Boissons énergisantes : l’étau se resserre

Les boissons énergisantes, réputées pour stimuler le corps et l’esprit, mais critiquées par maints scientifiques en raison de leurs effets négatifs sur la santé, disparaissent peu à peu des centres sportifs et récréatifs québécois.

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La municipalité d’Amqui a été la première à les interdire, à l’automne 2011, et depuis, une dizaine de villes, dont Saguenay et Rimouski, l’ont imitée. L’Association pour la santé publique du Québec recommande d’imposer une taxe spéciale sur ces boissons, d’en interdire la vente aux mineurs, d’encadrer davantage les techniques de marketing des fabricants et de diminuer le nombre de points de vente. Au Danemark et en Norvège, elles ne sont vendues qu’en pharmacie.

Le ministère de la Santé du Canada se contente d’en limiter la teneur en caféine et d’exiger que les risques pour la santé soient mentionnés sur la canette.

Une Américaine de 14 ans a perdu la vie en décembre dernier des suites d’une intoxication à la caféine. En 24 heures, elle avait bu deux canettes de 700 ml de Monster, soit l’équivalent en caféine de 14 canettes de Coca-Cola. Il y a quelques semaines, ses parents ont déposé une poursuite contre le fabricant.