Déversement d’égouts: respirons par le nez!

Même si les quantités d’eau en jeu sont impressionnantes (huit milliards de litres au total), l’impact sera négligeable. 

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Montréal va déverser une partie de ses eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent pendant une semaine à la fin octobre, pour réparer une grosse conduite et déplacer une chute à neige qui nuit aux travaux sur l’autoroute Bonaventure.

Sante_et_science

Des citoyens sont indignés, voire effrayés. Des politiciens d’une incroyable mauvaise foi jurent qu’au grand jamais ils n’auraient autorisé une telle manœuvre, pendant que ceux qui l’ont fait s’embourbent dans des explications laborieuses. Erin Brockovich est scandalisée, Paris Match s’en mêle et des milliers de gens signent des pétitions contre ces travaux.

Wô! Peut-on prendre quelques instants pour respirer par le nez (malgré l’odeur) et regarder tout ça calmement, plutôt que de sauter aux conclusions et dire n’importe quoi?

Commençons par voir comment ces eaux usées sont traitées en temps normal, histoire de comprendre ce que changent ces travaux.

Depuis 1987, tous les égouts de Montréal aboutissent à la station d’épuration Jean-R. Marcotte. Avant, ils se déversaient dans le fleuve. L’usine Marcotte est une des plus grandes stations d’épuration au monde. Elle traite à elle seule la moitié des eaux usées du Québec. Voyez ici son schéma de fonctionnement.

D’abord, les gros déchets (sacs de plastique, branches et diverses saletés jetées dans les rues ou les toilettes) sont arrêtés par des grilles. Puis on laisse les eaux sales décanter, le temps que gravier et autres particules de sable tombent au fond des bassins. On injecte ensuite des produits dits floculants et coagulants, qui font s’agglomérer toutes les particules de matières en suspension dans l’eau et retiennent une certaine quantité de phosphates. Une bonne proportion de ces matières solides coulent au fond, se transformant en boue. Le reste forme une grosse mousse qui flotte à la surface.

Le sable, la boue et l’écume sont ramassés et traités. La partie liquide retourne au fleuve par une conduite (un émissaire, dans le jargon) qui la relâche au large de l’île aux Vaches, à Varennes. Cette eau contient donc encore beaucoup de matière organique (bactéries, virus et différentes matières décomposées) ainsi que des résidus de produits pharmaceutiques, de pesticides et d’autres produits toxiques que les Montréalais évacuent dans leurs eaux usées jour après jour.

Le temps des travaux, une partie des eaux usées de Montréal seront retournées directement au fleuve, sans passer par ce traitement. Cela va-t-il vraiment changer quelque chose?

Non. Même si les quantités d’eau en jeu sont impressionnantes (huit milliards de litres au total), l’impact sera minime. L’opération envisagée par la Ville forcera à rejeter dans le fleuve 13 mètres cubes par seconde d’eau sale pendant une semaine. Cela correspond à 0,2 % du débit du fleuve.

Selon les membres du Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique (GRIL), qui rassemble 43 professeurs spécialistes de la pollution de l’eau provenant de neuf universités du Québec (dont voici l’avis détaillé):

«Les effets sur la qualité de l’eau et sur les communautés aquatiques en aval seront négligeables comparativement aux effets cumulés des eaux incomplètement traitées des usines d’épuration des eaux usées et des surverses lors de fortes pluies dans la région de l’île de Montréal.»

Autrement dit, cette contamination ponctuelle n’est pas beaucoup plus grave que ce que l’on fait d’habitude.

Ces travaux n’auront aucun impact sur l’eau potable, même si les lapsus à répétition du ministre David Heurtel ont pu le faire croire à certains.

L’eau que les Montréalais boivent est aussi puisée dans le fleuve, mais en amont des rapides de Lachine (très en amont de là où sont rejetées les eaux usées), dans une zone de fort courant qui ne sera absolument pas affectée par les travaux prévus. Elle est ensuite traitée dans différentes usines de production d’eau potable (les plus importantes sont les usines Atwater et Charles-J.-Des Baillets).

Quant aux villes qui puisent leur eau dans le Saint-Laurent en aval de Montréal, leurs propres usines de potabilisation n’auront aucun mal à débarrasser l’eau du fleuve de ce léger surcroît de pollution.

Montréal aurait pu éviter ce débordement. Mais pas à un coût raisonnable, compte tenu du risque encouru.

Selon cette analyse réalisée par cinq professeurs de l’École polytechnique de Montréal spécialisés dans ce domaine, la Ville n’avait pas le choix.

L’intercepteur construit en 1989 est une énorme conduite enfouie profondément, et aucune ville ne construit ce genre d’équipement lourd en double au cas où il faudrait l’assécher temporairement. Ce serait beaucoup trop cher pour un bénéfice très marginal.

Dévier l’eau de manière passagère est tout simplement impossible étant donné le débit — équivalant à un camion-citerne rempli chaque seconde!

Aurait-on pu éviter d’avoir à faire ces travaux en entretenant mieux cette conduite? Peut-être, mais bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis son installation en 1989. De toute façon, au bout d’un moment, toute canalisation finit par devoir être changée.

Au Québec comme au Canada ou aux États-Unis, les lois autorisent d’ailleurs les villes à rejeter temporairement dans l’environnement des eaux usées non traitées en cas d’urgence, de travaux majeurs ou de fortes pluies, mais chaque demande est analysée au cas par cas. Pour une raison fort simple: le faible risque encouru ne justifie souvent pas les énormes moyens qu’il faudrait mettre en œuvre pour éviter un tel rejet.

Quelles solutions?

L’argent nécessaire serait bien mieux investi à moderniser le réseau pour réduire les nombreux débordements lors des pluies abondantes ou améliorer l’efficacité des usines de traitement.

En 2013 seulement, plus de 45 000 débordements d’égouts se sont produits au Québec, dont 552 ont duré plus de deux jours.

Ça, c’est un vrai problème. Depuis des années, les spécialistes de la qualité de l’eau, dont les experts du GRIL, réclament que Montréal et le reste du Québec construisent des bassins de rétention pour empêcher les égouts de déborder chaque fois qu’il pleut abondamment. Les travaux avancent, mais ils coûtent les yeux de la tête.

Le traitement des eaux usées dont Montréal se contente est aussi depuis toujours une source majeure de pollution du Saint-Laurent. Dans le monde, et ailleurs au Québec, de nombreuses stations d’épuration assainissent les eaux de manière beaucoup plus efficace. À Québec ou à Saint-Hyacinthe, par exemple, les eaux usées subissent un traitement dit «biologique», parce qu’il fait appel à des cocktails de micro-organismes pour digérer la matière organique présente dans l’eau. On élimine ainsi plus de 99 % de la charge polluante de l’eau, contre environ la moitié avec le traitement de Montréal.

Fin 2013, Québec estimait que mettre un terme aux surverses fréquentes et moderniser les stations d’épuration allait coûter 9,5 milliards de dollars aux municipalités entre 2014 et 2043. Résultat, celles-ci ont tendance à se traîner les pieds, surtout que la population n’est pas trop regardante et que Québec et Ottawa souhaitent dépenser de moins en moins.

Qui veut des augmentations de taxes et d’impôts, ou des déficits budgétaires pour financer des travaux pas très glorieux et souvent sujets à des dépassements de coûts?

En 2008, Montréal a fini par annoncer qu’elle allait se doter d’un traitement tertiaire des eaux usées. Mais elle prend son temps… À compter de 2018, si tout va bien, de l’ozone sera injecté dans les eaux issues du traitement actuel. Ce puissant oxydant doit, en théorie, éliminer 95 % des bactéries et environ les trois quarts des résidus de médicaments présents. De quoi nettement améliorer la qualité de l’eau dans le Saint-Laurent, et protéger la réserve de biosphère du lac Saint-Pierre.

En avril 2015, Montréal a accordé un contrat de 98,9 millions de dollars à la firme Degrémont pour la fourniture du système — au-delà des 70 millions qu’elle pensait y consacrer. L’ozonation n’a encore jamais été utilisée pour une si grosse station d’épuration dans le monde, et certains experts sont inquiets. Le coût total du projet se situerait entre 250 et 285 millions de dollars — il avait été estimé à 200 millions de dollars en 2008.

Une solution pour réduire les coûts serait de redoubler d’ardeur dans la lutte contre le gaspillage de l’eau. En 2013, on a distribué 596 litres d’eau potable par personne et par jour au Québec. Cela constitue un progrès comparativement aux 777 litres de 2001 (un effet de la stratégie québécoise d’économie d’eau potable), mais la consommation ici demeure bien plus élevée qu’en Ontario, où on distribue 200 litres de moins d’eau potable par jour et par personne. C’est énorme!

En cause, les fuites dans les réseaux (toujours ces maudits travaux que personne ne veut payer et que les villes rechignent à faire…). Mais aussi la surconsommation de tout un chacun, pour remplir sa piscine, prendre des bains, nettoyer son entrée asphaltée ou laisser fuir des robinets. Chaque Québécois utilise en moyenne 400 litres d’eau par jour, soit deux fois plus que les Européens. Pas étonnant que tout ça coûte cher!

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Félicitation, excellent document et finalement disponible au public. Je suis toutefois très surpris, je n’entends pas de cris d’alarme qu’aurait justifié cet évènement (sur le déficit des infrastructures). Car si je comprends bien, lorsque nous auront un système de traitement à l’ozone tout ira mieux. Sauf que nous aurons encore besoin de faire des déversements d’eaux usés, lors des réparations et autres activités nécessaire pour l’entretien de ces canalisations (collecteur sud-ouest, est et nord. En plus des débordements lors de grande pluie vu notre manque de capacité à retenir et la tardiveté à créer des bassins de rétention stratégiquement localisés. Je suppose avec ceux-ci en place nous aurions été en mesure de gérer ceci différemment. En espérant que le futur nous permettra de le faire.
Qui travaille sur ces dossiers ?
Ces dossiers sont-ils publiques ?
Quel est la position de la Mairie de Montréal ?
Qui fait des pressions ?
Merci pour vos explications sur le dossier.

Christophe Pommier
P.S. Voir également ce document maintenant disponible au public http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/publications/2015/R%C3%A9seau%20%C3%A9gout%20Montr%C3%A9al.pdf

Enfin le bon sens, c’est-à-dire l’approche scientifique, par la recherche et la vérification des faits, prend le dessus. Nous avons perdu plusieurs jours à parler dans le vide, du ministre de l’Education au maire de Trois-Rivières. Nous sommes passés de l’image horrifiante de piscines de gabarit de stade olympique jetées à nos pieds, à un problème d’infrastructure, partagé par toutes les villes du globe et méritant non pas l’attention des champions de la peur sidérale, mais des praticiens et des autorités municipales qui les consultent. Mais ce que garderont en mémoire les âmes les plus éloignées de la science comme mode de pensée, qui sont fort nombreux par les temps qui courent, grâce aux lumières d’un système d’éducation qui ramène la science au rang d’une croyance particulière, et même dangereuse ? L’idée d’un immense merdier résultant d’un complot néo-capitaliste. Nos médias auraient pu faire un petit effort d’analyse avant de se faire les porte-voix des quelques excités du risque zéro et de ministres formés aux règles de la rhétorique plutôt que de la raison. Quand on confond l’amont et l’aval, chez un ministre de l’Environnement, ce n’est pas un lapsus, c’est une faute.

La phrase magique mentionnée dans votre article : « Autrement dit, cette contamination ponctuelle n’est pas beaucoup plus grave que ce que l’on fait d’habitude. » Et voilà. Est-ce qu’on est sérieux ? Semble pas. C’est trop facile. Ça prend de l’audace et un coup de barre, sinon, ça va trainer encore des années…

Brovo mme Borde, enfin un sujet traité avec intelligence. Comme ancien dg. d’une petite municipalité, je peux vous dire qu’un rapport par internet parvient au gouvernement comportant tous les détails des surverses survenant dans chacune des municipalités. Un pointage est sorti à chaque année et un rapport global est alors retourné à la municipalité, avec bien sûr des commentaires . En principe celui-ci est déposé devant le Conseil pour que l’ensemble de la population puisse en prendre connaissance. Mais comme vous savez, la chose publique n’intéresse pas grand monde au Québec…

Toute la saga du rejet des égouts de Montréal,aurait dû débuté par cet article ,qui prends en compte toutes les effets néfastes sur le fleuve,mais comme cela n’est pas du sensationnaliste journalistique,on prends les effets un par un ,on fait parler des pseudos spécialistes et on en parle pendants 3 jours,24 heures par jour .Et ça TVA est passé maître dans ce domaine.Dommage que les vrais spécialistes soit appelés en fin de saga.

Si 8 milliards de litres de pipi et de caca dans le fleuve c’est pas grave, voulez-vous ben me dire en quoi un pipeline qui ne déversera pas une seule goutte de pétrole dans le fleuve c’est une tragégie?
Si 8 milliards de litres de pipi et de caca dans le fleuve c’est pas grave, alors qu’il y a des millions de Québécois qui prennent leur eau potable en aval,
voulez-vous ben me dire en quoi un port terminal de pétrole à Cacouna pouvant menacer quelques centaines de bélugas à peine est une tragédie?
Si 8 milliards de litres de pipi et de caca dans le fleuve c’est pas grave, voulez-vous ben me dire en quoi quelques forages sur Anticosti pourraient être une tragédie?

Soit vous faites preuve d’une malhonnêteté intellectuelle crasse, soit vous manquez sérieusement de discernement : dans les deux cas, votre intervention n’apporte strictement rien de valable à la discussion en cours.

Aucune malhonnête. Juste renversé de voir que si grosse histoire est ramenée à rien par nos « scientifiques » alors qu’on (lire les verts) font des syncopes pour des scénarios imaginaires.

Pour commencer, ce sont 8 milliards de litres d’eaux usées contenant du pipi-caca.
Pas 8 milliards de litres de pipi-caca.
Ensuite, ces 8 milliards de litres d’eaux usées, sur 8 jours, représentent moins que 0,1% du débit du fleuve sur cette période.
Tous sont d’accord pour dire que ce n’est pas une situation idéale, mais ce n’est pas le désastre écologique que certains ont dénoncé.

Harper est en train de faire payer à Coderre sa sortie médiatisée, avec marteau piqueur à l’appui, contre Postes Canada.

8 milliards de litres d’eau contaminée, ce n’est rien ! Et du même souffle, vous me dites que je consomme 400 litres d’eau… par jour ! Ou je suis complètement idiot, ou quelqu’un rit de moi !

Enfin une voix discordante qui amène des éclaircissements plutôt que de crier aux loups. Sans connaître les détails qui ont menés à cette décision il est clair pour moi qu’elle est réfléchie et que si une solution économiquement acceptable avait été possible pour éviter ce déversement nous n’en serions pas là. Faire confiance de nos jours ne fait plus partie de nos valeurs et ne comptons pas sur la classe politique pour calmer le jeu dans ce genre de dossier ce serait trop lourd politiquement, autant laisser les fonctionnaires se démerdé avec ça.

La classe politique aurait pu expliquer cela au pauvre peuple ignare plustôt que d’ essayer de nous cacher les vrais choses!! Est la classe politique qui ne fait pas confiance à ses contribuables ?

Enfin, quelqu’un offre des explications au lieu de tous ces autres commentaires émotionels et accusateurs.

Nous sommes maintenant à la merci des gourous de la peur. Nos médias s’empressent, aussitôt que l’on perçoit une menace, de les inviter afin de donner une voix à la « population ». Ces gourous livrent, on s’en doute, des images percutantes et des impressions colorées. Parce qu’il s’agit en effet, d’impressionnisme. Il a fallu plusieurs jours, après que l’on eût évoqué les « volumes de Stades Olympiques » qui menaçaient notre beau Saint-Laurent, pour que l’on s’interroge sur le volume d’eau transporté par le fleuve, par heure, par jour ou par seconde, que l’on s’avise d’interroger quelques scientifiques, et d’aller voir ce qui se passe ailleurs.
Mais voilà, le mal était fait: la première impression demeure vive chez des gens qui sont peu enclins à raisonner par eux-mêmes. L’approche scientifique, au Québec, n’est enseignée qu’à ceux qui se destinent à la science. Pour ceux qui restent, il s’agit d’une croyance comme les autres, toute relative et sujette à caution.
Les gourous, devant de tels sursauts d’horreur, ont alors beau jeu d’ajouter au concept de développement durable (économie, environnement, protéger les prochaines générations), celui d’acceptabilité sociale, qui permet de comptabiliser les peurs et d’invoquer sur le mode incantatoire, à partir de ce ces « inquiétudes légitimes » le principe de précaution, ce qui aboutit à une disqualification progressive de la science dans la décision. Car le risque zéro n’a rien à voir avec la science, la nature ou la vie. Il a tout à voir avec la philosophie et l’heuristique de la peur, une belle bouillie crypto-religieuse des dernières décennies.

‘Autrement dit, cette contamination ponctuelle n’est pas beaucoup plus grave que ce que l’on fait d’habitude.’

Si on comprend bien, ce déversement quand même gigantesque est équivalent à ce qui se passe ‘normalement’.
Il me semble qu’il est là le véritable problème.
Que fait-on pour l’adresser?

Enfin, quelqu’un qui a autre chose à dire et à faire que d’imposer à tout le monde des opinions sans fondements autres que la croyance que « puisque c’est mon opinion, c’est la vérité » et que par conséquent toute personne intelligente devrait y adhérer sans autres preuves.

Bien sûr que, idéalement du moins, en 2015 il aurait été préférable qu’on n’ait pas à poser un tel geste. Comme on est souvent loin de « l’idéal », c’est personnellement sans difficulté aucune que je fais confiance aux personnes qui ont pris une telle décision, même si ces personnes savaient comme tous ceux et toutes celles qui crient au scandale qu’une autre décision aurait pu et dû être prise s’il avait été globalement possible et souhaitable de la prendre.

Encore une fois, merci madame Borde pour ce bon texte. Puisse-t-il être lu intégralement par tous les kayakistes qui se voyaient déjà, ô horreur, pratiquer leur sport préféré sur un océan de pipi et de caca…

Bravo Mme Borde.
Comme d’habitude, une étincelle d’intelligence dans un concert de braiements!
Quelques-uns l‘avaient déjà souligné mais, les braiements opportunistes et imbéciles des politiciens – Le St-Laurent devenant le Gange du Québec! Indeed! -, conjugués à la paresse des journalistes, ont contribué à créer un faux scandale et apeurer la population.
Continuez votre bon travail. Il n’est pas facile de crier dans un tel désert intellectuel, mais vous le faites mieux que quiconque.

Quand c’est Montréal c’est pas grave, vous pouvez empoisonner tout le monde avec vôtre merde, merci beaucoup très bon article ha ha!

Merci Mille fois de nous Fournir une information complete et sans complaisance sir un suet vital a tous Honda aux politician qui she font du capital politique encore une fois bravo,

Je souhaite, comme M Pommier, qu ‘on mette en place les infrastructures nécessaires et qu’on gère de mieux en mieux la protection de l’eau si indispensable a la vie de chacun de nous

Je bois environ 2 litres d’eau par jour. Le débit liquide qui circule dans mon corps est donc d’environ 750 litres par année.
Je peux donc me permettre de boire 1 litre d’eau puisée dans la rivière des Prairies puisque ca ne représente que 0.1% de mon debit (circulation d’eau) total dans une annee

Je crois que l’opinion des gens depend fortement s’ils se trouvent en amont ou en aval de la décharge polluante

Qu’on arrête de nous parler d’écologie et de réduire les sacs en plastique… Le fleuve est déjà très très fortement contaminé et empoisonné, et on en rajoute en nous disant qu’il n’y a rien là de grave vu les pourcentages! Longue vie aux pourcentages, ils permettent de polluer l’eau et l’air jusqu’à saturation (on s’en approche).

Etant donne l’énorme débit du fleuve, une fuite de pétrole n’aurait aucun effet.
Alors pourquoi ne pas batir des pipelines !!

Ou sont les environnementeurs qui avait l’habitude de manifester pour protéger les bélugas ????

Ils ont perdu toute credibilite. SHAME on them.

Bravo, Mme Borde, pour votre article, éclairant et accessible. Comme simple citoyen, on se sent souvent impuissant devant les drames collectifs, impuissance qui souvent nous désintéresse des enjeux publics. L’abondance des lacs et rivières sur notre territoire peut nous amener à croire que l’eau coûte peu cher. Merci, votre article m’a permis de passer de l’indignation à une meilleure compréhension et la responsabilisation.
En attendant que nos taxes et nos élus rendent notre système de traitement des eaux usées plus performant, je demeure intéressée par l’enjeu de l’eau et redouble l’ardeur dans son économie.

Il ne faut pas mettre la faute que sur les individus pour la consommation de l’eau potable. Les entreprises et usines en consomment de grandes quantités dû à leur procédé ou pour des raisons de salubrité, particulièrement en agroalimentaire. Par ailleurs ce qui pourrait être appliqué reste encore le principe du pollueur-payeur et d’exiger que les entreprises les plus polluantes qui déversent leur effluent dans le réseau municipal traitent en partie leur effluent avant rejet ou favoriser le recyclage de l’eau. Ceci réduirait la charge et la toxicité de ces effluents et le coût de traitement assumé par la ville. Ceci a été exigé dans plusieurs municipalités au Québec, mais je ne connais pas la proportion de ces prétraitements sur l’île de Montréal.

Tout à fait d’accord avec l’article. On y dresse un portrait tout à fait véridique. Merci de bien éclairé les citoyens

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