Budget : l’innovation échappe aux compressions

Le budget déposé hier par le ministre des finances Raymond Bachand contenait au moins un bon coup : la reconduction des programmes de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) à laquelle Québec consacrera 461 millions de dollars au cours des trois prochaines années.

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec applaudit, considérant qu’il s’agit là d’une excellente nouvelle pour les universités et la société dans son ensemble. Reste à savoir précisément comment cet argent sera dépensé, ce qui devrait être annoncé dans les prochaines semaines avec les nouvelles orientations de la SQRI.

Québec financera aussi, pour 130 millions de dollars sur quatre ans, trois « projets mobilisateurs de démonstration technologique » associant universités, laboratoires gouvernementaux et entreprises privées.

Deux d’entre eux visent des secteurs industriels en difficulté : le projet « avion écologique », qui aidera l’industrie aéronautique à développer des technologies plus propres, et le projet « chimie verte », qui vise le développement de bioproduits, comme des biocarburants ou de la nanocellulose, à partir du bois.

Avec son troisième projet mobilisateur, Québec aimerait que d’ici trois ans, un premier autobus électrique 100 % Québécois voie le jour. Ce serait une très bonne nouvelle.

En revanche, l’abolition du Conseil de la science et de la technologie et le regroupement au sein d’un même organisme du Fonds de la recherche en santé du Québec, du Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies et du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture laissent pour l’instant perplexe le milieu de la recherche.

Sur quoi débouchera ce grand chambardement de l’organisation du financement de la recherche ? Difficile de le dire pour l’instant. Prudente, l’Acfas réserve son point de vue.

Le budget contient au moins une autre bonne nouvelle : la disparition de la Société nationale de l’amiante. Il était temps !

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Il faudrait vérifier, mais il me semble que le budget des 3 grands organismes subventionnaires allait être amputé de 28 millions. Pour ma part, ce n’est pas une bonne nouvelle de savoir que les organismes vont être fondus en un seul. La culture et la recherche sociale seront les grands perdants au profit, comme toujours, de la santé.

La fusion des trois Fonds dans une seule entité est une très bonne idée. Ces organismes font exactement le même travail et la structure administrative est trop coûteuse pour le Québec.

Comme de nombreux organismes de ce type, les dirigeants utilisent l’argent des contribuables pour des power trip.