Climat : moins de neige, moins d’eau potable

L’approvisionnement en eau potable des Inuits pourrait être menacé par l’assèchement rapide des millions de petits lacs des régions subarctiques, estiment des scientifiques canadiens. 

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L’approvisionnement en eau potable des Inuits pourrait être menacé par l’assèchement rapide des millions de petits lacs des régions subarctiques, estiment des scientifiques canadiens.

Reinhard Pienitz, professeur à l’Université Laval et coauteur d’une étude sur le sujet, fait le point.

Pourquoi les plans d’eau des régions subarctiques s’assèchent-ils ?

On y observe une diminution considérable des chutes de neige — en raison du réchauffement climatique — et, donc, des eaux de fonte au printemps. Celles-ci constituent jusqu’à la moitié de l’eau contenue dans ces lacs. Les étés plus chauds entraînent aussi une plus forte évaporation de ces lacs de faible profondeur.

Et c’est inquiétant ?

Ces lacs alimentent d’autres lacs plus grands, des rivières et ruisseaux, qui constituent une source d’eau potable très importante pour les Inuits et les peuples autochtones. Si de tels réseaux ne sont plus adéquatement alimentés, ces populations devront faire face à des problèmes d’approvisionnement.

Quelles sont les conséquences écologiques ?

La disparition d’habitats aquatiques va bouleverser les chaînes alimentaires et les écosystèmes. La population d’oies blanches, qui se réfugient dans ces lacs en été, fait partie de celles qui sont menacées. Les prédateurs des oies, principalement le renard polaire, auront la tâche beaucoup plus facile pour s’approcher d’elles et de leurs petits.

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