Des réponses à toutes vos questions sur les vaccins contre la COVID

Notre chef du bureau science et santé répond à toutes vos interrogations sur leur sécurité, leur efficacité et leurs effets secondaires.

Crédit : Jose A. Bernat Bacete / Getty Images / Montage L’actualité

La principale raison pour laquelle des personnes hésitent à se faire vacciner est la peur d’avoir un effet nocif, à court ou à long terme. Les craintes sont encore plus grandes avec les vaccins contre la COVID-19, élaborés en un temps record. C’est le moment de répondre franchement aux questions à ce sujet, sans balayer les risques sous le tapis.

Les informations se trouvant dans cet article seront mises à jour à mesure que la campagne de vaccination se déploiera au Canada et que de nouvelles données seront accessibles.

Dernière mise à jour : 15 janvier 2021

La fiabilité

Les vaccins contre la COVID ont-ils été conçus trop vite ?
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Des vaccins élaborés en moins d’un an sont-ils aussi sécuritaires que ceux qu’on met 10 ans à mettre au point ? Oui. Comme l’explique Mark Toshner, spécialiste des essais cliniques de l’Université de Cambridge (qui n’a participé à aucun des essais en cours), « ces 10 années ne servent pas à s’assurer que le vaccin est sans danger ; ce sont des années passées à lutter contre l’indifférence, les impératifs commerciaux et la bureaucratie ».

Les essais des vaccins contre le SRAS-CoV-2, financés à coups de milliards, n’ont pas été bâclés. Les entreprises pharmaceutiques ont, comme d’habitude, fait des pauses lorsque des cobayes ont eu des maladies graves après avoir été inoculés, le temps de vérifier si le vaccin pouvait être en cause. Fait exceptionnel, elles ont publié les protocoles de leurs essais, ce qui a permis à la communauté scientifique de les critiquer avant même que les autorités en analysent les résultats. C’est sous la pression de chercheurs indépendants, par exemple, que la Food and Drugs Administration (FDA) américaine a exigé que les entreprises ne soumettent aucune demande d’approbation avant d’avoir surveillé leurs cobayes pendant au moins deux mois, et non dès qu’elles auraient eu assez de personnes vaccinées dans les essais, comme elles le prévoyaient au départ. Les agences de réglementation comme Santé Canada se sont aussi entendues avec les laboratoires pour recevoir certaines données des essais au fur et à mesure plutôt qu’à la toute fin, pour en accélérer l’analyse. Cette manière de procéder, autorisée en septembre en vertu d’un arrêté d’urgence, a permis d’accélérer le processus d’autorisation sans pour autant diminuer les exigences réglementaires sur la sécurité des vaccins.

Quand un nouveau vaccin est autorisé, les données sur son efficacité et sa sécurité sont toujours partielles, puisqu’elles ont été obtenues à la suite d’essais effectués sur seulement quelques dizaines de milliers de personnes. Les essais des vaccins contre le SRAS-CoV-2 ont permis d’évaluer les risques d’effets secondaires qui se manifesteraient chez plus d’une personne sur quelques dizaines de milliers pendant les deux mois suivants l’injection. Hormis des effets ponctuels et bénins comme des maux de tête ou de la fatigue, on n’a rien trouvé.

La surveillance postcommercialisation, soit la phase 4 des essais cliniques, se met en branle tout de suite après l’autorisation. Elle se poursuit en continu à mesure que des gens sont vaccinés, ce qui permet de repérer des effets rares ou à long terme, s’il y en a.

À de rarissimes exceptions près, tous les vaccins qui ont été autorisés dans le monde depuis des décennies se sont avérés très peu risqués. On estime que, chaque année, la vaccination prévient de deux à trois millions de décès sur la planète.Lien

Ce sont les tout premiers vaccins à ARN ! Allons-nous servir de cobayes ?
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Les vaccins de Moderna et de Pfizer sont les premiers qui utilisent des brins d’ARN pour stimuler la réponse immunitaire. Mais des dizaines d’autres vaccins de ce type, contre différentes maladies infectieuses et des cancers, sont à l’étude. Les premiers essais sur des animaux datent de 30 ans, et ceux menés sur des humains remontent à 15 ans. On a quand même déjà un bon recul ! Ces vaccins ne risquent aucunement de donner la maladie, puisqu’ils ne contiennent pas la moindre particule du virus : l’ARN qu’ils renferment est fabriqué en laboratoire et non extrait du SRAS-CoV-2. Faciles à produire et probablement encore plus sûrs que leurs ancêtres, ces vaccins faits de matériel génétique synthétique sont considérés comme très prometteurs.

Il est strictement impossible que l’ARN du vaccin change nos gènes, comme certains l’affirment sur les réseaux sociaux. D’une part, il ne pénètre pas dans les noyaux des cellules, où se trouve l’essentiel de notre ADN ; d’autre part, il est presque instantanément détruit par nos cellules.Lien

Comment puis-je déterminer ce que je risque ?
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Les maladies infectieuses sont bien plus rares qu’auparavant, au point que bien des gens se préoccupent davantage des risques des vaccins que de ceux des maladies qu’ils permettent d’éviter. Pas mal de monde a oublié, par exemple, que parmi les enfants qui attrapent la rougeole, une maladie ultra-contagieuse, 1 sur 1 000 fait une encéphalite, fatale dans 10 % des cas. Le vaccin combiné contre la rougeole, la rubéole et les oreillons peut aussi causer une encéphalite, mais seulement chez un enfant sur plus d’un million qui ont été vaccinés. C’est 1 000 fois moins !

De tels effets graves des vaccins sont extrêmement rares, et la plupart des gens s’en remettent. Entre 2013 et 2017, aucun décès n’a été causé par un vaccin au Canada, sur 103 millions de doses administrées, selon les registres d’effets secondaires publiés par l’Agence de la santé publique du Canada. Durant la même période, 23 000 Canadiens sont morts de maladies infectieuses et plus de 10 000 d’accidents de la route.

« En outre, on évalue toujours les risques d’un vaccin au regard du fardeau de la maladie », explique la pédiatre-infectiologue Caroline Quach-Thanh, directrice du Comité consultatif national de l’immunisation, qui indique au gouvernement fédéral qui devrait être vacciné et avec quelles précautions. Autrement dit, les risques du vaccin doivent être comparés aux risques de la maladie contre laquelle il nous protège.

On a une assez bonne idée du fardeau de la COVID. D’abord, on sait que le SRAS-CoV-2 est très contagieux : si on revenait à une vie normale sans vaccin ni mesures sanitaires contre le virus, chaque personne infectée en contaminerait deux ou trois autres. Nos hôpitaux seraient vite débordés ! Même si le risque de mourir à cause de la COVID a diminué depuis le début de la pandémie, il reste important. Par exemple, parmi les gens qui ont souffert de la maladie au Québec depuis juillet, 1 personne sur 100 âgée de 60 à 70 ans en est décédée, et 1 sur 5 parmi les plus de 80 ans. Le virus est bien moins mortel chez les plus jeunes, mais il peut être embêtant : parmi les personnes qui ont été atteintes d’une forme légère de la maladie, 1 sur 10 présente toujours des symptômes (maux de tête ou essoufflement, par exemple) après un mois. Des jeunes en bonne santé sont aussi morts de la COVID, sans qu’on sache pourquoi, comme Don Béni Kabangu Nsapu, de Repentigny, âgé de 19 ans, qui n’avait aucun facteur de risque.

Autre point majeur à considérer : on ignore quelles seront les séquelles à long terme de ce virus qui, outre des problèmes respiratoires, entraîne souvent des troubles neurologiques ou cardiaques. L’infection ne laissera peut-être pas de séquelles, mais il n’est pas exclu que l’on constate plus tard qu’elle augmente le risque d’infarctus ou de maladies neurodégénératives. Tant qu’on est dans le doute, autant l’éviter…Lien

Peut-on mélanger les vaccins ? (Nouveau)
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Peut-on recevoir une dose du vaccin de Pfizer puis, quand ce sera le temps, une dose de celui de Moderna ? Ou l’inverse ? En théorie, ce n’est pas l’idéal, puisque ce n’est pas ce qui a été validé dans les essais cliniques. En pratique, les risques semblent toutefois très minimes, parce que ces deux vaccins renferment des morceaux d’ARN similaires pour stimuler la réponse immunitaire, et d’autres ingrédients qui se ressemblent. Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada recommande donc que, pour ces deux produits, si la seconde dose du même vaccin n’est pas disponible au moment où elle devrait être donnée, une dose de l’autre vaccin la remplace. Cela n’a rien d’exceptionnel : la plupart des vaccins donnés en deux doses contre d’autres maladies sont ainsi interchangeables.Quand des vaccins contre la COVID basés sur autre chose que l’ARN seront approuvés, il faudra voir s’ils sont aussi interchangeables.

Recevoir plusieurs doses rapprochées de vaccins contre différentes maladies n’est pas conseillé tant qu’on ne dispose pas de preuves que cela n’affecte ni l’efficacité ni la sécurité de ces produits. Cela pourrait également brouiller les cartes pour les chercheurs qui analysent l’incidence des campagnes de vaccination.

Comme les vaccins contre la COVID sont nouveaux, le CCNI conseille pour l’instant d’attendre deux semaines après avoir reçu un autre vaccin avant d’être immunisé contre la COVID, et de ne pas recevoir de vaccin contre une autre maladie dans les quatre semaines suivantes.

Il y a toutefois des chances que ce délai soit aboli au bout d’un moment. Plusieurs vaccins utilisés depuis des décennies immunisent même contre différentes maladies à la fois sans que cela diminue leur efficacité, comme le vaccin conjugué rougeole-rubéole-oreillons-varicelle ou le vaccin diphtérie-coqueluche-tétanos-hépatite B-polio-Hib, qu’on donne aux bébés dès l’âge de deux mois. Une seule piqûre contre six maladies d’un coup est tout aussi sécuritaire, mais bien moins désagréable pour le bébé et coûteux pour le système de santé !Lien

J’ai une maladie chronique, puis-je être vacciné ? (Nouveau)
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Il existe très peu de contre-indications pour les vaccins contre la COVID, comme pour la très grande majorité des vaccins contre d’autres maladies. Que vous souffriez d’hypertension ou de diabète ou que vous ayez des problèmes de cholestérol, ça ne dérange pas ! Il y a cependant de rares exceptions et des précautions à prendre pour certaines personnes.

  • Si vous êtes allergique à un des composants du vaccin, nous ne devez pas le recevoir.
  • Si vous avez un trouble hémorragique non traité, vous devriez en parler à un médecin pour que ce trouble soit maîtrisé au moment de recevoir le vaccin. Si vous prenez un traitement anticoagulant, vous pouvez recevoir le vaccin et n’avez pas à interrompre votre médication.
  • Le CCNI déconseille que les personnes traitées par anticorps monoclonaux ou par sérum convalescent reçoivent en même temps le vaccin.
  • Si vous avez des antécédents de maladie auto-immune ou de maladie démyélinisante, vous devez savoir que les essais cliniques comptaient sans doute très peu de personnes dans votre cas. Même si seules les personnes prenant des traitements immunosuppresseurs ont été exclues des essais cliniques, il est probable — les données ne sont pas publiques — que peu de gens souffrant de ce genre de maladies se soient portés volontaires pour tester le vaccin. Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) considère toutefois que le risque de se faire vacciner dans ce cas est bien moindre que les risques encourus avec la COVID, et conseille donc à ces personnes d’être vaccinées.
  • Les vaccins n’ont pas été testés sur les personnes immunosupprimées. Mais selon le CIQ, il est très probable qu’ils ne soient pas dangereux, et pour ces personnes, se faire vacciner est bien moins risqué que d’attraper la COVID. Comme leur système immunitaire réagit moins fortement, il est possible que le vaccin soit moins efficace, mais même 50 % d’efficacité vaut mieux que rien du tout. Les autorités de la santé qui se sont penchées sur cette question dans divers pays recommandent toutes aux personnes immunosupprimées d’être vaccinées. Même les gens ayant subi une greffe, ou en attente d’une greffe, ont intérêt à recevoir le vaccin, selon l’American Society of Transplantation.

Dans tous les cas, si vous avez un doute sur le fait qu’une prédisposition, un médicament ou une maladie pourrait vous empêcher de recevoir le vaccin, la meilleure personne à qui poser la question est votre médecin. Il ne faut pas vous fier aux rumeurs sur les médias sociaux ou aux discussions sur des forums en ligne, qui sont infiltrées par les mouvements antivaccins, qui s’y expriment pour faire peur avec des arguments qui n’ont aucune valeur scientifique.Lien

Les effets secondaires

Vais-je ressentir des effets désagréables, comme de la fièvre, après l’injection ?
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Parmi les personnes qui recevront les vaccins de Pfizer ou de Moderna, on s’attend à ce que plus de 1 sur 10 ait de la fièvre, 1 sur 2 des maux de tête ou de la fatigue, 1 sur 3 des courbatures ou des frissons, et 1 sur 5 des douleurs articulaires, dans les heures suivant l’injection et pour, au maximum, quelques jours. Après la seconde dose, les réactions seront plus prononcées, mais sans danger. On pourra prendre de l’acétaminophène (Tylenol ou autre marque) pour se soulager, cela n’enlèvera aucune efficacité au vaccin.D’autres vaccins, comme le Shingrix, donné pour prévenir le zona, ont le même genre d’effet réactogène. Les spécialistes estiment que les réactions entraînées seront plus marquées avec le vaccin contre la COVID qu’avec celui contre la grippe.

Ian Haydon, un communicateur scientifique de Seattle âgé de 29 ans, a été l’un des premiers cobayes à recevoir le vaccin de Moderna, au cours de la phase 1, en mai. Il a reçu une dose de 250 microgrammes, soit 2,5 fois celle qu’on trouve aujourd’hui dans le vaccin. À la suite de la première injection, il a simplement eu mal au bras. Mais 12 heures après la seconde, administrée trois semaines plus tard, sa température a grimpé à 39,4 °C. Nauséeux, il a vomi, puis s’est évanoui. Après un après-midi au lit, tout est revenu dans l’ordre. « Je n’ai aucune séquelle et n’ai pas eu la COVID depuis. Tout va très bien pour moi ! » me dit-il en riant. Sachant qu’à son âge, le virus aurait pu n’entraîner aucun symptôme, regrette-t-il son choix ? « Pas une seconde ! Cette pandémie nous rappelle que nous devons tous penser au-delà de nous-mêmes », affirme Ian Haydon, qui demande aux jeunes adultes comme lui d’aller se faire vacciner.

Dans les essais de phase 3, la majorité des cobayes ont parfaitement supporté le vaccin. Moins de 2 % des personnes vaccinées ont vu leur température monter à plus de 39 °C le jour suivant.

Les effets secondaires rapportés chez les Canadiens ayant été vaccinés sont mis à jour par Santé Canada chaque vendredi à cette page.Lien

Vais-je faire une réaction allergique ?
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Dès le début des campagnes de vaccination contre la COVID-19, plusieurs cas d’anaphylaxie, une réaction allergique grave, ont fait les manchettes et inquiété les autorités, qui ont activé des mécanismes de surveillance.

L’anaphylaxie peut survenir dans les minutes qui suivent l’injection de n’importe quel vaccin, chez n’importe qui — d’où l’obligation de rester 15 minutes en observation. Elle est très rare, se produisant en moyenne chez 1 personne vaccinée sur 770 000. Et elle n’est presque jamais fatale, puisque la surveillance permet de la contrer aussitôt avec une injection d’adrénaline. On risque autant d’avoir une réaction allergique à un vaccin que d’être frappé par la foudre… qui tue bien plus souvent.

Le 6 janvier, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont présenté un bilan des neuf premiers jours de la campagne de vaccination américaine, en décembre : alors que près de 1,9 million de doses du vaccin de Pfizer ont été injectées, 21 personnes ont eu une réaction anaphylactique, ce qui représente donc 1 cas sur 90 500. Quatre de ces personnes ont dû être hospitalisées, aucune n’est décédée.

Pour le Canada, Santé Canada vient d’annoncer que le nombre de réactions indésirables serait publié chaque vendredi à cette adresse. En date du 1er janvier, 2 cas d’anaphylaxie sont survenus, sur 115 072 doses de vaccin administrées.

On ne sait pas pour l’instant ce qui provoque ce surplus de réactions allergiques. Mais au vu de la liste limitée des ingrédients du vaccin, les soupçons se portent surtout sur la molécule de polyéthylène glycol (PEG), qui est attachée à l’un des lipides enrobant l’ARN présent dans le vaccin. Le PEG sert à stabiliser cette matière grasse pour qu’elle protège le précieux ARN jusqu’à ce qu’il pénètre dans les cellules où il déclenchera la réponse immunitaire.

Le PEG est un ingrédient fréquent dans les dentifrices, shampoings, cosmétiques, sirops contre la toux ou solutions pour lentilles cornéennes, et il y en a également dans de nombreux médicaments pas particulièrement dangereux. On en retrouve depuis des décennies dans la plupart des produits laxatifs.

Les allergies au PEG sont aussi rares que mal comprises. Certains chercheurs qui s’y sont intéressés hésitent même à qualifier de véritable allergie la réaction que cette molécule peut engendrer, puisqu’elle ne fait pas augmenter la sécrétion d’immunoglobuline IgE comme le font tous les autres allergènes chez les personnes sensibles. Mais le PEG est déjà dans le collimateur des fabricants de vaccins : en septembre dernier, des chercheurs de Moderna ont publié une étude présentant une molécule de substitution qui pourrait être utilisée comme stabilisateur des nanoparticules de lipides dans les vaccins à ARN.

Dans l’analyse des CDC, parmi les 21 Américains chez qui le vaccin de Pfizer a déclenché une réaction anaphylactique, 17 avaient déjà une allergie connue à une ou plusieurs substances — venin d’abeille, œufs, noix, pénicilline, vaccin contre l’influenza, notamment — et 7 d’entre eux avaient déjà souffert d’un choc anaphylactique.

Le vaccin semble donc plus risqué pour les personnes qui ont déjà des allergies… même si la grande majorité d’entre elles le recevront sans aucun problème. L’étude des CDC n’indique pas le nombre de personnes allergiques vaccinées avec succès, mais elles étaient sans doute très nombreuses, au vu de la prévalence élevée des allergies dans la population : aux États-Unis, par exemple, 1 adulte sur 20 a déjà eu une réaction allergique grave à un aliment — comparativement à 1 adulte sur 90 000 ayant eu une réaction anaphylactique au vaccin contre la COVID !

La plupart des personnes allergiques peuvent d’ailleurs recevoir sans aucun problème la majorité des autres vaccins — même ceux susceptibles de contenir des traces d’œufs ne sont plus déconseillés aux gens qui sont allergiques à cet aliment. Les contre-indications sont connues et prises en compte.

Santé Canada, comme de nombreuses autres autorités un peu partout dans le monde, continue donc d’estimer que seules les personnes qui ont déjà eu une réaction allergique grave à un des ingrédients des vaccins contre la COVID ne devraient pas être immunisées, puisque dans leur cas, la probabilité d’une telle réaction est très élevée.

Toutes les autres personnes allergiques devraient idéalement recevoir le vaccin. Celles qui ont déjà réagi gravement à un vaccin devraient rester en surveillance 30 minutes plutôt que 15, conseillent Santé Canada ainsi que, notamment, l’OMS.

Dernière précision : chez certaines personnes, qu’elles soient allergiques ou non, la vaccination provoque un stress intense dont les manifestations, toutes bénignes, ressemblent parfois à celles de l’anaphylaxie : spasme du sanglot chez les bébés, syncope (surtout chez les adolescents et les jeunes adultes) ou crise d’anxiété. Elles sont généralement évitables si on prend le temps de se relaxer avant l’injection, et qu’on parle de notre stress au vaccinateur.Lien

Le vaccin peut-il détraquer mon immunité ?
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Les nouveaux vaccins suscitent souvent la controverse et font parfois augmenter le nombre de déclarations de maladies auto-immunes, car les personnes vaccinées et les professionnels de la santé sont sur le qui-vive. Mais après enquête, on constate que très peu de ces maladies sont liées au vaccin, quand ce n’est pas aucune.

En France, par exemple, des dizaines de jeunes femmes ont poursuivi les fabricants de vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) de 2006 à 2008 parce qu’elles avaient commencé à souffrir de la sclérose en plaques ou du lupus dans les mois suivant les injections. Mais de nombreuses études réalisées par la suite auprès de millions de jeunes femmes ont montré que celles qui avaient été vaccinées n’étaient pas plus souvent atteintes de ces maladies que les autres. Environ 30 millions de doses de vaccin contre le VPH sont injectées dans le monde chaque année et on n’a jamais trouvé de lien avec des maladies auto-immunes.

On sait que les vaccins peuvent, très rarement, déclencher le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique. Mais la majorité des cas qui surviennent dans la population sont dus… à des bactéries et des virus. Quelques cas ont d’ailleurs été diagnostiqués après une infection par le SRAS-CoV-2. La plupart des gens touchés se remettent après quelques mois, un tiers peuvent garder pendant plusieurs années une paralysie partielle du visage ou des bras, et ce syndrome est fatal dans 2 % des cas. En 2009, la campagne de vaccination massive contre le virus H1N1 au Québec a engendré un surplus de deux cas de Guillain-Barré par million de doses de vaccin administrées. Personne n’en est mort.

Les personnes immunodéprimées peuvent aussi recevoir sans risque des vaccins, sur les conseils de leur médecin, qui pourra vérifier si des réajustements à leurs traitements sont nécessaires.Lien

Les vaccins contre la COVID sont-ils dangereux pour les enfants et les femmes enceintes ?
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On commence presque toujours à tester les nouveaux vaccins sur les adultes, puis on passe aux adolescents, et ensuite aux enfants de plus en plus jeunes. Les vaccins contre le SRAS-CoV-2 ne font pas exception. Les tests du vaccin de Pfizer ont débuté en novembre chez des adolescents de 12 à 16 ans, et les autres fabricants s’y mettent, mais aucun vaccin ne sera probablement donné aux enfants avant l’automne 2021.Les femmes enceintes sont aussi considérées comme une population à risque, car les effets sur les fœtus sont très complexes à comprendre. Le risque d’anomalies congénitales est d’abord testé sur des animaux, et ces tests n’ont pas commencé pour les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

D’ici là, seule l’immunisation massive des adultes pourrait diminuer les risques que des enfants ou des femmes enceintes contractent l’infection.Lien

Le vaccin pourrait-il me rendre encore plus sensible à la COVID ?
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Certaines personnes vaccinées pourraient-elles, si elles attrapaient le virus plus tard dans leur vie, devenir encore plus malades que si elles n’avaient pas reçu le vaccin ? Il y a quelques mois, cette possibilité inquiétait sérieusement de nombreux spécialistes, comme Brian Ward, professeur de maladies infectieuses à l’Université McGill et médecin pour Medicago, à Québec.Cet effet qu’on appelle une « maladie aggravée par la vaccination », ou VAED (vaccine-associated enhanced disease), n’a pas souvent été observé dans l’histoire de la vaccination. C’est arrivé dans les années 1960 avec un vaccin contre la rougeole et un autre contre le virus respiratoire syncytial (le responsable des bronchiolites), qui ont été abandonnés ; puis en 2008 avec un vaccin expérimental contre le VIH, qui n’a jamais été commercialisé ; et enfin en 2017 avec un vaccin contre la dengue, le Dengvaxia. En suivant les 700 000 enfants ayant reçu ce vaccin aux Philippines, on a constaté que 2 % d’entre eux avaient souffert d’une grave infection à la dengue dans les mois après. Beaucoup en sont morts. Parmi les enfants ayant eu la dengue sans être vaccinés, la mortalité était de 1 %. La campagne de vaccination a aussitôt cessé.

Lors des tests de vaccins contre le SRAS-CoV-1 et le MERS-CoV (les deux dangereux coronavirus apparus avant le SRAS-CoV-2, qui donne la COVID), des chercheurs avaient observé des indices laissant croire que cet effet indésirable des vaccins était possible avec ces virus. Quelques hamsters avaient même eu une VAED après quatre à six mois. Ce risque a donc été pris en compte dès qu’ont commencé les essais des vaccins contre le SRAS-CoV-2, notamment par les chercheurs de la Collaboration Brighton, un regroupement international d’experts qui examinent la sécurité des vaccins, auquel participe Brian Ward.

« Aujourd’hui, nous sommes beaucoup moins inquiets, pour plusieurs raisons », explique le spécialiste, qui a déjà décidé qu’il se ferait vacciner. « Parmi environ 300 000 personnes vaccinées lors des différents essais cliniques, une cinquantaine ont eu la COVID par la suite, sans être plus gravement malades que celles qui avaient reçu le placébo. On n’a pas trouvé non plus de VAED lors des essais sur les singes, d’excellents modèles animaux pour la COVID. » Les études quant à la manière dont le virus se multiplie dans les cellules sont aussi rassurantes : elles montrent que le phénomène (la réplication du virus dans des cellules appelées macrophages) par lequel la VAED a pu apparaître chez les hamsters avec le SRAS-CoV-1 ne se produit pas avec le SRAS-CoV-2.

Tout risque de VAED ne peut cependant pas être complètement écarté actuellement. Mais cet effet théoriquement possible sera surveillé de près partout dans le monde, pour qu’on réagisse rapidement au moindre doute.Lien

L’efficacité

Dois-je me faire vacciner si j’ai déjà eu la COVID ?
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Les gens qui ont déjà eu la maladie sont probablement protégés par leur immunité naturelle pour une période d’au moins trois mois, selon ce qu’on en sait jusqu’à présent. Mais comme on connaît encore mal l’immunité acquise à la suite de l’infection, l’Institut national de santé publique du Québec et d’autres autorités conseillent de vacciner toutes les personnes, qu’elles aient ou non déjà eu la COVID.

Les vaccins peuvent être administrés sans risque aux gens qui ont déjà eu un diagnostic de COVID après un test de dépistage. Cela ne sert à rien de passer un test sérologique, qui mesure les anticorps, avant l’injection.

Mieux vaut, par contre, éviter de recevoir un vaccin pendant que vous avez des symptômes de la COVID ou d’une autre maladie infectieuse comme la grippe, puisque votre système immunitaire est déjà occupé. Si jamais, par malchance, vous attrapez la COVID entre les deux doses du vaccin, vous pouvez recevoir la seconde au moment prévu, si vous ne présentez plus de symptômes.Lien

Si beaucoup de gens se font vacciner, est-ce que la pandémie va s’arrêter ?
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C’est probable… mais pas certain. Présentement, on ignore si les vaccins empêchent les infections qui n’entraînent aucun symptôme. Si le virus continue de circuler, il y aura toujours des gens qui pourront contracter la COVID : les rares malchanceux qui seront atteints de la maladie malgré le vaccin, et les personnes qui ne voudront ou ne pourront pas être vaccinées, telles que les enfants et les femmes enceintes pour l’instant.

Les essais des vaccins ont par contre permis de déterminer qu’ils sont très efficaces contre la COVID : ils diminuent d’environ 90 % les risques d’être malade si on attrape le virus. On ne sait pas combien de temps dure cette protection, puisqu’on n’a pas encore assez de recul. Si des rappels s’avèrent nécessaires tous les six mois ou chaque année, il faudra beaucoup de doses pour protéger efficacement toute la planète ! Si le vaccin empêche les infections, ce qu’on saura bientôt, il suffirait que les deux tiers de la population soient vaccinés pour que s’enclenche le phénomène de l’immunité collective. Faute de trouver assez de personnes à infecter, le virus disparaîtrait de la circulation… et on en serait débarrassés tant que persisterait l’immunité collective.

Le hic, c’est qu’on ne peut pas savoir aujourd’hui ce qui se passera. Nous sommes donc face à un choix : saisir la seule chance que nous avons de terrasser ce virus en nous faisant massivement vacciner, ce qui représente des risques très minimes en regard du fardeau de la COVID et qui sauvera assurément des vies, ou rester pris encore des mois, voire des années, avec les masques, la distanciation et les restrictions à chaque nouvelle vague.Lien

La surveillance

Qu’y a-t-il dans les vaccins ?
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La liste des ingrédients des vaccins à ARN peut sembler bien effrayante. Mais aux yeux des spécialistes de l’immunisation, elle est plutôt simple. Voici, par exemple, ce que l’on retrouve dans une dose du vaccin de Pfizer :

Un ingrédient actif

  • 30 microgrammes d’ARN messager modifié codant pour la protéine S

C’est l’ingrédient actif du vaccin. Le matériel génétique du virus SRAS-CoV-2 est de l’acide ribonucléique, ou ARN. L’ARN est une longue molécule constituée d’un enchaînement de quatre nucléotides dont l’ordre commande entre autres la production de différentes protéines, dont la fameuse protéine S (pour spicule, ou spike) avec laquelle le virus parvient à pénétrer dans nos cellules. L’ARN de ce virus compte environ 30 000 nucléotides.

Le vaccin contient un morceau d’ARN fabriqué en laboratoire, dont la séquence ressemble à la partie de l’ARN du virus qui commande la production de la protéine S. On l’appelle ARN messager, car il porte les instructions qui permettront à une cellule de produire une protéine particulière. Certaines des bases de cet ARN de synthèse ont été modifiées pour qu’il puisse mieux résister dans notre corps jusqu’à ce qu’il soit décodé. La séquence précise de cet ARN messager modifié est un secret industriel.

Quand le vaccin est injecté dans le muscle du bras, il déclenche la réponse immunitaire par laquelle le corps tente de se débarrasser de cet intrus. L’ARN messager modifié entre à l’intérieur de certaines des cellules immunitaires, qui produisent alors la protéine S, contre laquelle les autres cellules du système immunitaire déploient leur arsenal d’anticorps.

Des matières grasses

Le vaccin de Pfizer contient quatre lipides :

  • 0,43 milligramme de bis(2-hexyldécanoate)de ((4-hydroxybutyl)azanediyl)bis(hexane-6,1-diyle), aussi appelé ALC-0315
  • 0,05 milligramme de 2-[(polyéthylèneglycol)-2000]-N,N-ditétradécylacétamide, aussi appelé ALC-0159
  • 0,09 milligramme de 1,2-distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine
  • 0,2 milligramme de cholestérol

Ce cocktail de matières grasses est conçu pour enrober chaque molécule d’ARN afin de la protéger et de faciliter son entrée dans les cellules immunitaires. Il contient de minuscules particules de gras, appelées nanoparticules car leur taille est — tout comme celle du SRAS-CoV-2 — de l’ordre de la centaine de nanomètres (1 nanomètre = 0,000 000 001 mètre). Lors de la fabrication du vaccin, ces nanoparticules sont mélangées à l’ARN pour former une émulsion de couleur blanc cassé, comme on fait de la vinaigrette. Le cholestérol, lui, sert à stabiliser cette émulsion. Quelques médicaments déjà commercialisés, et de nombreux autres en développement, utilisent également des nanoparticules lipidiques comme « vecteur » pour acheminer un ingrédient actif jusqu’à l’endroit où il doit agir. L’ALC-0159 incorpore une molécule de polyéthylène glycol, qui permet de stabiliser les nanoparticules. Cet ingrédient est très courant dans les cosmétiques, les produits laxatifs et de nombreux médicaments, dont plusieurs sont injectables.

Des sels

  • 0,07 milligramme de phosphate dibasique de sodium dihydraté
  • 0,01 milligramme de phosphate monobasique de potassium
  • 0,01 milligramme de chlorure de potassium
  • 0,36  milligramme de chlorure de sodium

Ce cocktail de quatre sels, dont le chlorure de sodium (le sel de table), sert principalement à ajuster le pH du vaccin pour qu’il soit identique à celui du corps humain. Grâce à eux, ça ne pique pas quand le liquide se répand dans le muscle. 

Du sucre

  • 6 milligrammes de saccharose

Le sucre ordinaire sert à protéger les nanoparticules de lipides des effets du froid nécessaire pour conserver la stabilité de l’ARN.

De l’eau

Le vaccin est acheminé dans des fioles en verre conçues pour résister aux chocs et au froid, munies d’un bouchon sans latex, pour diminuer les risques d’allergie. Chaque fiole contient de quatre à six doses de vaccin. Une fois décongelée, chaque dose est diluée avec 1,8 millilitre d’une solution saline faite d’eau et de sel de table, avant d’être injectée.Lien

Qui s’assure que les vaccins sont sécuritaires ?
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À l’issue des essais cliniques, menés dans des hôpitaux un peu partout dans le monde, le laboratoire qui a mis au point un vaccin constitue un épais dossier présentant les résultats des tests et détaillant ses procédés de fabrication et de contrôle de la qualité, qu’il soumet aux autorités réglementaires de chaque pays. Au Canada, ce sont des fonctionnaires spécialisés de Santé Canada qui analysent en détail ces dossiers. Ils valident aussi la documentation que la société pharmaceutique devra remettre aux professionnels de la santé et aux personnes qui recevront le vaccin. Avant que celui-ci soit autorisé, différents lots fournis par l’entreprise sont testés dans les laboratoires de Santé Canada pour s’assurer que la qualité ne change pas au cours de la production. Puis, une fois l’autorisation donnée, le programme de mise en circulation des lots de Santé Canada vérifie et approuve chaque nouveau lot sortant de l’usine avant qu’il puisse être utilisé. Dans le cas des vaccins contre la COVID, l’arrêté d’urgence est assorti de conditions que les entreprises doivent respecter, qui les obligent notamment à rapporter plus d’informations de sécurité en temps réel à Santé Canada, et à suivre chaque personne vaccinée lors des essais cliniques pendant deux ans.

Certaines des données sur le vaccin sont aussi validées par le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), formé principalement d’universitaires de tout le pays. Sur les 91 pages que ce comité a reçues de Pfizer, par exemple, 20 étaient consacrées à la sécurité du vaccin, explique la Dre Caroline Quach-Thanh, qui préside le CCNI. Tous les effets indésirables répertoriés durant les essais sont décrits en détail. Une cinquantaine d’experts assistent habituellement aux réunions du CCNI, notamment des représentants des grandes associations médicales, qui peuvent poser leurs questions. À l’issue de ces délibérations, et après avoir parfois mené des études complémentaires, le Comité indique qui peut recevoir le vaccin et les précautions à prendre. Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) se livre ensuite au même exercice.

De la personne vaccinée jusqu’à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des mécanismes bien rodés permettent de détecter tout effet secondaire grave. Ce grand exercice de vaccinovigilance est très efficace.

Au Canada, toute personne, ou proche d’une personne, qui pense avoir eu un problème de santé à cause d’un vaccin, ou encore tout professionnel de la santé l’ayant observé, peut en faire une déclaration en ligne à Programme Vigilance Canada. À ce stade, nul besoin de prouver qu’il y a vraiment un lien entre le vaccin et l’effet ressenti.

Toutes ces déclarations sont intégrées au Système canadien de surveillance des effets secondaires suivant l’immunisation. Depuis 1991, ce système est aussi alimenté par IMPACT, un programme dit « de surveillance active » mené par les 12 plus grands hôpitaux pédiatriques du Canada. « À Sainte-Justine, par exemple, une infirmière est employée à temps plein pour scruter le dossier médical de chaque enfant hospitalisé afin de voir quels vaccins il a reçus et à quel moment. Elle rapporte tous les cas où une maladie s’est déclenchée après un vaccin, dans un intervalle de temps qui dépend de ce qu’on sait des effets possibles de chacun », explique le pédiatre-infectiologue Marc Lebel, qui supervise le programme IMPACT pour cet établissement depuis 27 ans.

Tous les six mois, l’Agence de la santé publique du Canada publie un bilan des « effets secondaires suivant l’immunisation », les ESSI dans le jargon, en distinguant parmi ceux-ci les cas graves, définis comme n’importe quel effet « qui entraîne la mort, met la vie en danger, exige l’hospitalisation du patient ou la prolongation de son hospitalisation, entraîne une invalidité ou une incapacité persistante ou marquée, ou entraîne une invalidité ou malformation congénitale ». En 2017, par exemple, l’Agence a répertorié 2 960 ESSI (dont 253 graves) sur un total de 23 millions de doses de vaccin administrées. Tous ces effets sont apparus après une injection, mais cela ne veut pas dire qu’ils aient été causés par le vaccin.

Au Québec, le Programme de surveillance passive des effets secondaires possiblement reliés à l’immunisation (ESPRI), géré par le ministère de la Santé et des Services sociaux, analyse aussi ces déclarations.

Tous les ESSI déclarés dans le monde sont rapportés en temps réel au Centre de surveillance d’Uppsala, le grand centre de pharmacovigilance de l’OMS, situé en Suède. Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale de l’OMS, qui réunit 14 experts indépendants, analyse tous les rapports au regard de la littérature scientifique et peut commander des études pour approfondir certains points. « On tient à jour une liste de tous les problèmes qui peuvent survenir et on vérifie si tel ou tel vaccin en fait augmenter l’incidence », explique Ève Dubé, anthropologue de l’Université Laval. Spécialiste de la vaccination et seule Canadienne à siéger au comité, elle s’assure que les analyses qu’il produit ne peuvent pas être mal interprétées.

La Collaboration Brighton, un organisme international indépendant de l’OMS et des fabricants, édicte en outre des règles qui définissent exactement comment chaque effet indésirable devrait être rapporté et surveillé, partout dans le monde. Rien n’est laissé au hasard !

Les fabricants de vaccins ont aussi l’obligation légale d’analyser l’ensemble des déclarations d’effets indésirables produites dans le monde pour leurs produits, et d’en présenter un bilan annuel à Santé Canada. Ils doivent mener des essais cliniques de phase 4, postcommercialisation, pour vérifier l’efficacité et la sécurité de leurs produits auprès de dizaines de milliers de personnes. À partir de ces données, les autorités peuvent décider d’interdire un produit ou simplement exiger que l’information soit mise à jour dans la monographie, la « notice » détaillée fournie aux professionnels de la santé.

Les comités d’immunisation du Canada et du Québec se servent aussi de toutes ces informations de vaccinovigilance pour recommander à toute la population ou à certaines personnes d’utiliser un vaccin plutôt qu’un autre, selon de leur profil d’efficacité et de sécurité.Lien

Je suis tombé(e) malade après avoir reçu le vaccin. Celui-ci est-il en cause ?
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Ça peut arriver. Vous ou votre médecin devez d’abord déclarer cette maladie à Programme Canada Vigilance. Tout un processus se met alors en branle pour vérifier si le vaccin est vraiment à l’origine de votre état. Après tout, des gens meurent ou contractent des maladies tous les jours pour toutes sortes de raisons, qu’ils aient ou non reçu un vaccin !Pour déterminer si un vaccin peut être responsable d’une maladie ou d’un décès survenus peu après, l’OMS et les autorités nationales analysent les enquêtes épidémiologiques et études menées dès que la vaccination a commencé. Cela permet de voir si elle fait augmenter l’incidence de certains problèmes de santé, en comparant les nombres de cas survenus chez les gens n’ayant pas reçu le vaccin et chez ceux qui l’ont eu. Des études sur le mode de fonctionnement des vaccins évaluent aussi l’existence potentielle d’un mécanisme biologique qui expliquerait que tel ou tel vaccin accroît le risque de certaines maladies.

C’est pour cette raison, par exemple, qu’on estime que tout cas de syndrome de Guillain-Barré qui survient dans le mois suivant l’injection d’un vaccin contre la grippe est probablement causé par l’injection, même si on ne peut pas en être certain. « C’est le même principe de la prépondérance de la preuve qu’applique la justice », explique l’épidémiologiste Gaston De Serres, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), qui étudie la causalité entre vaccins et problèmes de santé. À l’Agence de la santé publique du Canada, le Comité consultatif sur l’évaluation de la causalité évalue les effets secondaires suivant la vaccination pour estimer la probabilité qu’ils soient causés par des vaccins.

Cette analyse a été menée, par exemple, pour l’invagination, un repliement anormal de l’intestin qui peut toucher des bébés après une vaccination contre le rotavirus, le principal responsable des gastro-entérites des nourrissons. « Il faut mettre le risque en perspective », insiste le pédiatre-infectiologue Marc Lebel. « L’incidence normale de l’invagination au Québec est de 22 cas pour 100 000 bébés, et celle due au vaccin est de 1 cas sur 100 000. Depuis que le premier vaccin contre le rotavirus a été autorisé, en 2006, on est passé de 225 bébés hospitalisés par an à Sainte-Justine à cause de ce virus à moins de 10 ! »Lien

Ai-je des recours si les choses tournent mal ?
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Le Québec est, depuis 1987, la seule province à disposer d’un Programme d’indemnisation des victimes d’une vaccination. Entre 1988 et avril 2020, 284 demandes ont été déposées. Un comité formé de trois médecins — un choisi par le ministère de la Santé, un choisi par le patient ou ses proches, et un troisième choisi par les deux premiers — détermine lesquelles sont recevables et analyse la possible causalité entre le vaccin et le dommage subi. Durant ces 32 années, 53 personnes ont été indemnisées pour un total de 6,5 millions de dollars, principalement pour le syndrome de Guillain-Barré.Lien

Les mythes

On entend quand même dire beaucoup de mal des vaccins. N’y a-t-il pas une part de vérité ?
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De nombreuses craintes ont émergé de recherches menées pour vérifier la sécurité et l’efficacité des vaccins, mais les résultats des études sont clairs :

  • les vaccins ne causent pas l’autisme ;
  • les vaccins ne surchargent pas le système immunitaire, même chez les bébés ;
  • l’immunité naturelle n’est pas plus puissante que celle conférée par un vaccin ;
  • les vaccins ne contiennent aucun produit toxique ;
  • les vaccins ont joué un rôle important dans le recul des maladies infectieuses, qui n’est pas dû à la seule amélioration de l’hygiène ;
  • les vaccins qui figurent dans le Programme québécois d’immunisation sont tous utiles, car ils préviennent des maladies pouvant être très risquées pour la santé.

Un énorme volume de désinformation circule à propos des vaccins. Il faut toujours vérifier si ce qu’on lit émane d’une source compétente.Lien

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– Je ne doute pas des bienfaits de la vaccination.
– Mais je doute des pharmaceutiques : leurs conflits d’intérêt$$$ au détriment de la santé ne sont plus à démontrer.
– Et je doute de Santé Canada : elle ne fait pas ses propres recherches, et elle montre fort peu d’esprit critique devant la documentation que la société pharmaceutique lui fournit.

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Voici la question que j’ai posé à la fin de cet exposé. ¨Est-ce que le mot ¨Vaccin¨ s’applique à ce traitement ? Certains scientifiques appellent ça ¨Thérapie génique¨ étant donné que le procédé n’est pas une atténuation du virus en question !¨ J’attends la réponse.
Pour abonder dans le même sens que ¨Diane¨ plus haut, moi aussi j’ai une grande méfiance (pour ne pas dire très grande) envers les pharmaceutiques qui ne carburent qu’aux Taux de Change des différentes bourses dans le monde. On voit les actions de ces géants s’envoler à la moindre annonce de peut-être découverte. Et à quel prix ces vaccins vont-ils nous être vendus ? On a déjà annoncé entre $25 et $35 la dose il y a quelques semaines. À raison de $30 la dose, ici au Canada, 30 millions d’habitants X 2doses, ça donne au bas mot 1,8 Milliard $ ( $ 1,800 000 000) . Alors qu’on a fait disparaître certains médicaments démontrant des résultats d’efficacité au profits de nouveaux, incertains s’il en est, et qui ne coûtent pas la peau des fesses. Parlez-en à Didier Raoult, Perrone et des dizaines d’autres en France. Mais non, il faut que ça coûte cher. À quoi sert une voiture capable de faire 0 – 100KmH en 2,3 secondes et pouvant atteindre 300KmH, alors qu’on ne peut pas légalement circuler à plus de 100KmH sur l’autoroute. Une Volkswagon suffit alors à se déplacer.

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« La surveillance postcommercialisation […] se met en branle tout de suite après l’autorisation. Elle se poursuit en continu à mesure que des gens sont vaccinés, ce qui permet de repérer des effets rares ou à long terme, s’il y en a. »

Si on comprend bien, cela signifie que c’est la population qui va servir de cobaye pour les possibles effets secondaires sur le long terme? On sait que dans le passé, nombre de pharmaceutiques ont manipulé les résultats de leurs recherches. Je ne remets pas en cause la science elle-même, je m’interroge sur son instrumentalisation à des fins commerciales. Si ces compagnies respectaient vraiment la démarche scientifique, elles expliqueraient que dans l’état actuel de leurs connaissances, elles ignorent quels seront les risques sur le long terme. Et si au contraire, elles les connaissent ces risques, pourquoi diable ne les divulguent-elles pas?

Qu’un gouvernement ne veuille pas en savoir davantage sur les risques que représentent les nouveaux vaccins pour sa population, ou qu’il participe sciemment à cette omerta, m’apparaît un débat urgent à faire.

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Comment dire, tous les tests sont fait sur des cobayes humains… Si, lorsque votre tour viendra, vous n’êtes pas sur et voulez attendre encore plus longtemps pour voir les effets à long terme, libre à vous de refuser le vaccin et attendre d’être rassuré.

En ce moment le gouvernement ne peut pas en savoir plus sur les risques parce que l’historique nécessaire n’existe pas.

Et avons-nous vraiment le choix? Pas d’autre alternative et nous ne pouvons pas rester confiné encore pendant des années.

Bonjour risque si jai des maladies autoimmune de me faire vacciner? Risque de developer des nouvelle maladie autoimmune ou de voir empire celles sont je souffre. En route maladie de aggregation plaquettaire risque hemorragique est ce une contre indication?
Merci

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Bonjour,
J’aurais voulu savoir comment un vaccin conservé à des températures autour de 70 à 80 degrés continu à conserver ses principes actifs.

Merci de votre réponse

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C’est l’histoire d’une expérience incroyable que j’ai vécue lorsque mon mariage s’est effondré et j’ai finalement été aidé par le prêtre Manuka et je promets de partager cela avec tout le monde. puis j’ai rencontré le prêtre Manuka qui m’a aidé à retrouver mon mari dans les 7 jours suivant son sort d’amour de retrouvailles et à rendre notre mariage plus fort et a apporté la paix et l’amour dans notre mariage. Ma famille de mari qui voulait que nous nous séparions a également des excuses pour tous les mauvais efforts déployés pour séparer notre mariage. la paix a maintenant été rétablie en moi et dans la famille de mon mari. J’ai trouvé le bonheur avec moi-même avec l’aide du service manuka, pour plus d’informations et pour aider à le contacter via: //[email protected] com//

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J ai eu un curage glanglionaire aux 2 bras je suis prête a me faire vacciner, car je suis a risques et plus de 75 ans je dois eviter les injections dans les bras, a quel endroit dois.je me faire vacciner.( cuisse peut être ?).merci pour votre reponse précieuse

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Bonjour moi je travaille comme concierge dans écoles le soir est-ce que je suis autant à risque que celui qui travaille de jour.Merci ça me fait plaisir de m’éduquer sur toute les réponses que vous me donner sur vos messages.Je trouve ça très intéressant et on se sent plus sécure en lissant les réponses.Merci et bonne journée

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Bonsoir, est-il vrai que des personnes qui après avoir été vaccinées ont été prises de spasmes de tout le corps (tremblements) et une de la langue, c’est inquiétant car rien sur les effets indésirables et pourtant il y a beaucoup de personnes vaccinées? Personnellement je n’ai pas envie d’avoir de séquelles, neurologique et autres, e je fais des allergies à certains médicaments (codéine, desloratadine etc)

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Le patient ayant développé des spasmes dans l’étude dont vous parlez était un patient ayant reçu le placebo (n’a pas reçu le vaccin)

Une question me taraude : On a vu à la télévision le mode d’action du vaccin covid 19 sur une cellule (Eucaryote) disant qu’il n’y a aucune interaction entre l’ARNm et l’ADN.Je reconnais que dans une cellule eucaryote il n’y a en général pas d’interaction ( et encore que l’inverse est possible dans certaines circonstances ) vu que l’ADN est situé dans le noyau. Alors je me pose la question quant aux cellules procaryotes qui n’ont pas de noyau où l’ARNm est directement en contact avec l’ADN?

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