Climat ou météo ?

Si la tendance se maintient pour les derniers jours de 2009, cette année sera la cinquième plus chaude depuis 1850, selon un communiqué rendu public hier par l’Organisation météorologique mondiale. La température sur Terre a été supérieure de 0,44 degrés à la moyenne observée entre les années 1961 et 2009.

Seuls les États-Unis et le Canada ont connu des températures inférieures à la moyennes en 2009, alors que des records de chaleur ont été battus dans plusieurs régions d’Asie et d’Afrique. L’année a aussi connu son lot d’événements extrêmes, détaillés dans le communiqué.

Il y a toutefois un danger à mettre l’emphase sur de telles données pendant un sommet sur le climat : celui d’entretenir la confusion entre météorologie et climatologie, c’est-à-dire entre l’étude du temps qu’il fait à court terme (quelques jours ou mois) et à long terme (plusieurs années, voire décennies).

Même si 2009 avait été plus froide que la moyenne, cela n’aurait pas été contradictoire avec le fait que le climat se réchauffe. Par 14 degrés en juillet dernier à Québec, j’ai entendu bien des gens dire qu’ils ne croyaient plus au réchauffement climatique.

La nouvelle la plus inquiétante dans ce communiqué, c’est que la décennie 2000-2009 a été plus chaude que la précédente, laquelle était déjà plus chaude que la décennie 1980-1989. On ne nous dit pas en revanche si le nombre d’événements climatiques extrêmes a augmenté par rapport aux décennies passées. L’étude complète sera disponible en mars.

Pendant ce temps à Copenhague, Rajendra Pachauri, le scientifique indien directeur du GIEC, a affirmé qu’une baisse de 20% des émissions de GES d’ici 2020 serait un «assez bon résultat». Il en a aussi profité pour rappeler que le denier rapport du GIEC, dont quelques uns doutent depuis l’histoire des courriels piratés, a été révisé par 2500 experts.

De son côté, le nouvel ambassadeur américain en Grande-Bretagne a dit à la BBC que toute cette histoire n’ aurait pas d’influence sur la politique américaine relative au climat, car les autorités sont convaincues de la nécessité d’agir et que le réchauffement est dû aux activités humaines.

Vous pouvez suivre ici (en anglais) la conférence organisée hier à Copenhague par le GIEC en marge des négociations.

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Les gens de rigueur reconnaissent, par ailleurs, qu’il n’y a pas eu de réchauffement entre 1999 et 2008. Plus précisément, le changement a été de 0,00 °C ± 0,05 °C après correction pour le “El Nino Southern Oscillation”. Voir p. S25 du « State of the climate in 2008 », publié par Le Bulletin of the American Meteorological Society (vol. 90, pages S1 à S196 ; numéro d’aout 2009).

Cela n’entre nullement en contradiction avec le fait que la décennie 1999-2008 a été plus chaude que la décennie 1989-1998.

Quelques citations utiles, pour un débat rationnel:

« Climate models tend to overestimate the equilibrium climate sensitivity » (1)

« Ordinary least square regressions will give a bias toward high climate sensitivities » (1)

« There is a preliminary evidence of a neutral or even negative longwave feedback in the observations, suggesting that current climate models may not be representing some processes correctly if they give a net positive longwave feedback » (1) (NDLR: tous les modèles donnés par le GIEC supposent que les feedbacks nets sont positifs)

« The observed behavior of radiation fluxes implies negative feedback processes associated with relatively low climate sensitivity. This is the opposite of the behavior of 11 atmospheric models (…) Therefore the models display much higher climate sensitivity than is inferred from ERBE (Earth Radiation Budget Experiments). (2)

« ERBE data appear to demonstrate a climate sensitivity of about 0,5 ° C. » (2)

« All climate models agree as to positive feedback, and all models disagree sharply with the observations. » (2)
(1) Forster et Gregory: « The climate sensitivity and its components diagnosed from earth radiation budget data ». Journal of Climate 19: 39-52 (2006)

(2) Lindzen et Choi: « On the determination of climate feedbacks from ERBE data » Geophysical Research Letters 36: L16705 (2009)

PS: climate sensitivity = S = augmentation de température causée par un doublement de la quantité de C02 dant l’atmosphère (de 280 ppm à 560 pm). Les alarmistes nous donnent des valeurs de S probablement largement exagérées; en effet, nos méthodes de mesures ne permettent pas de fixer aisément un maximum à S.

De 1979 à 2005 la température a augmentée de 0,18 °C par décennie (« State of the climate in 2008 », publié par Le Bulletin of the American Meteorological Society (vol. 90, pages S1 à S196 ; numéro d’aout 2009)). Nous nous alignons vers une augmentation de température de 2 °C pour le 21ème siècle et 560 ppm de C02 en 2100 (cela suppose une production égale de C02 de 2009 à 2100– on n’est même pas sûr qu’il y aura assez de pétrole en 2100 pour produire alors autant de C02 qu’aujourd’hui, même si on le voulait).

Diminuer de 20 % la production de C02 pour le reste du siècle signifierait que l’augmentation de température serait de 1,6 à 1,9 °C selon que vous acceptez les scénarios alarmistes (toute l’augmentation de température est due au C02) ou les résultats de Lindzen et Choi (2009).

C’est pas Al Gore qui disait que Katrina était une preuve du réchauffement climatique ?

Parant d’Al Gore, ils nous a rabattu les oreilles dans son film que la fonte des neiges sur le Kilimandjaro était une preuve indiscutable des effets du réchauffement climatique. Les réchauffistes devront revoir leur discours, car une équipe de chercheur danois a publié un article dans la revue Nature démontrant que la fonte des neiges sur le plus haut sommet d’Afrique est entièrement imputable à un cycle naturel.

En passant, j’espère que tout le monde remarquera que l’Organisation météorologique mondiale utilise comme référence 1961 et 2009.

On évite ainsi de parlé du réchauffement médiéval (qui montre que l’augmentation de la température répond a un cycle naturelle et pas au CO2).

Et en quoi on est supposé croire que la révision du rapport du GIEC par 2500 experts est rassurant.

Si c’est 2500 experts ont révisé des données que l’on sait maintenant fausses, on peut uniquement conclure qu’ils sont été bernés. C’est comme si un investisseur baserait sa décision d’investir dans une entreprise à partir d’un livre comptable frauduleux.

Et là je ne parlerai même pas de la NASA qui a révisé 3 fois en 1 an son palmarès des années les plus chaudes. Même chez la NASA il ne semble pas y avoir de consensus.

David, voici le jugement du Juge Justice Michael Burton de la British High Court dans la cause de Stuart Dimmock c. Secretary of State for Education and Skills concernant le film d’Al Gore dont le juge l’a qualifié « alarmism and exaggeration in support of his political thesis » où on y relate quelques « error »:

http://noteviljustwrong.com/images/nejw/docs/22161.pdf

Comment calcule-t-on la moyenne de la température de la terre?
On sait que Québec et Montréal n’ont pas la même température. Au finish, est-ce qu’on considère Québec et Montréal séparément ou est-ce qu’on ne considère que la moyenne du Québec? Ou canada? Est-ce que Montréal compte plus parce qu’il y a 5 fois plus d’habitants que Québec ou est-ce qu’on ne pondère pas par la densité de la population et ne considère que l’étendu du territoire?

En somme on se base sur quel territoire de référence pour dire: là, la température a monté par rapport à il y a 10 ans? Et est-ce qu’on considère la densité de la population puisqu’en bout de ligne c’est elle qui est touchée?

@jacques noel: Plusieurs techniques différentes furent utilisées pour calculer la température moyenne mondiale. Tu pourras trouver de l’info ici: http://www.skepticalscience.com/surface-temperature-measurements.htm

« Et est-ce qu’on considère la densité de la population puisqu’en bout de ligne c’est elle qui est touchée? » En fait, c’est pas mal plus compliqué que ça, parce que c’est le climat qui est globalement affecté. Cela affecte des méchanismes globaux qui régissent les microclimats. À titre d’exemple, même si la température de Québec ou Montreal reste stable pour des raisons locales, si l’océan se réchauffe ca pourrait avoir des conséquences à long terme, comme augmenter les précipitations. Donc, regarder la température d’un seul endroit, peu importe sa population, ne va pas permettre de dire si sa population va écoper des changements climatiques ou non.

D’autre part, il fut démontré que certaines stations météorologiques en milieu urbain démontraient des températures légèrement plus élevées, ce qui est logique considérant la quantité d’asphalte et de béton, qui absorbe plus de chaleur que la végétation. Cela fut éventuellement corrigé et lorsqu’on compare avec les données des autres méthodes de mesure (balons météos, température océanique, analyses satellites), on peut constater que ces anomalies locales à un nombre limité de station météos n’est pas suffisant pour changer la tandance globale.

@Étienne

Je cherche seulement l’unité de base? 100 km carrés? 1000 km carrés? Comment découpe-t-on la Terre pour dire que, sur 10 ans, la température augmenté?

Ensuite est-ce qu’ils ne tiennent compte que de la terre ou ils calculent terre et mer? Est-ce que 100km carrés qui réchauffent sur le Terre de Baffin, compte comme 100 km qui réchauffent au Bengladesh? Ou est-ce qu’on tient compte de la densité de la population?

Y’a rien qui ment plus qu’une moyenne. C’est pour ça que je cherche à avoir plus de détail sur leur manière de calculer

@ jacques noel

Si ma mémoire est bonne les prévisions météo sont faites pour chaque 100 MÈTRES carrés. Il faudrait que je vérifie. De plus les stations météos sont à tous les 10 km je crois. Il faudrait que je demande à mon amis qui en tient une.

Ces stations relèvent chaque soir et chaque matin avec précision les températures maxi et mini de la nuit et de même pour le soir en plus de la température présente. En plus ces stations relèvent le pluviomètre soir et matin ainsi que le nombres d’heures d’ensoleillement ainsi que sa force chaque minute pendant toute la journée.

Vous avez monté en avion et le pilote vous donne la température extérieure en altitude. Il serait fou que des données qui peuvent être prises tous les 100 mètres soient perdues pour les dizaines de milliers d’avion qui sillonnent le ciel dans le monde.

Des milliers de bateaux peuvent prendre tous les jours à des millions de points sur la planète des relevés.

Il y a aussi les ballons météo.

Maintenant on en arrive aux satellites. Le dernier du Canada que les USA ont refusé de lancer, peut détecter si il y a du frazie sous la glace qui pourrait bloquer une rivière.

Il y a plusieurs satellites qui tournent sans arrêts autour de la planète 365 jours par année et ne font que ramasser des données aussi vite que l’ordi le fait et 24 heures par jour partout.

Possiblement qu’il doit y avoir des millions d’échantillonnages par jour tout autour de la planète. Ce qui veut dire qu’ils peuvent donner une moyenne pour un très petit village.

Je m’avance dans tout ce que je vient d’écrire mais c’est certainement ce qui permet aux climatologues de faire un schéma qu’ils peuvent faire évoluer. Il y a un sacré bout de temps que mon beau frère physicien et météorologue m’a expliqué ces choses. Donc je peux faire erreur.

Des milliers de climatologues et de physiciens ne sont certainement pas tous des profiteurs payés par des bonshommes verts et encore il faudrait avoir une raison pour les graisser.

Il y en a bien plus, et avec beaucoup de fric, qui les payeraient plus cher pour qu’ils se ferme simplement le clapet.

En parlant de tendance, la tendance de la température moyenne globale n’a rien à voir avec celle modélisé par les modèles climatiques.

C’est clairement papier de Chip Knappenberger réviser par Lucia Liljegren, professeur de l’université de L’IOWA qui semble s’être spécialisé dans la révision d’étude scientifique.

http://rankexploits.com/musings/2009/adding-apples-and-oranges-to-cherry-picking/

La tendance est même devenue négative, chose qu’on tente de cacher avec des déclarations du type la dernière décennie a été la plus chaude.

C’est vrai, mais ça ne veut pas dire que ça se réchauffe, ce graphique de mon cru démontre clairement cette affirmation

http://img192.imageshack.us/i/graphiquerchauffement.jpg/

L’intervalle 3-4 est celui qui a la moyenne la plus élevé, pourtant, il n’y a aucune tendance à la hausse.

Les rapports du GIEC sont rédigés par un petit nombre d’individu dont la neutralité est douteuse. Et il est faut de dire qu’ils révisent de façon sérieuse leurs informations. Par exemple le GIEC 2007 a conclut qu’il était probable que les glaciers de l’Hymalaya pourrait fondre d’ici 2035, des experts en glaciologie, prédisent qu’au rythme actuel, c’est plutôt 300 ans plus tard que ça risque d’arriver. Les affirmations du GIEC ont comme source des études non révisées par les pairs clairement biaisées.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/8387737.stm

Votre foi dans le GIEC n’est malheureusement pas fondée, le scandale du CRU et DES anecdotes du genre de celui que je viens de conter en sont la preuve.