Ciel, des microbes dans les essuie-mains !

Des chercheurs de l’Université Laval à Québec ont découvert que le papier essuie-mains utilisé dans les toilettes publiques peut renfermer des bactéries pathogènes, surtout s’il est fait de fibres recyclées, et qu’elles peuvent se retrouver sur les mains.

Leur étude pilote a été publiée dans la revue American Journal of Infection Control de décembre.

Dans la même édition, un autre article fait état des bactéries résistantes que l’on retrouverait régulièrement dans les bains des hôpitaux: 62% des bains analysés dans 88 hôpitaux américains et canadiens contenait au moins un type de bactéries résistantes à plusieurs médicaments !

Ce genre d’étude peut être fort utile pour repérer des foyers de contamination bactérienne potentiellement importants, surtout dans les milieux fréquentés par des gens au système immunitaire affaibli.

Mais gare à la paranoïa: nous croisons probablement chacun chaque jour de nombreuses bactéries pathogènes sans pour autant tomber malade !

Dans les dernières années, on a retrouvé des factéries pathogènes sur d’innombrables objets du quotidien : pommeaux de douche, chariots de supermarché, téléphones, poignées de porte…

On ne compte plus les études à ce sujet, surtout depuis qu’il est devenu très facile d’analyser les populations bactériennes.

Et pour quel résultat en terme de santé publique?

Sans vouloir condamner spécifiquement les chercheurs de Québec, je me demande jusqu’à quel point cette recherche systématique des petites bêtes mérite vraiment l’effort financier que l’on y consacre.

Il y a tant de sujets plus importants à explorer pour améliorer le sort de l’humanité! 

Car à moins d’emménager dans une bulle stérile et de ne pas en sortir, il est parfaitement illusoire de vouloir éviter tous les pathogènes de notre quotidien.

À la sortie des toilettes, se laver les mains sert surtout à ne pas disséminer ses bactéries fécales dans l’environnement.

Qu’on se prenne en échange quelques bactéries pathogènes sur le papier est certainement un bien moindre mal, surtout si vous ne vous mettez pas les mains dans la bouche dans les minutes qui suivent.

Vous songez à utiliser seulement des séchoirs à air? Sachez que le débat sur les vertus comparées du séchage des mains par le papier ou l’air dure depuis des années et n’a pas été tranché malgré plusieurs études sur le sujet…

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Vivants en symbiose avec des bactéries, comme vous le soulignez, rien ne sert d’être alarmiste. Néanmoins, je trouve que cette modération est bien retranscrite dans le communiqué de presse de l’Université de Laval.

J’ai pourtant bien voulu me réfugier dans une bulle stérile, mais je devais tourner une poignée de porte pour y entrer…

Certains papiers hygiéniques sont stérilisés par l’emploie d’un irradiateur au coblat-60. Voici un autre débouché pour le cobalt-60 produit à Gentilly-2 afin de rendre notre environnement encore un peu plus stérile.

Faut pas virer sur le top.

Quand on vous remet de la monnaie, où se sont mis les mains des autres porteurs?

De plus le caissier touche à toute la monnaie de tous.

Par ici les microbes amenez en.

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