Choléra en Haïti: peut-on juguler l’épidémie ?

Maintenant que le choléra s’est implanté en Haïti, il risque d’être bien difficile à déloger, à moins d’une réponse extrêmement rapide et organisée des autorités.

Même si le nombre de décès enregistrés dans les derniers jours a diminué, ça n’est pas gagné, loin de là.

On ne sait pas comment la bactérie Vibrio cholerae, qui cause la maladie, a fait son apparition sur l’île. Par contre, on sait très bien comment elle se propage: par l’eau.

Le seul moyen d’endiguer l’épidémie, c’est que plus personne ne boive d’eau qui n’a pas été désinfectée, ou ne mange d’aliments contaminés.

Isoler les malades n’est pas suffisant, puisque les trois quarts des gens qui contractent le choléra n’en ont aucun symptome.

Tous ces gens en apparence en bonne santé peuvent cependant transmettre la maladie puisque, pendant une à deux semaines, la bactérie se retrouve dans leurs selles.

Si ces dernières ne sont pas éliminées correctement, par un système de traitement des eaux usées efficace, elles risquent de contaminer l’environnement.

La question est donc dramatiquement simple: si Haïti n’a pas les moyens que toutes les personnes présentes là où la bactérie circule dans l’environnement aient accès à de l’eau potable, le choléra va continuer de se propager.

On pourra quand même limiter le nombre de décès, puisque quand il est détecté très rapidement, le choléra se soigne plutôt bien. À condition, évidemment, que les personnes atteintes ne soient pas déjà en mauvaise santé.

Cette nouvelle plaie qui frappe le pays est encore, tout comme les milliers de morts du séisme, une conséquence directe de son état de pauvreté et de délabrement.

Comme le rappelle l’OMS, le choléra est l’un des principaux indicateurs de développement social.

La bactérie va-t-elle passer en République dominicaine ? Le pays a fermé sa frontière, même si les experts estiment que cela ne sert à rien.

Mais à quelques mois de la pleine saison touristique, la mesure va peut-être rassurer les touristes qui commencent à magasiner leurs billets d’avion…

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Plutôt que de s’inquiéter de la Republique Dominicaine voisine et de son industrie du tourisme et de la possible infection de pauvres touristes…

Essayons donc de savoir comment le cholera est revenu en Haiti…il a certainement été importé de l’étranger car la bactérie n’a pas dormi sur place pendant 100 ans…

Contrairement à kiregg je crois qu’il faut s’inquiéter au plus haut point de la possible infection des « pauvres touristes », la République dominicaine étant une des destinations soleil préférées des Québécois.

Tout d’abord, je ne suis pas du tout d’accord « qu’il faut s’inquiéter au plus haut point de la possible infection des « pauvres touristes ».» En tant que touriste, on a le choix de passer ses vacances n’importe où. Afin de se protéger du choléra, et bien on peut éviter de faire un voyage en République Dominicaine. On choisi notre destination. Les haïtiens, eux, n’ont par contre pas le choix. L’Haïti est leur foyer, leur pays. Bien que la République Dominicaine soit une destination soleil préférée des Québécois, je suis sûr que ce n’est pas la seule. On doit ouvrir les yeux de ceux qui ne réalisent pas qu’ils vivent dans un pays si riche qui est le Canada. Nous avons toutes les nécessités ici, une maison avec un toit, de l’eau potable et de la nourriture. En plus de toutes ces nécessités, nous avons l’électricité et toutes sortes d’attractions pour nous divertir. Honnêtement, il est grand temps qu’on se défasse de notre habitude de toujours en vouloir plus et que l’on donne un coup de main dans une autre partie du monde.

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