Cancer du sein : les riches surtout

Les Canadiennes les plus nanties courent 15 % plus de risques d’avoir un cancer du sein que les plus pauvres, révèlent des données de Statistique Canada.

Cancer du sein : les riches surtout
Photo : Phototake/PC

L’explication la plus plausible : les femmes de milieux défavorisés ont en moyenne plus d’enfants que les autres.

En effet, l’interruption des règles durant les grossesses réduit la production d’œstrogènes, hormones qui stimulent la croissance de certaines tumeurs du sein.

En outre, les femmes aisées sont proportionnellement plus nombreuses à se soumettre à des mammographies de dépistage et elles vivent plus longtemps. Si elles ont un cancer du sein, celui-ci sera plus susceptible d’être diagnostiqué.

Selon la chercheuse Marilyn Borugian, qui a dirigé l’étude à la British Columbia Cancer Agency, le cancer du sein est l’une des rares maladies où un statut socioéconomique élevé s’avère défavorable. « Généralement, c’est exactement l’inverse. »