Devoirs au primaire : méfions-nous du gros bon sens

Faut-il donner des devoirs aux enfants à l’école primaire ? Dans un rapport publié la semaine dernière, le Conseil supérieur de l’éducation fait le point sur cette question qui fait l’objet de bien peu de débats au Québec, puisque la plupart des parents, des enseignants et des spécialistes en éducation pensent que les devoirs favorisent la réussite scolaire des enfants (document pdf).

Au Québec, presque tous les enfants du primaire ont des devoirs à faire le soir. Le hic, c’est qu’on n’a jamais démontré par des études scientifiques que c’était une bonne chose.

Certes, les études à ce sujet sont peu nombreuses dans le monde, particulièrement pour les enfants du primaire. Mais majoritairement, elles concluent qu’il n’y a pas de corrélation entre le temps consacré aux devoirs à l’école primaire et la réussite scolaire.

« Pour expliquer cela, certains chercheurs font l’hypothèse que les enfants plus jeunes ont une capacité moindre de concentration, ou que les devoirs au primaire ont plus souvent pour objectif de développer des habiletés de travail qui ne sont pas mesurées dans les recherches », écrit le Conseil supérieur de l’éducation (document pdf)

Pour l’instant, c’est donc surtout « le gros bon sens » qui nous fait dire que les devoirs au primaire sont bons pour nos enfants. Un gros bon sens qui est peut-être complètement dans le champ.

On devrait donc rester prudent dans nos attentes et dans nos exigences, et encourager les chercheurs à fouiller cette question plutôt que de donner des devoirs « au cas où » ils servent à quelque chose.

Dans l’état actuel des connaissances, on en fait parfois trop. Il faudrait à mon sens des arguments un peu plus solides pour justifier qu’on impose à des enfants de sept ou huit ans de travailler une heure et demie chez eux après l’école (oui, cela existe, notamment dans une école publique non loin de chez moi !). Ils ont déjà toute une journée dans le corps, et leurs parents aussi!

On devrait aussi s’interroger sur les raisons pour lesquelles les parents se montrent majoritairement en faveur des devoirs.

Est-ce parce qu’ils s’inquiètent – à tort ou à raison – pour l’avenir de leurs enfants? Ou parce qu’ils constatent que ceux-ci n’apprennent pas grand-chose sur les bancs de l’école?

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Avez-vous des enfants? Les parents qui s’opposent aux devoirs sont souvent ceux qui sont débordés par leur propre travail ou qui n’ont simplement pas envie de « se taper ça » le soir, ils préfèrent regarder leurs émissions de télé ou pire, jaser au téléphone avec la belle-soeur.

Je n’ai absolument rien contre les devoirs et j’aime plutôt ça, même. Je vois où en est rendu l’apprentissage de mon enfant, plutôt que de lire un texte de 15 ou 20 lignes aux trois mois dans son bulletin et prétendre que ça fait la même chose.

La question soulevée est intéressante et des études supplémentaires sont certainement indiquées. Cependant, est-ce que ce sujet devrait être une priorité d’étude en éducation?

En effet, je ne peux m’empêcher de noter qu’on s’est bien gardé de faire l’analyse des diverses études portant sur les méthodes d’enseignement avant de foncer tête baissée dans le «renouveau pédagogique» au centre de la réforme de l’éducation. Et on ne semble pas trop intéressé à évaluer les effets réels de ce renouveau pédagogique…On pourrait parler également des études menées sur l’apprentissage de la lecture et de la persistance au Québec de méthodes moins performantes. Québec Science avait fait un bon dossier sur le sujet en 2008 si je ne m’abuse.

J’aimerais bien voir le Conseil supérieur de l’éducation se pencher sur ces sujets…

J’ai 3 enfants (7-9-14 ans) et très souvent j’ai l’impression que je leur enseigne la matière à la maison, qui nous est amenée sous forme de leçons ou devoirs. Je ne sais pas comment on nous faisait l’école dans les années 70 et 80, mais jamais ma mère n’a eu à s’asseoir avec moi 45-60+ minutes par jour pour m’enseigner.

Je tiens à participer à l’éducation de mes 3 enfants, mais des fois j’ai l’impression que c’est moi le prof, et avec 3 enfants, c’est un minimum de 2 heures par soir! Ajouté à mes 40 heures de travail…

Petit fait vécu moi aussi: mon enfant de 7 ans avait 21 pages d’écriture cursive à faire pendant la relâche 2010, et c’est mon enfant parmi les 3 qui réussit le mieux à l’école! Il a toujours de bonnes notes! J’étais totalement sidérée!

Monsieur Charest ferait faillitte si le système de l’éducation était une entreprise. Imaginez une entreprise qui aurait en fin de ligne de production des rejets de 30%. C’est ce qui se passe actuellement, le décrochage, c’est une catastrophe que tout le monde paiera dans 10 ans lorsque la chaîne d’âge sera inversé. Nous manquerons de jeunes travailleur et nous serons une société de vieux et de jeunes BS.

Très juste.

Mon gros bon sens (!) me dit qu’on ne peut pas associer de manière simple et linéaire assignation de devoirs et réussite scolaire.

La valeur pédagogique des devoirs varie plus vraisemblablement selon la qualité de leur conception et l’implication parentale.

Des devoirs bien intégrés, adaptés au niveau scolaire et bien expliqués dans le fameux « plan de travail » peuvent justement favoriser le rôle de soutien du parent. Ce peut être un moment privilégié de la journée, qui remplace l’inutile questionnement du genre « Qu’as-tu fait à l’école aujourd’hui? »

La qualité des services de garde et de l’aide aux devoirs offerts à l’école me semblent aussi une variable importante.

Non mais vraiment c’est n’importe quoi! Est-ce qu’avec tous les supposées « ressources limitées » dans l’éducation du Québec, on trouve encore de l’argent pour financer de telles études sur la « pertinence » des devoirs ?? Ce sont des « études » qui enfoncent le trou de l’éducation depuis des années!!!!! Toutes des échecs monumentaux. On a qu’a regarder les enfants dopés aux médicaments pour s’en rendre compte!

Pourquoi ne pas commencer par rénover les toilettes de certaines écoles primaires…. y êtes vous déjà allés? Elles sont souvents délabrées et sale.

L’influence du ministère de l’Éducation n’a été aussi grande. Jamais n’a t’il bénéficier d’autant de ressources et d’études.
Cependant, il n’y a jamais eu autant de problèmes… depuis que les spécialistes se sont multipliés.

Il faut se questionner sur les façons de travailler. L’éducation est rendu un trou sans fin pour bruler des devoirs et les forces vives du Québec. À moment donné, il faut faire amende honorable et reconnaître nos torts…

Une piste de solution :
Quand j’allais à l’école, il n’y avait pas de « spécialistes ». Cependant, les professeurs pouvaient exercer une autorité forte sans se faire rabrouer par les parents et la directions.

Est-ce là une source principale des problèmes d’aujourd’hui ? Les professeurs sont des professionnels, non? Ne devrions nous pas les traiter comme tels?

Il existe des études sérieuses sur les techniques de mémorisation et d’apprentissage. Les bienfaits de la répétition y sont décrits comme un des outils pour bien graver en mémoire. Toutefois, il existe un dosage optimum. Il est inutile d’en faire trop.

Il serait effectivement pertinent que les devoirs soient conçus en fonction des connaissances scientifiques reconnues pour favorisser l’apprentissage et la mémorisation plutot qu’en fonction d’un supposé gros bon sens.

Toujours très émotifs, ces débats autour des devoirs.
Force est de constater qu’entre ceux qui veulent « avancer en arrière » et ceux qui s’interrogent sur la réelle valeur des devoirs, il y a un monde d’incompréhensions.
Je me suis longtemps intéressée de très près à cette question, en tant que mère et orthopédagogue. On peut retrouver l’essentiel de mes réflexions ici : http://j.mp/xbPka
Puisse ce simple billet apporter des pistes de solutions à ceux qui peuvent se distancier de la nostalgie que leur inspire leur enfance.
http://www.mariellepotvin.wordpress.com

Devoir: . Usuel
1. [Vie scol.] Tâche écrite, de dimension limitée, variant suivant les matières, imposée à des élèves ou à des étudiants en cours de scolarité. Leçons et devoirs; devoir sur table; faire, finir, corriger un devoir. Synonymes. copie, composition, épreuve écrite, exercice, pensum, rédaction.

Lorsque l’on prend note de la définition du terme «devoir», on ne ressent qu’une série de sentiment négatif. On y lit : tâche, épreuve, et en latin pensum. Il y a tout pour rebuter même le plus optimiste des êtres.

La majorité des parents sont pour la vertu mais après une journée ou ils ont fait «leur devoir», il ne reste que peu d’énergie pour aider les enfants à faire leur «devoir». Certes, il est facile de crier et d’exiger que l’école et les enseignants fassent leur «devoir» en remplissant le plus nos cruches vides – nos enfants – pour qu’ils deviennent des citoyens à part entière mais, les parents qui passent leur temps à d’autres choses qu’à faire leur «devoir» de parents hésiteront à ne pas aller faire un tout au casino pour tenter sa chance, à regarder «Virginie ou «Le banquier», ou «Les beautés désespérées», «Le moment de vérité», «L’Union fait la force», «Dieu merci!», «La série Montréal-Québec», toutes les émission du réseau RDS, «La Poule aux oeufs d’or», toute autre émission essentielle pour divertir notre vie, pour remplir leur «devoir» et aider leurs enfant à progresser et grandir.

Le devoir possède donc une connotation négative tant pour les enfants, les parents que les enseignants. Un devoir, on ne le fait qu’à reculons, en dressant les ergots et parfois en pleurant.

J’estime donc que nous faussons le débat en exigeant plus de devoirs à la maison en présumant que nous, les parents, allons aider nos enfants à remplir leur «devoir» pendant qu’il y a tant de choses plus divertissantes à faire dans la vie.
On présume, par le terme «devoir» que l’éducation est une sorte de maladie que nous devons assumer par obligation. Non! L’éducation est un plaisir. Apprendre est un plaisir! Apprendre de nouvelles notions, idées, philosophies est divertissant. Mais par pour la majorité des citoyens. Devons-nous obliger la majorité des citoyens à s’éduquer et à éduquer leurs enfants ? Non! La loi n’oblige la présence en classe que jusqu’à l’âge de 16 ans, et après cela, la majorité des citoyens veut quitter cet antre de déplaisir et d’ennui qu’est l’école, le plus tôt possible car d’autres activités sont plus divertissantes. Doit-on obliger cette majorité à demeurer en classe et les forcer à apprendre et faire leurs «devoirs» ? Non! Doit-on obliger les enfants, tous les enfants à devenir des Mozart, des Chopin, des Schopenhauer, des Einstein, des Thomas Mann, des Paul Erdős, des Unamuno, des Pérez Galdós, des Cervantès, des Shakespeare, des Molière ? Non! Et même si nous les obligions, certains ne pourraient jamais le faire.
Tous ce que la majorité des parents désire pour leurs enfants c’est, comme le dirait si bien Yvon Deschamps : «Une job steady et un bon boss!». Que demander de plus ? Des devoirs ? Nenni! Des livres à lire après l’école ? Des livres à la maison ? Des encyclopédies ? Nenni! Des devoirs à faire en classe et à la maison ? Une éducation plus variées, plus éclectique, un vocabulaire qui dépasse les Ben voyons–donc! Çà se peux-tu ? Passe-moi la chose! Donne-moé çà, la patente !
НЕТ! NEIN! NO! NENNI! Nr! Αριθ.! いいえ! 아니다! NÃO! ¡NO! PAS DE DEVOIRS. PAS D’ÉDUCATION, enfin le moins possible!
Si l’éducation était un jeu et non un pensum, nous ne serions pas là à débattre des «devoirs» à faire par les enfants à la maison et ces devoirs deviendraient des «plaisirs»! Mais l’éducation, et prendre le temps pour éduquer, n’est pas divertissant pour la majorité des citoyens et exige des efforts alors qu’il est si facile de ne rien faire ou d’effectuer d’autres activités que de lire, s’éduquer er éduquer!

Comme le disait si bien José Millán-Astray en réponse au discours de Miguel de Unamuno : «¡Muera la inteligencia! ¡Viva la muerte!» Mort aux devoirs! Et cherchons tous une job steady et un bon boss!

Je suis une élève de secondaire 5 et j’ai fait mon primaire dans deux écoles totalement différentes. En 5 et 6e année, j’ai été dans une école PEI et je peux dire que j’en ai beaucoup fait des « devoirs », souvent plus qu’au secondaire même.

Par contre, la grande différence est l’approche du professeur et des parents face aux devoirs. Les enfants apprennent qu’un devoir est long et ennuyant, car personne ne le motive et l’encourage. Au lieu de donner un devoir, qui peut sembler comme une tâche, on peut dire à l’élève qu’il doit faire un exercice ou un projet, ce qui paraît bien plus motivant.

Tout ce que je peux dire est que lorsque j’étais en secondaire 1 et 2, je n’ai eu absolument aucune adaptation à faire de ce côté, tandis que d’autres élèves frappaient un mur autour de moi. Vraiment, je suis plus qu’heureuse d’avoir eu à faire tous ces travaux au primaire, qui étaient très amusants et qui m’ont permis de m’habituer tranquilement à la vraie vie d’étudiant.

Très intéressant et très pertinent. Deux choses d’abord : je suis heureuse de voir qu’une élève de 5e secondaire sait aussi bien écrire. Ça prouve peut-être que les devoirs ont leur raison d’être. Et je suis aussi d’accord avec « un papa », qui prouve de son côté que la participation des parents est essentielle à la réussite des enfants. Quant à moi, je trouve que mes deux enfants qui vont à l’école n’ont pas assez de devoirs (maternelle et 3e année). J’ai même l’impression qu’ils perdent du temps à l’école. Entre vous et moi, au lieu de finir l’école à 15h15, on pourrait peut-être prolonger la journée et faire les devoirs en fin de journée? De toute façon, 80% des enfants (sinon plus) restent au service de garde jusqu’à 17h… À réfléchir.

Comme maman (j’ai 4 enfants), j’ai toujours pensé que le seul vrai devoir à la maison serait de passer un moment de qualité par jour avec nos parents.

Trop souvent le temps des devoirs est vécu dans le stress et la fatigue; parents et enfants ayant tous les deux leur journée dans le corps… Si on veut des enfants frais et disposés à l’école, il vaudrait mieux terminer la journée en beauté. Jouer aux cartes (bon pour les mathématiques), faire une partie d’échecs (excellent pour la logique), se lancer à la balle (bon pour le corps), se raconter des blagues (pratique la mémorisation) et je pourrais continuer la liste encore longtemps, sont autant de moyens de développer le cerveau de nos enfants en nourrissant leur cöté affectif. Car apprendre, c’est aussi et beaucoup dans l’affectif que ça se passe. Imaginez des enfants qui se couchent avec le sourire et qui nous arrive à l’école (car je suis aussi enseignante) heureux du bon temps qu’ils passent avec leurs parents. Réussir, ça ne se fait pas en bourrant le crâne, réussir c’est d’abord se construire avec un équilibre qui lui ensuite nous disposera à faire de meilleurs apprentissages.

Prenons le temps d’être ensemble, la vie est déjà tellement pleine de devoirs…

Paresse, paresse, désintéressement, traumatisme hédoniste, abdication, je n’ai plus de mots pour décrier notre lâcheté. De retour de Bolivie (janvier 2010), après être allé à Haïti il y a une dizaine d’années, les ENFANTS, et les PARENTS, cherchent la porte de l’école pour y ENTRER. Ici, nous cherchons la porte pour en SORTIR au plus « crisse »! S’cusez le langage, mais c’est ça…

Évidemment, il faut un équilibre. Il n’est pas normal qu’un enfant du premier cycle du primaire passe plus de 30 minutes à faire des devoirs. Mais il n’est pas plus normal qu’un parent ait à se battre avec le système pour prouver que la division avec crochet est plus simple que la bâtard de division avec retenue (ou peu importe le nom qu’on lui donne). Règles de grammaires?? Eille, je suis fort en français, et mon épouse aussi, et on avait de la misère à suivre parce qu’on a changé la terminologie de la grammaire. Je vous réfère à l’article suivant que j’ai vu (pas mot à mot, mais presque) dans des livres du primaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9terminant_%28grammaire%29.

Les pontes désincarnés du ministère de l’Éducation devraient atterrir plutôt que d’essayer de justifier leur job.

De la mesure en tout!| Des devoirs, oui, mais comme parent, je n’ai pas envie de faire une maîtrise en mathématiques (ça, c’est un autre délire dont nous pourrions débattre!!!).

Pour conclure, je me considère chanceux car de façon générale, mes filles ont eu des prof équilibrés qui comprenaient la nécessité de l’effort, de part et d’autre. Pauvres prof, combien de parents ont-ils eu à combattre, de ces parents pour qui les enfants… On se demande pourquoi ils les fonts!!

Voici un petit extrait de cet article à propos de l’utilité réelle des devoirs:

Il n’y a pas que l’école, dans la vie.

Les enfants les plus épanouis sont ceux qui ont le temps de jouer avec leurs parents mais aussi, le temps de rêver et de pratiquer un hobby qui les passionne. La surcharge obsessionnelle de devoirs de trop nombreux professeurs détruit la vie de famille, mine les relations parents-enfants et contribue à bouziller l’enfance de nos petits amours.

Si les enfants ne jouent pas dehors et ne se dépensent pas assez physiquement, ils vont développer des problèmes de santé physique… et probablement psychologiques. En disant NON aux devoirs —et peut-être oui à des travaux très légers mais toujours facultatifs— les parents du Québec s’assurent que leurs enfants auront un temps bien à eux pour se découvrir et se réaliser.

Enfin, on se penche un peu sur la justification des devoirs! Cela fait 4 ans (depuis que ma première fille est à l’école) que je dis haut et fort à mon entourage que les devoirs tous les soirs n’ont pas leur raison d’être. Et quand je dis cela à d’autres parents, la majorité n’en reviennent pas. Ils répliquent aussitôt que les devoirs font partie de l’apprentissage, qu’eux-mêmes en ont fait à l’école, alors pourquoi pas leurs enfants. Et bien qu’ils pensent que les devoirs sont une nécessité, ils sont les premiers à « chialer » que cela prend trop de temps de leur courte soirée avec leurs enfants, qu’ils trouvent cela compliqué, que leurs enfants sont fatigués, etc… La question se pose alors : est-ce que les professeurs donnent des devoirs (et est-ce que les parents sont pour les devoirs) seulement par tradition, parce que c’est la manière de faire depuis des lustres???

Comme dans toute chose, il est peut-être temps d’évoluer. Aujourd’hui, la majorité des deux parents travaillent et donc la petite famille revient plutôt tard à la maison le soir. Les enfants (et les parents) ont la journée dans le corps, et les devoirs faits dans un état de fatigue ne sont pas bénéfiques. L’enfant n’assimile rien. Je dirai comme une autre maman que l’apprentissage se situe également dans le jeu, dans la qualité de vie et le temps passé en famille dans le calme.

Je suis contre les devoirs quotidiens, mais je reste pour quelques travaux longs donnés à longue échécance qui permettrait d’assimiler plusieurs concepts en même temps. Par exemple, un travail long sur un animal qui permettrait à l’enfant de développer ses capacités de recherches sur Internet, de se poser des questions et de trouver des réponses, d’intégrer des notions de biologie, sciences naturelles, géographie, et pourquoi pas, d’apprendre à taper sur un clavier d’ordinateur!

Une maman de deux enfants qui vont à l’école.

Après votre journée de travail, vous revenez toujours à la maison avec des choses à faire? Pourquoi imposer à nos enfants une médecine qu’on ne souhaite même pas pour nous? Pourquoi ne pas trouver une façon «ludique» de faire passer la matière? Ah oui, trop de boulot à la maison? Pas le temps d’y penser… Il y a 30 ans, ma mère se posait la même question : pourquoi des devoirs? Nous n’avons toujours pas trouvé de réponse… Ah oui, avoir de la discipline et de l’organisation : le sport permet d’atteindre cet objectif aussi et en plus on dépense de l’énergie… Bref, je suis totalement contre le fait de faire des devoirs à la maison à raison d’une heure par soir par enfant. D’autres moyens existent pour consolider la matière – encore fait-il savoir ce que nos enfants font à l’école. Questionnez, interrogez, regardez, parlez et surtout écoutez vos enfants, ils vous le diront ce qui se passe en classe. Finalement, n’y a-t-il pas trop d’élèves dans une classe? Est-ce que les profs disposent d’assez de temps avec tous les élèves pour intégrer la matière durant la journée? NON!

Mais voyons! En vous lisant, je me demande comment des adultes peuvent être contre les devoirs, juste par ce qu’ils n’ont pas le temps et la patience d’aider leurs enfants?! Pour quelles raisons avez-vous décidé d’élever des enfants? Pour les installer devant la télé toute la soirée? Dans la vraie vie, les jeunes ont besoin d’outils pédagogiques et méthodologiques, pour l’école, mais aussi pour notre travail futur. Après l’heure de devoirs, l’enfant aura le temps d’aller jouer dehors, de jouer aux cartes ou d’aller à son cours de peinture. L’école n’est pas une prison, c’est réellement amusant! Soyez positifs, motivants et dynamiques! Apprenez votre enfant à être curieux, à poser des questions !

Ah! les devoirs!
Le sujet revient régulièrement sur la table et il engage des vives discussions (j’ai été directrice d’écoles primaire et d’une école secondaire et une maman de deux enfants). Je crois qu’il est possible de joindre l’utile à l’agréable. Les parents ont un rôle important vis-à-vis de l’éducation de leurs jeunes. Ils transmettent non seulement des valeurs mais le goût d’apprendre, de se surpasser,d’échanger et de partager. La lecture devrait être au coeur d’un engagement parental envers l’école. À chaque soir avant de se coucher, on lit une histoire à ses enfants et éventuellement, ce sont nos enfants qui nous font la lecture. Les parents pourraient également s’engager à épauler leurs jeunes pour les travaux à longue haleine (le plan de travail se fait à l’école) afin de constater les apprentissages qui se font en classe et apprécier la contribution des enseignants à instruire et socialiser nos rejetons. Ainsi, l’école et la vie familiale profitent de cet arrangement et les enfants prennent le goût de la lecture, quel beau cadeau à leur faire!

Beaucoup a été dit et je rejoins certains parents en disant que la voie à suivre est peut-être un examen de l’enseignement donné en classe.Ne pourrait-on pas augmenter d’une heure les cours et la consacrer à la compréhension de ce qui a été appris au cours de la journée? Chacun,enseignant comme élève, partirait à la maison le cœur + léger d’avoir réellement fini la journée.A y penser non?

Pour ou contre les devoirs? Il devrait y avoir un maximum de 20 minutes de devoirs et leçons par soir, à mon avis. J’enseigne à des élèves en difficulté au niveau primaire depuis 23 ans et les parents ont souvent peu de temps et d’énergie à leur consacrer le soir. Je les comprends! J’en donne peu et je les donne le lundi pour toute la semaine. C’est certainement plus facile pour les parents de s’oganiser ainsi.

De toute façon, un 15 minutes de lecture quotidien est, à mon avis, plus rentable qu’une tonne de devoirs!
Pour Julie (maman d’un enfant en maternelle) qui veut plus de devoir, franchement, c’est insensé pour moi… Pauvre petit, il n’a que 5 ans!

Pourquoi les devoirs? Pour que les parents s’impliquent un peu plus dans les apprentissages de leurs enfants. En tant qu’enseignante, j’ai parfois l’impression d’élever des enfants à la place de leur enseigner. Certains parents ne veulent que se débarasser de leurs enfants, on les plogue devant la télévision, on les envoie jouer dehors seuls, on ne se préoccupe pas de ce qu’ils font à l’école, on ne s’intéresse pas à leur vie à leurs joies, leurs peines. S’il y a des devoirs, c’est en grande partie pour développer un lien affectif entre l’enfant et ses parents. Une courte période de devoirs peut se faire dans la joie, avec le sourire, c’est un temps précieux à intégrer à sa routine. De plus, il faut préparer les enfants à la vie. La vie n’est pas que le jeu, il faut les responsabiliser. Rendu au secondaire, que feront-ils s’ils n’ont jamais eu de devoirs? Il est évident qu’il ne faut pas exagérer la quantité de devoirs, mais il est grandement important de donner quelques petits exercices à faire à la maison, non seulement pour impliquer les parents, mais aussi pour mieux assimiler la matière enseignée à l’école.
Une enseignante un peu frustrée de voir à quel point les parents se déresponsabilisent de l’éducation de leurs enfants. (Je suis consciente que ce n’est pas le cas de tous, mais il y en a plus qu’on le pense…)

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