Dinosaures à l’hôpital

Les téléavertisseurs ont beau avoir des airs de dinosaures en cette époque où les téléphones intelligents rivalisent d’attraits, ils font toujours partie de la trousse des médecins. Un anachronisme qui inquiète le Dr Dante Morra, directeur médical du Centre for Innovation in Complex Care, au University Health Network, à Toronto.

Dinosaures à l’hôpital
Photo : iStockphoto

Un anachronisme qui inquiète le Dr Dante Morra, directeur médical du Centre for Innovation in Complex Care, au University Health Network, à Toronto.

Selon ce chercheur, non seulement les téléavertisseurs sont dépassés, mais ils mettent en danger la sécurité des patients. « C’est un appareil des années 1950 qui nuit à la communication efficace dans les hôpitaux, dit-il. Quand son téléavertisseur retentit, le médecin doit courir au téléphone le plus proche, ne sachant pas si on l’appelle parce qu’un patient a des nausées ou parce qu’il est victime d’un arrêt cardiaque. Un téléphone intelligent permettrait de communiquer avec le médecin directement, d’envoyer des messages textes détaillés et même des photos si nécessaire. »

Les cellulaires ont été interdits dans les hôpitaux il y a plus de 10 ans, alors que les ingénieurs soupçonnaient que ceux-ci pouvaient interférer avec l’équipement médical. En 2007, cependant, une étude publiée par la Clinique Mayo, aux États-Unis, a montré que l’usage « normal » de ces téléphones ne présentait pas de danger.

Depuis, de nombreux hôpitaux américains et européens ont levé l’interdiction, mais le Canada n’a pas emboîté le pas.

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