Des ingénieures à Hollywood : chapeau, les filles !

Hollywood et l’Académie américaine du génie viennent de lancer un concours plutôt original pour attirer les étudiantes vers le métier d’ingénieur : la Next MacGyver Competition, inspirée de la série américaine des années 1980.

macgyver
Photo extraite de YouTube

Alors que le gouvernement du Québec annulait, il y a quelques semaines, les éditions régionales du concours Chapeau, les filles ! (qui vise à encourager les jeunes femmes à choisir des métiers traditionnellement plutôt masculins), Hollywood et l’Académie américaine du génie viennent de lancer un concours plutôt original pour attirer les étudiantes vers le métier d’ingénieur.
Sante_et_science

Les amateurs de séries américaines des années 1980 se souviennent peut-être de MacGyver, cet agent secret super-astucieux capable de bricoler n’importe quoi avec un couteau suisse et du ruban adhésif pour vaincre des méchants.

MacGyver a suscité bien des vocations d’ingénieur, croit l’Association américaine du génie, qui entend appliquer la même recette pour convaincre les jeunes femmes de se tourner vers ce métier… avec la complicité de Lee Zlotoff, le créateur de MacGyver.

La Next MacGyver Competition récompensera les cinq meilleures propositions d’une série télévisée qui aurait pour héroïne une ingénieure de la trempe de MacGyver.

Les cinq gagnants recevront chacun une bourse de 5 000 dollars et s’associeront à un producteur de série télé reconnu (dont Lee Zlotoff et Anthony Zuiker, créateur de la série CSI [Les Experts]) et à un ingénieur mentor, qui pourront les aider à élaborer leur idée et à accroître les chances qu’elle finisse par se concrétiser.

La University of South California participe aussi au projet.

Pendant que Québec en arrache pour continuer de promouvoir les carrières non traditionnelles (même si le concours provincial Chapeau, les filles ! est maintenu), on pourrait sans doute s’inspirer de cette belle initiative.

Une association entre des producteurs télé d’ici, l’Ordre des ingénieurs du Québec et Polytechnique, par exemple, pour accoucher d’un téléroman qui mettrait en vedette une super-ingénieure, ça vous semblerait fou ?

* * *

À propos de Valérie Borde

Journaliste scientifique lauréate de nombreux prix, Valérie Borde a publié près de 900 articles dans des magazines depuis 1990, au Canada et en France. Enseignante en journalisme scientifique et conférencière, cette grande vulgarisatrice est à l’affût des découvertes récentes en science et blogue pour L’actualité depuis 2009. Valérie Borde est aussi membre de la Commission de l’éthique en science et en technologie du gouvernement du Québec, en plus d’être régulièrement invitée dans les médias électroniques pour commenter l’actualité scientifique. On peut la suivre sur Twitter : @Lactu_Borde.

Laisser un commentaire

Alors que le gouvernement abandonnait les filles, dites-vous, avant d’applaudir à des initiatives privées comme celles d’Hollywood et de l’Académie américaine du génie… Votre proposition finale, suggérant des initiatives du même ordre, confirme que le retrait (tout relatif) du gouvernement devrait entraîner une prise en charge plus efficace par des organismes indépendants, tels les universités (qui après tout veulent développer un marché). Quand allons-nous cesser, dans les médias, de condamner, par un réflexe pavlovien, toute décision gouvernementale visant l’économie des deniers publics?

Il y a beaucoup plus en relation avec les ingénieur que l’Ordre et la Polytechnique. À commencer par d’autre grande université de Génie comme l’École de Technologie Supérieur et la Faculté de génie de Université de Sherbrooke. De plus, Je crois que ce type d’initiative relève plus du réseau des ingénieur que de l’Ordre, l’Ordre à plutôt comme mandat de protéger le publique.