Doc, en as-tu vraiment besoin ?

Qu’avons-nous à gagner d’ajouter ces sommes à nos revenus déjà très confortables, sinon un peu de luxe inutile ? Pourquoi ne pas offrir de remettre dans le réseau de la santé ces centaines de millions ?

Photo : Daphné Caron

Quand j’ai vu passer la nouvelle, je suis resté étonné. Si elle était fondée, j’allais recevoir un chèque substantiel dans les prochaines semaines, quelques dizaines de milliers de dollars. Qui ne s’en réjouirait pas ? Pourtant, j’ai surtout ressenti un certain malaise.

J’ai ensuite appris que ce n’était pas 500 millions de dollars pour le 31 mars, comme écrit dans le journal, mais un peu moins, et versé sur quatre ans. Puis que ce n’était pas ça non plus, qu’il n’y aurait pas de chèque. Ni d’« argent frais », parce que les sommes avaient été « retenues » par le gouvernement depuis plusieurs années.

Il s’agirait plutôt d’une hausse de 11,3 % versée d’ici 2023, provenant entièrement du rattrapage, donc des augmentations déjà accordées. Mais non, ça n’allait pas être autant, plutôt 5,2 %, soit 0,65 % par année. Une portion des hausses prévues.

Tout cela reste un peu flou tant qu’on ne peut lire les textes définitifs, surtout que les médias ont beaucoup d’imagination et que l’information est plutôt variable.

J’étais quand même partiellement soulagé.

Pour les pressés, je vais tout de suite expliquer pourquoi. Commençons donc par la conclusion, celle qui vous intéresse, ce qui ne sera pas bien difficile à trouver, puisque je l’ai écrite voilà plusieurs mois dans mon livre Désordonnances. Je me cite brièvement :

« L’État pourrait certainement geler les revenus moyens des médecins pendant quelques années, afin d’attribuer la marge de manœuvre ainsi dégagée à l’amélioration du réseau, qui en a bien besoin, tout en corrigeant certains écarts indus entre les spécialités. »

Désordonnances, p. 299

Voilà mon point : les docs n’ont pas vraiment besoin de cette hausse salariale.

Peu importe l’entente, les sommes dues ou la méthode, l’argent devrait plutôt être remis dans le réseau. Mieux vaut régler certains problèmes que nous connaissons bien, résultant notamment des compressions des dernières années. L’initiative devrait venir des médecins eux-mêmes.

Le fameux rattrapage

Ce qui n’empêche pas d’approfondir toute cette question. Notez que mon but est simplement ici d’expliquer ces ententes. Je parlerai surtout des spécialistes, que je connais mieux, puisque je fais partie de ce groupe. Il faut voir que les omnipraticiens ont aussi reçu des augmentations comparables, sinon supérieures en pourcentage, étant donné qu’il existe un écart de revenu important avec les spécialistes.

Retournons en arrière. C’est en 1970, après bien des discussions et sous la pression de groupes populaires, que le Québec décide, quelques années après les autres provinces, de doter ses citoyens de l’assurance maladie, qui permet de rencontrer un médecin sans frais.

Les négociations avec les médecins sont laborieuses, notamment en raison de la grève des spécialistes, puis de l’adoption d’une loi spéciale qui en a découlé.

Selon le créateur du régime d’assurance maladie, l’ex-ministre Claude Castonguay, avec qui j’en ai discuté, aucune comparaison globale de revenus n’est alors effectuée avec le reste du Canada, les données étant plutôt rares à l’époque. On établit néanmoins des tarifs jugés comparables pour toute une série d’actes médicaux.

Au terme de cette petite révolution, les médecins s’en tirent apparemment bien, leur revenu étant assez proche (on m’indique qu’il se situe entre 85 % et 90 %) de celui de leurs collègues canadiens, eux-mêmes à la remorque des Américains. Bref, nous suivons le modèle environnant.

Mais quelque 30 ans plus tard, soit au début des années 2000, la situation a changé : le revenu des médecins québécois a glissé loin sous celui de leurs homologues canadiens. Une experte indépendante, Diane Marleau, établit qu’il existe dorénavant un écart oscillant entre 24 % et 33 %. Cet écart est jugé déraisonnable par les médecins, qui convainquent le gouvernement de la justesse de leur point et du risque (demeuré bien théorique) de voir les médecins quitter la province.

Tout part de là.

Non, on ne compare pas avec la France ou l’Allemagne, des systèmes bien différents, comptant beaucoup plus de médecins, fondés sur la mutualisation et non sur une assurance étatique comme celle qu’on trouve chez nous.

On peut souligner l’appétit de nos fédérations médicales, mais je ne connais pas non plus de syndicats qui ne défendent pas les intérêts de leurs membres. La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) remplit bien cette mission et demande alors de réduire l’écart.

Après négociation, l’ex-ministre de la Santé de l’époque, François Legault, signe la toute première entente à cet effet, en mars 2003. Presque tout est alors joué. On y établit d’emblée le principe du rattrapage du revenu moyen canadien :

« Le gouvernement s’engage à corriger les écarts reconnus par les parties afin d’assurer et de maintenir un niveau de rémunération concurrentiel visant à permettre la rétention et le recrutement des médecins spécialistes nécessaires au bon fonctionnement du système de santé. »

J’ignore si quelqu’un dormait au gaz, mais je ne me souviens pas d’avoir assisté à un tollé lors de l’annonce de ce principe d’équité interprovinciale, aujourd’hui largement critiqué.

La négociation se poursuit entre les Drs Yves Dugré, puis Gaétan Barrette (présidents successifs de la FMSQ) et le ministre de la Santé de l’époque, Philippe Couillard, pour aboutir à une entente transitoire en 2007.

Cette nouvelle entente, qui découle de celle de 2003, contient des dispositions salariales partielles et l’annonce d’une médiation, qui sera bientôt suivie au besoin d’un arbitrage, présidé par le haut fonctionnaire Guy Coulombe :

« Au terme de la phase d’arbitrage et au plus tard le 31 décembre 2007, le président du Conseil remet sa recommandation portant uniquement sur l’écart de rémunération à corriger. La recommandation est rendue par le président du Conseil, après avis des assesseurs. »

Cet arbitrage conduit à une nouvelle entente en 2007, signée par Gaétan Barrette et Philippe Couillard, qui établit le rattrapage final, cible l’année 2016 comme échéance et comprend, parmi d’autres mesures :

« … la mise en place d’un redressement tarifaire au cours des années 2008-2009 à 2015-2016 (selon un pourcentage global de 25,3 % des enveloppes budgétaires applicables au cours de ces années). »

Contrairement à ce qu’on lit souvent, cette cible prend en considération un facteur de -10 % pour tenir compte du coût de la vie inférieur au Québec. À ma connaissance, cet écart pour les autres professions oscille entre 8 % et 15 %.

Ce qu’on ne pouvait prévoir, c’est que l’entente finale, entérinée en 2007, survient juste avant le ressac de la récession de 2008-2009. Ce mouvement contraire fait d’autant plus mal que l’austérité qui en découle oblige bien des gens à se serrer la ceinture et le réseau à limiter ses dépenses.

L’entente est tout de même appliquée par l’ex-ministre Yves Bolduc, qui négocie en 2011 un premier étalement afin de diminuer la pression sur les finances publiques. Le tout est assujetti à la création d’un comité de suivi des écarts de revenu, apparemment proposé par la FMSQ, qui doit donner ses conclusions en 2015 :

« Les parties conviennent de mettre sur pied un comité paritaire ayant pour mandat de suivre périodiquement l’évolution de l’écart entre la rémunération des médecins spécialistes du Québec et la rémunération de l’ensemble des médecins spécialistes des autres provinces canadiennes sur la base des dernières données disponibles, en prenant en considération tous les facteurs pertinents à cette comparaison et en mettant à jour les travaux antérieurs.

Au cours de l’année 2014, ce comité présentera, conjointement ou non, aux parties négociantes ses constats et ses conclusions ainsi que, le cas échéant, les solutions qu’il propose. À la lumière des travaux du comité, les parties entreprendront en 2015 des discussions afin de maintenir une rémunération concurrentielle et attractive. »

L’ex-ministre Réjean Hébert demande ensuite un nouvel étalement jusqu’en 2021, que Gaétan Barrette, devenu ministre, négocie et signe en 2014 avec la nouvelle présidente de la FMSQ, Diane Francœur. Cela signifie alors pour les spécialistes de renoncer à 360 millions de dollars déjà négociés pour faciliter l’atteinte du déficit zéro.

Or, le déficit zéro est atteint plus vite que prévu, soit en 2015-2016, mais le gouvernement ne réinvestit pas tout de suite dans le réseau, malgré un surplus de 1,4 milliard de dollars. Comme quoi le lien entre les sommes allouées aux médecins et une action gouvernementale n’est pas toujours aussi direct qu’on le pense et dépend aussi des choix gouvernementaux.

Dernier chapitre : 2018

Le ministre Barrette a peu à voir avec la conclusion signée il y a quelques semaines, puisqu’il n’était plus dans les négociations, menées depuis décembre 2017 par l’ancien secrétaire général du premier ministre Couillard. Tiens, il s’agit d’un autre médecin : le Dr Roberto Iglesias.

Le gouvernement évoque publiquement une économie de trois milliards de dollars. On en comprend que, si les ententes signées depuis 2007 avaient été appliquées, les dépenses à terme auraient été de cette hauteur, par rapport aux augmentations prévues. Il semble par ailleurs que l’enjeu principal de la négociation ne touchait pas l’aspect salarial, mais bien la relation avec le gouvernement et l’offre de services.

Les médecins spécialistes ont notamment renoncé à l’application de la clause de parité avec le secteur public, acceptée par les parties en 2014. Il n’y aurait pas non plus de nouvelle augmentation liée au renouvellement de l’entente. Enfin, la FMSQ aurait refusé le versement d’une somme forfaitaire, choisissant plutôt de répartir l’argent dans de nouveaux services rendus, dont plusieurs constituent des gains pour les patients, comme la couverture des régions par les spécialités de base ou une expansion de l’imagerie médicale.

Est-ce suffisant ? J’en doute.

Payer sa « dette » ?

Il faut examiner la responsabilité gouvernementale dans ce dossier. Parce qu’on a beau parler des méchants docteurs, cette entente est le fruit de discussions basées sur un principe fréquemment utilisé en négociation, celui de la parité.

Le choix des médecins canadiens comme point de comparaison et levier de négociation est peut-être contestable, mais c’est ce qui a été accepté par les parties dès 2003. Et je rappelle que notre système s’est bâti au fil des décennies en Amérique du Nord, pas au cœur de l’Europe.

Une des faiblesses de ce processus demeure de n’avoir jamais mis en place le comité de suivi, apparemment proposé en 2011 par la FMSQ, pour mesurer l’évolution comparative des revenus médicaux entre les provinces. Je vois d’ailleurs difficilement comment les fédérations auraient pu refuser de rouvrir l’entente si un bilan comparatif annuel avait déjà montré l’atteinte de la cible.

Semblerait-il que le gouvernement lui-même n’était pas très chaud à l’idée de créer ce comité et de se comparer aux autres provinces. Il faut toutefois mentionner que le Québec est l’une des provinces qui investissent le moins en santé.

Une autre faiblesse, c’est que, sauf pour certaines mesures ciblées touchant notamment l’accès à certaines opérations, les hausses n’étaient pas liées à une amélioration de l’accès, autant à la Fédération des médecins spécialistes qu’à la Fédération des médecins omnipraticiens, une critique maintes fois soulevée depuis.

Quoi qu’il en soit, en signant l’entente de 2018, le gouvernement affirme ainsi régler une dette envers les médecins qui s’accumulait depuis 2007, ce qui est vrai, si on considère que des ententes en ce sens ont été dûment signées.

Mais au-delà de cet argument, je n’approuve pas complètement l’idée d’une « dette » du gouvernement envers les médecins québécois. Apparemment, la politologue Josée Legault non plus :

« Pour se justifier, le premier ministre répète que la « société » a une « dette » envers les spécialistes pour une entente déjà signée. Désolée. La « société » n’a rien décidé de tel. C’est l’argent des Québécois dont on parle. Tout gouvernement peut renégocier une entente lorsqu’elle est devenue déraisonnable en termes de finances publiques et de justice sociale. La vraie « dette » des libéraux, elle est envers les infirmières, les préposés, les aidants naturels, les enseignants, nos aînés et les personnes handicapées. Elle est envers tous ceux et celles qu’ils ont laissés pour compte. Comment perdre une élection ? En voilà bien la recette parfaite… »

Parce que même si les médecins ont accepté d’abandonner une part (mais pas la totalité) des augmentations antérieurement négociées et les augmentations futures, on doit s’interroger sur le fond de la question.

Examinons plutôt le verbe « devoir » sous l’angle moral. Était-ce bien le devoir du gouvernement d’accorder en 2018 des sommes de cette ampleur aux médecins ? Et quel était le devoir des médecins à cet égard ?

À tout le moins, comme le mentionne Josée Legault, les citoyens n’ont pas semblé d’accord avec leur gouvernement, vu le tollé — habituel il est vrai, et justifié — à l’annonce des nouvelles sommes dévolues à des médecins déjà bien pourvus.

C’est effectivement beaucoup d’argent, même s’il ne s’agit que d’une partie de ce qui devait être ajouté et même s’il n’y a apparemment pas d’« argent frais », c’est-à-dire de nouvelle augmentation.

Est-ce que du « vieil argent » et de « vieilles augmentations », ça coûte vraiment moins cher ?

Enfin, on comprend qu’il y a eu entente et que le gouvernement affirme devoir respecter cette entente. Sauf que des précédents montrent qu’en cas de nécessité le gouvernement peut agir. Le mieux serait toutefois que les médecins eux-mêmes le proposent.

La fin du rattrapage 

Tout comme son ministre de la Santé, Philippe Couillard croyait pourtant en 2015 que le dossier du rattrapage était clos : « Le rattrapage, c’est fait, on n’en parle plus, c’est terminé. Maintenant, on parle de productivité, on parle de soins aux patients, on parle d’accessibilité et on parle de la capacité de payer des contribuables du Québec. »

Au sens strict, il ne semble pas avoir dérogé à cette idée, n’ayant pas mis d’« argent frais ». Mais en réalité, personne ne sait présentement si le « rattrapage » visé dès 2007 est terminé ou non, même si on cite souvent les données fragmentaires de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) à cet effet. On aura la réponse sous peu, puisque l’entente actuelle prévoit un exercice en ce sens.

C’est que la difficulté de comparer objectivement les revenus des médecins québécois avec ceux du reste du Canada est aussi réelle qu’au début des années 2000, quand les premiers travaux ont été menés. Notamment parce que les pratiques, les modes de rémunération, les éléments couverts et les agents payeurs varient beaucoup d’une province à l’autre.

L’entente de 2018 permettra d’avoir une juste idée de la situation, puisqu’elle comprend un mandat donné à l’ICIS d’évaluer bien plus en profondeur cette question, selon des balises théoriques acceptées par les parties en cause. Une portion (2,2 %) des 5,2 % mentionnés plus haut devrait être remboursée si les cibles sont effectivement atteintes.

Il demeure que les médecins québécois se sont rapprochés des médecins canadiens, ceux-ci ayant apparemment dépassé les médecins américains depuis quelques années, d’après des données transmises par le chercheur Damien Contandriopoulos.

Il est étonnant que notre système, qualifié par plusieurs de « socialiste », où les médecins sont essentiellement rémunérés par l’État, ait pu engendrer des revenus médicaux si élevés. Bref, nous autres, médecins, ne sommes pas dans la misère.

Réinvestir l’argent

Comme nombre de mes collègues, j’aimerais qu’on quitte ce marécage où notre réputation en prend pour son rhume depuis des années et qu’on passe à autre chose.

Tandis que la masse salariale des médecins augmente régulièrement, des compressions variées touchent toujours plusieurs secteurs majeurs du réseau, notamment les soins de longue durée et à domicile, parents pauvres du système. Ce trop évident contraste me gêne.

La question pourrait être posée ainsi : quelle est la meilleure manière d’investir ces sommes en 2018 ? Où sont les plus grands besoins ? Comment cet argent pourrait-il le mieux améliorer la santé des gens ? Je doute que ce soit en se retrouvant dans les poches des médecins.

C’est qu’il ne peut échapper à mes confrères que, malgré tout leur art, que j’admire et respecte profondément, les principaux déterminants de la santé ne sont pas médicaux, mais bien sociaux. Et que les priorités doivent se déplacer des médecins et des hôpitaux vers les soins de longue durée et les autres ressources.

Et surtout, que le tissu social n’est pas seulement fait de beaux sentiments, mais d’abord d’investissements publics substantiels, permettant de mettre en place les moyens de favoriser le bien-être, l’éducation, l’aide à l’enfance, les programmes sociaux, les services de santé — évidemment —, le soutien au revenu, etc. Tout ce qui constitue la trame sans laquelle la médecine n’aboutit qu’à des résultats médiocres.

Il ne faut pas se mettre le stéthoscope dans le sable : les sommes qui nous ont été allouées depuis une dizaine d’années ont des conséquences certaines sur les finances publiques et ont contribué à étioler la capacité des gouvernements d’appuyer à juste hauteur des activités de soutien essentielles. Ces choix ont eu des effets délétères sur la santé des gens, sans parler de celle d’autres professionnels exerçant dans le réseau.

Qu’avons-nous à gagner ?

Pour paraphraser la populaire question de Pierre-Yves McSween, avons-nous vraiment besoin de cet argent, qu’il nous soit « dû » ou non ?

J’en doute fort.

Qu’avons-nous à gagner d’ajouter ces sommes à nos revenus déjà très confortables, sinon un peu de luxe inutile ? Pourquoi ne pas offrir de remettre dans le réseau de la santé ces centaines de millions ? Imaginons ce que nous pourrions contribuer à améliorer ainsi, pour autant que le gouvernement agisse judicieusement.

Au-delà des enjeux syndicaux, de l’accent mis sur le respect de l’entente et des revendications historiques quant à la parité canadienne, il est temps d’évaluer la question avec plus d’humanité.

C’est simple, geler notre revenu quelques années pourrait redonner un peu de souffle à notre réseau, aux gens qui y travaillent et aux patients. N’est-ce pas ce que nous souhaitons ?

J’ai comme l’impression que cela nous ferait aussi, à nous, médecins, le plus grand bien.

Alain Vadeboncœur

Pour voir l’entrevue avec Alain Vadeboncœur, Hugo Viens et Frédéric Cloutier à l’émission Tout le monde en parle, cliquez ici.

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82 commentaires
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Merci pour l’initiative et le courage. La ou je ne suis pas d’accord c’est lorsque vous refusez de remettre en question le principe de rattrapage sous pretexte qu’on n’est pas en europe, la ou des systemes sont meilleurs a moindre remunerations, alors qu’on n’hesite pas a se consider societe distincte sur plusieurs autres enjeux. D’ailleurs ce manque de rattrapage n’a jamais pose pb pour d’autres professions. A mon avis, nous avons besoin d’une revision profonde de toute « la chaine » de la profession des medecins: de l’admission (eg. Quotas) a la remuneration. Merci encore.

Une réflexion de fond ne serait pas de trop. Mon point sur le rattrapage est de l’ordre du réalisme. Dans mon texte, je mentionne que le principe ne me semblait pas déraisonnable en 2003, alors qu’un glissement important avait lieu. D’après ce que j’en sais, cet écart était bien supérieure à celui des autres professions, à l’époque. Pour le reste, un système de santé se construit dans son environnement, et l’environnement est nord-américain. Ce n’est pas une justification, mais ce n’est pas seulement la rémunération des MD qui diffère. Le fondement mutualiste des systèmes français et allemands, fait qu’on a laissé se développer une offre beaucoup plus variée (assurance et prestation) et la formation de bien plus de MD. Nous avons aussi bien moins de MD que ces deux pays, et un fonctionnement fort différent. Bref, pas facile de repenser le tout après des décennies d’évolution, héritées de système de santé de la Grande-Bretagne. Mais j’imagine que rien n’est impossible. Bonne journée.

Quel merveilleux article! Je crois que c’est la première fois qu’un médecin dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.
Je suis admirative

Il faudrait peut-être que plus de médecins disent tout haut ce qu’ils pensent eux-mêmes tout bas. Bonne journée et merci pour le commentaire!

Je suis du même avis que toi, Alain, mais comment s’y prendre pour que ces sommes qu’on s’apprête à nous verser soient redirigée vers les secteurs en ayant plus besoin que nous? Est-il trop tard? Pouvons-nous changer quelque chose? Si oui, je suis partante et je ne crois pas qu’on sera seuls tous les deux!

Il est toujours temps puisqu’il s’agit d’un MOU (memorandum of understanding) et non de l’entente comme telle. De plus rien n’empêche le gouvernement de diminuer les salaires de tout type d’employés de la fonction publique puisqu’ils ne sont pas assujettis à la Loi sur les normes du travail.

C’une façon comme de l’autre l’ensemble de la fonction publique de toutes les provinces et au fédéral devra diminuer durant les prochaines années, ce n’est qu’une question de temps.

Wow! À tous ces médecins qui veulent rediriger les hausses de salaire dans le système médical. Je vous lève mon chapeau!

Peut-être en créant une fondation «des médecins avec un GRAND coeur» où vous pourriez déposer les sommes que notre gvt de méchants docteurs vont vous remettre !? Ainsi, vous ne laisseriez pas d’argent entre des mains malavisées et la population saurait que ces sommes viennent de VOTRE générosité.

Si tous les médecins pensaient comme vous Dr Vadeboncoeur, le système de santé se porterait beaucoup mieux.
Bravo à vous, je vous ai toujours trouvé logique et humain.
Je suis infirmière et je trouve dommage que le vrai objectif » les gens et leur santé » passe après le salaire des médecins.

Ce cri du coeur, nanti de gros bon sens, rejoint ce que plusieurs pensent mais n’expriment pas, hélas, faute d’oreilles pour les entendre et surtout les écouter.

Faut féliciter votre position et souhaiter que cette démarche sera l’étincelle qui enclenchera la « bonne » réforme de notre système de santé. Une lueur d’espoir !

Je l’espère. Il faut en discuter, et parfois, ces discussions mènent graduellement à des changements. Qui sait? Bonne journée.

Une bonne idée qui doit aussi s’accompagner d’une modification profonde des mentalités de certains praticiens. Par exemple, de travailler en silo, de conserver des chasses gardées, de ne pas vouloir déléguer certaines responsabilités, de se passer la balle (nous les patients) de la rémunération à l’acte pour la multiplier, et j’en passe. On pourrait aussi aller dans le travail d’équipe miné par des attitudes et la condescendance….

Effectivement, il y a encore beaucoup à faire. Le système de santé est l’environnement professionnel le plus complexe qu’on puisse imaginer. Vous avez quelques pistes. Bonne journée!

Au-dela de l’historique de ces négociations et de la mécanique comptable, il reste que les médecins, ici comme sans doute ailleurs, constituent une caste sociale et économique largement privilégiée.

Hier dans La Presse+, quatre médecins donnaient leur opinion sur le sujet. Deux d’entre eux racontaient leur journée de travail, longue, stressante, harassante même. C’était à la fois passionnant et fort instructif. N’empêche que ces bons docteurs ne pouvaient s’empêcher, à la fin de leur témoignage, de commenter qu’ils n’avaient pas fait 12 ans d’université pour se faire « baver » par des patients au sujet de leur rémunération. « Ça n’arrivait jamais avant », selon eux. Leur agacement était évident.

Ce qui semble leur échapper c’est qu’aujourd’hui, l’élastique de l’acceptation sociale est très près de se rompre.

Effectivement, surtout depuis quelques années, les choses ont bien changé. Personnellement, je n’ai jamais été confronté à un commentaire négatif d’un patient à cet égard. Ça viendra peut-être. Bonne journée.

Dr Vadeboncoeur,
Merci de rétablir les faits! Grâce à vous, les patients et les travailleurs de la santé au Québec, bref, la population, aura l’opinion qu’elle avait à propos des MD: Des personnes digne de confiance, que nous apprécions hautement! Leur serment d’Hypocrate , on y croit! 
Dr Barrette et ses disciples libéraux ( car c’est bien « Lui »qui mène la barque!) a réussi à changer l’opinion de la population envers ceux-cis…Comme c’est triste!
Je suis Inf, B. Sc. depuis 40 ans, et toujours passionnée par ma profession de «  prendre soin de »…
Je le ferais bénévolement tant j’aime ce que je fais! Quand je constate le degré de la dégradation de notre système de santé mon coeur saigne.
Des personnes honnêtes, et de la compassion vite ! vite! C’est 911!

Suzanne Hudon, Infirmière, B. Sc.

Donner l’heure juste est important. Le défi est d’être clair pour que soient discutés les vrais enjeux, ce qui n’est pas toujours évident. Au moins, on peut alors se faire une tête. Bonne journée!

Je ne peux qu’admirer de tels propos. Si tous les médecins se tenaient « debout » de cette façon, il y aurait moins de gens « couchés » dans un lit d’hôpital; on aurait pris soin d’eux, on aurait eu les ressources pour le faire, bien avant qu’ils ne se rendent à l’horizontal…
Bravo Dr Vadeboncoeur !

Peut-être. Mais bon, si au moins un plus grand nombre donnaient leur opinion publiquement, ça serait déjà ça de pris. Bonne journée!

Je trouve l idée du Dr Vadeboncoeur excellente mais je suis certaine que de nombreux médecins le font déjà, soit directement ou indirectement, de réinvestir une partie de leur revenus dans des projets connexes à la santé: éducation, art, œuvre de charité. Il faut se questionner sur où on investit l’argent dans le systême de santé( où sont les vraies priorités) mais en même temps, il faut des nouvelles idées ( pas toujours si nouvelles mais plutôt négligées) pour repenser la médecine en s enrichissant des découvertes de la ephysique quantique, de l epigénetique, de l effet de nos pensées et croyances sur notre santé. Mais pour se faire, il faut autant une volonté politique que du monde médicale à changer ses façons de faire, à réintroduire l’âme dans l équation de la santé, à faire du sens de la maladie plutôt que d entretenir la vision qu il s agit «  d un mal à combattre ». Pour le moment, ce sont les salaires des médecins qui sont trop élevés. Éventuellement, ce seront les prothèses de hanche(vieillissement de la population), les traitements pour les cancers…. Notre façon de penser est en partie responsable de nos erreurs…. pas juste les salaires des médecins…. alors oui, je suis prête moi aussi à réinvestir une partie de mon salaire dans le systême de santé…… mais pas dans un systême qui la pense( santé) mal…. ce systême est voué à une forme d implosion… et autant j y travaille et m investit en y croyant sur le terrain, autant je souffre de ne pas le voir changer plus rapidement…..

Bonjour monsieur Vadeboncoeur

“Le gouvernement s’engage à corriger les écarts reconnus par les parties afin d’assurer et de maintenir un niveau de rémunération concurrentiel visant à permettre la rétention et le recrutement des médecins spécialistes nécessaires au bon fonctionnement du système de santé”

Quel beau verbiage à son meilleur ! Les médecins oublient que se sont les citoyens et bénéficiaire du système de santé qui ont payé pour leur scolarité, en fait 97.3% des coûts selon les données de 2016.

De plus ce sont les mêmes citoyens et bénéficiaires qui payent les salaires et avantages des médecins.

Au surplus, le gouvernement à octroyer un statut fiscal qui permet aux médecins de payer un taux bien en dessous de tout autre statut tels que citoyens, PME, et corporations.

Pour ce qui est de retenir les médecins, le gouvernement n’avait et a toujours la possibilité d’exiger des médecins qu’ils oeuvrent dans le système public durant une durée minimum de 20 ans, à défaut ils auront à payer l’ensemble des frais encourus durant leurs études.

Cette course vers la parité avec les autres fut menée par les pompiers durant les années 80 au point où leur salaire est devenu bien au delà de leur responsabilités, surtout qu’il fit une bataille qui dura des années durant les années 90 et 2000 pour que ceux-ci s’impliquent dans la prévention en visitant les commerces, les établissements de personnes âgées, les appartements situés au dessus de restaurant, etc. Ce n’est qu’à compter de 2004 qu’ils se sont fait asseoir bien carré.

Les médecins sont devenus, surtout sous le règne d’Augustin Roy, des prédateurs qui n’en ont jamais assez et leur degré de narcissisme équivaut à leur caractère de prédation. Bien entendu ce n’est pas tous les médecins qui agissent comme des dictateurs et prennent en considération ce dont le bénéficiaire décide de choisir. Mais pour ce faire, il faut que les médecins leur en donne la possibilité, ce qui est de moins en moins le cas depuis des années.

Avec l’Inde qui procure des chirurgies à très bas coûts, Cuba étant sur le point de faire la même chose, nous verrons durant la prochaine génération, les salaires des spécialistes soit être gelés ou diminuer.

Ce qui me surprend un peu est le fait que le gouvernement énonce qu’il y a un manque de spécialistes alors que dans plusieurs spécialités, les médecins se plaignent de ne pas pouvoir suffisamment travailler, il y donc une disparité entre les spécialités.

Le nombre de citoyens américains qui se sont rendu en Inde est passé de 171,000 en 2012 à plus de 300,000 en 2016. Le nombre de citoyens européens est passé de 581,000 en 2012 à 1,743,000 en 2016.

L’Inde a mis en place un programme pour la construction d’un demi million de lits d’ici 2022 comparativement aux 160,000 présentement disponibles.

Indian Airlines a demandé à l’IATA de créer un tarif (avec partenaires conjoints) beaucoup plus bas que les tarifs disponibles pour ces passagers en novembre 2016, Air Indian devrait avoir la réponse d’ici quelques mois puisque onze sociétés aériennes des États Unis et d’Europe se sont jointes à la demande de ce tarif, plusieurs sont déjà partenaires (segment-conjoint) d’Indian Airlines.

Reste à voir ce qui arrivera de ce tourisme médical. Le seul point que je veux souligner, est que cette entente remonte à 2003 et qu’à l’époque, il semble que personne ne s’en est beaucoup ému. Dommage, le débat aurait pu et du se faire alors. Bonne journée.

Bien dit M.Wentworth. Vous ne tombez pas dans l’angélisme médical. J’ajouterais que les médecins n’ont pas à se chercher un job; ils en ont un dès la fin de leurs études.

Et Dr Vadeboncoeur, combien te coute ton loyer de ton cabinet médical, tes frais d’employés d’entretien, secrétaires, infirmières, tes fournitures médicales, tes assurances, tes frais de professionnels comme comptables, avocats, ton plan de retraite privé entre autres ?
Si tu n’as pas de cabinet médical et que tu ne prends aucun patient en charge sauf que pendant ton quart de travail à l’urgence de ton hôpital, je comprend que toi tu es payé grassement et que tu n’as pas besoin de cet argent.
Ce qui n’est pas le cas des médecins qui doivent gérer une petite entreprise qui s’appelle un cabinet médical hors CLSC, hors Hôpitaux, hors CHSLD …

Quand on peut ajouter « inc.» à son nom et être traiter comme une entreprise avec tous les avantages de l’incorporation, vous avez un sacré culot de vous lamenter.

Je n’ai pas encore vu un « médecin inc. » faire faillite.

Une des solutions: que les médecins reviennent ou acceptent de partiquer dans les CLSC? Je crois que cela a déjà été proposé, mais refusé.

Je ne vois pas en quoi c’est une solution en lien avec ce qui est discuté ici? Merci de m’éclairer.

Bonjour Clifford,
Étant encore « jeune »,ta mémoire te permet sûrement de te souvenir de ta visite à mon bureau d’Optométriste. J’avais eu plaisir à discuter avec toi de l’Ordre des Médecins et de son président Augustin Roy ainsi que des Ophtalmologistes.J’appréciais ta « pensée sociale ».
Je me dois de te signaler que j’appuie ton collègue Vadeboncoeur.
Il me semble indécent de constater que la moyenne des revenus des Ophtalmologistes est de plus de $650,000.00 (sans compter le groupe de St.Jérôme plus de $1,000,000.00 chacun).
J’ai payé et des loyers et des salaires importants pour m’assurer de recevoir mes patients dans un environnement de qualité. ..Même à un âge plus avancé ( 83 ans),je conserve le besoin de m’insérer dans un débat de répartition décente de la richesse. Saluts…?

Vous en avez du culot Dr Clifford Blais inc.
Oui, vous êtes une entreprise avec les obligations et les profits…sauf que vous, vous n’avez jamais à courir après une clientèle..vous en refusez plutôt et vous la choisissez aussi!

Dr Blais, pour que votre affirmation soit vraie, il faudrait pouvoir comparer nos revenus après dépenses. Je ne suis pas convaincu que le résultat serait celui auquel vous pensez. Bonne journée à vous.

Bien d’accord avec Marc Sauvageau. (26 février 2018, 12 h 27 min) « …Quand on peut ajouter « inc.» à son nom et être traiter comme une entreprise avec tous les avantages de l’incorporation, vous avez un sacré culot de vous lamenter… »
Le beurre et l’argent du beurre ! Et si les médecins spécialistes étaient dédiés au service public comme leur système de rémunération le commande, ce ne serait sans doute pas les mêmes qui seraient au sommet de la rémunération. Le partage actuel des $$$ entre les différentes associations fait en sorte que ce sont ceux qui bataillent le plus qui remportent la mise (je pense ici aux ophtalmos et aux radiologistes dont les techniques ont tellement évoluées que cela leur permet de multiplier trop facilement le nombre d’acte$$$) et qui ne sont pas ceux qui exercent dans des spécialités hautement nécessaires en regard de besoins en croissance fulgurante (je pense ici aux psychiatres).

Wow, c’est impressionnant….je suis infirmiere. Je suis totalement d’accord que notre systeme de sante a besoin d’etre soigne, honnetement il n’est pas loin d’etre conduit en soins palliatifs. Autant se serrer les coudes, tous ensemble pour retablir les services a la population et les conditions de travail pour nous tous qui y passons une grande partie de nos vies respectives.
Bravo et merci !

Honnêtement je n ai pas de peine pour les médecins. Ils sont gracement payés comparativement aux préposés et employés de maintenance qui travaillent fort aussi et qui mériteraient un peu plus de reconnaissance. Eux mériteraient des primes bonbons comme pour les jaquettes et l assiduité. Révoltant!

Je vais partager votre article. C’est un sage commentaire.
Vos représentants, qu’ils soient généralistes ou spécialistes, devriez envisager de remettre vous-même ces sommes à l’endroit où cela est le plus nécessaire ou garder le contrôle où l’on devrait investir.

Mieux vaut une solution globale et systémique. Par ailleurs, chacun est libre de faire effectivement ce qu’il veut avec son revenu. Bonne journée.

Merci beaucoup Dr! Votre analyse est pertinente, neutre et permet de mieux comprendre les soubassements de l’entente.

Merci pour cet article qui met un peu de baume sur la colère que j’ai envers cette situation. Merci pour votre honnêteté. Le programme PSOC volet santé mentale aurait grandement de ce qui lui a été promis depuis plus de 10 ans mais cet argent est allé ailleurs.

Si vous avez regardé l’émission, « Tout le monde en parle » hier, vous avez remarqué comme moi l’extrême prudence des trois médecins qui se sont exprimés sur la rémunération des médecins. Je suis déçu de leur timidité à dénoncer une injustice flagrante à l’égard des Québécois. Ont-ils déjà entendu parler de relativité salariale? Sont-ils conscients que leur augmentation salariale dépasse la capacité de payer de l’État québécois, que cela a un impact tragique sur la rémunération des autres travailleurs de l’État québécois et que cela menace aussi les autres missions d’une société civilisée. Jamais, au grand jamais, un médecin ne mérite dix fois le salaire d’un enseignant. C’est tout aussi aberrant que l’on conserve la rémunération à l’acte comme si un médecin était un producteur industriel ou un homme d’affaires du secteur privé. Un bon gouvernement doit avoir le courage de ramener les médecins sur terre pour mieux les rapprocher des humains qu’ils prétendent servir.

À mon humble avis, se rendre à la tribune la plus vue du Québec pour demander aux médecins de renoncer à leur dernière entente, négociée par notre propre syndicat, vous me concéderez que cela demande tout de même, disons, un petit début de courage. Je n’en tire aucun avantage et je parle en mon nom. Il faut bien commencer quelque part. Déjà que ça ne sera pas une sinécure de régler la question de cette entente. Pour le reste, sur le fond, il faut aussi faire le débat. Désolé de vous avoir déçu.

On peut dire, sans se tromper, que vous avez un nom prédestiné Dr Va-de-bon-coeur, contrairement à la présidente de votre syndicat la mal nommée Dr Franc-Coeur. Elle qui disait récemment à ses membres que trop de gens croyaient à tort qu’on avait «transplanté un porte-feuille au lieu du coeur» à plusieurs d’entre-vous ! Je vous remercie sincèrement pour tout ce que vous faite afin d’aider la population à mieux comprendre ce qu’est la Santé… avant la maladie !

Merci de votre commentaire. Ne soyez pas trop sévère envers ma présidente, elle fait son travail… qui n’est pas de tout repos non plus.

Le salaire des spécialistes est indécent dans bien des cas.
Que les médecins soient primés pour mettre une jaquette est aussi révoltant que de récompenser l,assiduité. Ils devraient être à l,amandes pour les retards.

Dr. Vadeboncoeur et Dr. Plante vous me donnez envie de croire à la nature humaine avec vos commentaires si altruistes …BRAVO MILLE FOIS à VOUS !!!
Que l’argent n’est pas tout dans la vie et que le serment d’Hippocrate n’est pas que de vaines paroles en l’air .
Mais malheureusement , certains autres qui sont maintenant en corporation comme le bon DR.Clifford Blais , qui paient un loyer à frais partagés avec 5 ou 6 médecins , qui sous-paient leur secrétaire et qui se plaignent de gagner $600,000 ou $700,000 par année …ça me lève le cœur …veux dire comme celui de cette bonne Dr. Diane Francoeur , réveillez-vous les DOCS!!!
Vous ne faites pas pitié car une amie à nous à étudiée qui a étudiée 14 années à l’Université , pour devenir chercheure en cancer du cerveau ne gagne pas votre salaire …même aux USA !
Quelle grande victime que ce Dr. Clifford Blais mais je devrais dire quelle honte avec tous les échappatoires fiscaux dont vous bénéficiez en tant que corporation , et que vous n’appréciez même plus …on est loin du Dr. Wilby !!

Vous ouvrez une « canne de vers »…

J’espère que votre exemple inspirera les employés municipaux et plus particulièrement ceux de la Ville de Montréal, qui sont, eux également, surpayés (35% à 45%!!!) en comparaison de leurs pairs au provincial et au privé.

Bien hâte de les voir dénoncer, comme vous le faites si généreusement, leurs salaires indécents et leurs conditions de travail inégalées au pays.

D’autres exemples me viennent également à l’esprit…

Merci docteur Vadeboncoeur, vos propos sont rafraîchissants.
Suggestion: vous devriez conseiller,dans les universités, les futures cohortes de médecins afin d’enrayer cette philosophie de « Business » qui semble avoir envahi la pratique médicale et les décideurs politiciens!

Merci docteur Vadeboncoeur, vos propos sont rafraîchissants.
Suggestion: vous devriez conseiller, dès l’université, les futures cohortes de medecins, sur la philosophie de » Business » qui semble avoir envahi la pratique de la médecine et les politiciens décideurs. Tout cela a des conséquences néfastes pour tous. La médecine est une nécessité et n’est pas un bien » marchandable » faut-il le rappeler?

Bon pont. J’essaie de le faire un peu à travers mes contacts réguliers avec les résidents et les étudiants. Bonne journée!

Bravo, mr Vadeboncoeur, comme votre nom le dit si bien. Il est temps que la politique du gouvernement a tuel, qui est de prendre aux pauvres pour donner aux plus riches soit renversée. Des médecins à la tête de l’état n’ont pas améliorer notre système de santé.

Dr Vadeboncoeur, votre lettre et l’entrevue réalisée à ‘Tout le monde en parle’ m’a redonné confiance aux médeçins. J’ai reconnu le médeçin d’autrefois qui priorisait ses patients au lieu de ses sous. Celui qui avait le temps d’écouter, d’être symphatique et non emphatique, celui en qui ont avait confiance et à qui ont aurait donné ‘le Bon Dieu sans confession’. Merci, c’est rassurant de voir de quoi est capable le genre humain quand il réalise que les autres sont à la dérive.

C’est peu de choses mais bon, il faut tout de même prendre la parole de temps en temps. Merci pour le commentaire.

J’ai été membre du Barreau du Quebec pendant plus de 40 ans, jusqu’à ma retraite et j’ai aussi obtenu un doctorat en Science économique de la Sorbonne. J’ai aussi agi comme expert dans une vingtaine de pays. Je le précise pour augmenter les chances que vous lisiez ce commentaire qui, étant DIFFÉRENT, paraitra incongru à ceux qui n’ont pas accoutumé de penser à des solutions innovantes. N’est-il pourtant pas évident que, si personne ne trouve la solution a un problème, c’est que la solution n’est pas doute pas dans la boite où on la cherche…?

Quelle et la problématique ESSENTIELLE de la santé, aujourdui, PARTOUT dans le monde ? Avec les progrès prodigieux de la médecine – et la robotisation galopante au sens large des activités de production et de commercialisation – une part énorme de la main-d’oeuvre doit être recyclée au plus vite vers les activités
« soigner’ et « guérir ».
Ce recyclage massif exigera une effort colossal de formation dont j’ai souvent parlé, mais aussi un réajustement de la valeur relative du travail entre les professions et un réaménagement global de la répartition des fonctions qui leur sont confiées.
Il est absurde que l’on produise à grands frais une masse de « docteurs en medecine » présumés compétents en tout- et que l’on doive les rémunérer en moyenne 400 000 $ par année – alors que seul un petit nombre de ces hyper-géneralistes aptes a faire les grandes synthèses seraient requis … si l’IMMENSE MAJORITÉ des interventions étaient la responsabilité de « specialistes » à expertise bien ciblée – Ophtalmologues, Radiologues, Oncologues, Psychiâtres, Obstetriciens, etc, etc, formés en 3 ou 4 ans et pour lesquels une revenu de 80 a 100 000 $ per annum serait plus qu’adéquat.
Evidemment, je pourrais en dire bien plus… mais a quoi bon, aussi longtemps que le discours ânonne sans « sortir de la boite » où le tient captif la mafia répugnante de ceux qui en profite…

Pierre JC Allard

Quelle et la problématique ESSENTIELLE de la santé, aujourdui, PARTOUT dans le monde ? Avec les progrès prodigieux de la médecine – et la robotisation galopante au sens large des activités de production et de commercialisation – une part énorme de la main-d’oeuvre doit être recyclée au plus vite vers les activités
« soigner’ et « guérir ».
Ce recyclage massif exigera une effort colossal de formation dont j’ai souvent parlé, mais aussi un réajustement de la valeur relative du travail entre les professions et un réaménagement global de la répartition des fonctions qui leur sont confiées.
Il est absurde que l’on produise à grands frais une masse de « docteurs en medecine » présumés compétents en tout- et que l’on doive les rémunérer en moyenne 400 000 $ par année – alors que seul un petit nombre de ces hyper-géneralistes aptes a faire les grandes synthèses seraient requis … si l’IMMENSE MAJORITÉ des interventions étaient la responsabilité de « specialistes » à expertise bien ciblée – Ophtalmologues, Radiologues, Oncologues, Psychiâtres, Obstetriciens, etc, etc, formés en 3 ou 4 ans et pour lesquels une revenu de 80 a 100 000 $ per annum serait plus qu’adéquat.
Evidemment, je pourrais en dire bien plus… mais a quoi bon, aussi longtemps que le discours ânonne sans « sortir de la boite » où le tient captif la mafia répugnante de ceux qui en profite…

Pierre JC Allard

Sauf votre respect, j’ai comme l’impression que vous sous-estimez largement la complexité de la pratique médicale.

Votre texte est garant des meilleurs intentions du monde. Je travaille étroitement pour les médecins-spécialistes puisque je fais le retraitement des dispositifs médicaux qui servent durant les chirurgies et durant des examens. Je suis en harmonie habituellement avec votre travail qui mérite une « juste » rémunération, celui des infirmières, celui des préposées aux bénéficiaires que je respecte énormément, car les patients et la population généralement sont les premiers visages qu’ils voient et ont besoin d’être rassurés et non d’être triés comme du bétail. Depuis des mois ce qui me chagrinent c’est de voir le peu de considération qu’on attache aux autres professions du réseau de la santé. Passant par les personnes qui comme moi, faisons un travail normaliser qui se complexifie avec l’avancement des technologies médicales et en matière de normes pour que tous puissent faire un travail avec un objectif d’assurance qualité et de sécurité auprès des patients, dont personne ne semble se soucier. Travaillant dans l’ombre, notre impact de négociation passe souvent après tout ce bon monde à un point tel que la simple loi sur l’équité salariale n’a pas été appliquée depuis 8 ans dans cette catégorie d’emploi. Les médias se concentrent tellement sur ces professions cibles qu’on en oublie que les établissement de santé est une immense organisation à partir de la prise de rendez-vous, le suivi du patient jusqu’à son traitement final, qu’un appareil servant à la chirurgie défectueux doit être réparé dans les plus bref délai. Le coup de masse a été porté sur l’annonce des primes les unes après les autres farfelues et malheureusement c’est un peu ainsi que le respect à commencer à s’éteindre envers votre noble profession. De vouloir faire de vos surplus d’argent un réinvestissement en santé est louable à vous, mais sans être défaitiste un certain nombre d’entres vous continuent d’avoir espoir et garder foi en vos valeurs de pratique humaine avant tout, mais malheureusement d’autres sans nommer de nom ne vivent plus sur la même planète. Ce qui entraîne les malaises et la honte comme certains de vos collègues l’ont déjà mentionné, engendre la démotivation, la frustration et la perte de fierté dans notre contribution qui vient vous garantir de faire un travail avec les plus hauts standards de qualité. Je suis d’accord avec vous qu’il est temps d’évaluer tout le réseau avec plus d’humanité.

Je suis bien d’accord avec vous.

Vous me permettrez de me citer moi-même à nouveau en réponse à votre point, dans le chapitre final de mon dernier livre : « L’appendicectomie plonge ses racines loin dans les entrailles de l’histoire, de la géographie, de la politique et même des sciences sociales, depuis son invention à Londres en 1735 par l’audacieux chirurgien Claudius Amyand. Réussir ce tour de force requiert toujours les mains, le cerveau et le sang-froid de ses habiles disciples. Mais il faut aussi que chaque membre d’une équipe se dévoue entièrement. Et cette équipe forme une immense communauté. Des infirmières aux préposés du bloc opératoire, des anesthésistes aux inhalothérapeutes, des brancardiers aux pharmaciens, des préposés à l’entretien aux responsables de la stérilisation, des commis aux secrétaires, des microbiologistes aux radiologistes, des urgentologues aux techniciens biomédicaux, des technologues en imagerie aux informaticiens, des administrateurs aux architectes, des ingénieurs aux travailleurs de la construction, des délégués syndicaux aux gestionnaires, des professeurs aux employés de compagnies pharmaceutiques, des fonctionnaires aux ministres et aux chefs d’État – et jusqu’au Pape, pourquoi pas, j’espère que je n’en oublie pas – et même jusqu’à moi, lorsque, miné par l’inquiétude, j’ai amené Maude à l’urgence de l’hôpital de Mont-Laurier. »

Alors merci pour tout!

Je ne suis pas d’accord avec vos conclusions. L’augmentation accordée sur ces années jusqu’en 2023 est nettement sous le 1% et inférieure à l’inflation. Les médecins spécialistes ont fait des concessions. Ils ne doivent pas agir en réflexe sous l’effet d’un sentiment de malaise amené par une politicisation malsaine et malintentionnée par des partis politiques et certains médias qui sont à leur service. De plus, je trouve simpliste l’idée que simplement transférer l’argent à d’autres fins règlerait tous les problèmes du système de santé. Qu’en est-il de l’entente où la FMSQ finance les frais accessoires et les échographies au coût de millions?

Cher collègue anonyme. Pour votre premier point, prenons-le à l’envers: renoncer à ce « moins de 1% » ferait beaucoup de bien au 99%, et à nous aussi. Ensuite, il ne s’agit pas d’agir par réflexe, mais bien après réflexion. Par ailleurs, personne n’a dit que ça réglerait tous les problèmes du système de santé, mais il faut bien commencer quelque part. Enfin, j’ai souligné ces gestes de la FMSQ déjà, gestes que je réclamais depuis déjà plusieurs années d’ailleurs. Bonne journée à vous!

voila la réponse qui rend les contribuables furieux ,,,cher spécialiste vs n’avez rien compris de l’avis de M. Vadeboncoeur,,,ce qui compte c’est seulement vous et vos $$$,,,on as beau vs donner pleins de $$$ il faut aussi penser aux autres travailleurs de la santé ,,les batiments ,hopitaux ,et autres infrastructures,,la aussi il faut des $$$ pas juste vous ,,pensez-y bien tranquillement en roulant ds votre mercedez a 150,000$ bonne réflexion

Ça y est… Notre ministre de la santé vous met au défi de renoncer officiellement à vos augmentations…:

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/baisse-de-salaires-barrette-met-les-médecins-au-défi/ar-BBJHSno?li=AAgh0dy

Bien hâte de voir si votre mouvement (seulement 600 sur 10,000 jusqu’à maintenant!) prendra de l’amplitude et fera en sorte qu’il y aura un nouveau vote, ou si, au contraire, il s’éteindra devant le peu d’intérêt que les autres 90% de vos confrères semblent démontrer…

À suivre avec grans intérêt.

Vote !?! Si je comprends bien le fonctionnement de la consultation sur les ententes, ce sont non pas tous les membres des associations médicales qui votent mais un nombre restreint de délégués ! C’est comme aux USA, où ce ne sont pas les citoyens, en dernier essor, qui élisent le président mais un « collège électoral »… et on voit où cela mène !!! Est-ce que je me Trump ???

Merci M. Vadeboncoeur de redonner à la médecine ses lettres de noblesse. Certes, on demande aux médecins de faire preuve d’abnégation dans une société ou le »toujours plus » et le »tout m’est dû » règne en roi et maître et tant pis si après moi le déluge. Nous avons donc un examen de conscience collectif à faire à ce titre. Cela étant dit, dans le cas des médecins québécois, renoncer à une augmentation de revenu ne signifie pas indigence. Au pire, comme vous le dites, ce sera renoncer à un peu plus de luxe. Ce sera donc une Toyota plutôt qu’une Porsche quelques années. Il serait dommage par contre que cette crise ne se transforme pas par contre en véritable opportunité de revoir nos façons de faire et notre vision de la santé. Nous sommes encore et toujours sur un modèle et une mentalité d’une médecine curative et interventionniste alors qu’une médecine préventive et sociale serait beaucoup moins coûteuse et permettrait fort probablement l’atteinte de résultats supérieurs quant aux bien-être et à la santé du plus grand nombre. Encore faudrait-il pour cela, une responsabilisation des citoyens quant aux facteurs qui influent sur la santé et donc de voir quels incitatifs devraient être mis en place pour favoriser cette prise en main et cette responsabilisation individuelle et collective. Bref, il devrait y avoir de la carotte et du bâton comme pour toute assurance. Les comportements positifs renforcés et ceux minant la santé découragés par des pénalités en mettant l’emphase sur le renforcement plutôt que la punition; l’humain comme tout autre animal préférant celle-ci. (et quoi qu’on en pense, l’humain étant en général à ce titre, beaucoup plus près du rat de Skinner, que du Bouddha). Il faudrait aussi revoir le rôle et l’influence des énormes intérêts financiers, multinationales du médicament, de l’agroalimentaire et autre joueurs corporatifs du domaine médical dont les intérêts sont antinomiques à un un modèle de médecine préventive et à une population en santé. Le modèle actuel étant t source de profits faramineux et les coûts eux, étant socialisés et à la charge de la collectivité. Bref, un énorme chantier à entreprendre pour lequel il serait souhaitable que les médecins jouent un rôle de leader et de visionnaires plutôt que celui d’un énième groupe d’intérêt a visée bassement corporatistes. Est-ce que je rêve en couleur??????

Bravo Doc, vous êtes courageux et doué de grandes qualités, c’est un peu rafraichissant par les temps qui courent.
En 1982 nous avons signés une convention collective échue depuis plusieurs années (retraité de l’enseignement) il y avait eu une période inflationniste et le gouvernement a jugé que ce qu’il avait signé était trop généreux, il a donc coupé nos salaires de 20% et nous avons perdu l’indexation de 1982 à 1999, je vis donc avec un pouvoir d’achat qui diminue avec les années,,,je me questionne sur l’équilibre social, nos doléances auprès des gouvernements sont toujours restées lettres mortes,