique d’une bombe atomique. Vive la France. »

J’aime mieux être Canadien qu’un Québécois libre du « général ».