Ça passe ou ça casse entre les médecins et le ministre Barrette

Les négociations entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et Gaétan Barrette en sont rendues à un point tournant.

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En santé, le sujet de l’heure pour les médecins est le projet de loi 20 (PL20). Ce qui va se passer dans les prochaines semaines sera déterminant pour eux, mais aussi pour les patients, le système de santé et même le gouvernement. Voilà un bon moment pour faire le point.

D’abord, il est clair que ça bouge (enfin !) entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et le ministre Gaétan Barrette, dont l’intérêt récent pour une solution négociée a changé la dynamique et fait baisser la tension d’un cran, à la suite du changement de ton d’abord constaté en commission parlementaire. On a aussi remarqué l’ouverture du premier ministre, Philippe Couillard, prêt à ne plus appliquer le projet de loi 20 si des solutions concrètes sont trouvées.

Le silence radio depuis la commission avait déjà fait voir que les négociations étaient en cours (pas sur le PL20, selon la FMOQ, mais sur des solutions alternatives)  une bonne nouvelle, très attendue, comme je l’ai déjà écrit. Je vous suggère aussi l’intéressante série d’articles de Jessica Nadeau, parus du 6 au 8 mai dans Le Devoir, sur le sujet.

Les propositions de la FMOQ

Les propositions concrètes de la FMOQ, rapportées en ces termes, mettent la table pour une sortie de crise :

«Abolition graduelle des AMP [les activités médicales particulières, soit l’obligation qu’ont les médecins à travailler un certain nombre d’heures dans les hôpitaux] pour plus de pratique en cabinet.

Accès adapté : réaménagement de l’horaire des médecins pour laisser des plages horaires libres pour les rendez-vous urgents de dernière minute.

Collaboration interprofessionnelle : regrouper médecins de famille, infirmières, psychologues, travailleurs sociaux, ergothérapeutes, etc. au sein d’une même clinique.

Création d’une centaine de supercliniques pour les consultations semi-urgentes.

Informatisation des dossiers médicaux.

Engagement à prendre plus de patients sans exiger de ressources financières supplémentaires.»

La FMOQ propose ces solutions afin de régler la question de l’accès sans avoir à appliquer le PL20. En contrepartie, elle réclame le retrait du PL20, tout en concédant qu’elle n’a pas le contrôle là-dessus, ce qui ne manque pas d’inquiéter les médecins.

Certains d’entre eux reprochent tout de même à la FMOQ de négocier le PL20, ce qu’elle nie. D’autre part, la population pousse (sur les réseaux sociaux et les sites de médias) le ministre Barrette à ne pas céder aux médecins. On voit que le couloir de négociations reste étroit et demandera beaucoup de doigté de part et d’autre.

Le sommet de ROME

Mais en début de semaine, tous les chemins médiatiques s’étaient arrêtés à «ROME», autour du sommet sur l’accessibilité organisé par le Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME).

Parlons donc de ce sommet, de ce qui a été discuté et du groupe qui l’anime (www.rome.quebec), ces médecins-militants regroupés spontanément après le dépôt du PL20. Un exemple intéressant et trop rare de mobilisation médicale.

Le sommet de ROME avait aussi d’original qu’on y trouvait, en plus des médecins, un certain nombre de représentants d’autres professions, venus pour discuter des meilleures approches à adopter pour améliorer l’accès aux soins médicaux. Plusieurs en ont parlé dans les médias de manière très positive, dont la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

ROME s’oppose au PL20, notamment en raison des quotas et d’une approche jugée fondamentalement erronée, et propose plutôt ses propres solutions de rechange pour améliorer l’accès.

Voici les 12 propositions adoptées, comme elles ont été présentées au lendemain du sommet sur le site de Radio-Canada. On peut voir que plusieurs rejoignent celles proposées par la FMOQ :

«1. Implanter un modèle de soins interdisciplinaires pour créer un engagement collectif de tous les professionnels en santé envers les populations locales.

2. Augmenter et prioriser les budgets pour le financement de la première ligne.

3. Assurer la présence de services médicaux 7 jours sur 7, 12 heures par jour, pour un accès rapide aux soins par un arrimage de services.

4. Développer et accélérer la mise en place des ordonnances collectives et des actes délégués pour tous les professionnels en santé.

5. Réaliser le déploiement des Dossiers médicaux électroniques uniformisés afin d’avoir un dossier-patient partageable et efficace entre tous les professionnels.

6. Revoir le mode de rémunération des différents professionnels de la santé de façon à valoriser toutes les activités de prise en charge globale plutôt que les actes cliniques individuels.

7. Favoriser un ratio provincial de 55 % à 60 % d’omnipraticiens.

8. Implanter systématiquement des coordonnateurs pivots facilement identifiables, pour des clientèles ciblées (maladies chroniques, santé mentale, personnes âgées en perte d’autonomie, utilisateurs fréquents à l’urgence).

9. Mettre en place une politique nationale favorisant le maintien à domicile des aînés.

10. Abolir de façon progressive les AMP sur les deux prochaines années.

11. Favoriser la création d’un organisme indépendant non syndical, dont le mandat unique est l’amélioration de l’accessibilité aux soins de santé (modèle GPSC de la Colombie-Britannique)

12. Organiser les États généraux de la santé.»

Parmi toutes ces propositions (dont plusieurs font consensus), je retiens les propositions 2, 7, 10 et 11, qui traitent de l’importance de la première ligne.

    • La proposition 2 vise un meilleur financement de la première ligne. D’après ROME, elle serait mal financée, et des économies (moins d’hospitalisation) pourraient découler d’un financement adéquat et d’une organisation plus efficace de cette portion vitale de notre système de santé.
    • Pour ce qui est de la proposition 7, on sait déjà que notre système de soins laisse une large place (autant en première ligne qu’à l’hôpital) aux médecins de famille, qui sont bien formés et assurent des soins de qualité, à faible coût. Dans d’autres provinces, d’autres spécialités assurent les soins à l’hôpital. Je suis de plus en plus convaincu qu’il est raisonnable de miser davantage sur les médecins de famille, ce qui implique de rehausser leur proportion au sein de la profession médicale.
    • La proposition 10 est en lien avec la 7, puisqu’en proposant de retirer graduellement les activités médicales particulières (AMP), qui poussent les médecins vers l’hôpital durant les premières décennies de leur pratique, il faut s’assurer de rehausser leur nombre si on veut que les hôpitaux continuent de bien fonctionner.
    • Enfin, la proposition 11 est intéressante, dans la mesure où cet organisme dédié à l’amélioration de la première ligne en Colombie-Britannique semble avoir donné de bons résultats et permis de diminuer les coûts.

Même si ROME est un regroupement dynamique de médecins  souvent jeunes, militants et désireux de changer les choses , il demeure que c’est bien la FMOQ qui a le pouvoir de représenter l’ensemble des médecins omnipraticiens, d’amener les propositions à la table de négociation et de mobiliser suffisamment pour favoriser des changements à large échelle.

Le discours de ROME est louable, et sa volonté de «bouger» et de mobiliser est manifeste, mais il offre somme toute peu de représentativité au sein de la profession médicale et peu de capacité de faire bouger l’ensemble de ses collègues. Peut-être est-ce pour cette raison que les «propositions» de ROME ont été reçues de manière un peu mitigée par le ministre Gaétan Barrette, non parce qu’il est en désaccord, mais plutôt parce qu’une bonne partie des solutions seraient déjà, selon lui, en voie de réalisation.

La suite des choses

Selon plusieurs sources, le gouvernement pourrait finalement choisir d’adopter le PL20, mais sans le promulguer. Il n’entrerait donc pas en application tout de suite, laissant un délai à la FMOQ pour mettre en oeuvre ses solutions et améliorer véritablement les questions d’accès.

Mais beaucoup de médecins, n’ayant plus confiance en Gaétan Barrette, pourraient avoir de vives réactions si le PL20 est adopté  en particulier parmi les médecins mobilisés autour de ROME, qui militent actuellement avec vigueur contre le projet de loi. On peut donc se poser des questions sur les conséquences néfastes d’une adoption du PL20, même s’il est accompagné d’une promesse de ne pas l’appliquer.

Même si le ton s’est un peu radouci, le ministre ne manque pas une occasion de souffler sur les braises. C’est de bonne guerre en négociation, mais il devrait rester prudent, en raison de la crise de confiance entre les médecins et le ministre  c’est le moins qu’on puisse dire !  et des dommages collatéraux déjà présents.

On n’a qu’à mentionner le mouvement réel de certains médecins vers le privé, qui pourrait s’accentuer dans les prochaines semaines :

«Entre le 1er janvier et le 17 avril, 28 médecins — 23 omnipraticiens et 5 spécialistes — ont pris la décision de se désaffilier de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). C’est plus, en quelques mois à peine, que la moyenne annuelle des dix dernières années.

En effet, selon une recension effectuée par Le Devoir à partir des grilles de la RAMQ, on compte une moyenne de 24 médecins qui se désengagent chaque année depuis 2005.»

Le ministre ne s’en inquiète pas, affirmant qu’il ne s’agit que d’une «goutte d’eau». Reste que le mouvement s’accélère depuis quelques années et que PL20 pourrait agir comme une douche froide sur ceux qui hésitent encore, selon beaucoup de sources convergentes.

La meilleure sortie de crise

Il est clair que le ministre Barrette a réussi à mettre en colère les médecins. J’ai d’ailleurs souvent pensé que le PL20 était surtout destiné à établir une base de négociation et un rapport de force tangible, alors que l’objectif réel se situerait quelque part entre le projet et les positions traditionnelles de la FMOQ.

Dans ce contexte, si des contrepropositions substantielles sont déposées par la FMOQ, la meilleure sortie de crise serait de régler les problèmes d’accès sur la base de ces propositions, dans le cadre d’une entente et non d’une loi imposée. Comme cette approche rendrait caduc le PL20, il pourrait dès lors ne jamais être promulgué ou même éventuellement retiré.

Le plus grand défi de la FMOQ reste de mobiliser la profession médicale afin d’adopter sur le terrain de nouvelles manières de faire et de contribuer à régler le problème de l’accès. Un second défi sera de calmer le jeu si effectivement le PL20 passe, même sans promulgation, tout en tentant de faire reculer le gouvernement sur ce point crucial, ce qui ne serait pas facile.

Le ministre Gaétan Barrette, quant à lui, ne peut donner l’impression à la population qu’il recule, d’autant plus qu’une bonne proportion doute déjà (à hauteur de 68 %) de ses réformes, même si tout le monde veut que le problème se règle. Il lui faudra surtout faire éventuellement baisser la tension avec les médecins, afin d’éviter une crise dans le réseau.

Et la question du financement

Dans toute négociation, surtout dans le contexte de cette austérité instaurée par le gouvernement et le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, la question du financement est le nerf de la guerre. C’est probablement le cas ici aussi. Surtout que la logique actuelle est déjà engagée vers plus de compressions, à hauteur de 583 millions cette année  ce qui est énorme et qui, selon les syndicats, pourrait mettre à mal le réseau.

C’est donc une chose de vouloir former des équipes en première ligne et d’augmenter la prise en charge, mais comment financer le tout si le gouvernement refuse d’avancer les fonds ?

Bref, même si les négociations actuelles semblent de bon augure, la sortie de crise n’est pas assurée. Les prochaines semaines seront donc déterminantes et permettront surtout de voir si le ministre Gaétan Barrette peut agir en rassembleur lorsqu’il s’agira de conclure son pari risqué.

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10 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Je serais curieux de savoir combien de médecins ont un deuxième emploi (hobby rémunérateur) !! L’autre jour à une émission de radio, il y avait des médecins qui parlaient de leur passe-temps, tel que « vignoble » « écurie »!!! Avec tout l’argent qu’ils font, il leur faut des heures pour l’investir, est-ce pour cela qu’ils ne veulent pas travailler 40 heures??

Je trouve « dangereux » de renoncer à l’adoption du projet de loi 20. Ça fait au moins 15 ans qu’il y a des problèmes criants dans notre système de santé ( difficulté d’avoir un médecin de famille, long délais pour chirurgie, urgences bondées, clinique sans rendez-vous qui affichent « complet » tôt le matin, etc.) et le collège des médecins n’a pas lever le petit doigt sauf pour demander plus de salaire et de bonus pour ses membres. Je ne crois pas que la loi 20 va règler tous les problèmes mais c’est un début. Et ça donnera un message clair aux autres intervenants.
Notre système de santé doit être revu de a à z de façon à y réintroduire le pragmatisme et l’efficacité. Fini les chasse garder et le corporatisme à outrance, les tests mur à mur, etc. Il est grandement temps qu’on pense aux patients (qui vieillissent) et qu’on libéralise le travail des infirmières, des pharmaciens, etc. quitte à introduire le ticket modérateur pour contrôler les abus si on juge que c’est un élément important de la problématique.

Personne ne nie les problèmes du réseau de la santé. Votre lecture du PL20 est très positive. Je vous réfère à mes autres textes pour montrer qu’il existe aussi de grands risques. À cet égard, qui vivra verra, si jamais le projet et adopté et appliqué. Ceci dit, il faut quand même être un peu rigoureux. Le Collège des médecins du Québec n’a rien à voir avec les demandes des médecins, qui sont représentés par deux fédérations (FMOQ et FMSQ). Par ailleurs, il est plutôt facile de dire qu’il faut « tout revoir », encore faut-il donner une direction à tout cela et un certain sens. Mais vous évoquez certains éléments intéressants. Merci du commentaire.

Le proje de loi 20 n’est pas un début, mais un pas vers l’arrière. Il tente de régler de façon coercitive et inefficace un problème qui a été créé par les gouvernements précédants avec des histoires comme les retraites plus rapide, les AMP, etc., qui ont vidé les bureaux vers les hôpitaux. Oui il y a un problème grave et il faut s’y adresser, mais le PL20 ne fait qu’aggraver les choses.
Le ministre Barrette fait des belles promesses et se fait passé comme légitime car il était médecin, mais en réalité il n’a aucune idée du fonctionnement et des réalités de la première ligne. Son projet de loi est rempli d’illogies.
De plus, vous trouvez rassurant un projet de loi où le ministre se donne le pouvoir d’en changer n’importe quel élément à sa guise sans avoir à consulter personne? Ce n’est pas de la démocratie mais de la dictature.
Que voulez-vous dire par « libéraliser » le travail des infirmières et des pharmaciens? Leur donner plus d’autonomie? Certes, mais avec un certain respect de principes de base… Je trouverais inquiétant qu’un pharmacien puisse prescrire plus qu’ils le font actuellement… Les médecins n’ont pas le droit au Canada de vendre des médicaments, car ce serait un conflit d’intérêt grave… Sont choix de la médicatin prescrite ne doit pas être influencé par un tel conflit évident. Alors est-il éthique qu’un pharmacien puisse prescrire et vendre à la fois?
Ne mélangez pas le Collège des médecins du Qc et la FMOQ. Le collège ne demande pas de salaire ou de bonus pour ses membres: sont rôle est de protéger et faire respecter les principes déontologiques de la médecine, pas de faire de la politique. Si le Collège s’inquiète du PL20, c’est parce que c’est grave!

Le PL20 se doit d’ être adopté le plus tôt possible! Le gouvernement ce n’ est une garderie et sa responsabilité est de donner des services de médecine au bon peuple, car ce sont eux qui payent ou qui ont déjèa payés au cour des années.

Ce n’ est pas au ministre Barette de perdre la face dans ce dossier! D’ ailleurs s’ il n’ y aurait pas eu de projet de loi 20 , les médecins n’ auraient pas senti le besoin de former le regroupement ROME! Je ne pense pas que l’ objectif du ministre a changé mais bien plustôt arrimer aux suggestions des médecins. Donc souhaitons une entente entre la FMOQ et surtout ne pas s’ énerver avec l’ option syndicale et une supposée crise dans le réseau. On n’ a pas d’ argent neuf a mettre dans le réseau et RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CRÉE!

Le ministre a déjà perdu la face dans ce dossier… Ça fait déjà 2 ans que la FMOQ a déposé des recommandations pour améliorer l’accessibilité à la première ligne et demande à discuter avec le gouvernement, mais celui-ci était trop occupé avec les élections, puis la fameuse Charte, puis encore d’autes élections… C’est pas complètement nouveau les suggestions de la FMOQ.
Le risque avec le PL20 est que justement, ça n’a pas toujours été la RAMQ qui payait les médecins, et elle ne les paye pas tous même encore à ce jour.

Dr Vadeboncoeur, je lis avec beaucoup d’intérêt vos textes et je vous remercie pour ceux-ci, car ils sont d’un niveau qui appellent à élever le débat.
Pour ce qui est des avenues avancées par les différents groupes de pression du secteur de la Santé, je n’ai qu’une demande à leur formuler et en particulier à nos médecins généralistes et spécialistes. À tous les jours, quand vous entrez au travail, essayez de voir comment vous pourriez être plus productifs, bref coûter moins cher au système. Présentement, la Santé à elle seule accapare près de 50% (si on tient compte de ce qui doit être alloué au remboursement de notre imposante dette québécoise) de l’ensemble des très importantes ressources consenties par les citoyens aux différents services publics. Il y a 25 ans à peine, l’Éducation et la Santé se partageaient à peu près également les ressources rendues disponibles par l’État. On arrivera très bientôt à la situation où la Santé accaparera plus du double de ce secteur vital pour l’avenir du Québec qu’est l’Éducation. Et bien sûr, il ne restera que des grenailles pour toutes les autres missions de l’État: culture, développement régional, entretien et mises de nos infrastructures, etc.
Quand nos amis de la Santé réclament plus de ressources, ils vivent dans un autre monde. Je ne nie pas l’importance de leur rôle, mais mes différentes expériences de ce réseau, au fil des ans, m’ont convaincu qu’il y a des gains d’efficience à faire, pas partout, mais à plusieurs endroits et de plusieurs manières.
Je ne suis pas toujours d’accord avec les interventions du Dr. Barrette, mais ça prend beaucoup de courage pour s’attaquer à autant de chasses gardées et de corporatismes comme on en voie à tous les jours dans ce réseau. La dernière tragi-comédie du CHUM nous le rappelle assez tristement d’ailleurs.
Serge Cloutier

Les propositions de la FMOQ, particulièrement collaboration interprofessionnelle; c’est exactement ce que les CLSC lors de leur implantation faisaient.
Je me rappelle très bien la lutte acharnée que la FMOQ à fait contre les CLSC. Pourquoi ne pas utiliser les CLSC en les finançant correctement plutôt que de mettre de nouvelles structures.
Mais comme on a toujours favorisé les médecins, ces cliniques continueront
de la faire aux détriments des autres professionnels

je sais pas a quoi il s,attend le ministre Barette il devrait savoir que c’est impossible de faire tout ca comme il le veut moi je le retournait travaillé dans les cliniques et hôpitaux pour voir s’il réussirat lui meme a le faire pff je crois que la politique lui est montré a la tête . Retraite anticipé pour vous M,Barrette .

Oui c’est parfait la loi 20 ,nous sommes allé à l’urgence en fin de semaine et comme ma femme a du être en observation nous avons bien vu quelle était seul et que la salle d’attente était pleine, le médecin avait que ceux de la salle d’attendre à passé et il en passait un de temps en temps.Il devraient être payer pour chaque patient qu’il voie et non à la journée ca les forcerait à en passé un peu plus au lieux de jaser avec les infirmière de leur fin de semaine qui s’en viens ou de tous autre activité qui fond chez eux