Césariennes en question

Au Canada, le taux de naissances par césarienne est passé de 17,6 % en 1995 à 25,6 % en 2005.

Césariennes en question
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Ces chiffres préoccupent le Dr Michael Kramer, épidémiologiste à l’Hôpital général de Montréal et directeur scientifique des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Il semble que de plus en plus de femmes demandent à leur gynécologue de leur faire une césarienne, pour s’épargner les soucis de l’accouchement.

« Mais ça n’explique qu’une petite partie de l’augmentation des naissances par césarienne », croit le Dr Kramer. Les médecins seraient un peu trop prompts à utiliser le bistouri quand le travail de la mère s’étire. « Ils ont tendance à sous-estimer les risques liés aux césariennes, comme les infections ou encore les hémorragies qui peuvent survenir au cours d’accouchements subséquents. »

Aucune étude n’a démontré que la hausse du nombre de césariennes dans les pays occidentaux avait permis de réduire la mortalité infantile.