Climat: la vraie urgence

Tout va de plus en plus mal et de plus en plus vite. Voilà comment on peut résumer le bilan des dernières connaissances scientifiques sur les changements climatiques publié ces jours-ci par un groupe de spécialistes, à une semaine de la conférence de Copenhague.

Parmi les 26 auteurs du Copenhagen diagnosis (résumé en français et en pdf ici), figurent plusieurs des membres du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) mandaté par les Nations Unies. Le dernier rapport du GIEC, publié en 2007, portait sur des données recueillies avant 2005.

En 64 pages assorties de nombreuses références, le rapport montre que plus on comprend l’origine et l’impact des changements climatiques, plus il est clair qu’il y a urgence : si les émissions de gaz à effet de serre ne commencent pas à diminuer dans les dix prochaines années, il est très probable que d’ici 2100, la température sur Terre aura augmenté de plus de deux degrés par rapport à l’ère préindustrielle. Un tel réchauffement est considéré comme une limite à ne pas dépasser pour garder une planète viable.

Mais si la tendance actuelle se maintient, la hausse des températures pourrait atteindre en moyenne sur le globe 4 à 7 degrés dans moins d’un siècle, selon les scientifiques. C’est absolument énorme.

Voilà les principales conclusions de ce rapport :

 En 2008 les émissions mondiales de dioxyde de carbone générées par les combustibles fossiles étaient en hausse de presque 40% par rapport aux émissions générées en 1990.

L’origine humaine du réchauffement ne fait plus aucun doute. Depuis 25 ans, les températures ont augmenté à un taux de 0,19 °C par décennie. Même si des périodes de refroidissement se produisent, la tendance au réchauffement se maintient.

Les glaciers et calottes glaciaires fondent à un rythme de plus en plus rapide.

La fonte d’été de la glace de mer arctique s’est accélérée bien au-delà des prévisions des modèles climatiques.

Dans les 15 dernières années, le niveau moyen des mer s’est élevé de 3,4 mm par an en moyenne, soit presque deux fois plus vite que ce qu’avaient prédit les modèles.

Si les émissions de GES ne diminuent pas, le niveau des océans sera en 2100 de 1 à 2 mètres plus haut qu’aujourd’hui. Environ 160 millions de personnes vivent à moins d’un mètre au dessus du niveau de la mer. Le niveau des océans continuera de monter bien après que la température sera stabilisée.

Un changement climatique continu fait augmenter le risque que des événements brusques et irréversibles se produisent au cours du prochain siècle. Parmi les éléments les plus préoccupants, les chercheurs citent l’assèchement de la forêt amazonienne qui pourrait être remplacée à 80% par des savanes ou le déplacement de la mousson en Afrique. D’autres points de basculement pourraient être dépassés avant même d’être connus.

Si on veut limiter le réchauffement à un maximum de 2°C au dessus des valeurs préindustrielles, il faudra que les émissions mondiales de GES atteignent un sommet avant 2020 et décroissent rapidement ensuite et qu’en 2050, les émissions de CO2 soient largement inférieures à 1 tonne par an et par habitant. Au Canada, elles étaient de 23 tonnes en 2005, et de 12 tonnes au Québec.

Il nous reste 10 ans pour agir.

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Le Tableau 1 de Siddal et al. (1) indique que les « best estimates » de montée océanique pour le 21ème siècle sont de 32 cm, 40 cm, 44 cm et 48 cm selon les scénarios. Nous sommes loin de votre « 1 à 2 m ». Le réchauffement climatique fait monter le niveau des océans à chaque siècle depuis 120 siècles : 20 cm de montée au 20ème siècle, vraisemblablement 40 cm de montée au 21ème (1). En Israël, un village vieux de 80 siècles est présentement situé à 400 m des côtes et à 12 m de profondeur (2). Cela signifie que la mer Méditerranée est montée de 15 cm par siècle depuis 8 000 ans.

Il été ennuyant de vivre le 20 cm d’augmentation du niveau des océans au 20ème siècle. Mais cela n’a pas été catastrophique. Il est triste que ce village israélien et la vieille Alexandrie soient 12 m et 5 m sous l’eau, respectivement. Mais Israël et l’Egypte ont survécu à ces drames au demeurant non anthropogéniques. Les 40 cm de montée du 21ème siècle seront ennuyants, mais cet ennui pâlira comparativement à des problèmes tellement plus importants et, surtout, plus solubles : l’accès à l’eau potable, la gestion des déchets, la lutte contre la vraie pollution, entre autres.

Une application radicale de tous les Copenhague du monde ne changera presque rien: les océans vont monter quand même au 21ème siècle, tout comme ils ont monté au 20ème, au 19ème, au 18ème, et pendant les 100 siècles qui les ont précédés.
Heureusement, ces montées, nous les voyons venir, et elles sont presqu’insignifiantes à l’échelle de la vie adulte d’un individu. On peut essayer de les mitiger, mais pas au coût de réduire notre lutte contre des problèmes bien plus importants, et surtout, bien plus solubles.

Les 1 à 2 m de montée mentionnés par certains alarmistes se produiront sans doute (préfèreraient-ils une ère glaciaire qui remette 1 km de glace en permanence au-dessus de Montréal? Pas moi). Tout comme les 12 m au-dessus du village israélien se sont aussi produits. Mais de 250 à 500 ans seront vraisemblablement nécessaires pour atteindre ce 1 à 2 m de montée. Nous saurons nous y préparer.

Références:
(1) Siddal et al., Nature Geoscience, vol. 2, pages 571-575 (numéro d’aout 2009) : « Constraints on future sea-level rise from past sea-level change.


(2)
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1242212435540&pagename=JPost/JPArticle/ShowFull

Il est important de mentionner que ce document, bien qu’il soit rédigé par 26 auteurs, est en fait un résumé de plus d’une centaine de recherches et d’études, menées par un grand nombre d’équipes scientifiques au travers le monde. Ces recherches ont toutes suivies un système de révision permettant à leurs pairs de réviser le contenu de la recherche pour assurer la qualité de la méthodologie employée, la précision des résultats et l’impartialité de la recherche. Les constatations apportées dans ce document rejoingnent la position de la majorité de la communauté scientifique, qui soutient que non seulement la planete se réchauffe, mais ce réchauffement est causé par l’homme et ses émissions de CO2.

http://www.skepticalscience.com/global-warming-scientific-consensus.htm

Évidement, quelques scientifiques, économistes ou annonceurs météos récalcitrants (généralement subventionnés par des pétrolières) ont tenté de trouver d’autres raisons pour expliquer ce réchauffement (comme les fluctuations solaires ou magnétiques) mais TOUTES ces théories furent démontrées sans fondement, et aucune n’a réussi à faire changer la position de la communauté scientifique, qui supporte toujours la position du GIEC.

On lit des énoncés faussement alarmistes, ou simplement faux, dans le « Copenhagen diagnosis » que Mme Borde nous a cité. Par exemple, à la page 47 : « when the earth last was 2-3 degrees warmer than now, during the Pliocene 3 million years ago (…) »

Or, il y a seulement 125 000 ans, l’Antarctique était 6 degrés plus chaud qu’aujourd’hui (1). L’amnésie sélective des auteurs (activistes ?) est plutôt déconcertante. A trop vouloir faire peur au monde, ces scientifiques peuvent sérieusement desservir ce bijou de l’humanité qu’est la quête scientifique.

A visionner absolument : cette excellente conférence de Lord Monckton sur le réchauffement climatique. Pour stimuler l’esprit critique de chacun.

http://www.youtube.com/watch?v=4zOXmJ4jd-8&feature=player_embedded#

(1) Sime et al., Nature 462: 342-345 (numéro du 19 novembre 2009). « Evidence for warmer interglacials in East Antarctic ice cores ».
 Note avant cet article, il était connu depuis 1999 que l’interglaciaire d’il y a 125 000 ans était plus chaude que la présente interglaciaire.

Bonjour Madame Borde.

Sous les 1 tonne? Le seul moyen sur le site http://www.EarthLab.com que j’ai trouve pour obtenir un tel score et de ne pas avoir de voiture et de vivre en appartement chauffe a l’electricite.

«Parmi les 26 auteurs du Copenhagen diagnosis (résumé en français et en pdf ici), figurent plusieurs des membres du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) mandaté par les Nations Unies. Le dernier rapport du GIEC, publié en 2007, portait sur des données recueillies avant 2005.»

Madame Borde, il serait temps que vous les environnementeurs puissent un jour comprendre que toutes ces pseudos théories écocatastrophiques sur ce que vous appelez les « changements climatiques » ne sont que pure supercheries. Le GIEC a non seulement truqués les données sur les températures mais a également effacé toutes celles donnant raison aux plus septiques quant à ce pseudo-phénomène.

Avez-vous déjà entendu parlé du climategate???

C’est pourtant simple, la nature a mis des millions d’années à capter et entreposer le CO2 sous forme d’hydrocarbure (Pétrole et gaz) et charbons eh bien l’homme est en train de le relarguer en moins de trois siècle.

C’est l’intensité (rapidité et dose)du relarguage qui modifie le climat et qui sera peut-être plus que néfaste pour la civilisation industrielle (et les autres civilisation par le fait même.

Si les septiques (docteur, scientifiques ou autres) continuent à croire que l’homme n’est pas en cause qu’ils essaient cette petite expérience : Tout corps humain contient du fer, cuivre et plomb. Eh bien qu’ils se tire une balle dans la tête (bof trois grammes ce n’est pas grand chose) et on verra leurs réactions. Toutefois, s’ils assimilent ces trois grammes de fer tout au long de leurs vies, leurs chances de survie sera grandement accrues. C’est ce qui arrive présentement avec le relarguage de CO2 emmagasiné depuis des millions d’années. Trop et trop vite.

J’ai un peu de mal à comprendre l’hystérie catastrophiste qui se déchaîne dans les médias au sujet du réchauffement climatique, pour au moins deux raisons.

Premièrement, les faits compromettants révélés par les courriels piratés la semaine dernière sur le serveur de l’University of East-Anglia, Climate Research Unit (un contributeur clef du GIEC), nous démontrent sans aucun doute possible que des scientifiques du GIEC ont trafiqué les données depuis des années pour montrer un réchauffement là ou il n’y en avait pas, ont truqué les modèles de simulation dans le même but, se sont entendu entre eux pour faire le silence sur ces mensonges, et ont fait pression sur les comités de rédaction de revues scientifiques pour exclure tous les points de vues contradictoires.

Ça ne remet peut-être pas en question toute la science climatique, mais je pense qu’avant de s’embarquer à dépenser des centaines de milliards sur une problématique qui est loin de faire consensus, et dont certains acteurs sont ni plus ni moins que des fraudeurs, il serait plus intelligent de prendre une pause et d’aller au fond des choses. Au lieu de cette approche raisonnable, des gens comme Valérie Borde veulent soudain nous faire croire qu’il y’ a le feu au lac!

Deuxièmement, non seulement le réchauffement lui -même prête à controvers, mais sa nature anthropogénique encore plus. Plusieurs scientifiques crédibles, mais qui n’appartiennent pas à la mouvance « réchauffistes », remettent carrément en question la thèse du GIEC à l’effet qu’une réduction des émissions de CO2 puisse avoir une quelconque influence sur le réchauffement, mettant plutôt en cause (et il y’a pas mal de données fiables là-dessus) l’activité solaire.

J’ai surtout l’impression qu’on essaie de nous vendre 1) de nouvelles taxes, 2) l’implantation d’un système de carbon-trading qui ne fera que l’affaire des institutions financières, et 3) une idéologie de dévôt puritain, qui préféreraient voir l’humanité disparaitre de la Terre plutôt que de remettre en cause leur idéologie.

Et ce bizarre « consensus » qu’on retrouve dans les grands médias pour étouffer ou taire toute information qui ne va pas « dans le bon sens » ne fait qu’aiguiser ma méfiance.

Les 2-3 degrés du Pliocène ! Wow! Sortez votre ventilateur et faites de la glace !

Non, mais regardez l’historique du climat de la Terre depuis le début :

http://www.scotese.com/climate.htm

Nous sommes dans une des périodes les plus froides. Il a fait TRÈS chaud pendant la majorité de l’histoire et la vie a été florissante !

« Un tel réchauffement est considéré comme une limite à ne pas dépasser pour garder une planète viable. »

C’est n’importe quoi !

Dans le Times de Londres:

Climate change data dumped

SCIENTISTS at the University of East Anglia (UEA) have admitted throwing away much of the raw temperature data on which their predictions of global warming are based.

It means that other academics are not able to check basic calculations said to show a long-term rise in temperature over the past 150 years.

The UEA’s Climatic Research Unit (CRU) was forced to reveal the loss following requests for the data under Freedom of Information legislation.

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article6936328.ece

@Dr Laughrea: Fort interessant cet article sur la chaleur en Antarctique. Amnésie sélective? Je ne crois pas. Premièrement parce que la publication du rapport et celle de l’étude Sime et al 2009 sont survenues les deux en Novembre 2009. Deuxièmement, est-ce que les conclusions de Sime et Al viendraient changer la conclusion du rapport? À première vue, non..

http://www.sciencedaily.com/releases/2009/11/091119141039.htm

Citant un des auteurs du rapport, on peut y comprendre que:

« We didn’t expect to see such warm temperatures, and we don’t yet know in detail what caused them. But they indicate that Antarctica’s climate may have undergone rapid shifts during past periods of high CO2. »

« During the last warm period, about 125,000 years ago, sea level was around 5 metres higher than today.

Ice core scientist Eric Wolff of British Antarctic Survey is a world-leading expert on past climate. He said,

« If we can pin down how much warmer temperatures were in Antarctica and Greenland at this time, then we can test predictions of how melting of the large ice sheets may contribute to sea level rise. »

La University of East Anglia est l’endroit qui faisait des recherches pour le GIEC sur ce que certains appellent les changements climatiques. Or on y a appris que ce centre de recherche a non seulement trafiqué des données mais en plus elle a effacé des recherches qui auraient pu donner raison aux septiques.

C’est un sujet d’actualité dont l’Actualité ne traite pas. Les gens ont droit à une information juste et équitable.

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The great climate change science scandal

Leaked emails have revealed the unwillingness of climate change scientists to engage in a proper debate with the sceptics who doubt global warming.

What those emails suggested, however, was that Jones and some colleagues may have become so convinced of their case that they crossed the line from objective research into active campaigning.

[…]In one, Jones boasted of using statistical “tricks” to obliterate apparent declines in global temperature. In another he advocated deleting data rather than handing them to climate sceptics. And in a third he proposed organised boycotts of journals that had the temerity to publish papers that undermined the message.»

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article6936289.ece

Entéka, on dirais bien que nos Verts et spécialistes ne voient plus de pénurie de pétrole !

Ils nous les ont tu casser les oreilles avec c’elle-là il y a dix ans ! Ils nous assuraient que nous venions de passer le cap de la production optimale et que nous entamions la descente.

À les entendre aujourd’hui on pourra garder notre niveau de consommation pendant les prochains 10 ans et il y en aura encore jusqu’en 2100 !

« Environ 160 millions de personnes vivent à moins d’un mètre au dessus du niveau de la mer. »

Ils n’ont pas de jambes ? 🙂

Hé bien. On apprend sur d’autres blogues que vous censurez ou effacez les messages de ceux qui vous contredisent… Et ces témoignages viennent de blogueurs normalement polis et posés, qui ne se livrent pas à des attaques personnelles ni à jouer aux trolls.

Moi qui était du côté des réchauffistes, assez convaincu pour qualifier les septiques de »négationnistes du climat », j’en suis à tout remettre en doute. Et le cover-up pratiqué par les journalistes du Québec, dont vous, ne m’inspire vraiment pas confiance.

Bref, je trouve de moins en moins alarmantes vos sonnettes d’alarme.

mea culpa d’un journaliste ex-environnementeur du quotidien britannique « The Guardian » au sujet de ce que certains appellent le réchauffement climatique:

« I apologise. I was too trusting of some of those who provided the evidence I championed. I would have been a better journalist if I had investigated their claims more closely. »

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cif-green/2009/nov/23/global-warming-leaked-email-climate-scientists?showallcomments=true#CommentKey:ec106fea-3008-4b59-ba57-dbc1aaddeff4

M Duquette semble oublier qu’il y a eu des périodes avec presque zéro Co2 (Snowball earth) et d’autres avec beaucoup plus de CO2 qu’aujourd’hui, avant même que l’homme existe.

Le Climat de la planète n’est pas, et n’a jamais été fixe. LE climat va changer de façon naturelle, avec les cycles glaciaire et cycles solaires qui vont l’influencer.

ouchh , depuis que je m’imforme sur le réchauffement,bien avant le climatgate, je constate le contraire,le CO2 n’est pas un problème au réchauffement, en plus, avec le climatgate qui est en cours depuis le 20 novembre, je commence à croire qu’il y’a un aveuglement volontaire et même de la lâcheté de nos journalistes Québecois, je ne sais pas si je suis le seul, mais j’ai hônte de nos médias depuis le 20 novembre,

shame on you

On dirait que plus on se rapproche de Copenhague, plus l’argumentaire négationiste tombe dans l’absurde. Encore la théorie des fluctuations solaires? C’est la théorie la plus MAUVAISE pour expliquer que ca se réchauffe! Pourquoi? Et bien, parce que si on se base sur ca, on devrait être en train de se refroidir, pas de se réchauffer. Environs une quinzaine d’études ont déjà démontré que l’activité solaire est en RÉDUCTION depuis 1978. Mars qui se réchauffe? même chose! La température a baissé en 2007? Lisez un peu sur l’oscillation australe, parce que ca explique la baisse de température partielle (et cyclique).

Tout ca, c’est des phénomènes expliqués par la science, alors merci de vous informer avant de radoter n’importe quoi. Parce qu’à vouloir démonter le consensus scientifique, c’est tout le mouvement libertarien qui perd sa crédibilité.

Les courriels des hackers? Tout ce que ca prouve, c’est que le CRU avait une gang de négationnistes dans le colimateur, et qu’ils ont refusé de leur donner de l’information. Et maintenant qu’ils ont les courriels en main, ces négationnistes font tout pour prendre des lignes hors-contexte, les interpréter à la sauce du jour pour en venir à la conclusion suivante:

« L’ensemble de la communauté scientifique est une méga conspiration écolo-communiste pour controler le monde via la taxe du carbone, qui leur permettra d’instaurer un gouvernement mondial. Ces communistes controlent non seulement l’ensemble de la communauté scientifique mais aussi l’ensemble des médias. Si on ne les arrête pas, ils vont nous enchainer, alors il faut nécessairement douter si 90% de la communauté scientifique (incluants les corps de science et grandes académies) croit que les réchauffements climatiques sont causés par l’humain »

Yeah right, on a déjà un gouvernement mondial, il s’appelle l’OMC et on est déjà enchainé. C’est pas demain la veille que ça va changer.

Une professeure de l’université de Californie a très bien expliqué l’insistence de certains groupes à créer un doute dans l’esprit des gens:

http://www.uctv.tv/search-details.aspx?showID=13459

Cette professeure démontre, hors de tout doute, que cette campagne de désinformation visant à créer le doute sur le consensus scientifique, est un acte organisé, et délibéré. Ce bref documentaire est problablement un des plus instructifs que j’ai pu voir cette année, car il démontre non seulement que la stratégie des négationnistes est profondément fourbe, mais que les mêmes stratégies de désinformation ont déjà été utilisées par les mêmes personnes dans trois cas documentés. Ils ont délibérément semé le doute à propos des consensus scientifiques sur:

1) (~1980) Les émissions d’azone et de sulfur causent les pluies acides
2) (~1975-1989) L’utilisation du tabac cause le cancer
3) (~1994) La fumée secondaire du tabac cause le cancer
4) (~1995) Les CFC sont dommageables pour la couche d’ozone

Des gens sont morts. L’environnement en a pris un coup. Aujourd’hui, la communauté scientifique nous prévient d’un autre danger. Aujourd’hui, les mêmes organismes (Marshall Institute, Cato Institute, Fraser Institute, etc) attaquent le consensus scientifique et visent à détruire le support populaire visant à régler une problématique globale et bien réelle.

Le réputé professeur Richard Lindzen, Alfred P. Sloan professor of Meteorology au MIT, et membre de l’Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, n’a pas tout à fait le même sens de l’urgence:

http://www.youtube.com/watch?v=OS-cLp1PEGQ

Un extrait : « Most funding for climate would not be there without the issue of global warming ». Traduction : plus les chercheurs en climat font peur au monde avec le réchauffement climatique, plus la société va augmenter le budget de la recherche sur le climat (c.-à-d. leurs budgets de recherche).

La tentation d’être exagérément alarmiste est donc énorme, pour ces chercheurs. D’où le contenu exagérément activiste et le style regrettablement combatif du « Copenhagen diagnosis, 2009 ».

@ Christian Rioux :
C’est la vitesse de relarguage du CO2 dont je parle et par le fait même, la vitesse de réchauffement planétaire. Regardez autour de vous la vitesse à laquelle les glaciers fondent, dans les andes, certains glaciers ont complètement disparus, Le Kilimanjaro a perdus plus de 90 ou 95% de sa calotte de glace, le passage du Nord-Ouest et celui au Nord de la Sibérie ont été pour la première fois naviguable lors de la même période.

Mais je n’entrerai pas ici dans une discussion stérile. Les tenants du non réchauffement veulent croire à un complot politique et environnemental et bien soit qu’ils y croient, tout comme il a fallu bien des siècles avant que certains finissent par ne plus croire que la terre était plate. Tout changement apporte son lot de résistance et le changement climatique ne fait pas exception.

« Lindzen has contributed to think tanks including the Cato Institute and the George C. Marshall Institute that have accepted money from ExxonMobil. »

C’est exactement ce que je disais sur le Marshall Institute. Est-ce qu’on peut se fier à un institut qui recoit massivement de l’argent et dont l’OBJECTIF AVOUÉ est de miner la confiance des gens envers des consensus scientifiques?

N’importe quoi encore une fois, les écolocatastrophistes n’ont qu’une stratégie en tête: faire peur au monde.

Mojib Latif, l’un des climatologue les plus réputé de la planète (et contributeur de premier plan du GIEC) a déclaré en septembre que les modèles actuels était erroné et qu’on ne devait pas prévoir de réchauffement pour les 20 prochaines années.

Et on ose nous dire qu’il y a un consensus…

@ Etienne

Pour le moment le « Marshall Institute » n’a pas été impliqué dans une fraude scientifique de masse alors que le CRU, le fournisseurs officiels de donnés du GIEC, a des chercheurs corrumpus à sa tête.

Entre le « Marshall Institute » et le GIEC, c’est le « Marshall Institute » qui remporte la palme de la crédibilité.

S’il y a une chose qui me passe à l’esprit lorsque j’observe le silence médiatique à propos du Climategate, c’est qu’il y a collusion dans le domaine du journalisme comme il y a collusion dans le domaine de la construction.

Mais pourquoi garde-t-on sous silence le scandale du Climategate? Sincèrement, c’est toute la réputation journalistique qui est en jeu. Plus le temps passe, moins ils me convainquent de leur professionnalisme. Merci aux Anglais de nous révéler les faits.

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Climate change: this is the worst scientific scandal of our generation

«This in itself has become a major scandal, not least Dr Jones’s refusal to release the basic data from which the CRU derives its hugely influential temperature record, which culminated last summer in his startling claim that much of the data from all over the world had simply got « lost ». Most incriminating of all are the emails in which scientists are advised to delete large chunks of data, which, when this is done after receipt of a freedom of information request, is a criminal offence.»

http://www.telegraph.co.uk/comment/columnists/christopherbooker/6679082/Climate-change-this-is-the-worst-scientific-scandal-of-our-generation.html

Il nous reste 10 ans pour agir!

Votre constat est à peu près le même que celui de Monsieur Hubert REEVES, ordinairement reconnu pour son optimisme, qui disait il y a déjà cinq années passées :« Si l’humanité continue business as usual, il n’y a aucun doute que l’humanité disparaît ».

On se rend bien compte que nos politiciens aiment bien mieux siphonner les sables bitumineux que d’agir de manière responsable. Le paradoxe c’est que le capitalisme fonctionne à contre sens et l’économie a besoin de plus en plus de contribuables pour faire fonctionner le machine, de plus en plus de consommation ce qui cré nécessairement de plus en plus de pollution. L’ONU s’est d’ailleurs récemment prononcé à l’effet qu’il faudrait une diminution de la population mondiale pour rétablir l’équilibre entre ce que la planète peut produire versus l’exploitation qui en est faite.

S’il ne nous reste que 10 ans pour agir, c’est triste à dire, mais on y arrivera pas à temps.

Ceci étant dit et face à cette catastrophe qui nous guette tous, comment des médias qui se veulent éthique et responsable peuvent ils consacrés la une de leur nouvelles (ou de nombreuses pages) à des insignifiances comme l’histoire de Claude DUBOIS qui s’est fait vacciné sans faire la file d’attente comme tout le monde, alors que la vie humaine est en péril partout sur la planète ?

Jean GODBOUT
Victime d’un crime d’État
http://jeangodbout.com

Vos deux derniers billets, Madame Borde –le role peu reluisant des compagnies pharmaceutiques dans la recherche, et le changement climatique– sont lies. Les revelations portant sur le premier creent une mefiance toute naturelle envers les scientifiques.

Ce qui explique que trop de gens sont disposés à croire le pire a leur propos. La question du changement climatique anthropogène touche une corde bien sensible chez plusieurs. Comme un noyé qui s’empare d’une paille, ils acceptent tout ce qui parait falsifier une théorie qui nous renvoie une image bien peu flatteuse de notre mode de vie…

Quelques questions/remarques à propos du « Climategate »:

1-Puisque l’on n’a pas accàs aux courriels de savants arguant contre le changement climatique, quelle(s) preuve(s) a-t-on que les savants britanniques en cause etaient moins intègres que leurs adversaires?

2-Le docteur Laughrea (#21) a accusé certains savants de pratiquer l’alarmisme afin d’obtenir des fonds. Soit. De par la même logique, ne pourrait-on pas soupconner les « adversaires » du changement climatique d’etre des mercenaires à la solde des compagnies pétrolières?

3-Si la reponse à la question 2 est « oui », alors un simple examen de la différence entre les deniers publics dont disposent les chercheurs universitaires, et les fonds privés dont disposent les collaborateurs des compagnies pétrolières (tant pour la recherche que pour la diffusion des résultats) indique que ces derniers jouissent d’un formidable avantage.

4-Je me permets donc d’emettre une hypothèse: que les compagnies petrolieres savent parfaitement que le changement climatique anthropogène est une realite (peut-être bien pire que ce qu’on prétend).

Car s’il y avait de rels doutes scientifiques, pourquoi diable auraient-elles besoin de s’appuyer sur UN CRIME (le vol de ces courriels) afin de discréditer la théorie? Elles ont des ingénieurs et des mathématiciens compétents, qui seraient capables de demontrer les failles de la théorie sans piquer de crise d’hystérie. Ce que se doit de pouvoir faire tout savant compétent: FORTITER IN RE, SUAVITER IN MODO.

Le recours à ces tactiques « coup de theatre » (procès d’intention violemment émotif à la suite d’un vol) me semble bien prouver qu’elles ne croient pas pouvoir triompher dans un débat public et/ou scientifique, ou, je le rappelle, elles possèderaient une supériorité écrasante.

5-Bref, le « Climategate » parait indiquer que les compagnies pétrolières elles-mêmes acceptent la réalité du changement climatique anthropogène. À la population d’en tirer les conclusions qui s’imposent…

Vous devriez peut-être prendre connaissance de cette intervention Madame Borde, intervention qui refroidira quelque peu vos propos catastrophiques:

http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/

Cet article résume bien la position partagée par de plus en plus de personnes au sujet du Climatgate, sur lequel vous et vos collègues environnementalistes québécois demeurez pourtant muets, soit de questionner les dépenses titanesques que nous nous apprêtons à faire pour rélger un problème qui ne relève pas de nous, les humains.

Bonjour,
Les nouveaux développements comme Dubaï nous montrent que la civilisation va de pire en pire. Je regarde Dubaï et je vois l’échangeur Turcot, l’autoroute d’Estimauville, les îles artificielles de Montréal, notre environnement ou les routes sont construites dans le fleuve. À quand un éveil ? Au lieu d’avoir des villages ou des villes voir les arbres qui prédominent sur le ciel, mais non ce sont des gratte-ciel à n’en plus finir qui empêchent les rayons du soleil de passer et de faire pousser l’arbre qu’un enfant a planté et qu’il empêche de croître par son ombre. Cette ombre va être au dessus de nos têtes un jour car l’humain et les plus instruits n’ont pas protégé leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
Mme.Borde, à quand un petit réveil, juste un petit réveil? Malheureusement en 2009 ; les guerres sont toujours présentes et autant sanguinaires de la part de nos plus instruits, notre élite de penseurs car il y à quelque chose qui dit que un jour il va être trop tard. L’humain a-t-il vraiment évolué?
Merci et je vous souhaite une excellente journée.

Ca fait dur quand c’est rendu qu’on modifie l’interprétation des scientifiques pour leur mettre des mots dans la bouche.

New Scientist reported about Latif’s research that « we could be about to enter one or even two decades of cooler temperatures ». This interpretation has been stated as incorrect in an interview with Latif, after being asked whether he was a climate sceptic, he explained that « If my name was not Mojib Latif, my name would be global warming. So I really believe in Global Warming. Okay. However, you know, we have to accept that there are these natural fluctuations, and therefore, the temperature may not show additional warming temporarily »

Et c’est vrai qu’il y’a des fluctuations dans la nature, comme le système d’ossillation australe qui amène des transitions entre les phases El Nino et La Nina. Ceci ne change certainement pas l’état actuel des choses, et la réalité est celle-ci:

1) On se réchauffe à une vitesse accélérée: Nous avons gagné en moins de 50 ans une hausse de température équivalente à celle du medieval warm age. Néanmoins, la température a pris 800 ans à atteindre celle du medieval warm age.

2) On ne peut pas contester la température accrue, une multitude d’études démontrent que la glace TERRESTRE fond à un rythme accéléré, particulièrement au Groenland. Même chose pour le pergélisol qui recule d’année en année. La glace de mer semble plus résiliente, mais la glace TERRESTRE de l’Antarctique fond aussi. En fait, la majorité des glaciers dans le monde sont en train de fondre: http://www.skepticalscience.com/An-overview-of-glacier-trends.html

3) La position actuelle de la communauté scientifique est que ce réchauffement va créer des sécheresses et des innondations dans certaines régions du globe, EN PLUS de voir une augmentation de la sévérité des phénomènes météo extreme.

3) Croire qu’un consensus scientifique est quelque chose de mal, ou nier son existence parce que 3 individus subventionnés par des pétrolières disent qu’il faut douter, c’est assez mauvais comme façon d’évaluer les choses. La communauté scientifique est mieux placée que quiconque pour évaluer la situation. Ils sont certainemenetmieux placés que certains économistes (McKitrick) ou annonceurs météos (Watts). Surtout que dans les dernières années, nous avons vu d’autres campagnes de salissage similaire. L’industrie du tabac a tenté, via les Think Tanks, de discréditer le consensus scientifique sur les liens entre le cancer et le tabac. Sachant que ces mêmes groupes ont appliqués la même stratégie pour nuire au consensus sur les pluies acides, les CFC, la fumée secondaire, et maintenant les changements climatiques devrait être assez pour DOUTER DES THINK TANKS. S’il y’a un complot, vous ne regardez pas au bon endroit: http://www.uctv.tv/search-details.aspx?showID=13459

Évidement, on pourrait se demander comment des gens pourraient non seulement être aussi mal informés mais aussi déterminé à propager cette mauvaise information. L’explication est claire: Le mouvement libertarien s’est fait défenseur des Think Tanks et du libre marché. Lorsque des recherches scientifiques découvrent une situation dangereuse, la seule façon de rectifier le tir et de réduire les dégats, c’est de légiférer. Et les libertariens, tout comme les Think Tanks et les intérets qu’ils représentent, ne veulent rien savoir de ces légiférations.

Alors en désespoir de cause, au lieu de défendre leur idéologie sur le plan politique (ce qui serait perdu d’avance), ils déplacent le débat sur l’arene scientifique. Ils lancent une campagne de désinformation massive et de salissage pour semer le doute sur les danger reels devant nous et discréditer la communauté scientifique au grand complet. C’est exactement ce qui s’est passé avec le tabac et le cancer: avec leur campagne de désinformation, ils ont pu retarder de plus de 10 ans toute légifération dans ce domaine. Lorsque la désinformation n’est pas suffisante, ont voit la stratégie changer et les attaques personnelles commencent. Ce n’est pas nouveau, on connait vos tactiques, et elles vont échouer une fois encore.

A la Fig. 4 du « Copenhagen diagnosis, 2009 », on peut lire que la température a continué de monter au 21ème siècle au rythme prévu 10 ans auparavant par le IPCC : 0,2 degrés par décade. C’est même répété dans le « executive summary » : « even over the past ten years, the trend continues to be one of warming ».

Or, cet énoncé est faux. Un article plus détaillé que le « Copenhagen diagnosis, 2009 » indique que de 1999 à 2008, il n’y a pas eu d’augmentation de température.

Plus précisément, de 1999 à 2008, la température a augmenté de 0,7 °C ± 0,7 °C. Le « Copenhagen diagnosis, 2009 » prétend que la température a augmenté de 0,18 °C depuis 10 ans, ET ne donne pas, bien sûr, de marges d’erreur.

Cette incongruité avait été notée dans le vol. 326, p. 28, de Science (numéro du 2 octobre 2009), dans un article intitulé : »What happened to Global Warming ? Scientists say just wait a bit »

Quel est cet article plus détaillé? C’est « State of the climate in 2008 », publié par Le Bulletin of the American Meteorological Society (vol. 90, pages S1 à S196 ; numéro d’aout 2009).

Ceci est un exemple d’énoncé faussement alarmiste, ou
simplement faux, de la part du « Copenhagen diagnosis », document publié, rappelons-le dans aucune revue avec comité de pairs. Les articles que je cite sont publiés dans des revues avec comité de pairs. Pour un autre exemple, voir commentaire #3.

De 1994 à 2008, la monté des océans est très linéaire (aucune tendance exponentielle ou accélératrice). Cette montée est de 3,5 mm par an, ce qui signifie : 35 cm au cours du 21ème siècle, comparativement à 20 cm au cours du 20 ème siècle. Nous sommes loin des 1 à 2 m alarmistes mentionnés par Mme Borde.

Voir le commentaire #1 pour plus de contexte sur le sujet.

Source :
Fig. 3.22 (p. S65) du »State of the climate 2008 » (Bulletin of the American Meteorological Society, vol. 90, p. S1- S196 ; aout 2009).

Les volcans, les océans, les animaux dans leur habitats naturels, la biodégradation de la nature produisent à eux seuls bien davantage de CO2 que ce que l’homme produit en une année complète.

A lire absolument : le réputé professeur Richard Lindzen, Alfred P. Sloan professor of Meteorology au MIT, dans le Wall Street Journal du 30 nov. 2009. « The climate science is not settled . »

Quelques extraits :
« The general support for warming is based not so much on the quality of the data, but rather on the fact that there was a little ice age from about the 15th to the 19th century. Thus it is not surprising that temperatures should increase as we emerged from this episode. (…) That said, the main greenhouse substances in the earth’s atmosphere are water vapor and high clouds. (…)

It is generally accepted that a doubling of CO2 will only produce a change of about two degrees Fahrenheit if all else is held constant. This is unlikely to be much to worry about. Yet current climate models predict much higher sensitivities. They do so because in these models, the main greenhouse substances (water vapor and clouds) act to amplify anything that CO2 does. This is referred to as positive feedback.

But as the IPCC notes, clouds continue to be a source of major uncertainty in current models. Since clouds and water vapor are intimately related, the IPCC claim that they are more confident about water vapor is quite implausible. (…)
Few scientists would argue that the science is settled. In particular, the question remains as to whether water vapor and clouds have positive or negative feedbacks. »

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703939404574567423917025400.html

C’est incroyable la désinformation à ce sujet. Parlons de 1998 à 2008, qui semble une période fétiche pour les négationistes. Plusieurs font l’erreur (incluant Monckton) de prendre des données sans les mettre en contexte (volontairement?). C’est facile de désinformer en prenant quelques bribes d’information hors contexte et sans expliquer qu’il existe une raison expliquant ces refroidissements temporaires en 1999 et 2007. Cette raison est un phénomène bien qu’on appelle l’oscillation australe.

Malgré l’impact de DEUX vagues La Nina assez intenses (causée par cette oscillation australe positive), TOUTES les années depuis 1998 sont dans le top 10 des plus chaudes depuis l’avènement de l’instrumentation moderne (cela inclus l’année record de 2005).

http://www.skepticalscience.com/global-warming-stopped-in-1998.htm

Les émissions de CO2 de source humaine ont malheureusement un impact, car elles créent une débalance. La terre a une certaine capacité de recycler le CO2. Nous avons dépacé cette capacité depuis quelques années déjà:

http://www.skepticalscience.com/Are-humans-too-insignificant-to-affect-global-climate.html

Le + 0,7 °C ± 0,7 °C d’augmentation de température (1) entre 1999 et 2008 (voir commentaire #32) devient 0,00 °C ± 0,05 °C après correction pour le « El Nino Southern Oscillation ». Voir p. S25 du « State of the climate in 2008 », publié par Le Bulletin of the American Meteorological Society (vol. 90, pages S1 à S196 ; numéro d’aout 2009).

En somme, après corrections, AUCUNE augmentation de température entre 1999 et 2008; peut-être même un léger refroidissement. Exactement le contraire de ce que prétend Etienne.

Cependant, il est vrai (voir Fig. 3.7 de la page S51) que la « global heat » de l’océan a augmenté. Global heat signifie la chaleur contenue dans les premiers 700 m de profondeur. Cette chaleur globale a augmenté en partie à cause de l’augmentation du volume de l’océan. L’article ne dit pas si la température moyenne du premier 700 m de profondeur a augmenté entre 1999 et 2008, que je sache.

(1) Par température, on entend « global mean temperature derived from COMBINED land and ocean temperatures ». Par « ocean temperature », on entend température non loin de la surface de l’océan.

Bonjour,

Bons commentaires Étienne,

polq, les océans absorbent le CO2 et les forêts (qui ne brûlent pas) aussi mais de façon moindre.

Pour les autres qui nous donnent des liens vers des cites pro-pétrolières, ça ne vaut même pas la peine de leur répondre.

La communauté scientifique est en émoi et avec raison. Si ces changements étaient échelonnés sur 1000 ans ça sera pas trop pire, à part la monté des eaux. Mais ils sont concentrés dans un trop court laps de temps pour permettre à la végétation de s’adapter. Suivre ici un simple principe de prudence nous demande de faire marche arrière rapidement. Et c’est ce que fait la majorités des pays développés actuellement. Même ceux en voie de développement vont suivrent.

Puis j’irais beaucoup plus loin que ça, récemment des chercheurs Européens ont solutionné le problème de l’usure des cathodes des nouvelles piles hautes performances. Ces piles ne peuvent être rechargées qu’un nombre de fois limité parce que leurs cathodes (ou anodes) s’oxydent. Mais la pile elle-même peut-être rechargée indéfiniment. Ils viennent de trouver un nouvel alliage qui ne s’oxyde pas! Donc la pile avec une duré de vie de plus de 100 ans va bientôt être sur le marché. Si vous faites la même lecture que moi, c’est la fin annoncée du moteur à explosion dans nos automobiles! Rien de moins.

Bonne journée!

D’un point plus global, je ne comprends pourquoi on peut être contre le contrôle des émissions de CO2. Si on contrôle les émissions de CO2, en plus de ralentir le réchauffement climatique, on diminue les émissions des autres polluants qui causent les pluies acides et le smog urbain. Il me semble que nous serions gagnants sur toute la ligne!

Christian

Merci Francois, et si vous voulez comprendre pourquoi les organisations comme le Fraser Institute, le Cato Institute et le Marchall institute dépensent des fortunes pour discréditer les consensus scientifiques sur le tabac, les CFC et l’environnement, n’hésitez pas à regarder ici:

http://www.uctv.tv/search-details.aspx?showID=13459

Vous voulez comprendre comment ces organismes peuvent avoir autant d’argent pour financer leurs campagnes de peur, de propagande et de désinformation?

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Cato#Corporate_sponsors

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=George_C._Marshall_Institute#Funding

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Fraser_Institute#Climate_change

Nous avons déjà connu des augmentations de température bien plus rapides que celle que nous connaissons présentement. Durant l’ère glaciaire précédente, il y eut, au Groenland, de nombreuses augmentations à la fois abruptes et énormes de temperatures (ce sont les transitions de Dansgaard-Oeschger):

1) il y a 14 700 ans : une augmentation de 9 °C en quelques décennies (9), incluant une augmentation de 2 à 4°C en 3 ans (10).

2) Il y a 38 000 ans,
une augmentation de 11 °C en 21 ans (11).

3) Il y a 70 000 ans, une augmentation de 16 °C en 160 ans (12)

Références:


(9) Science 286 : 930-934 (1999) . « Abrupt climate change at the end of the lact glacial period inferred from trapped air in polar ice. »

(10) Science 321 : 680-684 (2008). « High-resolution Greenland ice core data show abrupt climate change happens in a few years. »

(11) Journal of Geophysical research 114 : D0812 (2009). « Anatomy of a Dansgaard-Oeschger warming transition : high-resolution analysis of the North Greenland ice core project ice core. »

(12) Science 286 : 934-937 (1999). « 16 °C rapide temperature variation in Central Greenland 70 000 years ago. »

@Dr:

Très interessant tout ca, il y’a 16,000 ans ou 70,000 ans on était pas 6 milliards d’humains dépendant d’une agriculture indistrualisée comme aujourd’hui, si une sécheresse sévit quelque part, c’est toute la chaine d’alimentation qui nous lache. Sécheresse = pas de mais en quantité industrielle = pas de nourriture pour nos bovins. Il y’a 70000 ans, on avait pas des millions de personnes vivant sur les côtes. Il n’y avait pas l’homme qui rejetait 26 gigatonnes de CO2 dans l’atmosphere par année, et il n’y avait pas l’homme pour ravager la foret amazonienne (ce qui libère du CO2 du sol en plus réduire la capacité de filtration du CO2).

Etienne: le but de mon #42 était de suggérer que, tout comme on n’aurait pu rien faire pour amenuiser les rapides montées de température de 9 ° C, 11 °C et 16 °C qui se sont produites au Groenland il y a 14 700, 38 000 et 70 000 ans, il est fort probable qu’on ne puisse pas faire grand chose pour amenuiser la tendance présente en température et en montée des océans.

Par exemple, quel est l’impact d’un – 20 % canadien (de CO2) au lieu d’un -3 %? En 2100 la température serait réduite de 0,001 °C par rapport au niveau anticipé, et l’océan aura monté de “seulement ” 39,96 cm au lieu de 40 cm. En somme, pratiquement aucun changement, mais à quel coût économique? Est-ce de l’argent bien placé, particulièrement quand on vit dans un pays comme le Canada, pays qui va retirer des avantages substantiels d’un réchauffement climatique ?

L’important, c’est plutôt faire prendre conscience aux citoyens concernés que l’océan va continuer de monter et que ceux qui veulent continuer de vivre au raz de l’eau doivent s’équiper en conséquence.

Le -20 % québécois est un chiffre qui nous donne de l’autosatisfaction (”a feel good number”) tout en ne changeant pratiquement rien. Concentrons-nous sur des problèmes plus importants et plus solubles: la lutte contre la pollution de l’eau et de l’air, par exemple.

Petit rappel écologique : il y a 5 000 ans, le Groenland était 2 °C plus chaud qu’aujourd’hui. Et lors de l’interglaciaire précédente (il y a 125 000 ans) la calotte de glace du Groenland a fondu complètement. Il faisait alors 6 ° C plus chaud qu’aujourd’hui.

Nature 461 : 385-388 (2009)
Nature 462: 342-346 (2009)

@Dr:

Donc en gros, ce que vous dites, c’est continuons d’empocher l’argent des sables bitumineux (et bientôt celui de l’Arctique), et que les Africains et les gens sur l’équateur crèvent? Parce qu’il faut comprendre que ceux qui seront le plus solidement touchés par ces sécheresses, inondations et ouragans, ce n’est pas les gens dans les régions tempérées, c’est ceux qui ont le moins de moyens. S’adapter? Vous savez pertinemment que ces régions sont les plus misérables du monde. Il n’auront rien pour s’adapter (même si on exploite leurs richesses depuis longtemps).

Vous savez, lorsqu’on sait qu’on va tuer des millions de gens par son inaction, on se rapproche du génocide. C’est encore plus dégeulasse quand la seule motivation est la cupidité. Faire de l’argent c’est une chose, faire de l’argent en condamnant quelqu’un à mort en est une autre.

On ne peut pas faire de différence? Nous pouvons clairement faire une différence, car notre production de 26 tonnes de CO2 (sans compter le méthane) et la destruction des sources de renouvellement de CO2 brisent un équilibre. Nous arrivons dans une ère où nous n’avons plus besoin du pétrole. En fait, en 1996 existaient des voitures électriques sur les routes de la Californie. Les panneaux solaires arriveront bientôt à maturité et d’autres sources de bioénergie sont disponibles. La technologie EXISTE DÉJÀ pour adapter nos comportements et arrêter ce carnage planétaire. S’adapter à un mode de vie en respect avec l’environnement serait beaucoup plus économique que de continuer à détruire l’environnement, et subir les contre-coups économiques d’une augmentation drastique des coùts de notre alimentation et d’une augmentation drastique des coùts du pétrole.

Évidement, si vous avez des actions chez Suncor, et que vous n’avez aucune morale, continuer de prêcher la destruction, le carnage, et le meurtre. Pour ma part, j’en ai assez de cautionner la destruction, l’exploitation, la collusion et la désinformation en me faisant fourrer chaque fois que je fais le plein d’essence.

Etienne, un climat tropical (ou plus chaud) est excellent pour l’agriculture : le Brésil est plus productif que les Etats-Unis, question soya et coton . L’enrichissement des Canadiens (que je souhaite) n’a rien à voir avec la situation sociale ou économique des Africains ou des gens de l’Equateur. Il y a des limites à tout se mettre sur les épaules et à déresponsabiliser les autres.

Le réchauffement climatique nous fait comprendre conscience de l’utilité de vivre dans un grand pays. Quand on vit dans un grand pays, il y a de la place pour se déplacer quand l’océan monte de 40 cm.

Que nous fassions quelque chose ou rien, cela changera très peu à la montée de l’océan. Méfions-nous des prédictions alarmistes. Et méfions-nous des prédictions angéliques sur les effets d’une diminution de 20 ou 25 % de notre production de C02. Quand bien même nous mettrions en pratique cette réduction, l’océan va monter presque de la même manière et les Africains et les gens de l’Equateur vont devoir s’adapter.

La réduction de la production de C02 n’aura pas les effets bénéfiques prétendus par les alarmistes de Copenhague. En somme, les dépenses associées à cette réduction auront des bénéfices bien inférieurs à des dépenses faites dans d’autres domaines.

Il serait triste de se dire en 2100: Quoi? Nous avons dépensé des centaines de milliards de dollars sur cette folie du C02 en pure perte. Quel dommage.

Il ne faut pas que la lutte conte le C02 devienne, à l’échelle mondiale, ce que fut, à l’échelle montréalaise, la construction du stade olympique: de l’argent très très mal investi.

Réduire notre indépendance au pétrole est de l’argent très bien investi, surtout quand on sait que cette ressources ne durera pas éternellement, que l’OTAN au grand complet doit dépenser une fortune pour maintenir une armée au moyen orient pour assurer notre approvisionnement et que les conséquences seront désastreuses si nous n’agissons pas.

Bien investi pas si sur, je crois qu’au lieu de s’en prendre a des moulins vaudrait mieux s’attaquer au vrai problème qui sont la vrai Fin du Monde, l’accès a l’eau potable, la famine de 1,3 milliard d’humain, la gestion des déchets…(nous avons pris un retard fou sur l’Asie)

Je ne sais pas si tu as fait des recherches Étienne, mais dans les faits il se trouve que la plupart des grands investissements récents (4-5 ans) de plusieurs milliardaires du pétrole, sont justement dans les énergies de nouvelles économie (ile Géante flottante de Dubay, projet New Songdo City..) Je ne vois pas pourquoi ils attaqueraient leur propre investissement?

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