Climat : sus à la suie !

D’ici quelques années, à la demande des Nations unies, tous les pays devront tenir un inventaire de leurs émissions de suie, comme ils le font déjà pour le CO2. 

Un cargo entre dans le port de Palma de Majorque, en Espagne. Photo : Justin Kase Zninez / Alamy
Un cargo entre dans le port de Palma de Majorque, en Espagne. Photo : Justin Kase Zninez / Alamy

Composée de particules de carbone provenant de la combustion incomplète des produits pétroliers, du charbon, du bois ou des déchets, la suie influencerait le réchauffement climatique de manière trois fois plus importante que ce que les scientifiques pensaient jusqu’à récemment.

Alors que le CO2 continue à perturber le climat un siècle après avoir été émis, la suie reste seulement quelques semaines dans l’atmosphère avant de se redéposer. En diminuer les émissions permettrait donc d’agir rapidement sur le réchauffement.

En Amérique du Nord et en Europe, les normes sur les rejets polluants des usines ou des automobiles ont beaucoup fait baisser les rejets de suie depuis les années 1950. Mais ceux-ci ont explosé en Asie et en Afrique, où des millions de gens cuisinent encore au bois et où les normes industrielles sont moins sévères.

La suie est aussi produite par les cultures sur brûlis et les incendies de forêt. Elle est par ailleurs une cause majeure de maladies pulmonaires et de décès prématurés partout dans le monde.

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