Coraux : une lueur d’espoir ?

Des chercheurs australiens et français ont découvert un mécanisme qui permettrait peut-être à certains coraux de mieux résister à l’acidification des océans que ce que l’on croyait jusqu’à présent. Dans leur étude publiée dans Nature Climate Change, ils précisent toutefois que l’on ignore encore si cela sera suffisant pour leur permettre de s’adapter au réchauffement des eaux du globe.

La plupart des espèces de coraux possèdent cette aptitude à s’ajuster au pH, expliquent les chercheurs du ARC Centre of Excellence for Coral Reef Studies de la University of Western Australia et du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement.

Même si les océans s’acidifient au fur et à mesure que le taux de gaz carbonique dans l’atmosphère augmente, ces coraux pourraient donc continuer à former leurs squelettes de carbonate de calcium.

Mais la «colle» qui tient entre eux les coraux, et leur permet de former de grandes structures, risque pour sa part de ne pas résister. Et les barrières de corail sont aussi menacées par la surpêche et la pollution.

C’est donc une bonne nouvelle toute relative. On pourrait même dire une goutte d’eau dans un flot continu de rapports catastrophiques sur la santé des océans qui n’a rien de réjouissant…

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Ce n’est pas une surprise pour quiconque fait pousser des coraux dures (sps) en aquarium. Cela fait des années qu’on arrive à faire pousser efficacement des coraux à l’aide de réacteurs à calcium qui utilisent du gaz carboniqe pour dissoudre de l’aragonite, abaissant le pH du bac par le fait même. Le gaz carbonique est aussi plutôt présent dans l’environnement fermée des maisons et sa concentrations dans les bacs est probablement au delà de ce que toute émission humaine atteindra dans le future. C’est quasiment abhérent qu’une telle constatation ait pris autant de temps a être quantifier. De la même façon, la coralline (la colle, fait de dolomite) semble plutôt se plaire en aquarium aussi.

Super commentaire de Mathieu.

Madame Borde, est-il possible de comprendre une certaine incrédulité non pas aux changements climatiques mais à leurs effets?
Certains sont alarmistes, d’autres indifférents. Il est important d’être le plus vrai possible, pour nous pauvres lecteurs.
Cela en va de la crédibilité journalistique associée à l’auteur de même qu’à la publication!