Bilan de santé stable pour les prématurés

Depuis les années 1960, la science médicale a fait des pas de géants pour sauver des bébés nés prématurément.

Photo : iStockphoto

Aujourd’hui, la majorité des bébés nés à 23 semaines de grossesse sont réanimés à la naissance et les soins qu’on leur prodigue se sont perfectionnés. L’administration de corticostéroïdes à la mère en cours d’accouchement permet de favoriser la maturation des poumons de l’enfant à naître. On donne aussi un surfactant au nouveau-né pour traiter le syndrome de détresse respiratoire. Des respirateurs plus performants et moins invasifs ont aussi permis un dosage plus précis de l’oxygène pour diminuer l’incidence de la rétinopathie (affection de la rétine) du prématuré. « Le taux de morbidité néonatale, les problèmes pulmonaires et oculaires à long terme sont stables » depuis au moins six ans, explique le Dr Keith Barrington, chef du département de néonatologie au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. Selon le dernier rapport du Réseau néonatal canadien, 3 209 bébés de moins de 32 semaines ont été admis dans l’une ou l’autres des 25 unités de soins intensifs néonataux au Canada au cours de l’année 2007. Les données révèlent par exemple que chez les prématurés de 25 et 26 semaines 65,3 % souffrent de rétinopathie du prématuré et 54,4 % sont atteints de dysplasie broncho-pulmonaire.

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Pour en savoir plus

The Canadian Neonatal Network / Le Réseau Néonatal Canadien

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