Cap sur le microbiome

Grâce à une bourse en journalisme scientifique des Instituts de recherche en santé du Canada, j’ai passé une bonne partie des derniers mois à faire le tour des recherches absolument fascinantes qui viennent de démarrer sur le microbiome humain, dans des laboratoires comme ceux de Jeffrey Gordon ou David Relman aux États-Unis, de Deborah Money, Amee Manges ou Emma Allen-Vercoe au Canada ou de Dusko Ehrlich à Paris… Lisez mon dossier dans le magazine L’actualité du 1er mars et ne manquez pas le jeu-questionnaire en ligne sur nos microbes!

Microbiome humain? Rassurez-vous, il y a quelques mois, je ne savais pas non plus de quoi il s’agissait! Ce néologisme désigne l’ensemble des gènes des microbes qui vivent en permanence dans et sur notre corps, de la naissance jusqu’à la mort. 

Nous en avons presque partout, sur la peau, dans le nez, les yeux, dans le vagin et sur le pénis, et surtout d’un bout à l’autre du tube digestif, même quand nous sommes propres et en bonne santé. Et ils sont au bas mot dix fois plus nombreux que nos propres cellules!

Or ces milliards de bactéries et de virus, qu’on connaît encore fort mal, semblent jouer un rôle déterminant dans notre état de santé : les chercheurs croient même que le microbiome pourrait expliquer, en partie, l’obésité, les allergies, des cancers et même l’autisme !

Si cela se confirme, c’est une vraie révolution médicale qui nous attend, car il va falloir apprendre à prendre soin de nos microbes autant que de nos propres cellules.

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je suis un néophyte au niveau de la science et tres peu instruit ,je suis de la génération des babyboomers .Ce qui m’inquiète ce sont la tonne d’antibiotique que les médecins prescrivent a gauche et a droite.Je crois que le role des micro-organisme (bactéries) spécialement a l’intérieur de notre corps sont menacées par toute notre médication que nous devons prendre (surtout en vieillisant) et c’est nuisible pour notre santé

J’ai lu, avec grand intérêt, l’article de Valérie Borde, dans le dernier numéro de l’Actualité, dont je suis abonné depuis plus de 30 ans, et je n’ai jamais été, d’un point de vue intellectuel, autant bouleversé: toute cette perspective du microbiome ne nous révèle-t-elle pas l’étendue de notre ignorance?
J’espère vivre assez vieux pour en apprendre davantage!!!

@ jean vinet

Et que penser de tout ces savons bactéricides qui ont sutilités dans certaines situations précises mais que l’industrie (merci au AH1N1) nous demande d’utiliser à toutes les sauces.

J’ai lu votre article dans l’Actualité et j’ai été complètement fascinée! Merci de nous faire découvrir ce domaine hyper intéressant et surtout, merci de nous l’expliquer aussi clairement! Bravo Madame Borde, comme d’habitude, vous faites un travail impeccable.

Bonjour Mme Borde,
Je viens de lire votre article dans l’artualité. Très intérressant! Félicitation!
Cepenpant une information me laisse perplexe. Il y aurait 10 fois plus de micro-organismes dans notre corps que de cellules? Les virus n’étant pas des micro-organismes on les exclus. Il reste donc les bactéries, c.à.d. des êtres uni-cellulaire donc semblabe à nos propres cellules. Faisons un calcul simple: soit n le nombre de cellules de mon corps,
soit 68kg mon poids et 1Kg celui de mon cerveau.
Dans votre article il est dit que ces 10*n = 1/68 de mon poids (j’attribut 1kg à mon cerveau). ce qui revient à dire que le poids moyen d’une bactérie n’est que de 1/680 celui d’une de mes cellules! Y a-t-il vraiment une si grosse différence de poids entre un bactérie et une cellule humaine, deux êtres de même nature?

Bonjour Madame Borde,

Bravo pour votre travail de vulgarisation.

Je voulais simplement savoir si vous êtes au courrant des projets de recherche sur le microbiome qui se font au Québec?