Comment faire dégringoler les dépenses de santé ?

Peut-on maintenir une population en relativement bonne santé et lui donner une espérance de vie tout à fait respectable, en consacrant à la santé… treize fois moins d’argent par habitant qu’au Québec ?

Oui ! Voyez ce qui se fait à Cuba, qui a beaucoup à nous apprendre à ce chapitre, affirme Paul Drain, chercheur à l’École de médecine de l’Université Stanford, en Californie, dans l’édition du 30 avril du magazine Science.

Avertissement au Dr Bolduc ou au prochain ministre de la santé : il y a là des idées à regarder sérieusement !

À Cuba, l’espérance de vie est d’environ 78 ans, contre 81 ans au Canada. Le pays affiche un des plus bas taux de mortalité infantile de tous les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, et le plus grand nombre de médecins par habitant (59 médecins pour 10 000 personnes). Selon le chercheur, l’état de santé des Cubains se compare à celui de nombre d’habitants de pays beaucoup plus riches.

En 2006, les dépenses de santé de Cuba s’élevaient à 355 dollars par habitant, soit 7,1 % du produit intérieur brut.

En comparaison, le Québec a consacré plus de 12 % de son PIB à la santé en 2009 selon les chiffres présentés dans le dernier budget (pdf). Soit plus de 4 800 dollars par habitant.

Comment Cuba réussit-elle à garder sa population en bonne santé sans se ruiner ? En consacrant beaucoup plus d’efforts à l’éducation en santé, à la prévention et aux soins de première ligne, des mesures peu coûteuses mais très payantes, et en proportion beaucoup moins à la médecine « technologique ».

À Cuba, indique Paul Drain, 97 % des diplômés en médecine suivent un programme de résidence de trois ans en médecine familiale. Les deux tiers d’entre eux resteront médecins de famille.

Les soins de première ligne sont offerts via 498 polycliniques qui desservent chacune entre 25 000 et 30 000 personnes. Elles supervisent aussi de 20 à 40 « consultorios ». Ces petites cliniques familiales de quartier s’assurent que chaque Cubain voit un médecin de famille au moins une fois par an, sur place ou à domicile.  Gratuitement.

Voilà qui semble plus emballant qu’une franchise santé, non ?

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Il est certain que Cuba a un système de santé exemplaire pour les pays en développement. Cela dit, son coût n’est pas 13x, mais bien « seulement » de 40% inférieur à celui au Canada, car il faut le ramener au niveau des salaires, puisque médicaments et équipements ne justifient que 10 à 20% des coûts de la santé.

Donc le Canada a peu de chances de rejoindre ce niveau, à moins d’électrifier la frontière pour empêcher les médecins canadiens d’émigrer au sud…

A part ça, on peut voir dans l’espérance de vie un résultat d’un bon système de santé, mais les couts de la santé augmentent énormément avec l’âge des patients. Les 3 ans en moins « seulement » d’espérance de vie des Cubains peuvent justifier une partie des 40% d’économie, et la pyramide des âges une autre partie :

Cela dit, le Canada est l’un des pays de l’OCDE qui a le mieux réussi à endiguer l’augmentation des coûts de la santé, arrivant à des performances similaires à celles de pays du Nord de l’Europe (comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs). S’il y a un pays industrialisé qui arrive à faire nettement mieux, c’est le Japon, et j’aimerai bien savoir comment il font.

Sources : http://drgoulu.com/2009/04/23/combien-coute-la-sante/

Madame Borde,

C’est indécent!

Vous semblez vouloir faire en sorte que les multinationales de la pharmaceutique et que les PPP en santé se retrouvent le bec à l’eau en leur retirant NOS millions de leur poches.

Et quoi dire de nos médecins spécialistes qui font beaucoup plus de fric en n’étant pas de vulgaires médecins de famille, n’est-ce pas ce que l’on souhaite?

Insinuez-vous que les décisions politiques en santé devraient viser le bien-être de la population?

Non vraiment pas!

Cuba est probablement moins frappé par les divers troubles associés au mode de vie occidental, ce qui expliquerait que leur espérence de vie est appréciable. Par contre, je ne voudrais en aucun cas être un Cubain ayant une maladie grave!

Les Québécois changent progressivement leur mode de vie sans l’aide du ministère de la santé, simplement parce qu’ils sont de mieux en mieux informés par rapport aux dangers d’une mauvaise alimentation et du manque d’exercice.

Voici une autre solution, on devrait envoyer les malades se faire soigner à Cuba, je suis partant :-))

Jean GODBOUT
Victime d’un crime d’État
Invalide à vie à cause d’une fraude de la CSST

Bien des voies pour réduire les frais sur la santé…
-mieux sélectionner les candidats à la médecine;
ceux pour qui c’est le salaire qui compte, devraient être éliminés.
(pour moi le médedin de famille est de beaucoup supérieur au spécialiste!…)
-le coût des médicaments assurées, devrait être mieux contrôlé;
-un centre de recherche sur la santé devrait être mis de l’avant, où travailleraient de véritables chercheurs… (pas quelqu’un qui se fait payer par les pharmaceutiques)
-une facture complétée par le médecin soignant, devant le patient, dont une copie est remise tout de suite au patient (cette suggestion est d’une connaissance qui travaillait aux comptes dans un hôpital de Québec au moment où, pour la première fois, on a parlé d’un « ticket modérateur »… Ça fait déjà plus de trente ans!

Est-ce que, donner un horaire convenable au personnel soignant, et, engager en peu plus de personnes, serait plus coûteux que ce qui ce fait présentement en temps supplémentaire… souvent avec des personnes qui font de longs trajets?…

Pour celles et ceux qui s’inquiètent d’être soignés à Cuba, sachez que ce petit pays fait des miracles en matière de santé. Ainsi, la rétinite pigmentaire est arrêtée avant que la personne ne devienne aveugle. Regardez les travaux du Dr. Barrientos en cette matière. Les personnes qui sont allés se faire opérer à Cuba malgré l’avis de leurs médecins traiant, surprennent ces derniers à leur retour de Cuba, tellement ils n’en croient pas leurs yeux. Certains d’entre eux commencent à s’intéresser aux techniques du Dr. Barrientos. De plus, les hôpitaux cubains pour les étrangers n’ont rien à envier à nos meilleurs hôpitaux. Consultez le site de Services Santé International, l’organisme qui prend en charge les Québécois qui désirent recevoir des soins à Cuba : http://www.hsi-ssi.com

Je connais une personne qui s’est fait soigner à Cuba. Ici, cette personne reçoit des prestations de la CSST. Les médecins de la CSST ne pouvaient plus rien pour elle.
Donc, plus de travail à vie !!! Quand on a 40 ans est-ce possible d’arrêter à vie ??? Cette personne est allée se faire soigner à Cuba et maintenant, elle peut travailler…
Trouver l’erreur !!!
P.Bourassa

Il y a quelques semaines, les médecins spécialistes lançaient une campagne publicitaire pour nous faire comprendre qu’ils méritaient plus. Cette semaine, les omnipraticiens nous disent qu’ils sont sous-payés par rapport aux spécialistes. S’ils étaient mieux rémunérés, il y aurait plus de médecins omnipraticiens, donc, moins de patients orphelins. Tous deux nous disent qu’ils font cela pour notre plus grand bien.

En fait, ce qu’ils veulent, c’est que la population mette de la pression sur le Gouvernement pour qu’on leur en donne toujours plus.

S’ils étaient vraiment intéressés à aider les patients orphelins, ils pourraient commencer par être un peu moins intransigeants dans le contrôle de leur profession. Par exemple:

– Pourquoi seul un médecin est-il habileté à signer un certificat de décès? Un ambulancier doit lui apporter un cadavre afin qu’il puisse faire son « tchick-tchick ».
– Pourquoi avoir pratiqué une obstruction quasi systématique envers les sages-femmes?
– Même constat envers les super-infirmières.
– Pourquoi un médecin étranger doive pratiquement être lauréat d’un prix Nobel pour avoir droit de pratiquer dans la Belle Province?

Ces quelques mesures, et sans doute bien d’autres, pourraient concrètement aider notre système de santé. Toutefois, selon nos médecins, augmenter leur rémunération de 10% ou 20% serait une mesure bien plus efficace.