De la morphine maison ?

Des scientifiques de l’Université Concordia, à Montréal, et de l’Université de Californie à Berkeley ont modifié génétiquement une levure pour qu’elle puisse convertir du sucre en morphine.

morphine
Photo : Science Photo Library

Pourra-t-on un jour fabriquer ses opiacés chez soi ?

Des scientifiques de l’Université Concordia, à Montréal, et de l’Université de Californie à Berkeley ont modifié génétiquement une levure pour qu’elle puisse convertir du sucre en morphine.

Cette percée emballe certains scientifiques, qui voient une façon de produire des antidouleurs sans pavot — dont sont dérivés les opiacés.

D’autres craignent un détournement de la recette à des fins récréatives et illégales.

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Depuis le temps que l’on nous casse les oreilles que le sucre est une drogue, en voilà la preuve…

Pour ce qui est du détournement de la recette à des fins illégales, ça ne changera pas grand chose à la vente de la morphine puisqu’elle se vend déjà partout dans le monde à des fins récréatives. Par contre, ce sont les producteurs actuels, dans les pays sous-développés, qui en souffriront davantage, et qui risquent de s’appauvrir.

« Par contre, ce sont les producteurs actuels, dans les pays sous-développés, qui en souffriront davantage, et qui risquent de s’appauvrir. »

Comme les Talibans en Afghanistan ???

Dans les pays pauvres, il arrive souvent que l’agriculture ne rapporte pas assez d’argent aux cultivateurs. Ils se tournent donc vers la production d’opium, qui leur rapporte davantage.

Bien sûr, ce sont les acheteurs , distributeurs et revendeurs de tout acabit qui feront davantage d’argent. Pour eux, que la drogue soit produite par des cultivateurs ou par des cultures de levures, ils continueront de faire leur commerce. Ce ne sera peut-être pas exactement les mêmes chaines de transport et de distribution, mais ces mafias continueront de fonctionner et de faire leur profits.

Ce sont donc les petits producteurs des pays sous-développés qui souffriront si on produit de l’opium à partir de levures. Doit-on avoir pitié d’eux? Je ne m’aventurerai pas à y répondre.