De l’ADN de porc dans un vaccin pour les bébés

Le vaccin Rotarix contre le rotavirus qui donne des diarrhées aux nourrissons vient d’être suspendu aux États-Unis par la FDA, parce que l’équipe du Dr Eric Delwart, un chercheur américain, y a découvert des traces d’ADN d’un virus porcin.

Ce vaccin produit par GSK est autorisé au Canada mais seul son concurrent, le Rotateq de Merck, est distribué ici. Selon Santé Canada, aucune trace de virus porcin n’a été décelée dans le Rotateq.

Ce n’est pas très rassurant de retrouver des bouts d’un virus porcin dans un vaccin destiné aux petits humains. Mais ce n’est pas forcément non plus très dangereux.

Rien n’indique pour l’instant que ce vaccin ne soit pas sécuritaire, car cette découverte ne change rien aux résultats des études cliniques qui ont prouvé son innocuité. La FDA a cependant décidé de retirer temporairement le vaccin du marché, pour rassurer la population et faire enquête sur l’origine de la contamination.

Le circovirus porcin de type 1 est très courant chez les porcs et il semble inoffensif pour les humains. On le retrouve d’ailleurs fréquemment dans la viande. Rien n’indique pour l’instant qu’il puisse se répliquer dans l’organisme humain.

Les autorités de santé se prononceront d’ici quelques semaines sur l’avenir de ce vaccin. Selon Delwart, la FDA et GSK vont probablement vérifier si le virus s’est répliqué chez des enfants vaccinés. Si oui, il va falloir décider si le risque est acceptable. Sinon (ce qui est nettement plus probable), l’ADN du virus porcin sera considéré inoffensif et ne devrait pas remettre en cause ce vaccin.

La European Medicines Agency n’a pas suspendu le Rotarix, contrairement à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, qui dit agir en vertu du principe de précaution.

Chaque année, le rotavirus tue un demi-million d’enfants dans le monde, et il en envoie deux autres millions à l’hôpital.  En 2009, l’OMS a recommandé (pdf) qu’un vaccin contre le rotavirus soit inclus dans les programmes d’immunisation partout dans le monde.

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C’est le même « principe de précaution » qui a poussé les agences sanitaires à réduire au minimum les concentrations de mercure et d’adjuvant dans les vaccins dans le but de « rassurer la population » contre un danger fictif.
Résultat : ça n’a fait que donner plus d’armes aux lobbies « anti-vaccin » pour effrayer les citoyens contre des peurs irrationnelles, et ainsi provoquer la recrudescence de cas de maladies infectieuses pratiquement éradiquées.
À quand le retour de la variole??

Je voudrais porter à votre attention ce court paragraphe qui selon moi est très révélateur du »paratge » des marchés entre les pharmaco :

…Ce vaccin produit par GSK est autorisé au Canada mais seul son concurrent, le Rotateq de Merck, est distribué ici…

Prix du Rotateq = 55$ la dose et trois dose par traitement = 165 $ du traitement au Canada.

À ce prix un simple jeu de partage des marchés deveint très lucratif pour les pharmaco.