Changements climatiques : on est foutus ?

La planète brûle et, pourtant, la question des changements climatiques semble presque absente de la campagne électorale en cours. Loin de se laisser abattre, Valérie Borde nous donne quelques raisons d’espérer…

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Les changements climatiques et l’état de la planète sont le plus grand défi de l’humanité, et les candidats aux élections en parlent à peine ! Sont-ils complètement irresponsables ?

Le PLQ et la CAQ, les deux partis politiques en tête des intentions de vote, ne sont entièrement d’accord qu’avec quelques-unes des 23 priorités énoncées par les principaux groupes environnementaux du Québec. Les réponses détaillées au questionnaire qui leur a été soumis et le peu d’importance accordée à ces enjeux ne nourrissent aucun espoir qu’un coup de barre rapide soit donné par le prochain gouvernement dans la lutte contre les changements climatiques, la préservation de la biodiversité, des sols et de l’eau.

La CAQ s’est contentée d’énoncer de grands principes, de donner des réponses vagues ou conditionnelles, voire de contredire sa propre plateforme (en assurant par exemple qu’elle va augmenter le budget du ministère de l’Environnement). Le PLQ  a continué sur sa lancée habituelle en prônant des politiques et stratégies qui vont certes dans le bon sens, mais dont il y a bien peu de chances qu’elles atteignent leurs cibles dans le temps imparti, par manque de budgets consacrés à l’environnement et par mollesse face aux lobbys. Le PQ et QS font nettement mieux. Mais ils sont derrière dans les sondages et rien ne prouve qu’ils tiendraient leurs promesses…

Malheureusement, force est de constater que des politiques à la hauteur des défis sont bien difficiles à mettre en place, car la société dans son ensemble fait de la résistance. Si on se souciait vraiment tant que ça de l’environnement et du climat, ce serait un thème central de cette campagne électorale !

Sommes-nous foutus ? En France, la démission fracassante du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui a avoué qu’il ne croit plus qu’on puisse agir rapidement et de façon importante au plus haut niveau de l’État, a — pour un temps — secoué l’opinion publique. Aux Nations unies, le secrétaire général, António Guterres, a enjoint au monde de rompre avec la paralysie, annonçant des conséquences catastrophiques en cas d’inaction dans les deux ans à venir. Le chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé s’est dit désolé d’être défaitiste et persuadé que l’humain n’arrêtera pas les changements climatiques.

Je ne suis pas d’accord avec lui. Entendons-nous : les changements climatiques sont une réalité prouvée, et je suis moi aussi convaincue que l’humanité va manger toute une claque dans les prochaines décennies. Plus on tergiverse, plus ce sera dramatique pour les générations futures. Les morts dues aux canicules, les réfugiés fuyant par millions des zones rendues inhabitables, les villes forcées de s’éloigner des côtes, l’agriculture complètement déstabilisée par des conditions changeantes, le tout sur fond de pénuries croissantes d’eau, de métaux précieux et de sable… chaque nouvelle étude publiée sur ces sujets donne immanquablement des raisons de craindre le pire !

Le cerveau humain est malheureusement incapable d’appréhender ces phénomènes qui nous dépassent complètement parce qu’ils sont trop abstraits, trop lointains dans le temps et trop mondiaux. La complexité de la vie sociale de l’espèce humaine fait aussi qu’il est illusoire de penser qu’on peut changer radicalement les systèmes économiques et le mode de vie de milliards d’humains en l’espace de quelques années. S’extraire de son quotidien, prendre de nouvelles habitudes et changer d’avis, c’est difficile !

Or, nous sommes face au plus grand défi que l’humanité ait jamais connu, car il est planétaire et ne pourra être surmonté que si tout le monde s’y met. Mais le fait que les négociations internationales avancent à pas de tortue depuis 25 ans n’a vraiment rien d’étonnant !

Cependant, l’humain a beau être un peu limité, je crois qu’il est quand même capable de ne pas perdre complètement cette bataille. On nous parle de 2100 comme si c’était demain, mais voyons où nous en étions il y a 82 ans, en 1936. À cette époque, l’espérance de vie des Canadiens était de 61 ans pour les hommes et de 63 pour les femmes. On ne savait à peu près rien de la pollution. Après la Seconde Guerre mondiale, dans les pays industrialisés, la quantité de contaminants rejetés dans l’air, l’eau et les sols a explosé au cours des Trente Glorieuses, de 1945 à 1975, jusqu’à atteindre un niveau insoutenable. Mais le grand smog de Londres en 1952 (12 000 morts) et la publication du livre Silent Spring (sur les ravages du DDT) en 1962 ont sonné l’alerte, ce qui a donné naissance au mouvement écologiste et aux institutions d’État visant à freiner la pollution (au Québec, le ministère de l’Environnement a été créé en 1979).

Depuis, dans les pays industrialisés, le niveau de pollution par de fortes quantités de substances très toxiques a énormément diminué : des mesures comme l’interdiction du plomb dans l’essence, la construction d’usines d’épuration, l’instauration de normes sur les rejets industriels dans l’eau et dans l’air… tout cela a eu une portée considérable !

Certes, une grosse partie des progrès s’est faite au détriment du climat et des ressources de la planète. Une autre s’est faite sur le dos des pays en développement, où les avancées sont bien moins évidentes, ralenties par la surpopulation, les conflits, l’urbanisation, la pauvreté, la corruption… et par les déchets et la pollution venus des pays industrialisés. Encore aujourd’hui, 80 % des eaux usées générées dans le monde ne sont pas traitées ! Les pays émergents, notamment la Chine et l’Inde, sont aux prises avec un niveau affolant de pollution de l’eau, de l’air et des sols, car la croissance économique et l’augmentation du niveau de vie ont été beaucoup plus rapides que les progrès dans l’assainissement. Trois milliards d’humains ne disposent pas d’installations contrôlées d’élimination des déchets, et 11 % de la population du globe (contre 19 % en 2000) n’a pas accès à de l’eau potable.

Dans les prochaines années, les changements climatiques et l’épuisement des ressources naturelles vont assurément nous faire mal. La décroissance à laquelle certains aspirent va très probablement se produire toute seule ! Et, comme toujours, ce sont les plus mal pris qui vont souffrir le plus.

Mais il reste des raisons d’espérer.

D’abord, localement, un peu partout dans le monde, il y a des progrès qui, même s’ils sont insuffisants, sont bien réels. Les environnementalistes ne perdent pas toutes leurs batailles. À côté des VUS toujours plus nombreux et de la congestion croissante, on voit aujourd’hui dans nos rues beaucoup plus de gens qui pédalent, conduisent des voitures petites ou électriques, utilisent l’autopartage ou prennent le bus qu’il y a 20 ans. Dans nos assiettes, il y a de moins en moins de viande. On commence à se débarrasser des pesticides tueurs d’abeilles, certes très nocifs, mais qui représentaient quand même déjà tout un progrès par rapport au terrible DDT interdit dans les années 1970 à 1980.

Toutes les stratégies qu’on invente quelque part sur la planète et qui fonctionnent sont de plus en plus souvent communiquées, ce qui accélère leur adoption. Parlez-en aux milliers de participants au Global Climate Action Summit, la « COP » des acteurs non étatiques, réunis cette semaine à San Francisco.

Ensuite, même si c’est difficile à admettre, il se peut que des régimes autoritaires nous aident à repousser l’échéance, car ils sont capables de forcer des changements par une répression inenvisageable en démocratie. Si la Chine (un septième de la population mondiale) atteint ses objectifs, on va faire un grand bond en avant, comme aurait dit Mao, et gagner un peu de temps pour réagir. Dur pour les droits de l’homme, mais efficace pour la planète ? Possible.

Finalement, on sait déjà en bonne partie quelles actions poser, même si on est incapables de se décider à mettre en œuvre rapidement les solutions : brûler moins de pétrole, lutter contre les îlots de chaleur, protéger les milieux humides et les écosystèmes côtiers, fabriquer des biens plus durables en favorisant l’économie circulaire, aménager les villes autrement, investir dans l’éducation des filles pour ralentir la croissance de la population dans les pays pauvres, accueillir les réfugiés…

Alors oui, possible, comme l’écrit Patrick Lagacé, qu’on garde nos mauvaises habitudes jusqu’à crever, telles des grenouilles dans l’eau qui bout. Mais possible aussi que, motivés par quelques catastrophes touchant directement les lieux de pouvoir, par des préoccupations sans cesse croissantes et des solutions à portée de main, on saute à temps hors de l’eau, un peu brûlés et secoués, mais vivants.

On dispose d’études solides pour nous dire comment va évoluer le climat si on ne fait rien. On est aussi certains que plus on agit vite, plus on a de chances d’éviter l’anéantissement. Et rien ne prouve formellement que l’humanité sera incapable de limiter les dégâts. Alors non, le match n’est pas fini. Sans nous bercer d’illusions, ne baissons pas les bras et essayons de faire du mieux que nous pouvons, ce sera déjà ça. Et qui vivra verra !

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37 commentaires
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Je ne voudrais pas casser votre party mais on a battu aujourd’hui à Québec un record de chaleur vieux de 130 ans!!!! Ca veut dire qu’en 1888, il avait fait aussi chaud à Québec. Est-ce qu’on annonçait alors la fin du monde?

Comme de nombreux sceptiques, vous confondez climat (tendance sur 30 ans minimum) et météo (événements locaux instantanés ou sur quelques jours, voire une année lors d’un événement majeur comme l’éruption du Pinatubo en 1991). Depuis 1880, les 10 années les plus chaudes sur la terre entière ont eu lieu ces… 12 dernières années, et 2018 fera partie des 4 années les plus chaudes de ce classement! Depuis 1987 (30 ans sans compter 2018), TOUTES les années ont été plus chaudes que la moyenne de 1880-2017.
Êtes-vous prêt pour le party?

@dominique

Je ne confonds pas météo et changements climatiques. Ce sont ces savants alarmistes qui n’en finissent plus cet été de nous casser les oreilles avec la canicule qu’on connait ici et dans quelques pays européens avec leurs grandes théories sur les changements climatiques.

Contrairement à tout ce qui est écrit dans cet article, il n’y a aucuns, je dis bien aucuns changements climatiques. Et même s’il y avait quelques « petits » changements par-ci par-là, l’activité humaine n’y serait absolument pour rien. Les émissions de gaz à effet de serre sont une invention du Diable tout simplement, pour… : nous culpabiliser.

Les seuls changements, si changements il y a, ce sont les épreuves qui nous sont envoyées par Dieu pour nous punir de vivre dans le stupre et le lucre et de nous éloigner de la religion. Pour arrêter le problème une fois pour toute, retournons dans les églises, les temples, les synagogues, les mosquées et choisissons de revivre dans la vertu suivant tous les préceptes des commandements.

La question qui se pose évidemment : Suis-je ironique ou alors bien pas ?

Ce que je constate, c’est qu’il y a des gens qui comprennent les enjeux. D’autres qui ne veulent rien comprendre, ni entendre. Je n’ai pas attendu que cette question des changements climatiques soit à la mode pour adopter un mode de vie plus écologique, plus respectueux de l’environnement. Objectivement, je ne suis pas parfait, mais je fais de mon mieux.

Lorsque j’étais étudiant en architecture dans les années 80 j’ai choisi une spécialisation en architecture bioclimatique et vernaculaire. Impossible ou presque de trouver un job là-dedans. Heureusement que c’est l’industrie pétrolière qui en dernier recours m’a offert un emploi. À cette époque j’étais déjà à la rue faute de pouvoir payer mon loyer. Autrement, je serais mort de faim. Peut-être, est-ce que j’ai quand même fait un peu ma part pour rendre cette industrie moins polluante.

Fin des années 90 quand j’ai repris des études en aménagement paysagé, je me suis évidemment penché sur toutes ces questions : ilots de chaleur, plantes mellifères, restauration des milieux humides, etc. J’ai produit une étude sur la restauration des berges des cours d’eau, l’importance de conserver l’asclépiade, tout particulièrement essentielle à la survie des papillons monarques. Et en final qui m’a mis le plus de bâtons dans les roues ? Ma municipalité qui ne voyait pas d’un « bon œil » mes travaux universitaires.

Aujourd’hui, le maire de cette petite bourgade que je ne nommerai pas, après être passé par l’Assemblée nationale est devenu député à Ottawa. Alors que faut-il conclure de tout cela ? Pour lui l’environnement : connait pas !

Je pense qu’il faudra une série de catastrophes majeures pour que les humains se décident à mener ce combat en commun, qu’ils choisissent de grouper leurs ressources pour préserver la planète, qu’ils oublient leurs intérêts géopolitiques pour résoudre les problèmes globalement. La triste question que je me pose c’est : combien faudra-t-il de désolations et de victimes pour qu’on se décide vraiment à prendre les choses en main ?

J’ai beaucoup de respect pour Antonio Guterres, j’espère que ses appels ne seront pas entendus en vain. Si ce n’est que cette transition, elle nous appartient, que c’est à chacun de nous comme citoyens de faire un petit pas pour la planète.

Pour finir, j’ajouterai que les plus optimistes considèrent que les humains disposent d’une redoutable capacité d’adaptation (ce qui n’est pas faux). Les plus cyniques pensent que la sélection naturelle est partie intégrante de la vie sur Terre. Ce sont alors les plus forts qui restent. — Eh bien vous, qu’en pensez-vous ?

La sélection naturelle va certainement jouer mais l’ampleur du phénomène qui s’amorce menace littéralement l’humain comme espèce. En d’autres mots, est-ce que l’espèce elle-même va survivre aux cataclysmes qui pointent? Individuellement, l’humain n’a pas la capacité de voir les choses sur une échelle plus grande que notre espérance de vie, soit quelques décennies (et c’est encore là un grand défi, nos systèmes politiques voyant l’avenir à plus court terme, soit 4 ans, aux prochaines élections). Même les civilisations ne voient pas les choses sur plus d’un siècle et à peu près TOUTES les grandes civilisations se sont effondrées à un moment ou l’autre.

La question qui reste c’est que les changements qui s’amorcent sont-ils à l’échelle d’une civilisation qui va disparaître, alors que l’humain en tant qu’espèce pourrait y survivre ou si ces changements sont si importants que c’est l’espèce même qui va disparaître dans les prochains siècles? Est-ce que les humains les plus forts vont survivre ou sera-ce une autre espèce (des insectes?) qui va survivre?

@Serge Drouginsky, d’accord en grande partie avec vous! Plus réaliste et plus cartésien ! Il est vrai que parler d’ aménagement, de parc et d’ environnement local pour les municipalités dans les années 90 ; c’ était pas leur tasses de thé ! L’ argent en priorité était placé sur l’ aqueduc, les égouts et surtout la qualité de l’ eau, mais c,était un réveil et on remettait cela à plustard dans un autre mandat ! Mais aujourd’hui tout à changer et les gens en général sont sensibles aux changements climatiques mais rebutent les excédés de malheur dans ce domaine!

@ NPierre,

Vous posez des questions qui rejoignent mes propres questionnements. Évidemment, je n’ai pas de réponse à ces questions… autrement je serais politicien et je pourrais faire des promesses….

Selon moi, l’humanité devra malgré tout probablement continuer son cheminement, je crois que les générations nouvelles et à venir détiennent une partie de la réponse aux problèmes de l’heure. C’est un peu à eux que revient le choix de leur destin.

Je conçois qu’ils devront pour survivre choisir de vivre autrement. N’oublions pas que nous pouvons aussi redonner vie aux écosystèmes. Quant aux insectes, beaucoup ont une sacrée résilience. D’ailleurs personne ne nous empêche de nous en inspirer. Moi, j’ai une très bonne relation avec les guêpes notamment. Cela prouve que même les humains et les insectes peuvent coopérer quelquefois sur divers projets.

De tous les sujets que l’optimiste Steven Pinker traite dans son récent livre Enlightment Now, celui pour lequel on sent un optimisme plutôt mitigé est celui de l’environnement. Autrement dit, on n’est pas sorti du bois; il faudrait être plus aux abois.

@ beauly02,

Vous avez raison. Les gens et les municipalités sont beaucoup plus conscientisés sur toutes les questions qui touchent l’environnement qu’ils/elles n’étaient voici seulement vingt ans. Il existe cependant un problème toujours récurrent, c’est : le financement des villes et donc le mode de perception des taxes. L’étalement urbain avec son lot de « Power Centers » et tous ses développements commerciaux font mal à l’environnement.

Cela fait rouler les autos, plus souvent qu’autrement inutilement et les grandes surfaces de stationnement mal conçues viennent ajouter de la chaleur à la chaleur en formant des ilots de chaleur. Cet été alors qu’on crevait de chaud avec des températures jusqu’à 35 degrés, sur les stationnements des centres commerciaux la température avoisinait les 39 degrés. Avec des aménagements bien faits, la température ambiante pourrait être inférieure à 35 degrés.

À défaut de pouvoir lutter contre les changements climatiques, nous pouvons toujours rendre la vie supportable malgré ces changements.

@ Claude Perras,

Parfois les « grands optimistes » sont ceux qui souffrent des plus grandes angoisses existentielles…. Nous pouvons sortir du bois de deux façons : soit en ordre regroupés, soit de manière dispersée (chacun pour soi et Dieu pour tous). — Je vous laisse le soin de faire votre choix. Moi évidemment, c’est le deuxième choix : moi d’abord ! Les chiens hurlent et la caravane passe.

Mais surtout n’oubliez pas… : Trump loves you, only you, you but you….

Mme Borde, lorsque vous parlez de la planète , vous parlez sans doute de la population qui polue n’ est-ce pas ? Donc il faudrait parler de la Chine, l’ Inde , l’ Indonisie et tous ces pays et continents ( Asie, Europe de l’Est ) qui sont LES pollueurs mondiaux !! Ces pays constituent les 2/3 de la population mondiale !

Vous vous demandez pourquoi en campagne électorale au Québec qui compose 8,200,000 habitants on ne parle pas d’ environnement et pollution ? La raison est très très simple Mme Borde; c’ est parce que ça intéresse personne en campagne électoraleà part quelques environnementalistes mordus qui se pensent le nombril du monde !! Les électeurs sont intéressés à l’ environnement mais il faut revenir sur terre et ne pas en faire une religion ! Trop en parler , c’ est comme pas assez! Alors les stratèges libéraux et caquistes ont décidés que ce n’ était pas la priorité des électeurs tout simplement !

@Corbel.
Mais 2 fois et demie moins que Trinidad et Tobago. Pas sur que Gregory Charles va heureux d’apprendre ca…..

Guirec Corbel,

Votre remarque est juste, elle s’explique par au moins trois raisons :
1 — L’exploitation pétrolière et gazière, notamment celle de l’Alberta (mais pas seulement)
2 — Les dimensions du Canada et la faible densité de population. Beaucoup de canadiens ne peuvent se déplacer qu’en auto et parfois en camion (pick up)
3 — Le choix de l’étalement urbain comme modèle de développement économique accroit considérablement la circulation.

Néanmoins, vous aurez cependant remarqué que le niveau des émissions des Canadiens par personnes a cependant progressivement baissé au cours des 20 dernières années.

Ça me fait malheureusement penser à l’autruche qui se cache la tête dans le sable pour éviter les prédateurs alors que son derrière dépasse outrageusement! Une chose est vraie: l’humain va s’adapter aux changements climatiques à moins que le tout dérape et que cela ne provoque une autre grande extinction (comme celle des dinosaures) où la survie de l’espèce (ainsi que la plupart des autres) serait menacée. Mais à quel prix l’adaptation!

Il est déjà trop tard. Par exemple une étude très récente de scientifiques de l’université de Washington démontre que la vie dans le golfe du Saint-Laurent en est à ses derniers moments, l’eau étant devenue trop « chaude » qu’elle en a perdu son oxygène et ne pourra plus supporter la vie dans un avenir très rapproché, donc plus de pêche. C’est juste un exemple qui montre que l’échéance approche. Sur une plus grande échelle, la fonte des glaciers du Groenland va provoquer la montée des eaux des océans menaçant les populations qui vivent le long des côtes et sur les îles. Aussi dans le nord, la fonte du pergélisol entraîne une libération de méthane qui va encore amplifier exponentiellement les changements climatiques.

Les exemples que vous donnez de « victoires » sont toutes ponctuelles et locales sauf pour la longévité de l’humain (qui provoque un stress encore plus grand sur la planète!) et c’est justement ce qui fait bouger les gens: les choses locales, alors que les changements à plus grande échelle n’ont pas d’impacts très visibles sur les individus. Mais l’éléphant dans la pièce, et vous en parlez un peu lorsque vous faites allusion à la dictature chinoise, c’est le fait que nos gouvernements soi-disant démocratiques sont manipulés par la haute finance et les lobbys de l’énergie (le pétrole en particulier au Canada) et refusent de prendre les moyens pour atténuer l’impact de nos activités. Regardez les ÉU où un autocrate populiste fait reculer ce pays de décennies en matière de protection de l’environnement…

Je pense qu’il ne faut pas se leurrer et que le danger est très présent même si, individuellement on ne le voit pas (la grenouille dans l’eau qui finit par bouillir!) et la situation risque fort de se détériorer d’une manière exponentielle dans les prochaines décennies de sorte que l’humain devra entrer en mode « survie » pour y faire face. L’autruche risque gros de se faire brûler le derrière!

L’autre grenouille qui va s’ adapter à l’ eau plus chaude ! Qu’ en faites-vous; elle va sans doute geler lorsque que la planète reviendra à l’ époque glacière !!! C’ est du grand n’ importe quoi ! L’ autruche , elle va s’ apercevoir que son cul chauffe et va se sortir la tête pour aller se réfugier à l’ ombre et s’ adapter !!

Homo Sapiens est un être semi-conscient et imprévoyant..

En tant que père de famille et scientifique, je suis extrêmement préoccupé par les changements climatiques. Je ne suis pas alarmiste et ne crois pas que la vie ou les êtres humains vont disparaitre bientôt. La vie et homo sapiens sont coriaces!

Cela dit, nous courrons aveuglément vers beaucoup de souffrances que nous pourrions encore atténuer et en grande partie prévenir. On parle beaucoup d’immigration dans la campagne électorale québécoise, mais que ferons-nous quand la Terre sera une fournaise et que des millions de réfugiés climatiques seront forcés de migrer à la recherche de fraîcheur, de nourriture et d’eau potable.

Il y a aussi également un tabou dont personne ne parle, mais 7,6 milliards d’humains cela fait beaucoup de monde. Juste en biomasse, l’humanité fait plus de 10 fois la masse de tous les animaux sauvages terrestres réunis. Cela fait beaucoup de monde à nourrir avec plus de 4 milliards de gros animaux d’élevage. Malgré que la population mondiale devrait se stabiliser autour de 10 milliards de personnes, il faudra envisager la décroissance, probablement par attrition (i.e. non remplacement des générations). Signe encourageant, c’est ce que l’on observe dans les pays développés.

Le problème est que Homo Sapiens est un être semi-conscient et imprévoyant. Je m’explique. Il nous arrive de prendre conscience de certains problèmes comme la pollution, la destruction de la Nature ou le réchauffement climatique. Cela dit, nous tardons à agir… En effet, ce sursaut de conscience est malheureusement vite endormi par la perception du manque d’urgence (il reste du temps), l’évolution lente des problèmes (i.e. la grenouille qui finit par mourir dans de l’eau qui se réchauffe lentement) , la paresse, les problèmes quotidiens , le sentiment d’impuissance, la simple distraction ou le déni savamment instillé dans nos cerveaux par les manipulateurs comme les climato-négationnistes (des gens qui nient les faits scientifiques mais qui se prétendent sceptiques).

La science n’est pas une question d’opinion ou de croyance, elle se base sur des faits. C’est ce qui fait sa force… La force de la vérité vérifiée et non pas révélée. D’ailleurs, tous les détracteurs de la science me font bien sourire quand ils acceptent les bienfaits de la science pour sauver leur vie plutôt que de s’en remettre aux prières… ou qu’ils utilisent frénétiquement leurs téléphones intelligents dont ils ne comprennent rien du fonctionnement des semi-conducteurs qui repose sur les lois de la physique quantique.

Pourquoi est-ce ainsi? C’est peut-être un mécanisme qui permet à Homo Sapiens de continuer à vivre comme si de rien n’était alors qu’il a la certitude de mourir.

Homo-Sapiens n’est définitivement pas équipé pour faire face aux problèmes contemporains. Ce manque de prévoyance (qui est la capacité d’adaptation) condamne Homo Sapiens à disparaître ou à évoluer. Une évolution davantage sociale, culturelle ou technologique car l’évolution biologique est bien trop lente.

L’ homo sapiens s’ est adapté à plusieur millénaires et est plus intelligent que vous ne le croyez! Faites-lui confiance mon ami et changer votre cerveau de réseau car vous n’ êtes pas au bon canal !

Essentiellement les gens des pays les plus riches produisent trop de gaz effet de serre. Mais la consommation des énergie fossiles est au cœur de notre économie. Pour en réduire les émanation inévitablement il faut réduire le PIB. Les pays en développement aspirent à atteindre notre niveau de vie c’est a dire émettre autant de CO2 par habitant. Qui veut s’appauvrir? Je ne vois pas une telle volonté. La production, donc la consommation de pétrole et de gaz naturel a augmenté depuis Kyoto cette croissance continue. Pire Trump , Ford chez nous et autres négationniste prenne le pouvoir. Les autre qui en parlent comme Trudeau ne font rien de concret. Après des plusieurs années à sensibiliserez et à donner l’exemple, moi j’ai lancé la serviette. Je n’y crois plus.
Nous sommes foutus. L’humanité vivra un terrible passage dans son histoire, reste a voir si elle survie si oui dans quelles conditions.

Chapeau monsieur Coulombe pour la justesse de vos propos. Aborder la capacité de l’environnement à « souffrir » 10 milliards d’humains sur terre est un tabou qu’il faudra bien franchir un jour ou l’autre.

@ José Ferreira,

Avant de savoir s’il faut réduire le PIB ou bien pas, il faut bien regarder quelles sont les composantes du PIB. Ainsi la part du salaire dans le PIB est une composante importante de la croissance du PIB. Baisser les salaires drastiquement ne serait probablement pas une excellente idée, même si cela faisait baisser la consommation.

De plus à peu près partout dans le monde, la part du salaire dans les PIB n’a cessé de baisser au cours de ces quarante dernières années, mais pas la consommation, ni la valeur marchande de la plupart des autres intrants.

Tout cela pour dire qu’une croissance des revenus, une consommation plus responsable et des investissements massifs verts vont faire probablement grimper le PIB tout en réduisant notre impact environnemental pour longtemps.

Serge Drouginsky…. « des épreuves envoyée par Dieu »!
Franchement…
C’a m’étonne que vous croyez en des choses aussi stupides quand le reste de votre commentaire était bien écrit…

Legault, Ford, Trumpy, beauly02, tous de beaux candidats au prix Nobel! On est choyé actuellement, ça me redonne courage.

Bravo, Madame Borde! Vous venez de prouver encore une fois que vous êtes la plus grande journaliste scientifique au Québec – et c’est un rédacteur professionnel qui vous le dit! De nouveau, en vous lisant, j’ai appris bien des choses, comme ce grand smog de Londres de 1952. Permettez-moi de reprendre quelques-uns de vos points.

Je suis convaincu que c’est d’abord à cause des populations, surtout celles des pays riches, que les gouvernements n’avancent pas dans ce « dossier » de l’environnement – alors que c’est la vie sur Terre dont il est question. Imaginons par exemple que l’on veuille rassembler plus d’un million de personnes pour deux grandes manifestations à Québec, sur la Grande Allée. La première manif voudrait laisser entendre des préoccupations écologiques : diminution radicale de l’auto en solo, investissements massifs pour le transport en commun, augmentation de l’efficacité du recyclage et j’en passe. La seconde manif regrouperait les partisans du 3e lien, du stationnement gratuit, de l’abolition d’une partie des voies réservées…

Lequel des deux rassemblements, dans notre capitale québécoise, qui, selon un sondage, compterait 44 % de climatosceptiques, aurait le plus de chance d’attirer un million de personnes? Poser cette question, c’est déjà y répondre…

Non, les habitants du et de Québec ne sont pas verts! Recycler le plus possible ses ordures ménagères et s’offrir deux véhicules, incluant un VUS (dont les publicités et les ventes ne cessent d’augmenter), ne sont pas des choix compatibles. Vouloir habiter à 90 km de son lieu de travail, pour jouir de la tranquillité, c’est hélas, au XXIe siècle, vouloir le beurre et l’argent du beurre.

Et c’est sans compter les légendes urbaines. Récemment, j’ai fait une recherche qui m’a pris énormément de temps sur la commercialisation grand public des produits de plastiques, notamment les contenants (tupperware), pailles, etc., depuis l’apparition des premiers produits en plastique utilitaires, dès la toute fin du XIXe siècle. Eh bien, sachez-le : il semble qu’AUCUN annonceur n’ait jamais inscrit sur les emballages de ces objets que ceux-ci étaient jetables après un usage unique. Au contraire, on a toujours insisté sur leur grande durabilité, voire sur leur indestructibilité. Ce sont les consommateurs qui ont conclu qu’ils pouvaient s’en débarrasser rapidement, dès qu’un contenant avait une égratignure, parce que son prix était peu élevé et qu’il était donc si facile d’en acheter un autre.

On veut abolir les pailles de plastique? On ne le ferait pas si, comme moi (car j’adore ces pailles pour mes cocktails), les gens lavaient tout simplement les leurs à l’eau et au savon, comme on le fait pour les ustensiles de métal. Bien sûr, quand je vois qu’elles commencent à plier ou à se fendiller, je les mets dans le sac bleu – mais pas avant au moins une vingtaine d’utilisations!

Vous voulez savoir où j’habite? Promenez-vous sur les ruelles à Rosemont, et si vous voyez des sacs Ziploc en train de sécher sur la corde à linge, venez me voir. Je vous servirai un daiquiri aux fraises avec une paille fraîchement lavée et l’on jasera d’environnement. Et je vous dirai combien vous pouvez économiser en achat de sacs ziploc et de bien d’autres objets.

Un numéro récent du National Geographic, édition française, m’a appris aussi que la majorité du plastique qui envahit nos océans provient des pays sous-développés du sud, lesquels manquent cruellement d’infrastructures de recyclage, comme votre article le souligne. Mais que cela ne nous donne pas bonne conscience au nord! On parle aussi d’un véritable continent de plastique qui s’est formé dans le Pacifique. Pourtant, personne ne parle d’aller le démanteler. Imaginer que chaque pays possédant au moins deux porte-avions en mette un à la disposition d’une flotte internationale chargée d’aller récupérer tout ce plastique… De tels navires, qui coûtent une fortune – y compris lorsqu’ils ne servent pas – auraient une configuration idéale pour ce travail. On n’aurait qu’à en retirer provisoirement tous les avions pour y entreposer les hors-bords et les filets nécessaires à la réupération, ainsi que le plastique repêché.

Madame Borde, vous avez des milliards de fois raisons : c’est « la société dans son ensemble [qui] fait de la résistance (…) Si on se souciait vraiment tant que ça de l’environnement et du climat », dans nos sociétés démocratiques, il suffirait de descendre dans la rue pour obtenir facilement de nos politiciens des mesures sérieuses pour cesser de détruire la planète. Et Patrick Lagacé n’aurait jamais écrit la chronique à laquelle vous faites allusion (et que j’ai trouvée des plus irresponsables).

Vous écrivez aussi : « Le cerveau humain est malheureusement incapable d’appréhender ces phénomènes qui nous dépassent complètement parce qu’ils sont trop abstraits, trop lointains dans le temps et trop globaux. » J’ajouterais qu’ils sont aussi trop lointains dans l’espace, surtout en milieu urbain. Dans nos maisons, nos bureaux, nous vivons en dehors de la nature, des catastrophes, et cela explique également notre inertie. Mais notre tour d’y goûter, hélas, pourrait venir plus vite qu’on pense.

Au sujet des catastrophes climatiques en ville, si vous voulez (re)voir un film de 1973 qui a très bien vieilli, optez pour Soylent Green (Soleil vert, en français). C’est le seul de Charlton Heston où cet acteur ne sauve pas le monde! Qu’on se le dise : nos villes, nos modes de vie, sont infiniment fragiles. Alors que des lois stupides interdisent ou limitent l’agriculture urbaine et la production d’énergie à partir de nos logis, il suffirait d’une catastrophe naturelle ou d’un conflit armée qui nous priverait d’électricité pendant quelques semaines pour nous mettre à genoux afin de ramasser les morts.

De plus, vous évoquez l’imposition autoritaire de mesures pour protéger la planète. J’espère bien que, dans le contexte dont je viens de parler, cela arrivera! Mais attention : il n’y aurait rien de pire, à mon avis, qu’une dictature écologiste. Mais si elle arrive, nous l’aurons bien cherché. À ce sujet, j’invite nos politiciens actuellement en campagne à se demander quelle image auront d’eux les survivants d’un monde en pleine déliquescence. Si ces survivants se souviennent alors de Philippe Couillard et de François Legault (ce qui est loin d’être sûr, car, quand on survit, on a d’autres priorités…), ils les maudiront pour l’éternité! Pourquoi, Messieurs, n’avez-vous rien fait quand c’était le temps d’agir, si vous aviez alors le pouvoir de le faire?

Enfin, Madame Borde, vous mentionnez les progrès accompli pour la préservation de l’environnement. Comme vous, je m’en réjouis, mais ils ne sont tout simplement pas suffisants. Les étés caniculaires que nous avons connus depuis 2000 vont se répéter – et cela peut-être pour des centaines d’années. Des phénomènes sont DÉJÀ irréversibles et, comme vous le soulignez, nous et nos enfants devrons vivre avec. Désormais, l’été sera synonyme de menace plus que de vacances.

Pour sauter « à temps hors de l’eau, un peu brûlés et secoués, mais vivants », voici ce que je propose : cessons de nous diviser, de qualifier autrui de climatosceptiques ou de « réchauffistes ». Mon prénom est Pascal et voici mon pari : que l’humanité soit ou non responsable du réchauffement climatique n’est au fond pas un enjeu; mais pouvons-nous – et tous ensemble – faire en sorte que la planète ne se réchauffe ni ne se pollue davantage? Nous n’avons pas de projet de société; celui-là ne serait-il pas exaltant, suscitant la collaboration comme l’émulation?

Donc, allons-y : à nos pailles, à nos ziplocs, à tout ce que nous pouvons faire. Et, croyez-moi, ça peut aussi être très amusant. Mais, de grâce, cessons de nous chicaner et de nous accuser les uns les autres (comme je viens de le faire…). Nous vivons tous sur le même vaisseau spatial…

Sur ce, je m’en vais sur Wikipédia pour en savoir plus sur ce grand smog de Londres qui a fait 12 000 victimes.

François Pascal, alias Pascal Pelletier, rédacteur publicitaire

@ François Pascal,

1 — Je crois comprendre que vous êtes contre le 3ième lien à Québec. Quand il n’y aura bientôt qu’un seul lien, ce qui ne devrait tarder, cela risque bien d’être pour l’agglomération de Québec, un joli chaos. Avec des heures additionnelles de bouchons, cela décuplera les émissions de gaz considérablement. Certains services ne seront pas donnés ou trop tard, ce qui inclus les services d’urgence.

Ceux qui ne voulaient pas du 3ième lien porteront probablement l’odieux des conséquences dramatiques et désastreuses que tout cela aura.

2 — Autant que je sache Tupperware garantit ses contenants « à vie » et les remplace gratuitement. J’ai les miens depuis plus de 20 ans, ceux de mes parents ont dû durer plus de 40 ans. J’ai un couvercle qui a brisé (mais reste utilisable, donc je l’utilise toujours), ce qui s’est produit voici à peine quelques mois. Peut-être est-ce parce que j’ai tout simplement mal fermé le contenant.

Vous soulevez cependant une problématique grave. Celle de l’alphabétisation. Il y a beaucoup de gens qui ont des problèmes en lecture et qui ne lisent jamais les notices qui viennent avec les produits.

3 — Vous semblez ignorer qu’il existe aussi des coûts qui sont liés à l’écologie. Seriez-vous d’accord pour qu’on réduise les dépenses en santé de 50% (progressivement) pour transférer tout cela à la transition écologique ? Moi, je suis d’accord pour cela, je réduis depuis des décennies mes frais de santé au maximum. Je me demande même si je ne suis pas un de ceux qui coûtent le moins cher et de loin au Québec. Combien de personnes sont-elles prêtes aujourd’hui à faire cela ?

4 — Rappelons pour mémoire que les britanniques utilisaient dans les années 50 encore principalement le charbon pour produire de l’énergie, pour le chauffage et que la région de Londres avait encore un important tissu industriel, d’où ces émissions de particules fines qui sont restées en suspension avec le brouillard assez redoutable qui sévit quelquefois sur Londres. Ce genre de facteurs n’existent pratiquement plus désormais.

5 — Je n’ai pas attendu vos conseils pour l’emploi de sacs (Ziplocs) réutilisables. Si vous pensez que cela devrait être suffisant pour sauver la planète, envoyez-nous les coordonnés de votre « pusher » car celle que vous fumez, j’imagine qu’elle doit être « sâcrament » bonne !

6 — J’ai aussi un petit « truc » pour réduire également l’emploi des Ziplocs : réduire sa consommation et n’acheter que le strict minimum. Sans compter qu’avec cela vous allez sauver plein d’argent.

Vous avez raison d’être très inquiète, madame Borde. Hélas, les causes de cette destruction bientôt irréversible de notre planète ne sont pas à la veille d’être enrayées: système capitaliste de plus en plus sauvage, volonté de domination des puissances mondiales, gouvernements davantage au service du capital que des individus, manque d’éducation populaire, société de consommation, valorisation de la réussite individuelle et du plaisir, contraintes de la vie au quotidien, etc. Malheureusement, tant que les gens ne sont pas directement affectés par les conséquences de notre comportement irresponsable, ils resteront impassibles et, au mieux, fatalistes, se disant que nous allons tous mourir, un jour, quoi que nous fassions.

En tant que Québécois-e-s, dans cette campagne électorale, la seule façon que nous pouvons contribuer, collectivement, de façon positive pour sauver la planète serait d’élire un gouvernement qui s’engage, le plus tôt possible, à faire du Québec un pays. Parce qu’il faut d’abord se sortir de la domination d’Ottawa, qui est au service de l’industrie pétrolière de l’Ouest et des multinationales de l’automobile de l’Ontario, si nous voulons d’abord prendre le contrôle de notre gouvernement. En effet, le Québec s’est donné des énergies vertes et a toujours été un chef de file du point de vue environnemental avec le BAPE pour évaluer les impacts environnementaux de tout projet de développement économique, en plus de forcer les entreprises à maîtriser leurs rejets industriels. Il reste encore à traiter à la source les rejets de purin des fermes porcines, car les 72 villes de plus de 10 000 habitants disposent toutes d’usines de traitement des eaux usées.

Car ce ne sont que les PAYS qui ont droit de parole et de représentation dans les organisations internationales en matière de protection de l’environnement.

Mais, effectivement, un coup de barre radical s’impose, partout sur la Terre, si l’on veut freiner la destruction de notre planète. Malheureusement, la propagation des conséquences destructrices de l’activité humaine est beaucoup plus rapide que la capacité des scientifiques de trouver des solutions et à celle des gouvernements de légiférer et sanctionner les entreprises responsables. Et, au niveau des citoyens, les gouvernements se contentent de sensibiliser et d’inciter à réduire les pratiques nuisibles à l’environnement. Il y aurait un immense travail d’éducation populaire à faire auprès des individus et des entreprises pour réduire l’empreinte biologique de toutes leurs activités.

On est foutu et très en retard, depuis les années 80′ que l’on cri au enfants a l’école sur l’environnement, la couche d’ozone, la pollution de l’eau et le réchauffement de la planète. On a passer plus de 20 ans a débattre si il y un réchauffement et que faire, et bien il est rendu trop tard. La moitié des scientifique de ce monde on déclarer 2018 comme date butoir ou d’après l’ONU c’est 2020 mais il faut arrêter toute activité humaine sur la planète pour l’atteindre (électricité, gaz, pollution d’industrie etc…) ce qui est complètement impossible et aucune volonté politique qui ne pense qu’a court terme pour ce faire élire. Donc maintenant faut ce mettre a l’évidence que le réchauffement est la, il faut continuer d’éduquer tous sur comment bien vivre avec notre écologique. Mais surtout que faire maintenant, que seront les impact météo, sur l’eau, les sécheresse a venir et la fonte complète évidente des 2 pôles qui va enchaîner la disparition de toute les villes côtière, certain état comme la Floride suivie de déplacement de force de 2 milliard de personne sur la terre.

L’optimisme sur la résilience, l’ingéniosité et la capacité de mobilisation humaine me fait un peu sourire. Pourquoi ? Bien que je ne doute pas que l’humanité puisse réagir de façon concertée et globalement… mais lorsqu’elle le fera il sera trop tard. Voici le nœud du problème dont on parle trop peu : Les rejets de CO2 ne représentent qu’une fraction des causes du réchauffement. Le méthane prisonnier du pergélisol dans l’hémisphère nord, principalement au Canada et en Russie, est carrément une bombe à retardement. Pour ceux qui ne le savent pas, le méthane cause, à volume égal, plus de dix fois plus de dommage que le CO2… lorsque le pergélisol fond il libère le méthane qu’il contient. La conséquence est simple : Une fois le pergélisol en fonte, le système s’auto-alimentera et sera irréversible, avec ou sans intervention humaine. Gardez en tête que les informations communiquées par le GIEC et l’ONU reposaient sur une base commune : Le plus petit dénominateur commun. Conséquence plusieurs spécialistes ont dit que ce que l’on présente comme une menace en 2100… pourraient se produire bien avant, il serait plus logique de parler de 2050.

Vous avez raison… Le méthane prisonnier du pergélisol et des clathrates, ou hydrates de méthane (mélange de glace et de méthane) emprisonnés au fond des océans sont de véritables bombes à retardement. C’est pourquoi il faut éviter que la température ne s’élève trop.

L’environnement est important mais l’économie passe toujours avant malheureusement. Si les gouvernements voudrai vraiment amélioré la pollution ils obligerai les manufacture d’avoir des garantit de 10 ans minimum par exemple sur les électro ménager, les auto, les camion,…. Avant un frigidaire durai 25 ans minimum mais maintenant? Les cellulaire dure 2 a 3 ans seulement??? Des millions de déchet en plus sans compté tout la pollution pour en fabriquer d’autre et comme vous savez beaucoup de produit sont construit en chine ou en Inde qui eux l’environnement n’est pas important pour eux. En plus de tout le transport pour amener tout ces produit. Aujourd’hui c’est consommer, consommer et consommer. Comme on dit on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Si avant les article pouvait durer longtemps pourquoi pas aujourd’hui ( L’argent,l’argent, l’argent) . Les gouvernement ne feront jamais cela ils font trop d’argent avec les taxe de vente. Maintenant on fabrique les chose ailleurs alors le monde voient pas tout la pollution que sa crée MAIS NOUS SOMMES TOUTES SUR LA MÊME PLANÈTE.

Tentons une réflexion à ce sujet.  Il est important de souligner que les humains ont une assez haute opinion d’eux-mêmes.  Pour eux, ils sont l’aboutissement ultime de la vie sur la planète.  On peut certainement reconnaître qu’à plusieurs égards ils sont dignes d’admiration pour avoir su se prémunir contre les mécanismes de défenses,  les anticorps que la terre utilise pour tenter de contenir les espèces qui vivent en elle et pourraient menacer son equilibre.  Ainsi, ils ont réussis à se dégager de la compétition entre les espèces en devenant l’ultime prédateur.  Ils ont également inventé des moyens pour se protéger du froid, du chaud, de résister à des désastres naturels, de survivre aux virus et infections.  Ils arrivent même aujourd’hui à modifier le code de base de la vie, prétendant pouvoir l’améliorer.  En quelques décennies ils sont passés de millions à milliards, rien ne peut plus les arrêter.  S’il n’était pas question d’eux-mêmes, ils parleraient allègrement, pour décrire ce phénomène, d’espèce envahissante, d’épidémie, d’une bactérie résistante ou d’un cancer.  Tous des organismes vivants qui, comme eux, ont su dépasser les limites de leur environnement pour croître jusqu’à l’épuisement des ressources qui les font vivre.  D’ailleurs, lorsqu’on survole la Terre la nuit, les villes ressemblent à des cellules qui tendent leurs filaments d’autoroutes illuminées vers d’autres cellules pour s’alimenter et croître.

Beaucoup, quoi que de moins en moins, gardent espoir pour le futur.  Pourtant, comme les autres organismes vivants qui se multiplient sans contraintes, il semble contre nature pour les humains de modifier leur trajectoire.  L’intelligence humaine permet d’observer, de recueillir des données et de prédire mais semble impuissante à agir pour se freiner, décroître.

On peut certainement imaginer que, comme les humains, les planetes comme la Terre peuvent voir leurs vies menacées pour différentes raisons: la vieillesse, un choc foudroyant, un cancer fulgurant.  Pourrait-on également imaginer, rêver, qu’un cancer, prenant conscience de sa nature et que sa croissance au dépend du véhicule qui le porte le mènera à sa perte, arrive à mobiliser toutes ses énergies pour participer à la guérison du corps qu’il rend malade?  Et que, chacune de ses cellules aurait l’intime conviction qu’elle a un rôle urgent à jouer pour éviter le désastre?  Si les participants à l’aventure humaine, plutôt que de contempler leur grandeur, réussissaient à opérer ce retournement, ce serait certainement la plus grande réalisation de leur intelligence, un saut quantique dans l’évolution de leur espèce. 

La population mondiale est en pleine croissance et plus grande que jamais. A l’inverse, la qualité de l’air se dégrade, l’eau potable se raréfie, les forêts occupent de moins en moins d’espaces et captent de moins en moins de GES, les terres agricoles sont de moins en moins nombreuses et produisent de moins en moins de nourriture. Très prometteur tout ça.

Si les enverdeurs arrêtent de péter, il n’y aura plus de réchauffement climatique. Le dégel des 5 glaciations de cette terre serait dû aussi à leurs pets incessants, qui contiennent nécessairement plus que de CO2, de méthane et de sulfure d’hydrogène que ceux des climato-septiques.

Parmi tous ces différents commentaires, je n’ai pas vu l’ombre d’une possible solution au problème. Que des suggestions qui, en fin de compte, ne seront que des gouttes d’eau dans l’océan de CO2. Pourtant, Steven Pinker a suggéré quelques solutions qu’on devrait mettre en place rapidement. La première: une taxe incrémentielle sur le carbone.

Comme la majorité de notre énergie provient des combustibles fossiles, il faut avant tout trouver des sources d’énergie qui ne produisent pas de CO2. On a donc les énergies renouvelables (solaire et éolienne) et le nucléaire. Produire des centrales nucléaires en série pourrait être la solution presqu’idéale. Ces centrales sont devenues de plus en plus sécuritaires. D’ailleurs, c’est ce qu’est en train de faire la Chine pour avoir accès à de l’énergie moins polluante.

Pour plus d’information sur ce sujet, lisez le chapitre 10 du dernier livre de Steven Pinker, Enlightenment now.

Bravo! Enfin des informations concrètes qui ne peuvent que nous documenter davantage. C’est ce qu’il faut, continuez à répéter et à informer les gens sur toutes sortes de tribunes. Soyez plus concis pour ceux et celles qui ne lisent pas beaucoup, j’ai crainte que des textes trop longs ne soient pas lus.
J’en veux encore, je vais transmettre ces textes dans mon entourage.
Merci.
Robert Bisson