Danse et caméra thermique: l’ONF innove

Mettre une caméra thermique à vocation essentiellement militaire au service de la danse, voilà le pari réussi du cinéaste en résidence à l’Office National du Film Philippe Baylaucq, dont le film ORA sera présenté pour la première fois au Québec en décembre, en avant-première du dernier film de Wim Wenders, Pina.

Deux caméras thermiques à haute résolution de la compagnie américaine Lockheed Martin ont été utilisées pour filmer six danseurs devant un écran de papier d’aluminium. 

Elles transforment la chaleur de leurs corps en de fascinantes images mouvantes que met en valeur la chorégraphie de José Navas. À voir.

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Si le procédé est encore peu courant, l’ONF ici n’«innove» pas. Le chorégraphe indépendant Stéphane Gladyszewski travaille depuis au moins 2005 avec caméra thermique et thermographie, et ce en spectacle «live» – donc dans un environnement beaucoup moins contrôlé que celui du film. Vrai qu’il bénéficie de moyens beaucoup moins important que ceux de l’ONF, mais ce n’est pas une raison pour l’oublier: Aura en 2005; et Corps Noir en 2008, excellent travail visuel, qu’on pourra d’ailleurs revoir à La Chapelle dans quelques semaines.