COML : La vie marine reste un grand mystère

C’est aujourd’hui à Londres qu’est présenté le bilan du Census of Marine Life, un grand projet d’inventaire de la vie en milieu marin lancé en 2000, auquel ont participé environ 2700 scientifiques de 80 pays.

Initié par la Alfred P. Sloan Foundation, basée à New York, cet ambitieux projet de recherche visait à organiser la collecte d’information et les données recueillies sur toutes les formes de vie présentes dans les mers du globe, depuis le littoral jusqu’au plus profond des abysses.

Soutenus par leurs gouvernements, les scientifiques ont consacré collectivement environ 670 millions de dollars à ce recensement. Tous leurs résultats ont été publiés dans les journaux libres d’accès de la Public Library of Science.

Bilan ? Fort instructif.

Plus de 6000 nouvelles espèces ont été découvertes, ce qui porte le total à environ 240 000 formes de vie en tout genre connues dans les océans.

Ce communiqué (pdf) en décrit quelques unes assez surprenantes, comme un ver mangeur de pétrole, qui vit au fond du golfe du Mexique ou la pieuvre surnommée Dumbo, qui se meut grâce à ses grandes «oreilles». Beaucoup d’autres images et vidéos fascinantes sur le site du recensement.

On connait maintenant environ 17 650 espèces vivant à plus de 200 mètres de profondeur, dans le noir total et sous une pression atmosphérique qui nous réduirait en bouillie.

Les abysses sont loin d’être les déserts qu’on s’imaginait. Les champs de boue qu’on retrouve à plusieurs kilomètres sous la surface de l’eau hébergent plus de biodiversité que la forêt amazonienne!

Mais surtout, grâce à ce recensement, on connait mieux que jamais l’étendue de notre ignorance.

80 % de ce qui vit dans les océans nous est encore inconnu, selon les scientifiques !

Et on ne parle pas seulement d’obscurs microbes. Il y aurait encore environ 5 000 espèces de poissons à découvrir, en plus des 16 700 déjà connues.

Sans compter qu’on ignore presque tout de l’abondance de chacune de ces formes de vie sur la planète, ni de la manière dont elle évolue !

Il reste donc un sacré boulot à abattre.

Pourtant, le temps presse, car il est clair que les activités humaines ont déjà commencé à bouleverser nos océans: la surpêche, l’acidification, la pollution ont sûrement coulé nombre d’espèces avant même qu’on ait une chance de les connaître.

Pour continuer leur travail, les scientifiques vont avoir besoin de deux choses.

D’abord, des fonds: la Fondation Sloan a toujours dit qu’elle ne financerait pas ce projet au delà de dix ans, mais aucun organisme n’a montré de vélléité pour la remplacer, selon le journal Nature.

Ensuite, de taxinomistes pour prendre la relève de ceux qui partent à la retraite. Semble-t-il que cette discipline n’est pas assez «sexy» poour attirer les jeunes, qui préfèrent des disciplines comme la génomique. Le métier est en train de disparaître.

Pourtant, sans taxinomistes pour identifier et classer correctement ce qu’on collecte dans les océans, on risque fort de ne pas y voir clair avant longtemps… 

Je parle aussi de ce sujet à l’émission Première Heure.

Laisser un commentaire

Les abysses sont selon moi la source regénératrice de la vie (genre de banque de vies dans lequel la terre puise après un cataclysme comme la planète terre en a connue quelques’uns depuis sa formation.) La vie sur cette planète continuera et évoluera de nouveau suite à un cataclysme (Glaciation généralisée, Météorite majeur, Inversion des pôles, etc.,) Que l’humain, les espèces terrestres et aquatiques de la couche supérieures n’y survivent pas cela ce peut mais la faune et flore abyssale elle passera possiblement au travers et au fils des millions d’années suivantes, regagnera les hauts fonds, la terre et les airs.

l épinoche géant pris par l équipage aurais t il survécu a l ère glaciaire et pourrais t en avoir plusieurs si oui.

C’est dommage qu’il n’y ait pas plus d’intérêt chez les jeunes et les gouvernements dans l’exploration des océans. Les océans forment la majorité de notre planète, le fait qu’on ne connaît que 20% de ce qui vit dans les océans c’est un peu alarmant. La découverte de plus de 6000 nouvelles espèces montre la richesse et la diversité de la vie dans les océans. Ceci me fait penser à un article que j’ai lu récemment qui expliquait qu’il y ait des plantes dans la forêt tropicale d’Amazone qui pourraient être utilisées pour combattre le cancer. Je parle de ceci parce que dans ce 80 % des océans qu’on ne connaît pas, on pourrait trouver quelque chose qui nous serait utile. Je crois que ceci est une assez bonne raison de continuer la recherche dans les océans. L’auteur de l’article dit que les jeunes ne trouvent pas cette discipline comme étant assez <>, mais en fait, je trouve qu’on est peu enseigné sur le sujet pendant nos séjours à l’école. Les écoles mettent plus d’emphase sur les disciplines de business et la technologie, les taxinomistes sont oubliés. Il est évident qu’il faut mettre plus d’emphase sur les océans, l’expansion de la civilisation humaine va continuer à nuire aux océans en les polluants, et par conséquent, en tuant la vie dans les océans.