Des pissenlits dans les pneus !

Des scientifiques d’Amérique du Nord et d’Europe font le pari qu’ils produiront bientôt du caoutchouc à partir de la sève du pissenlit, cette fleur envahissante qui fait rager bien des jardiniers.

Des pissenlits dans les pneus !
Photo : iStock

Il s’agirait d’une percée importante, car l’avenir du caoutchouc naturel – qui entre dans la composition de plus de 40 000 produits de consommation – est incertain. L’hévéa, arbre dont on le tire, est menacé par un champignon parasite et pourrait disparaître. Quant au caoutchouc synthétique, sous-produit du pétrole, il n’a jamais atteint la qualité de son pendant naturel.

Les recherches montrent que c’est le pissenlit russe, frère jumeau du pissenlit « québécois », qui pourrait le mieux remplacer l’hévéa. La tige et les racines de cette espèce sont très riches en latex, composante essentielle du caoutchouc. Des scientifiques allemands ont déjà réussi à modifier génétiquement la plante de façon à en améliorer considérablement la teneur en latex.

À l’Université Laval, à Québec, des chercheurs travaillent en ce moment à optimiser la culture de cette plante et la teneur en caoutchouc de ses racines. D’ici quelques années, la production industrielle de caoutchouc tiré du pissenlit pourrait être lancée au Québec.          

 

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