Conférence de Durban : 1 200 milliards pour régler le problème

Alors que commence aujourd’hui la Conférence des Nations Unies sur le climat à Durban, en Afrique du sud, une nouvelle étude d’experts réunis par le Programme des Nations Unies pour l’environnement montre qu’il est encore possible de maintenir l’augmentation de température moyenne à la surface de la planète à moins de 2 degrés, moyennant – beaucoup – de bonne volonté.

Toutes les technologies existent, ne reste qu’à les mettre en oeuvre, selon les auteurs (55 scientifiques et experts de 15 pays) du rapport intitulé Bridging the emissions gap.

Priorité des priorités: améliorer l’efficacité énergétique de manière à faire diminuer la demande. Voilà les diminutions potentielles qu’ils entrevoient, par secteur d’activité: 

– Production d’électricité : 2,2 à 3,9 Gt-éq-CO2 (milliard de tonnes équivalent CO2) par an grâce à des centrales plus efficaces, et en introduisant des sources d’énergie renouvelables, la capture et le stockage du carbone ainsi que la substitution des combustibles.

– Industrie : 1,5 à 4,6 Gt-éq-CO2 par an en renforçant l’efficacité énergétique, la substitution des combustibles, la récupération de l’énergie, l’efficacité des matériaux et autres mesures.

– Transport (à l’exception des secteurs de l’aviation et de la navigation) : 1,4 à 2,0 Gt-éq-CO2 par an en renforçant l’efficacité énergétique, en adoptant des véhicules électriques, en passant aux transports publics et en utilisant des combustibles à faible émission de carbone.

– Aviation et navigation : 0,3 à 0,5 Gt-éq-CO2 par an en renforçant l’efficacité énergétique et les combustibles à faible émission de carbone et autres mesures.

– Construction : 1,4 à 2,9 Gt-éq-CO2 par an en renforçant l’efficacité du chauffage, de la climatisation, de l’éclairage et des appareils, et autres mesures.

– Sylviculture : 1,3 à 4,2 Gt-éq-CO2 par an en réduisant la déforestation et en modifiant la gestion des forêts pour augmenter les stocks de carbone sur et dans le sol. 

– Agriculture : 1,1 à 4,3 Gt-éq-CO2 par an en modifiant les pratiques de gestion des cultures et du bétail afin de réduire les émissions de gaz autres que le CO2 et renforcer le carbone du sol.

– Déchets : environ 0,8 Gt-éq-CO2 par an en améliorant le traitement des eaux usées, la récupération du gaz résiduel sur les sites d’enfouissements et autres mesures.

Coût de ces mesures, selon eux : 50 à 100 dollars par tonne équivalent CO2, pour diminuer les émissions de 12 milliards de tonnes et rester en deça des 2 degrés de réchauffement climatique.

Au pire, cela donne donc 1 200 milliards de dollars d’ici 2020 pour y parvenir, à comparer à environ 63 000 milliards de dollars pour le PIB mondial en 2010.

À lire en français pour mieux comprendre l’histoire et le déroulement des négociations internationales sur le climat: cette «Note de décryptage» publiée par l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie

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considérant la (quasi) inimportance de l’influence de l’Homme sur le climat (pas sur l’environnement), appliquer ce programme ne fera que saccager complètement l’économie et appauvrir les gens.

Les températures stagneraient depuis déjà 10 ans, et il y aurait même une tendance à la baisse. Bref, les pastèques environnementalistes ne veulent que nous opprimer encore plus

Depuis 2008, il s’est dépensé autant, juste pour sauver les requins de la finance.
Pourquoi ne pas leur demander (voir obliger) le retour d’ascenseur?

Tant qu’une valeur monétaire concrète ne sera pas associée à chaque tonne de Co2 rejeté dans l’atmosphère, il ne faut pas se faire trop d’illusion.

Investir dans l’exploration pétrolière va demeurer, et de loin, bien plus rentable (financièrement parlant) que d’investir dans la constriction de centrales nucléaires pour remplacer les centrales au charbon.

Euh… On est 7 millards sur la planète ?
1200 milliards$ / 7 milliards habitants / 9 ans = 19$ ?
On est à 20$ par année par habitant de limiter les changements climatiques ?

Je l’envoie où, mon 20$ ?