Catastrophes climatiques : le jargon du GIEC

Le risque de catastrophes climatiques augmente et dépend fortement de la capacité de l’humanité à s’y préparer.

Voilà, en une ligne, vulgarisé le Résumé à l’intention des décideurs de 29 pages, publié vendredi (en anglais seulement) du Rapport spécial sur la gestion des risques de catastrophes et de phénomènes extrêmes pour les besoins de l’adaptation au changement climatique de 800 pages que le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat publiera en février.

Comme dans chacun de leurs rapports, les experts du GIEC attribuent une note de confiance aux recherches qui tendent à démontrer tel ou tel phénomène climatique ou lien entre différents événements.

La chose ressemble à un bulletin scolaire avec des notes qui vont de 0 à 100% pour quantifier la probabilité que ce que les chercheurs ont découvert soit vrai. Voilà l’échelle pour comprendre:

Virtually certain: 99-100%

Extremely likely: 95-100%

Very likely: 90-100%

Likely: 66-100%

More likely than not : 50-100%

About as likely as not: 33 to 66%

Unlikely: 0-33%.

Very unlikely: 0-10%

Extremely unlikely : 0-5%

Exceptionally unlikely: 0-1%

Pour affiner encore, il y a aussi un degré de robustesse de la preuve (limited, medium et robust) et un qualificatif du degré d’accord entre les différentes études publiées (low, medium, high). Le degré de confiance dans les résultats peut en conséquence s’échelonner sur cinq niveaux (very low, low, medium, high, very high).

Dans ce Résumé aux décideurs, chaque type d’événements climatiques extrêmes est donc analysé au travers de cette grille.

Par exemple:

Il est très vraisemblable (very likely) qu’à l’échelle de la planète il y a eu depuis 1950 une baisse du nombre de nuits et de jours froids et une augmentation du nombre de nuits et jours chauds pour la plupart des terres émergées pour lesquelles on dispose de suffisamment de données et il est vraisembable (likely) que ce phénomène s’est aussi produit à l’échelle continentale en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.

Ouf!

Tout cela me semble excessivement prudent et au bout du compte, pas très clair.

Dans à peu près n’importe quel autre domaine, il est rarissime qu’on prenne des décisions basés sur de la science aussi finement décortiquée, soupesée, analysée.

En santé, par exemple, aucun médicament ou procédure médicale n’a, au moment de son implantation ni même par la suite été si complètement justifié (à l’exception peut-être de la lutte au tabagisme, sous la pression des fabricants de cigarettes)!

Ne parlons pas des décisions politiques, comme la loi C-10 sur les jeunes contrevenants, qui s’appuient uniquement sur des preuves que je classerais au mieux dans la catégorie «very unlikely».

Il est logique de rechercher la plus grande certitude pour des actions aussi coûteuses que ce que représente l’adaptation aux changements climatiques.

Mais à force de vouloir être prudent, on finit par générer un dangereux attentisme.

À quand un résumé à l’intention des décideurs qui parle vraiment le langage des décideurs ?

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le GIEC… ah oui! Cette organisation bureaucratique qui se prétend sérieuse et qui 1) est inflitrée de toute part par des militants écologistes 2) ne respecte aucunement ses propres standards de publication 3) a comme seul but de trouver une influence humaine sur les changements climatiques, ce qui est plus qu’incertain.

bref, circulez, il n’y a rien à voir. On prédisait un refroidissement global catastrophique en 1970; on l,attend toujours

Certains parleront de jargon; je parlerais plutôt de vulgarisation de la langue des statistiques.

Toute personne ayant suivi un cours de statistique de base se souvient probablement de la loi normale et des tests paramétriques aux seuils de signification de 1, 5 ou 10%. Hélas, on ne peut prendre pour acquis que nos décideurs ont suivi le cours en question.

Peut-être est-ce le prix à payer pour éviter de prêter le flanc aux attaques mal intentionnées et aux controverses factices qui détournent l’attention des principaux constats qui fondamentalement ne changent pas?

@lemontongris « On prédisait un refroidissement global catastrophique en 1970; on l,attend toujours »

Une simple revue de la littérature scientifique de l’époque montre qu’à cette époque la majorité des articles portaient sur le réchauffement et pas sur le refroidissement. Propagande quand tu nous tiens.

« Comme d’habitude vous véhiculez des faussetés parce que vous vous informez uniquement sur des sites qui repiquent de la propagande. »

parce que je suppose que skeptical science est plus crédible… je suppose qu’il a fait mention de l’expérience de CERN, qui estime que les rayons cosmiques et le soleil auraient nettement plus d’influence que le CO2 sur le climat (ce qui est en fait une réplique en plus grand d’une expérience danoise du début des années 90)

Il est bizarre de ne pas parler des vrais problèmes!
Empoisonnement de la planète par les industries:
-nucléaires;
-chimiques et pharmaceutiques;
-eugéniques;
-etc…
C’est vrai qu’il n’y a pas d’argent à faire dans la contrainte de ces industries… Même pour les journalistes, à écrire sur ce sujet!

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