De la chiromancie pour nos fonctionnaires

J’ai failli tomber en bas de ma chaise en feuilletant le Journal de l’Association des employées et employés du gouvernement du Québec dans une salle d’attente vendredi.

Savez-vous ce qu’on retrouve dans ce mensuel qui a pour mission d’«informer et de renseigner son lectorat sur l’évolution et la modernisation de la fonction publique ainsi que sur les activités des ministères et organismes constituant la grande famille gouvernementale»? Une chronique de chiromancie !

Chanceux fonctionnaires ! Dans la dernière édition de ce journal, vous pouvez apprendre si vous avez un esprit analytique ou synthétique juste en regardant les lignes de vos mains. Vous pouvez aussi y vérifier, grâce au numéro de novembre, si vous avez vraiment l’étoffe d’un politicien.

Avec ça, la fonction publique québécoise est entre de bonnes mains, je vous le dis !

35 000 copies de ce journal sont distribuées chaque mois dans 400 éditifices du gouvernmement du Québec. Pourrait-on s’il vous plait retirer sa chronique à Madame Claire Savard? Il y a au Québec des dizaines de communicateurs scientifiques qui pourraient éclairer un peu mieux nos fonctionnaires !

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Il y a plusieurs « matantes » au sein des fonctionnaires. Pour le reste il faut savoir que les fonctionnaires gestionnaires nous prennent pour des idiots…

Malheureusement ce phénomène est très répandu. Même Radio-Canada qui fait des reportages dénonçant l’homéopathie présente des annonces qui en font la promotion.

La tendance à ne pas remettre en doute les croyances avec lesquelles on a vécus est très forte.

«Il y a plusieurs “matantes” au sein des fonctionnaires.»

On investit la fonction publique pour s’offrir des séances quotidiennes de placotage payées et une retraite dorée.

On se crée du travail plus agréable que celui pour lequel on a été engagé, comme d’arroser des plantes en gang ou de jouer la travailleuse sociale avec sa fille ou une amie à la retraite.

On investit ensuite le syndicat puis on s’organise des dîners syndicales où on peut jaser de nos potins et d’anciens collègues.

On se paie des conférenciers qui nous disent que le meilleur des mondes, c’est celui où tout le monde pourra travailler pour l’État, un monde où l’État s’accapare tous les domaines dans nos vies.

Avec les côtisations obligatoires des syndiqués pour la plupart désintéressés de faire parti d’un syndicat, on se paie des conférencières féministes qui nous rappellent à quels points les plaintes de gestionnaires à notre endroit n’est pas dû à un manque de productivité et à un manque d’intérêt dans leur travail mais à leur sexe et à un sentiment machiste qui investit les patrons.

Puis on s’offre un bel écologiste un brin musclé et un brin intello dans la fin trentaine pour venir nous alarmer et nous émouvoir sur la fin du monde qui approche.

MMe Borde,

Au lieu de retirer la chronique de Mme Savard, le journal de l’association …..du Québec pourrait ajouter une ou des chroniques de communicateurs scientifiques. Rien de tel que de pouvoir comparer »côte à côte » deux philosophies qui comment dire se confrontent et ainsi le journal garderait la diversité de ses membres

La chiromancie est l’art de lire les lignes de la main. Les lignes,contrairement à ce que l’on pense ne se forme pas du aux flexions des doigts, elles se forment pendant la grossesse après à peine 2 mois. Cela fait partie de notre code génétique. Certain la considère comme une science, d’autres comme une plaisantrie. Pourquoi brimer le divertissement et les divergences d’opinions juste parce que c’est une revu qui vient du gouvernement. Ce n’est pas la diversité qui justement fait le Québec?