Ce que facture votre médecin doit-il rester secret?

Les médecins dépensent-ils correctement les 6,7 milliards que leur verse l’État? Prescrivent-ils trop de tests et de médicaments? Pas assez? Des chercheurs tentent de savoir. Et se heurtent à des portes closes.

Photo: Matt Bird/Corbis
Photo: Matt Bird/Corbis

Près de 1 700 médecins québécois ont facturé plus d’un demi-million de dollars chacun à l’État en 2013. Mais vous ne pourrez savoir qui ils sont, quels actes ils ont le plus accomplis et dans quelle région.

Selon la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), qui paie les médecins, ces informations sont confidentielles, et les révéler violerait la loi encadrant cet organisme.

Le Manitoba divulgue pourtant de telles données depuis 20 ans, la Colombie-Britannique depuis 45 ans. Aux États-Unis, les sommes facturées par chacun des médecins aux régimes publics de santé Medicare et Medicaid sont aussi rendues publiques depuis l’an dernier. «Le droit à la vie privée des médecins ne surpasse plus, désormais, l’immense intérêt public à surveiller un programme qui absorbe un dollar sur huit du budget fédéral», avaient plaidé les avocats du groupe de presse Dow Jones devant les tribunaux. Ces derniers leur ont donné raison.

Grâce aux données obtenues, les reporters du Wall Street Journal ont débusqué de troublants cas de gaspillage de fonds publics et même de fraude, ce qui leur a valu un prix Pulitzer, la plus haute récompense journalistique aux États-Unis.

En septembre dernier, les patrons de Medicare (pour les retraités) et de Medicaid (pour les gens à faibles revenus) ont ouvert plus grandes encore les portes de leurs vastes archives médicales. Tout en protégeant les informations confidentielles des patients (comme leurs noms ou leurs numéros d’assurance sociale), ils donnent accès aux données à tous les chercheurs privés et aux entrepreneurs qui en font la demande. Ces derniers pourront donc, par exemple, créer des applications destinées aux patients ainsi que des logiciels pour aider les professionnels de la santé à prendre des décisions mieux éclairées. «On veut favoriser l’innovation dans les soins de santé et établir un nouveau standard en matière de transparence», dit Andy Slavitt, l’administrateur des régimes.

Cette mini «révolution des données» dans le monde médical américain soulève un vif débat en Ontario, où le Com­missariat à l’information et à la protection de la vie privée a indiqué récemment qu’il était peut-être temps de suivre l’exemple américain. «Il y a une tendance grandissante vers la transparence, en particulier quand il s’agit des dépenses publiques», a noté le commissaire, Brian Beamish.

Au Québec, malgré les promesses du gouvernement Couillard, cette transparence reste encore un vœu pieux.

Documents caviardés, notes manuscrites illisibles et, surtout, délais de traitement déraisonnables ou refus nets: les chercheurs interviewés pour ce reportage se plaignent de la «résistance» des administrations publiques devant leurs demandes d’accès à l’information.

Professeur de sciences infirmières à l’Université de Montréal, Damien Contandriopoulos a mené diverses études sur la rémunération des médecins. L’an dernier, le Commissaire à la santé et au bien-être du Québec lui a accordé 250 000 dollars pour scruter à la loupe, avec une équipe de chercheurs, les effets de la rémunération des médecins sur la performance du système de santé. Il comptait plonger dans les bases de données de la RAMQ, qui détaillent presque en temps réel les actes et les tests facturés par l’ensemble des médecins du Québec.

Un an plus tard, après des demandes répétées, il se heurte encore à un mur.

«Les fonctionnaires ne me disent jamais de quelles données ils disposent, ils se contentent de répondre par oui ou par non, ils ne collaborent pas.» La RAMQ refuse de fournir des données détaillées sur les patients ou les médecins, même si les noms sont remplacés par un code d’identification, ce qui assure l’anonymat. Le chercheur perd donc toute capacité de repérer des pratiques de facturation déviantes chez certains médecins.

«Pourquoi est-ce un secret d’État que de savoir comment est dépensé l’argent des contribuables pour la rémunération?» demande-t-il.

L’enjeu est important. Les soins de santé accaparent près de la moitié des dépenses du gouvernement québécois, qui verse 6,7 milliards aux médecins.

«L’argent est-il bien dépensé? Qu’est-ce que ça produit comme résultats? On ne le saura pas, dit Damien Contandriopoulos. Au Québec, on a toutes les données, mais personne ne fait l’effort de les intégrer pour tirer des conclusions, ce qui devrait pourtant être un des avantages du système public.»

Ce chercheur est loin d’être le seul à sonner l’alarme.

Dans son mémoire sur la transparence présenté en commission parlementaire en septembre dernier, le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, cite une kyrielle d’autres cas, dont celui de la chercheuse Joanne Castonguay.

Dans le cadre d’une analyse économique de la détection précoce du cancer, cette professeure associée au Pôle santé de HEC Montréal tente elle aussi d’obtenir des données de la RAMQ. Elle a entamé ses démarches en avril 2013 et a défendu ses demandes devant divers comités d’éthique. Deux ans et demi plus tard, elle n’a toujours pas accès aux données…

«On passe pour de gros méchants chercheurs qui ont soif de données personnelles — et je caricature à peine», dit Joanne Castonguay, qui dénonce une «culture générale» de non-transparence.

En attendant, les autres chercheurs associés à son étude d’envergure internationale se sont tournés vers l’Ontario, qui a rapidement donné accès à toutes les bases de données demandées!

Cette province a rassemblé toutes les informations administratives du domaine de la santé au sein d’un organisme, l’Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES). Plutôt que de multiplier les démarches auprès de diverses instances et comités d’éthique, comme au Québec, les chercheurs agréés par l’ICES peuvent extraire les informations dont ils ont besoin. Un modèle qui fait baver d’envie beaucoup de leurs collègues ailleurs au Canada.

L’Ontario permet aussi à l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), un organisme de recherche pancanadien financé par les provinces et par Ottawa, de collecter des données, y compris les noms et adresses des patients et des médecins, entre autres, pour chacun des actes médicaux accomplis dans les établissements de santé de l’Ontario.

Qu’on se rassure, ces données sont codées dès leur réception, et sans même une intervention humaine, précise Claude Lemay, responsable de la section québécoise de l’ICIS. Le code particulier attribué à chaque patient permet toutefois de jumeler des bases de données. «C’est une étape cruciale», dit cet ex-infirmier, qui me reçoit dans les bureaux de son organisme, dans une tour de Montréal.

En jumelant par exemple des données sur l’hospitalisation d’un patient atteint de diabète, ses visites aux urgences et à son médecin de famille, à celles des autres diabétiques du pays, on pourrait se rendre compte que les personnes suivies chaque mois s’en tirent mieux que celles suivies trois fois par année. S’il était possible d’accéder aux données très détaillées, «on pourrait bâtir des guides de pratique à partir de ce qu’on observe dans l’ensemble du Canada», dit Claude Lemay. Les possibilités sont infinies, ajoute-t-il. «Nos épidémiologistes et nos statisticiens peuvent faire parler les données!» Et aider à améliorer la performance du système.

Or, l’ICIS n’a pas l’autorisation de jumeler des données provenant du Québec. Les obstacles viennent souvent de la Commission d’accès à l’information, qui veut protéger l’«intégrité personnelle» des gens, constate Claude Lemay. C’est un objectif louable, dit-il, mais d’autres provinces ont su préserver la confidentialité des dossiers tout en permettant aux chercheurs de mener des travaux importants.

Dans le cas de la RAMQ, la résistance ne s’explique pas par la mauvaise foi du personnel, croit l’ancien ministre de la Santé Réjean Hébert. «Cet organisme n’a pas le mandat de faire de la recherche et n’a pas le personnel pour en faire», dit-il. Le gouvernement n’avait pas prévu ce volet quand il a créé la RAMQ, en 1971. Pendant son bref passage aux commandes de la Santé, en 2013 et 2014, Réjean Hébert a présenté un projet de loi (mort au Feuilleton) pour modifier le mandat de l’organisme. «Si on veut être capable de surveiller le système de santé, ça prend des données», résume Réjean Hébert, aujourd’hui professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Aux États-Unis, les gestionnaires de Medicare et de Medicaid ont mis sur pied, ces dernières années, de véritables équipes d’enquête pour débusquer des cas de fraudes, chiffrés annuellement en milliards de dollars. L’analyse plus fine des bases de données de la RAMQ pourrait sans doute révéler des cas d’abus, mais selon Mike Benigeri, consultant spécialisé en santé, le vrai gain se trouve ailleurs.

«Le véritable enjeu, c’est de fournir de l’information aux médecins et aux hôpitaux pour qu’ils sachent comment ils se comparent les uns aux autres, et comment ils pourraient s’améliorer, dit-il. Si on accroît l’efficacité du système de seulement 5 %, on épargnera des dizaines de millions de dollars.»

Ce consultant juge «incroya­ble» que les médecins québécois ne reçoivent pas de «bulletin comparatif». Prescrivent-ils plus d’antidépresseurs que la moyenne des médecins? Prescrivent-ils moins de tests de routine que leurs confrères? «Il ne s’agit pas de leur taper sur la tête, mais de leur dire, par exemple, que leur pratique s’écarte du profil moyen de leurs collègues qui travaillent dans le même groupe de médecine familiale ou dans la même région», dit Mike Benigeri.

Certains médecins peuvent avoir des patients particuliers. Mais pour l’heure, ils ne peuvent savoir si leur pratique est bonne, meilleure, différente ou hors norme, poursuit le consultant. «Et s’ils ne le savent pas, ils peuvent difficilement s’améliorer.» En Angleterre et dans la plupart des pays dotés d’un système de santé public, ajoute-t-il, les médecins reçoivent de l’information sur la façon dont ils se comparent aux autres.

En croisant les diagnostics, les tests, les médicaments prescrits et les coûts, l’État pourrait évaluer la pertinence des actes médicaux. «On sait par exemple que certaines urgences d’hôpitaux demandent plus de consultations auprès de spécialistes et commandent plus de radios que d’autres. Est-ce justifié? demande Mike Benigeri. Si je suis chef des urgences et que j’ai accès à ces chiffres et à des données comparables ailleurs, je peux en discuter avec mes médecins.»

Les médecins se montrent habituellement jaloux de leur autonomie professionnelle et pourraient se montrer réticents à ce que leur pratique soit scrutée à la loupe. Mais en bout de piste, ils restent rémunérés par des fonds publics, dit Claude Lemay, du bureau du Québec de l’ICIS. «Le gouvernement pourrait dire: c’est moi qui paie, je veux savoir comment est utilisé l’argent que je donne aux médecins.»

En attendant, Claude Lemay travaille sur un dossier emballant. Depuis quelques mois, son organisme reçoit des renseignements détaillés sur les médicaments remboursés par les régimes publics au Canada. À terme, l’ICIS devrait être en mesure de brosser un portrait inédit de la consommation de médicaments au pays, qui a absorbé 12 milliards de dollars en fonds publics en 2014. Combien de fois le Ritalin a-t-il été prescrit? Aux patients de quel âge? Dans quelle région est-il prescrit une deuxième fois le plus souvent? Pour combien de temps? «C’est le genre d’information qu’on sera désormais en mesure de fournir», dit Claude Lemay, qui espère pouvoir améliorer les pratiques des professionnels de la santé.

Toutes les provinces partici­pent. Toutes… sauf le Québec.


Même le Collège des médecins n’a pas accès aux données

Les médecins n’ont jamais autant prescrit de Ritalin. Pourquoi? Quelle est l’ampleur du phénomène? Même le Collège des médecins ne peut le savoir.

Blake Little/Getty Images
Blake Little/Getty Images

L’an dernier, les médecins du Québec ont rédigé plus de 600 000 nouvelles ordonnances de Ritalin et autres médicaments du même type. Il s’agit d’une augmentation de 78 % en cinq ans du nombre d’ordonnances de ces «neurostimulants» utilisés pour traiter le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (le fameux TDAH). Publiées l’hiver dernier par Le Journal de Montréal, puis par La Presse, ces données ont fait grand bruit partout au Québec. Elles ont aussi attiré l’attention du Collège des médecins, qui a demandé au ministre de la Santé l’accès aux données de la Régie de l’assurance maladie (RAMQ), «afin de faire une analyse fine de la situation», dit la porte-parole du Collège, Leslie Labranche.

«Quand on fait une inspection professionnelle sur la pratique d’un médecin, on a accès aux données particulières de ce professionnel. Mais dans ce cas, on voulait avoir un portrait plus global, dit-elle. Qui prescrit le Ritalin et pour quel trouble médical? À combien d’enfants, d’adultes? Quelles sont les doses prescrites?»

À la surprise du Collège, la RAMQ a décliné cette demande, invoquant des motifs de protection des renseignements personnels.

Au printemps, le gouvernement a mis en place un comité, piloté par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, pour déterminer si les médicaments sont utilisés «de façon optimale» au Québec. Les neurostimulants (dont le Ritalin) seront inclus dans cette recherche, dont les conclusions devraient être rendues publiques au cours des prochains mois.

«On va finir par avoir accès à certains chiffres généraux», dit Leslie Labranche. Mais il est vrai, ajoute-t-elle, que le Collège des médecins a plus de difficulté qu’auparavant à obtenir des données auprès de la RAMQ et que les délais se sont allongés.

En attendant, le Collège a rappelé à ses membres «les lignes directrices» pour les aider à poser les meilleurs diagnostics. En l’absence de données, elle ne peut guère faire plus.

La RAMQ refuse aussi de fournir au Collège le nom des médecins qui ont ce qu’on appelle dans le jargon un «profil déviant» — qui prescrivent nettement plus de Ritalin que leurs collègues avec des patients semblables, par exemple. «Ça pourrait grandement nous aider dans notre mission de protéger le public et de s’assurer de la qualité d’exercice des médecins», dit Leslie Labranche.

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«Le droit à la vie privée des médecins ne surpasse plus, désormais, l’immense intérêt public à surveiller un programme qui absorbe un dollar sur huit du budget fédéral»

Un dollar sur trois au Québec…

Tout ce qui est santé et service sociaux c’est autours de 40% du budget du gouvernent, si je ne me trompe pas. Ce n’est certainement pas la partie «sociaux» qui occupe la plus grande place…

C’est tout simplement scandaleux et indigne de nos politiciens de ne pas rendre l’accès à l’information de notre système de santé et que veut on nous cacher.?

Il y avait combien de médecins dans le gouvernement de Charest et il y en a combien aujourd’hui comme ministre? Ça explique peut-être le pourquoi cette opacité qui est maintenu? De plus il faut tenir compte de la puissance du lobbying du collège des médecins. Et si on regarde du côté des médicaments; Il faut se rappeler que Charest avait pris une entente secrète avec les pharmacologies et celle-ci avait fait en sorte que l’on paie au Québec nos médicaments 25% plus cher qu’en Ontario…

Quand nos organismes publics détiennent plus de pouvoir que le palier législatif qui les créé…un des problèmes chroniques au Québec. Ces organismes (RAMQ, SAAQ,CSST, etc) devraient répondre aux demandes du politique ( représentants du peuple) sans dire un mot. L’ère du » je suis nommé Administrateur de l’état, donc intouchable et je fais c que je veux » devrait être terminé depuis longtemps. Ces organismes doivent travailler POUR le peuple et non engendrer des petits royaume despotiques.
Quant aux données ouvertes…bien du chemin reste à faire et de la volonté à démontrer.
Pour terminer, pourquoi le MCE, écrivain de la Loi sur la protection des renseignements personnels n’écrit pas une directive pour obliger justement les organismes publics à publier des données. De plus, des efforts doivent être mis pour s’assurer que l’interprétation de la Loi est juste et non détourner à des fins organisationnels….comme c’est le cas dans l’article.

Et SI, à chaque année, chaque bénéficiaire recevait un état des dépenses occasionnées par ses visites dans les services de santé. Une fois par année, le bénéficiaire saurait le coût des services facturés et reçus …
Et s’il était ainsi possible de toucher à la transparence ? Et peut-être à une sensibilisation de la valeur des services requis ?

Imaginez-vous le coût associé à votre suggestion? Au ministère de la santé et services sociaux ; ils ont de la misère à nous donner des services! Ça va prendre sûrement 300-400 fonfons pour réaliser une telle structure avec sécurité d’ emploie, régime de retraite à prestation déterminée, vacance , congés maladie (vacance), congés parentaux ect… Non vous savez j’ aime mieux engagé une enquête privée et mandatée par le gouvernement!

Le ministère de la santé ne donne AUCUN services directs à la population. D’ailleurs, si vous lisez bien l’article, c’est justement la RAMQ qui détient les informations sur les services rendus dans les établissements de santé. Je serais curieux de savoir si en faisant une demande officielle à la RAMQ, s’ils ne nous l’envoient pas?
Et le ministère de la santé compte un peu plus de 600 fonctionnaires pour toute la gouvernance du Réseau. Certains gros hôpitaux ont jusqu’à 10 fois plus de monde. C’est facile de frapper sur ces gens qui sont si utiles…sinon, cela ferait longtemps que les mesures d’austérité de Coiteux auraient fermés ce ministère,ne pensez-vous pas?

Très bon article. Les médecins se protègent entre eux. On parle de beaucoup d’argent ici. La médecine est de mèche avec l’industrie pharmaceutique. C’est le cash qui parle, l’argent des contribuables qui n’ont pas leur mot à dire.

Pas exactement, la médecine n,est pas de mèche avec l’industrie pharmaceutique, elle est en pleine dérivel et est menée par le bout du nez par l’industrie pharmaceutique par l’intermédiaires des MDs meneurs d.opinions, etc etc etc

Excellent article qui devrait ouvrir les yeux de ceux qui font de l’aveuglement volontaire. Quiconque possède la carte de la RAMQ peut demander à la RAMQ, le rapport de ses consultations facturées, et cette pratique n’est pas utilisée. Questionnez les gens autour de vous et vous serez convaincu. Il ne faut pas ignorer non plus, que la très grande majorité des médecins investi leur régime de retraite dans les fonds de compagnies pharmaceutiques.
Deux et deux font quatre.

Plus on cherche à cacher des choses, plus on devient suspect.
Pas étonnant que le gouvernement ne prenne aucune mesure, ce sont des médecins qui ont le pouvoir.
L’Ordre des infirmières protège le public mais l’Ordre des médecins protège ses propres membres.

Absolument! Comme ex Infirmière je peux vous dire qu,à chaque année l’ordre fait des inspections professionnelles. Les médecins eux se protègent entre eux. Suite à des plaintes que nous Infirmières avions porté concernant un médecin qui prescrivait sans même voir ses patients, j’ai entendu le médecin chef du service dire à l’autre: » Vous savez mon cher confrère, vous devriez essayer de voir d’avantage vos patients » Et ce fut tout. Inutile de vous dire que rien n’a changé!

Non seulement ces données, rendues anonymes, devraient être disponibles pour fins de recherche, mais les patients devraient également recevoir un relevé détaillé de toutes leurs consultations médicales (à chaque visite ou annuellement), comprenant les details des activités facturées et les coûts de chacune (comme un relevé de carte de crédit). Il est inconcevable que les québécois disposent de « cartes de crédit santé » sans limite de crédit, sur lesquelles des milliards de dollars sont facturés annuellement sans que les utilisateurs ne sachent ce qui a été facturé en leu nom. Il est certain que cette utilisation secrète de la carte d’assurance maladie par les médecins et les hôpitaux conduit aux abus et à la fraude, détournant ainsi des fonds qui pourraient grandement aider ailleurs dans le système de santé.

Il me semble que ça serait simple d’instaurer le salaria pour les médecins. J’en connais même qui seraient bien content de ne pas avoir à gérer leurs fonds de pension en ces temps économiques troubles. Ça réglerais bine des problèmes…

Et qu’est qu’il fait le collège des médecins? C’est comme l’ordre des ingénieurs ça! Il ne fait rien et attend d’être blâmé par une commission d’enquête publique. Il n’est pas là pour protéger le publique le le CdM il est là pour protéger ses membres, les systèmes des ordres professionnels au Québec ne fonctionne pas et il serait temps que le GdQ s’en mêle.

Bravo de chercher de ce côté! Je travaille en santé et je peux vous dire que le gaspillage de fonds public par la communauté médicale est une réalité quotidienne et â une échelle démesurée. Les médecins sont autant de travailleurs autonomes qui pompent leurs revenus â même les fonds publics et comblent du ridicule qui sont payés à l’acte! Un peu comme des enfants qui ont les mains dans un bol de bonbons sans fond et sans surveillance! Pendant ce temps on coupe dans le personnel de soutien et toutes les ressources servant à supporter ces micro entreprises….

comme votre exemple est vrai et bien dit. Je suis entièrement d’accord avec vous. Le plat de bonbons ils l’ont aussi a même notre carte soleil. Ils la possède dans l’ordinateur et on nous la demande plus. Ce n’est pas normal. Je considère que c’est cette carte qui paye la visite et nous n’avons même pas besoin de la présenter. Les médecins malhonnêtes peuvent en faire ce qu’ils veulent et réclamer plusieurs visites et inventer plusieurs actes à la fois. BIEN DRÔLE DE SYSTÈME!!!

Il y a la loi qui protège ou interdit, c’est selon, l’accès à l’information et aux renseignements personnels, et la sous-culture de fraude qui sévit au Québec.
À chaque geste qu’il pose, le médecin entend le son de sa tirelire. Qu’aucun médecin ne soit tenté de faire tinter sa tirelire plus qu’utile, nécessaire et indispensable, compte tenu de la sous-culture de fraude au Québec, voilà une situation non crédible.
Pouvoir comparer entre eux les médecins dans leur pratiques, ce serait repérer les médiocres et les sanctionner. Mais cela irait à l’encontre d’une autre sous-culture québécoise, c’est-à-dire la valorisation de la médiocrité.
Lorsqu’un premier ministre et son ministre de la santé tolèrent cela ou cultivent le déni, ils deviennent défenseurs de la fraude, du gaspillage et de la médiocrité ainsi que de la sous-culture médicale québécoise.
Une loi et des sous-cultures ça se change! Mais ça prends du courage politique, juridique et judiciaire.

Un sujet si important et c’est fini. Cela a fait les manchettes et on passe à autre chose. C’est ce que j’aime du Québec, comme les Français on parle beaucoup et on n’agit jamais. Pas de procès pour les Hells, l’assassin de Longueuil court toujours et on regarde Tout le monde en parle…
Les Anglo-Saxons se moquent des Québécois, peut-être ont-ils raison de mépriser un peuple si mou… Un sucker aime payer son essence plus cher, payer aussi plus cher pour ses routes, tout ça pour faire vivre les voyous de la pègre, infiltrée à l’os dans les structures gouvernementales. Bonne journée aux dix personnes qui lisent l’Actualité.

J’ai consulté un médecin à Laval dans une clinique sans rendez-vous, car je n’ai pas de médecin de famille, pour une sinusite bactérienne car j’ai la maladie de Lyme, une infection chronique qui cause des sinusites. Il a refusé de me donner un antibiotique malgré que j’avais des symptômes depuis plusieurs jours. Il est sorti du bureau pendant que je lui parlais tellement il était pressé. Je n’ai même pas été dix minutes avec lui. Ça m’a vraiment choquée car ce sont nous les contribuables qui payons leur salaire. J’ai attendu une semaine pour voir si l’infection allait se résorber mais ça empirait, J’ai dû retourner à la clinique sans rendez-vous. Le gouvernement sera facturé deux fois pour le même problème.

Si j’avais un médecin de famille cette situation ne se serait peut-être pas produite. Alors oui ce serait bien que les données soient disponibles pour éviter les abus autant de la part des patients que des médecins. Je serais même d’accord avec un ticket modérateur. Je n’ose même pas imaginé les montants astronomiques dépensés en santé. Juste de penser au coût d’une clinique à 2 – 3 médecins avec des patients aux 10 minutes à je ne sais pas quels montants ils facturent ça me dépasse. Tout les gens disent spontanément que la santé est gratuite, ils devraient penser autrement car nous payons très cher et je crois qu’il y a beaucoup d’abus.

Chaque fois que je vais chez mon médecin je suis toujours stupéfaite de constater que l’on ne me demande pas ma carte.
On prend mon numéro la première fois et après plus besoin. Qui me dit que l’on ne facture pas des visites que je n’ai pas consommées.
Qui me dit que l’on ne facture pas deux fois si je dos retarder un rdv que j’ai annulé ou que j’ai du pour quelque raison que ce soit déplacé.
Comme si à la boutique ou je fais mes achats on conservait mon numéro de carte de crédit et qu’a prochain achat je n’aie pas à la présenter.
J’aimerais en tant que consommateur pouvoir consulter ma facture.
Si le gouvernement nous donnait la possibilité de consulter ces informations ce serait bien.
Ce n’est pas parce que tu es médecin que tu es exempt de fraude ou de tricherie.

Je suis tellement d’accord avec vous! Un jour où, après 4 heures je ne pouvais vraiment plus (je suis narcoleptique) j’ai dû me battre pour récupérer auprès de la secrétaire le feuillet sur lequel ma carte était imprimée: un chèque en blanc que la gynéco que j’attendais aurait pu remplir. Qui aurait su qu’elle ne m’avait pas vue du tout?
On dit que les médecins sont trop payés? J’ai connu une généraliste qui ne nous donnait qu’1/2 heure, et pourtant on avait l’impression qu’elle avait fait le tour de la ou des question(s), s’était donnée elle-même à 100%, et si le problème dépassait ses compétence, elle prenait le téléphone pour consulter rapidement un spécialiste.
Elle a dû abandonner sa pratique pour se lancer dans un autre métier: son comptable lui disait qu’à ce rythme là, elle n’aurait pas de quoi vivre lorsqu’elle prendrait sa retraite. Je suppose qu’elle ne facturait que ce qui lui était légalement permis par la RAMQ. Une grosse perte pour ses patients – patientes pour la plupart- que nous n’avons jamais pu remplacer.

Il n’y a que deux métiers où on doit payer avant, sans trop savoir la qualité du service qu’on va recevoir.
Dans le premier au moins, on connait le prix, et on peut demander des variantes.
Le deuxième c’est celui de médecin (public). Car les médecins qui travaillent dans le privé vous indiquent très précisément à l’avance les coûts, (ou au moins une fourchette), vous recevez un reçu indiquant le ou les acte(s), le prix de chacun, et vous payez après.
Après des dizaines d’années à avoir été traitée par beaucoup de médecins, j’ai reçu une seule fois (il y a plus de 20 ans) une lettre de la RAMQ me demandant si j’avais bien effectué une visite chez le Dr Untel, tel jour. Même pas si j’avais bien reçu tel service.
J’ai toujours pensé que la clic clac ne devrait venir qu’après la visite, le feuillet devrait indiquer les services rendus et le prix chargé à la RAMQ, et porter notre signature.
Quant à la divulgation aux chercheurs, ça ne serait pas difficile de leur fournir les informations sur les actes, diagnostiques et prescriptions, tout en cachant le nom des patients. Les coût des fonctionnaires serait peut-être grandement compensé par la retenue que certains médecins seraient obligés de s’imposer: qui sait vraiment si les actes chargés à la RAMQ ont vraiment été posés? Confidentialité ou complaisance?

Il y a maintenant 8 ans environ, j’ai fait un AVC par thrombocyte; l’endocrinologiste de la Cité de la Santé m’a envoyé oasser un scan pour la thyroïde. La résidente en endocrino lui a fait remarquyer la présence de ganglions enflés dans mon coup; il l’a fait taire par la suite , avec ls résultats négatifs pour la thyroïde, il voulait que je retourne au scan pour mes ganglions mais ce n’était pas urgent…. J’attends toujours le rendez-vous…. Simple,en demandant deux examens différentes il pouvait facturer la RAMQ 4 fois. En février, je suis hospitalisé à la Cité pour une opération d’un jour qui s’est terminé pasr une hospitalisation de 10 jours, le chirurgien a demandé un Doppler de mes jambes car il croyait ç une thrombophlébite même si je suis sur l’anti-coagulent depuis mon AVC le lundi; l’opération ayant été reporté finalement au vendredi, il m’a demandé quel était le résultat du Doppler avant l’opération….un autre pourri payé à ne rien faire

Qui s’occupe des patients 24 heures sur 24? Les Infirmières, préposés aux bénéficiaires et tous ceux qui sont directement auprès d’eux! Et pourtant ce sont les plus mal payés du systèmes. Les pauvres médecins eux ne gagnent que quelques centaines de milliers de dollars par année et en plus, pas moyen de vérifier ce qu’ils factures….Ça nous en dit long sur notre système! C’est pas demain que le patient sera vraiment le centre des soins!

Tous les salaires de chaque intervenant offrant ses services au sein du Réseau de la santé du Québec sont facilement accessibles pour le commun des mortels. Pourquoi les médecins tiennent-ils tant à garder le leur secret? Et si chaque docteur se voyait obligé par la loi de remettre une facture à son patient pour chaque intervention? Copie de cette facture ferait évidemment partie intégrante du dossier de chacun et devrait obligatoirement être transmise à la RAMQ afin que le médecin puisse réclamer son dû. Tout ce que nous consommons est facturé. Pourquoi pas les services reçus par un professionnel de la Santé? Il serait ainsi très simple pour le gouvernement de vérifier s’il y a abus. Les patients pourraient êtres questionnés au hasard sur les services reçus et factures à l’appui, la RAMQ pourrait avoir un meilleur contrôle sur ces dépenses. Les surplus de facturation ou les abus deviendraient ainsi pratiquement inexistants.

Tous les contribuables sont déjà au courant de ces pratiques frauduleuses mais personne n’ose dénoncer de telles pratiques de peur de perdre son médecin de famille. C’est ca la réalité. Ces faits ont été créés avec LA RÉFORME DE LA SANTÉ. Un véritable bar ouvert pour les médecins de famille qui a, entre-autres pour conséquence, que le patient doit attendre 3 a 4 mois pour voir le médecin. A cause de cela, peut-être même que des patients meurent prématurément.