Des produits chimiques secrets dans les parfums

Les fabricants de parfum cachent dans leurs produits des substances chimiques secrètes qui peuvent être toxiques, apprend-on dans un rapport (pdf en anglais) publié cette semaine par Défense environnementale Canada et la Campaign for Safe Cosmetics aux États-Unis, dont vous pouvez lire le compte-rendu entre autres sur Radio-Canada.

Ça vous fait peur? J’ai une nouvelle pour vous: nous vivons tous et depuis la nuit des temps dans un environnement bourré de substances chimiques secrètes qui peuvent être toxiques.

Je fréquente tous les jours un de ces lieux dont on devrait se méfier au plus haut point : mon jardin.

Pire, d’ici quelques semaines, j’espère bien y remplir mes poumons d’un cocktail constitué de nombreux hydrocarbures comme les terpènes, de benzaldéhyde et je l’espère de plein de bêta-damascone.

Il faudrait pour cela que mon rosier fleurisse, puisque c’est de lui que devraient émaner ces molécules aromatiques qui contribuent, avec des dizaines d’autres, à donner leur parfum aux roses.

Les parfumeurs en mettent dans leurs produits? Logique, c’est leur métier ! Ils ne disent pas tout ce qu’il y a dedans? Ils ne le savent peut-être même pas eux-mêmes, tant la nature chimique d’un huile essentielle extraite d’une plante est complexe. Les parfums et arômes de synthèse, faits d’un seul type de molécule sont infinitiment plus simples… mais moins subtiles.

C’est vrai, il y a des allergènes parmi ces substances. Il y a sûrement aussi des molécules qui peuvent provoquer des cancers quand elles sont ingérées par des rats de laboratoires et d’autres dont on a aucune idée de la toxicité.

Mais est-ce vraiment grave? Les quantités utilisées en parfumerie sont infimes et destinées à être respirées ou déposées, à raison de quelques gouttes, sur un organe parfaitement imperméable à de nombreuses substances chimiques. 

Rappelons aussi que les molécules qui sentent le plus fort ne sont pas forcément les plus toxiques. Pensez au monoxyde de carbone, un gaz très dangereux qui ne sent absolument rien!

Depuis quelques années, le Canada et les pays d’Europe, entre autres, ont entrepris de recenser les produits chimiques de synthèse les plus présents dans notre environnement et les plus préoccupants.

Il y a peut-être des produits qu’on devrait éliminer dans la composition des parfums. Mais ce ne sont probablement pas ceux qui figurent en quantités infimes à la toute fin de la liste des ingrédients.

Alors avant de jeter vos flacons sur la base de cette étude, respirez un grand coup et posez-vous la question: est-ce vraiment là une menace très sérieuse pour votre santé et l’environnement ?

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« Ça vous fait peur? J’ai une nouvelle pour vous: nous vivons tous et depuis la nuit des temps dans un environnement bourré de substances chimiques secrètes qui peuvent être toxiques. »

Ça prend vraiment un nounoune pour dire ça.

« Alors avant de jeter vos flacons sur la base de cette étude, respirez un grand coup et posez-vous la question: est-ce vraiment là une menace très sérieuse pour votre santé et l’environnement ? »

Hmm c’est certain que suggérer d’ignorer les risques associés aux parfums qui sont stipulés dans le rapport i.e. influençe sur le système endocrynien, sur le fonctionnement de la thyroïde et la production de l’hormone oestrogène, avant même que Santé Canada ait lu le rapport, est vraiment un bonne recommandation !

l’industrie chimique s’est véritablement développée au cours du XXe siècle, alors, non, « nous [ne] vivons tous [pas] et depuis la nuit des temps dans un environnement bourré de substances chimiques secrètes qui peuvent être toxiques. »

Ça me surprend de voir qu’encore des gens sont incapables de comprendre la différence entre un produit chimique et un produit de synthèse (ce qui explique pourquoi n’importe quelle compagnie prétextant que son produit est « naturel » réussit à berner n’importe quel crédule!!).

Un produit chimique ne veut pas absolument dire qu’il a été synthétisé en usine. Les produits naturels sont eux-mêmes formés de molécules chimiques qui sont, pour plusieurs, encore inconnues. Et bien que certaines soient connues, nous ne possédons toutefois pas d’études qui apprécient leurs effets à long-terme sur l’humain et, du coup, leur potentiel néoplasique.

Mme Borde dit donc vrai lorsqu’elle affirme que « nous vivons tous et depuis la nuit des temps dans un environnement bourré de substances chimiques secrètes qui peuvent être toxiques.”

Et pour ceux qui voient encore cette affirmation comme étant « nounoune », continuez à supporter la supercherie des aliments « naturels » ô combien supérieurs aux produits « chimiques »!

Et oui, n’en déplaise à tous ces détracteurs, depuis la nuit des temps nous vivons dans un «… environnement bourré de substances chimiques secrètes qui peuvent être toxiques.». Le bon vieux fumier est un amalgame d’une multitude de produits chimiques et de bactéries qui s’entremêlent et ont tendance à permettre à nos fruits et légumes de croître d’une manière plus efficace. Le sel que nous ajoutons à nos aliments est un produit chimique qui entre dans nos vies et change notre environnement. L’huile que les anciens égyptiens utilisaient comme d’autres avant eux, permettait, entre autres, d’oindre les pharaons, de lustrer les cheveux, d’hydrater la peau, de lubrifier, de suspendre les pigments pour peindre, et j’en passe. Tout élément dans lequel nous vivons est entouré de produits chimiques et il est absolument ridicule et insensé de le nier. Nous sommes nous-mêmes un des éléments de ces produits chimiques et lorsque nous nous éteindrons, nous redeviendrons la multitude d’éléments chimiques que nous étions et que nous sommes.

Ce qui distingue l’esprit scientifiques des autres types d’esprits, c’est l’utilisation d’une méthode qui permet d’établir la vérité à travers des tissus de d’hypothèses et de conclusions aussi farfelus les unes que autres et qui s’appuient plus sur les croyances religieuses, philosophiques, culturelles, ou tribales que sur la vérité scientifique. La méthode scientifique permet de distinguer les superstitions des mensonges. Et ce qui la différencie en outre des croyances diverses, c’est la possibilité de contredire les vérités scientifiques qui ne sont elles que des hypothèses, par l’utilisation de cette même méthode en démontrant, de manière scientifique, et avec preuves à l’appui, de leur innocuité et leur fausseté.

Les autres méthodes elles, s’appuient sur la foi et les dogmes et n’acceptent pas les contradicteurs et les contradictions qui pourraient détruire les temples construits par les dieux divers. Par temple, j’entends toutes les superstitions qui permettent de dogmatiser, sans preuve aucune, et d’établir l’inquisition qui se gausse de déclarer péremptoirement et démontrant ainsi de son manque d’esprit scientifique et d’esprit tout court «Ça prend vraiment un nounoune pour dire ça. »

Cela fait pitié!

Tout est chimie dans l’univers, donc oui: « nous vivons tous et depuis la nuit des temps dans un environnement bourré de substances chimiques secrètes qui peuvent être toxiques ».
David: ok l’industrie chimique de synthèse s’est développé au XX, mais les molécules qui nous entourent existaient déjà ainsi que les composées chimiques. Pensez-y, le venin de vipère, produit 100% bio et 100% naturel…mettrez vous dans votre assiette? Et pourtant c’est venin c’est aussi un produit « chimique »…comme tout produit…