Boissons énergisantes : le combat d’Amqui

L’Association canadienne des boissons vient d’engager une lobbyiste pour tenter d’amener la ville d’Amqui à revoir sa réglementation municipale qui, depuis novembre dernier, interdit la vente de boissons énergisantes dans les édifices contrôlés par la municipalité comme l’aréna, la piscine et le centre récréatif.

Plusieurs municipalités sont tentées d’emboîter le pas à Amqui, dont les élus ont jugé que les impacts sur la santé des boissons énergisantes étaient incompatibles avec la mission de promotion des saines habitudes de vie que s’est donnée la municipalité.

Les producteurs, eux, considèrent que ces allégations sont abusives.

En 2010, l’Institut national de santé publique du Québec a publié un rapport très détaillé sur l’impact sur la santé de ces boissons très populaires (Boissons énergisantes : risques liés à la consommation et perspectives de santé publique).

Ses conclusions justifient tout à fait selon moi qu’une municipalité soucieuse de promouvoir la santé puisse décider de les retirer de la vente dans ses établissements de loisirs.

Comme la plupart des boissons gazeuses ou à saveur de fruit, les boissons énergisantes sont très sucrées et contribuent à l’épidémie d’obésité.

Elles se distinguent cependant en outre par leur contenu très élevé en caféine.

Une seule canette de Red Bull, par exemple, contient 80 milligrammes de caféine, soit le maximum quotidien recommandé pour un jeune de 13 ans. Avant l’arrivée des boissons énergisantes, note l’INSPQ, les jeunes de 13 ans et moins consommaient de 11 à 28 milligrammes de caféine par jour, et 60 à 69 mg pour les 14 à 18 ans.

Au delà de la dose recommandée, la caféine provoque des maux de tête et de ventre et des troubles du sommeil. Enfants et ados peuvent aussi développer une dépendance à la caféine.

Plus grave, la caféine interagit avec les principaux médicaments utilisés pour lutter contre les troubles de l’attention, comme le Ritalin. Elle interfère aussi avec l’alcool.

Par ailleurs, le marketing autour des boissons énergisantes fait croire, à tort, que ces boissons présentent un intérêt particulier pour les sportifs, ce que rien ne justifie dans leur composition.

Que les jeunes ne puissent pas en acheter au distributeur entre la patinoire et le vestiaire me semble une bonne idée. Pas vous?

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Dans la même logique ne faudrait-il pas interdire la vente d’aliments « fastfoods » dans ces lieux? Il me semble que ces aliments contiennent non seulement de mauvais gras mais aussi du sucre. Ceux-ci participant encore plus à l’augmentation de l’obésité.

Je prends de telles boissons lorsque je dois faire des quarts de nuit. Je ne sais pas si cela aide à garder la vigilance comme la publicité le dit, mais je peux affirmer qu’après quelques jours, il semble que je développe une dépendance à ce type de boisson. Est-ce une dépendance réelle ou psychologique, je ne peux le dire mais ça demande un effort pour ne pas en reprendre.

Bonne idée de rendre ces boissons difficiles d’accès et pourquoi ne pas les vendre sous le comptoir comme les cigarettes ou dans les pharmarcies.

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