Ceci est mon corps, numérisé pour vous

D’ici cinq ans, chaque patient pourrait disposer d’un jumeau virtuel — copie numérisée de son état de santé —, sur lequel un médecin pourra tester l’efficacité d’un médicament, ses effets secondaires et son dosage optimal avant de le prescrire au malade en chair et en os.

Photo © Mads Abildgaard / Istock
Photo © Mads Abildgaard / Istock

Depuis mars dernier, la Commission européenne (en partenariat avec 13 instituts de recherche d’Europe) finance à hauteur de 2,5 millions d’euros la recherche visant à créer ces avatars, capables d’enregistrer et d’analyser les données relatives à la santé de chaque personne.

Selon le biologiste allemand Hans Lehrach, un des coordonnateurs de ce projet, les connaissances médicales ont progressé à tel point qu’il est aujourd’hui possible de modéliser avec précision le modus operandi de certaines maladies à l’intérieur du corps. Véritable « Google Map » du corps humain, l’avatar permettra aux médecins de se déplacer dans l’organisme virtuel et d’agrandir, au besoin, l’image d’un muscle ou d’un organe, par exemple.

Bonne nouvelle pour les rongeurs : les avatars pourraient aussi servir de cobayes à grande échelle pour les tests de laboratoire.