Climat: comment Ignatieff doit répliquer à Baird

Hier, le candidat et ministre conservateur John Baird a ouvertement renié l’idée d’un marché du carbone basé sur un plafonnement des émissions de GES et un système d’échanges de crédits, même si cela faisait partie des engagements internationaux du Canada et du discours du Trône en 2009.

Il a suffi que le parti libéral place le marché du carbone dans sa plateforme électorale pour que John Baird le qualifie de «dangereux» et «non canadien».

C’est pourtant le système qui a le plus de chances d’être efficace et qui fait le plus consensus.

Monsieur Ignatieff, si vous voulez répliquer et marquer des points, choisissez bien vos mots: parler de «réchauffement global» vous attirera probablement moins d’électeurs que si vous évoquez les «changements climatiques».

C’est du moins ce que démontre une étude publiée récemment dans la revue Public Opinion Quarterly.

Jonathon P. Schuldt, candidat au doctorat en psychologie à l’Université du Michigan a demandé à 2200 Américains de se prononcerde manière anonyme  sur l’existence du réchauffement global et du changement climatique, puis de donner leur préférences politiques.

Bilan : les sympatisants républicains sont nettement plus nombreux à croire au changement climatique (60,2%) qu’au réchauffement global (44 %), alors que les démocrates sont aussi nombreux à croire aux deux (86,9% et 86,4%).

Conclusion: si vous voulez persuadez des conservateurs que ce phénomène est bien réel – et qu’il est plus que temps d’agir, parlez-leur plutôt de changement climatique!

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