Des vaches plus écolos

Un additif à leur alimentation leur ferait produire moins de méthane !

Photo : Louise Savoie

Depuis l’automne, 18 000 vaches et bœufs albertains sont nourris de maïs et d’orge contenant un additif alimentaire pour moins roter. Cette expérience, menée jusqu’à la fin de 2018 par la société pharmaceutique néerlandaise DSM, vise à terme à lutter contre le réchauffement climatique.

Le méthane produit par la digestion des bovins est à l’origine de 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Contrairement aux idées reçues, c’est surtout par leurs éructations, et non par leurs flatulences, qu’est émis ce gaz au potentiel de réchauffement 25 fois plus puissant que le CO2.

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3 commentaires
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Je ne connais pas ce domaine mais existe-t-il un filtre à méthane ? Si oui , comme les vaches ont naissance et n’en sortent pas ou très peu , d’une étable , si ce filtre existe , un moyen efficace de capturer ce méthane serait le bienvenue !
Nos scientifiques pourraient peut-être nous éclairer et MMe Normandeau en profiterait pour améliorer ses connaissances !!

Encore un additif alimentaire qui va créer encore plus de dommage que le méthane. Vous devriez comparer la quantité de gaz de méthane produit par l’ensemble des êtres humains sur la planète par rapport à celui des vaches. Je vous jure que vous serez surpris du résultat. Le problème de la surpopulation humaine n’est jamais dénoncé. À quand un contrôle de la croissance démographique humaine, en particulier dans les pays du tiers-monde qui ne cesse de s,accroitre en dépit de la sècheresse et du manque d’eau potable. La Terre ne peut pas continuer d’absorber la croissance démographique indéfiniment. Quand un contenant est trop plein, il déborde. Quand il y a trop d’humains, il y a des interactions négatives et les conflits éclatent sous toutes sortes de prétextes (raisons de religions ou de politique, racisme, empiètement de territoire, écart grandissant entre les pauvres et les superriches avec l’indifférence totale de ces derniers, etc. ). Voyez ce qui s’est passé au Rwanda en 1994. C’est un exemple parfait du trop-plein d’humains dans un territoire limité. Cette situation se manifestera ailleurs tôt ou tard et même chez nous avec le temps. Par ailleurs, je vous ferais remarquer que la pollution des océans par le plastique et ses conséquences sur la vie aquatique est bien plus alarmante que le méthane qui sort du cul des vaches et des humains ou par les rots. En terminant, voici une statistique qui peut vous surprendre, mais qui est bien réelle : chaque être humain produit en moyenne UN LITRE de gaz méthane par jour. Comme il y a 8 milliards d’êtres humains sur la terre, ça représente 8 milliards de litres de méthane. Comme UN km3 = un milliard de litres, ce sont donc 8 km3 de gaz de méthane libérés chaque jour.

Un ruminant est muni d’un bioréacteur qui transforme la fibre. Si on nourrit ce bioréacteur avec de l’amidon, ça fermente et l’animal ne peut pas le digérer! On a un animal qui passe sa vie en état de diarrhée… et qui doit éliminer les gaz de fermentation produits dans son système qui ne peut pas métaboliser le maïs ou l’orge. C’est sûr que pour la compagnie pharmaceutique, cela peut devenir une opportunité. Pour l’éleveur, cela devrait questionner le système de production. De l’herbe pour les vaches…