Champignons : de rares cueillettes fatales

Chaque année, le Centre anti-poison du Québec reçoit de 400 à 500 appels suite à des intoxications par des champignons.

Les deux tiers des appels viennent de parents ou de gardiens qui s’inquiètent pour des enfants d’âge préscolaire qui ont porté des champignons à leur bouche. Fait rassurant, cependant : depuis la création du centre antipoison en 1986, aucune intoxication sévère n’a été constatée chez des enfants.

Les autres appels viennent de gens qui sont tombés malades après avoir mangé des champignons sauvages mal identifiés.

Dans son Bulletin d’information toxicologique (pdf) du mois de juillet, l’Institut national de santé publique du Québec fait le point sur les risques et rappelle qu’on ne peut pas se fier à de simples photos prises dans des livres ou sur internet pour identifier correctement des champignons.

La sévérité de l’intoxication dépend essentiellement du temps qu’ont mis les symptômes pour apparaître après l’ingestion des champignons toxiques ( si une seule espèce a été consommée).

Moins de quatre heures : généralement pas grave. Plus de six heures : danger.

Dans le monde, 90 à 95 % des décès sont dus au syndrome phalloïdien, qui survient suite à l’ingestion de champignons contenant des amatoxines. Ces toxines très puissantes détruisent le foie en quelques jours. Un seul champignon peut tuer.

Cela arrive toutefois rarement. Le Bulletin rapporte seulement deux cas au Québec d’intoxications mortelles par des amatoxines, survenus en 2005 et 2009.

L’amanite phalloïde, responsable de la majorité des décès dans le monde, ne pousse pas au Québec, où l’on trouve cependant plusieurs autres espèces de champignons contenant des amatoxines.

Petit jeu test : êtes-vous capable de nommer – et idéalement de reconnaître – ces espèces à éviter ?

Un gros bravo au premier qui en publiera la liste en commentaire de ce billet !

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Une règle simple : ne cueillir et surtout manger que ce qu’on peut identifier de façon certaine (chanterelles, bolets, morilles, etc.). Il faut aussi apprendre à identifier les espèces les plus dangeureuses (amanite, gyromitre).

Jeune j’avais découvert d’énormes champignons que j’ai apporté à ma mère. Elle à regardé les champignons et pour être bien sûr elle à jetée un dix cents dans la marmite où cuisaient les champignons.

Je ne sais pas si c’est sur la face de la majesté détesté des Québécois ou sur le bateau que la pièce de monnaie est tombée, mais les champignons ont été déclarés bon. Malgré mes dix ans je trouvais ma mère complètement folle de nourrir sa famille avec cette soupe. Moi je n’ai pas mangé de cette soupe.

Le lendemain je me suis intéressé à ces champignons vu que tous étaient vivants. Je ne sais plus comment mais j’ai fini par découvrir que c’était des champignons de Paris, ceux que l’on achète à l’épicerie, des champignons blancs, qui avaient poussé dans des conditions idéales.

Par la suite j’en cueillait régulièrement dans les parcs des vache. Ils sont à leur meilleur quand ils sont ouverts. Les petites boules de champignons blancs de l’épicerie sa ne vaut pas de la « chnoute », sa ne goûte rien. Les champignons qui sont ouverts et quelque peu exposé à la lumière ont du goût.

L’automne dernier je suis arrivé pas hasard sur un site d’amateur de champignon. Il y avait une photo de deux champignons, un très toxique et l’autre consommable. Les deux photos se ressemblaient tellement que même les experts ne mange ni l’un ni l’autre et recommande à tous de ne pas en manger.

Alors pour un champignon qui m’est inconnu, mangez-en, et si vous êtes encore en vie après une semaine, je me risquerai.

Mais c’est bon les champignons, surtout avec un steak.

Il ne faut pas trop s’en faire avec les champignons. Il faut simplement se rappeler qu’en principe ils sont tous comestibles, mais que certains ne le sont qu’une fois.

Il est préférable d’éviter ces derniers.

Le deuxième intervenant rapporte des inepties. Je suis mycologue amateur et ne suivez absolument pas les pistes suggérées par cet individu. Cet homme est dangereux. Un des pire champignon présent au Québec, une amanite, pousse aussi dans les champs (et ailleurs), il peut être aussi gros, il goûte bon. Plusieurs champignons correspondent à la description sommaire de cet individu dont le champignon de Paris et, petit, le champignon de Paris est absolument comparable à cette amanite mortelle. C’est simple, ne mangez pas de champignons dont vous n’en êtes pas absolument certain et ceci après avoir eu une formation de mycologues, pas des histoires de ma grand mère avec un dix cents ou pas!.

Ceux-ci, tout au moins ne pardonnent jamais. Au Québec, ils font partie des plus dangereux. Les premiers, tout blans, sont relativement communs, mais faciles à identifier. Les seconds, d’un beau jaune vif, sont plus râres et poussent non loin des chênes.

Malgré tout, il ne faut jamais prendre de chances et toujours se faire confirmer une identification incertaine par un mycologue averti, avant de consommer ces chef-d’oeuvre de la nature. Ils peuvent nous envoyer directement à la mort, après des souffrances atroces.

Amanite vireuse

Clitocybe lumineux

http://www.flickr.com/photos/[email protected]/2106351493/

Fernand Therrien, biologiste et mycologue amateur
Sainte-Famille, Île-d’Orléans.

Je crois que cela de soi, mais une experte m’a dit que si on a touché un champignon qui est poison et qu’ensuite on touche des champignons comestibles, il y a risque de contamination des bons champignons et alors il faut tout jeter. Ne pas prendre de risque.