Dépistage et cafouillage

Des milliers de Kényans et d’Ougandais auraient reçu un diagnostic de VIH erroné au cours des dernières années, révèle une étude publiée dans l’East African Medical Journal. On les aurait déclarés à tort porteurs du virus, ou l’inverse.

Photo : iStockphoto

Le professeur kényan Omu Anzala s’est associé à des experts de l’Institut de recherche sur les virus, en Ouganda, du Centre de recherche clinique collaborative, à Kampala, de l’Initiative kényane pour le vaccin contre le sida (KAVI) et de l’Initiative internationale pour un vaccin contre le sida (IAVI) pour évaluer l’efficacité de trois tests couramment utilisés dans les cliniques de dépistage de son pays.

L’équipe a recruté 6 255 hommes et les a soumis à l’un des trois tests en question : le Determine, des laboratoires Abbott, ainsi que l’Uni-Gold et le Capillus, de Trinity Biotech. Selon les cliniques et le test utilisé, le virus a été dépisté dans une proportion variant de 45 % à 87 % chez les hommes séropositifs.

Bien que leur fiabilité soit incertaine, ces tests sont très répandus dans les pays en développement, parce qu’ils ne nécessitent que 15 minutes et ne coûtent qu’un dollar environ, contre 40 dollars pour les tests plus efficaces. Le professeur Anzala demande qu’à tout le moins les résultats soient contrôlés à l’aide d’un deuxième test indépendant.